Arrêter le nivellement "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les métiers manuels, mieux accompagner le handicap
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Éducation
École, collège, lycée, université, enseignants.
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- Problème n° 3 Arrêter le nivellement "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les métiers manuels, mieux accompagner le handicap ✋ 322159 solutions
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Les solutions qui ont la cote
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- Solution n° 461 On pourrait déjà commencer par remettre les élèves au travail, avec des devoirs, des DM, des interrogations surprises… Qu'on réenseigne la grammaire et l'orthographe ;… En réponse à : Arrêter le nivellement "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les… ★ 91
- Solution n° 71 Il faudrait dès aujourd’hui réfléchir aux emplois de demain. Je suis dans le domaine du développement logiciel et l’arrivée de l’IA va révolutionner ces métiers. Cela a… En réponse à : Arrêter le nivellement "par le bas", rétablir l'intérêt pour l'apprentissage et les… ★ 58
- Solution n° 293 Moins d'élèves par classe permettrait une ambiance de travail plus sereine. Une meilleure formation et une meilleure rémunération des professeurs rendraient le métier… En réponse à : Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif,… ★ 49
Ils méritent plus d’attention
Encore peu lus ou sans solution, tirés au sort à chaque visite.
- Problème n° 4739 Les capacités de l’intelligence artificielle se développent très rapidement et leurs usages également, les meilleurs comme les pires ✋ 01 solution
- Problème n° 4759 Le fonctionnement et la mise en place de l’école inclusive participent à la dégradation des conditions de travail des enseignants et à la dégradation de l’estime de soi… ✋ 01 solution
- Problème n° 6720 Remplacement des profs absents ✋ 01 solution
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Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif, en réaffirmant le rôle complémentaire des élèves, des parents et des enseignants ?
À l’école, le respect de l’autre semble progressivement s’éroder : harcèlement en ligne, insultes entre élèves, manque de respect envers les enseignants et difficultés à faire respecter les règles. Parallèlement, certains parents semblent déléguer une part croissante de l’éducation de leurs enfants à l’école, tandis que les comportements individualistes prennent davantage de place au détriment du sens du collectif.
Le niveau scolaire ne cesse de baisser. Les élèves sortent de leur cursus scolaire avec des niveaux inquiétants, un niveau d'expression et d'orthographe effarant. Ils ne savent plus effectuer un calcul simple comme un pourcentage. Les taux de réussite aux examens n'ont pourtant jamais été aussi élevés qu'aujourd'hui (67% pour le bac dans les années 80 pour plus de 90% aujourd'hui). Pourtant un élève sortant de BTS aujourd'hui ,a un niveau bien inférieur à celui d'un élève ayant décroché un BEP dans les années 80...
En tant qu’enseignante, je souhaite témoigner d’une évolution qui me préoccupe : la perte progressive de considération pour l’école et pour ceux qui y travaillent.
Les enseignants sont de plus en plus souvent contestés, parfois insultés, menacés ou agressés. La confiance entre l’école et certaines familles s’est fortement dégradée. Le professeur doit désormais trop souvent se justifier, alors même qu’il devrait pouvoir exercer son métier avec le soutien de l’institution et de la société.
Il ne s’agit pas de dire que les enseignants ont toujours raison ni que les parents ne peuvent pas exprimer un désaccord. Bien évidemment, ils doivent le faire. Mais l’école ne peut fonctionner sans un minimum de confiance et de respect envers ceux qui y exercent leur mission.
Une école ne peut pas transmettre sereinement si son autorité et sa légitimité sont constamment remises en cause.
Il est urgent de restaurer cette confiance, de mieux protéger les enseignants et de rappeler que l’autorité du professeur doit être respectée.
Redonner sa légitimité à l’école, c’est permettre aux enseignants d’enseigner et aux élèves d’apprendre dans un cadre serein.
Le salaire des profs est en complet décrochage et ne permet plus de vivre décemment.
J’ai le sentiment que nous avons peu à peu abandonné une partie essentielle de l’éducation : apprendre à vivre ensemble et à se sentir responsable d’un bien commun.L’école doit bien sûr transmettre des savoirs, Mais elle devrait aussi transmettre davantage le respect, les devoirs autant que les droits, le goût de l’effort, la connaissance de notre histoire et de nos institutions, et l’idée que nous avons tous une responsabilité envers le pays dans lequel nous vivons.
Je ne parle pas de nostalgie ni d’autorité pour l’autorité. Je parle simplement de ce qui permet à une société de tenir ensemble.
On ne peut pas demander aux citoyens de défendre les services publics, la solidarité ou l’environnement si l’on ne leur apprend plus suffisamment pourquoi ces choses nous appartiennent collectivement. J’aimerais que l’éducation civique redevienne une véritable priorité, concrète, exigeante et vivante.
Il faut sortir les parents de l'école et trouver un moyen pour qu'ils cessent de harceler les enseignants : remises en cause des sanctions, demande de copie des cours lorsque les élèves ont été absents (autrefois, on "rattrapait" les cours sans rien demander) ; les interventions des parents délégués en conseil de classe sont souvent lunaires. Les parents siègent-ils dans les tribunaux, les commissariats de police, les hôpitaux ?
Revaloriser les filières professionnelles
il faut ;
- ABSOLUMENT relever le niveau de l'école publique car c'est le levier indispensable pour l'avenir de la nation pour la formation du plus grand nombre de citoyens,
- rétablir la méritocratie afin de favoriser l'ascension sociale.
Restaurer l'autorité des enseignants
À quand une situation de l’ampleur du problème ? Avoir un audit clair et que la parole des directeurs ne soit plus soumise à la peur de ne pas satisfaire le rectorat et de ne pas toucher sa prime. Aujourd’hui, « pas de couille, pas d’embrouille » s’applique à tout. On garde tout caché pour ne pas traiter. Il faut se confronter aux problèmes. L’État est payé pour cela et non pour parader.
Je voudrais attirer l'attention sur la situation des enseignants de l'Education Nationale.
Dans la fonction publique, ils figurent parmi les plus nombreux, mais également parmi les plus mal lotis à différents niveaux:
- il n'y a pas de médecine du travail
- il n'y a pas de comité d'action social
- la gestion RH est plus que "particulière", laissant les personnels dans l'incertitude parfois jusqu'au dernier moment avant de connaitre leur affectation à la rentrée, les faisant tourner d'année en année sur différentes écoles, sans pouvoir obtenir un poste fixe parfois avant des années.
- ils ne sont pas forcément soutenus par leur hiérarchie, voire mal considérés au plus haut niveau de l'état, les faisant passés pour des tirs au flanc (au point de leur mettre des jours de carence pour les arrêts maladies), alors qu'ils sont en contact en permanence avec des enfants vecteurs de maladies.
Ces arrêts sont justifiés, pour d'une part éviter de transmettre ces germes aux enfants, sans parler qu'il faut être en pleine possession de ses moyens pour gérer une classe.
Vu les faibles rémunérations, de nombreux enseignants préfèrent venir malades, plutôt que de perdre une journée de salaire.
- Au fil du temps, pour différentes raisons (l'âge, l'usure, la maladie, les handicaps, la santé mentale...) certains enseignants ne peuvent plus/ne devraient plus avoir à s'occuper d'enfants. Il faudrait pouvoir leur proposer d'autres postes dans la fonction publique, où ils pourraient continuer à exercer au mieux de leur capacité.
- La rémunération des enseignants, comme celle des autres fonctionnaires, est un sujet en soi. Comment espérer attirer de nouvelles recrues, quand on connait la perte de pouvoir d'achat qui est la leur depuis plus de 20 ans...
- Sans parler des responsabilités assumées, pour assurer la sécurité des élèves ou leurs pathologies chroniques, sans être formés à cela...
Un revalorisation de leur statut, de leurs conditions de travail est indispensable
Professeurs qui ne sont plus soutenus, idéologie dans l'école publique, le harcèlement scolaire... L'éducation est notre bien le plus précieux et elle est en berne. L'école doit redevenir l'endroit où l'on apprend à lire, écrire, compter, penser.
L'école est là pour apprendre aux enfants pas à les éduquer, c'est le rôle des parents !
Les parents sont démissionnaires ! Et soutiennent leurs enfants quand il y a un reproche d'un professeur ! On marche sur la tête !
Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure... Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays ! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.
3) Le recrutement enseignant et le pouvoir d'achat de ceux-ci...
Le prof français est « moins payé qu'un prof slovène »... C'est le titre d'un article que j'ai lu ce matin et qui m'a interpellé... Je suis prof des écoles en milieu de carrière et, oui, je me trouve mal payé compte tenu de ma charge de travail, des responsabilités que j'ai au quotidien et de l'aspect fondamental de mon travail pour la société...
Point d'indice gelé, perte de pouvoir d'achat de 22 % depuis le début des années 2000, écart avec le SMIC qui se réduit d'année en année pour les profs débutants, avancement lent... Quand on lorgne sur les voisins allemands, on se dit qu'il doit être tellement bon de se sentir reconnu dans son travail en recevant un salaire digne de ce que nous faisons...
Ce que nous voyons aujourd’hui n’est que le symptôme d’un mal plus profond : l’abandon de l’école républicaine, le renoncement généralisé au cadre et le rôle déstabilisateur joué par une certaine presse. Au quotidien, nous subissons une démission parentale et une individualisation poussées jusqu’à l’absurde. Mon expérience récente en témoigne de manière alarmante :
— L’impunité et l’invitation à la résignation : il y a un an, ma tête a été mise à prix sur les réseaux sociaux à la suite d’une cabale orchestrée par une mère de famille. Cela fait plus d’un an que j’ai porté plainte, et l’auteure des faits n’a toujours pas été inquiétée. Lors de cet épisode, une psychologue m’a même glissé : « Il faut revoir vos idéaux à la baisse. » Mais comment me résigner, alors même que j’ai le sentiment d’avoir déjà dû renoncer à tant d’exigences ?
— Le chantage et le refus des règles : lors de la constitution des classes, des élèves ont exercé un chantage pour ne pas être séparés de leurs camarades, parfois avec l’appui de prescriptions médicales. De même, rappeler qu’une tenue doit être adaptée au cadre scolaire peut conduire à des accusations de sexisme. Pourtant, l’école doit aussi préparer aux règles de la vie collective et professionnelle.
— La responsabilité de la presse : récemment, une vingtaine d’élèves réunis devant mon lycée ont été présentés par la presse locale comme « 200 à 300 élèves » bloquant l’établissement, sans vérification auprès de la direction. En renonçant à vérifier les faits, certains médias fabriquent une réalité qui légitime les agitateurs et alimente les tensions.
À cela s’ajoute une surcharge institutionnelle : harcèlement, écologie, éducation à la vie sexuelle, citoyenneté, protocoles multiples… On demande à l’école de tout prendre en charge. Ces sujets sont importants, mais le rôle premier des enseignants reste d’instruire.
Je pense qu'il faut plus d'enseignants pour des classes moins chargées. Un professeur doit pouvoir passer du temps avec les élèves en difficulté.
À mon sens, il faudrait aussi « laisser entrer » le monde de l'entreprise dans nos collèges et lycées : un professeur est souvent un adulte qui n'a jamais quitté les « bancs de l'école ». Il est souvent le plus mal placé pour parler du monde du travail, de ses réalités aux élèves.
Restaurer le respect des règles, du travail, du travail bien fait et le respect des autres est une priorité. Réaffirmer l'autorité des professeurs.
Élever le niveau de nos élèves plutôt que de s'adapter aux plus faibles.
Il y a des filières de formation délaissées, dont nous manquons pourtant dans l’industrie : les automaticiens, par exemple. Soit parce qu’on ne sait pas expliquer aux jeunes ce métier, soit parce que le niveau demandé n’est plus en adéquation avec le niveau intellectuel des élèves qui arrivent en BTS. Je vois des classes dans le 68, par exemple, qui comptent 11 élèves à la rentrée sur 20 places disponibles. En décembre, il ne reste que 6 élèves. Des professeurs, une structure, des classes monopolisées pour 6 élèves…
D’autres filières produisent des gens avec des masters, où les gens sont payés au SMIC à la sortie et ont toujours le même salaire 10 ans après, car il y en a trop au regard du besoin du marché.
Je constate auprès des jeunes collègues sortant de l'IUFM les dégâts qui y sont commis par "pédagogisme" outrancier . L'élève au centre de l'école, la culture de la "bienveillance" les épuise et les laisse démunis face aux problèmes qu'ils rencontrent. De plus la formation aux contenus, à leur matière, laisse à désirer. Pourquoi ne pas dissoudre ces monstres que sont les IUFM pour en revenir à des unités de formation plus petites, à taille humaine, basées d'avantage sur le compagnonnage, comme l'étaient les CPR et les Ecoles Normales?
Ras-le-bol du nivellement par le bas : la classe de maths de ma fille, où c’est le bordel à chaque cours, a pourtant 17 de moyenne. Les notes ne veulent plus rien dire, l’autorité est pointée du doigt comme une agression, voire du fascisme, et les bons élèves sont forcés de subir le diktat de ceux qui n’en ont rien à foutre. Pendant ce temps, les fils de bourges étudient du Verlaine et commencent les programmes de prépa en terminale et, comme par hasard, finissent dans les grandes écoles.
Parcoursup qui accentue les inégalités. Avec 3 enfants en études supérieures et d’un âge proche (jumeaux) , il était, avant parcoursup, possible de s’organiser pour les envoyer étudier à la ville, la même, afin de pouvoir les loger dans le même appartement. Peut-être que certains investissaient leurs économies pour acheter un appartement pour les loger.
Si tous ses enfants sont disséminés à travers le pays, il devient impossible de payer 3 loyers ou d’acquérir 3 appartements sans savoir où ils vont atterrir, mais cette inégalité n’a pas été pensée, ou a été ignorée par nos dirigeants…
L’utilisation massive de l’IA, des écrans et des réseaux sociaux par les jeunes sont délétères pour leur apprentissage. Tout est fait pour stimuler la réponse immédiate, le plaisir immédiat, le manque d’effort et de réflexion. Les apprentissages scolaires demandent un effort avec une récompense tardive.
Je suis enseignante et je suis désespérée de ce qu'est devenue l'école. Il n'y a plus d'exigence, les parents ne respectent plus les enseignants. Les élèves ne respectent plus rien, n'ont plus le goût de l'effort. Le collège unique est une catastrophe car certains n'ont pas les capacités. On adapte sans cesse pour les enfants ayant des « troubles » et ils deviennent des assistés. On a des élèves autistes ou en grande difficulté dans les classes sans aucune AESH car elles sont payées au lance-pierre. Il n'y a plus de redoublement car « ça coûte trop cher », donc on traîne des élèves qui ne comprennent rien. En fin de 3e, on fait passer au lycée des élèves qui n'ont pas le niveau car il n'y a pas assez de places en pro et que les parents refusent. Donc ça contribue à la baisse du niveau. Le brevet et le bac sont d'énormes blagues tant les exigences sont faibles. Autant les supprimer.
Quand ferons-nous le bilan éducatif de la suppression du service national obligatoire décidée par Jacques Chirac ?
Quels ont été les impacts sur :
* Le respect de l'autorité
* La mixité sociale
* Le don de son temps à la nation
* Le dépassement de soi
* La découverte du territoire français par le déplacement dans une autre région
* La découverte d'éléments de la défense nationale et, parfois, comment donner un sens à sa vie
* La découverte de filières professionnelles
* Le passage du permis de conduire
Dévalorisation du bac
Un grand nombre de métiers dits intellectuels, notamment dans l’informatique, le marketing, les activités financières et d’assurance, les activités de back office, sont susceptibles de disparaître ou de très fortement diminuer, ou verront une très forte évolution des compétences qu’ils mobiliseront demain. De nombreux référentiels de certification des titres et diplômes formant à ces métiers sont obsolètes ou en cours d’obsolescence. Comment adapter au plus vite les contenus enseignés dans les différentes filières, face à un monde du travail qui évolue avec une fulgurance jamais vue jusque-là ?
Professeur des écoles à la retraite, je donne des cours particuliers à domicile, jusqu’en 3e.
Je suis catastrophée par le niveau extrêmement faible des élèves, le manque d’habitude de travail et le manque d’envie de faire un effort.
L’Éducation nationale ne devrait pas s’appeler « éducation » mais « instruction ».
Les enseignants ne peuvent pas apprendre les bases de l’éducation aux élèves. C’est aux parents de le faire. Les dysfonctionnements dont Mme Polony parle, et pas que pour l’école, sont totalement vrais.
Je crois très fort en son engagement.
Un vrai statut pour les AESH et les AED en CDI
Avec une grille de salaire et une reconnaissance de l’Éducation nationale
Après 6 ans de précarité… c’est le minimum
Car oui les « premières lignes » face aux élèves et aux parents c’est nous !
Lorsqu'un jeune doit faire des stages en entreprise, il lui est très difficile de trouver l'entreprise pour le faire.
Les entreprises se plaignent de leur côté de ne pas pouvoir leur donner grand-chose à faire, car tout est verrouillé.
À force de trop vouloir les protéger, on en est arrivés à leur bloquer des opportunités.
La gestion INHUMAINE du personnel éducatif par l’Éducation nationale. Exemple du mode d’affectation des enseignants du public.
Nombreux sont les professeurs qui se retrouvent affectés à des centaines de kilomètres de l’endroit souhaité, ce qui donne lieu à des situations inacceptables humainement et parfois absurdes.
Je peux parler de nombreux collègues que j’ai rencontrés et qui ont vécu de telles situations : une collègue professeure de gestion affectée au Mans alors que son mari et ses enfants étaient à Nice ; une collègue professeure d’allemand affectée à côté d’Angers alors qu’elle venait de Nantes et qui, tous les matins, empruntait la même autoroute qu’un collègue qui, lui, faisait le chemin inverse ; une collègue avec un enfant en bas âge affectée à 200 km de chez elle dans l’académie d’Orléans-Tours ; une collègue professeure de SVT affectée à une centaine de kilomètres de chez elle en fin d’été, qui a dû changer ses enfants d’école en urgence et vivre séparément de son mari avant de pouvoir revenir ; un collègue professeur d’espagnol qui a passé le concours à Nantes et s’est vu affecté près de Tours. Celui-ci, comme d’autres, a finalement renoncé à son concours car il ne pouvait pas envisager de laisser sa femme et son jeune enfant derrière lui...
Personnellement, j’ai été affecté à 130 km de l’agglomération de Strasbourg, où je voudrais vivre, et me vois contraint de vivre séparément de mon conjoint. Il y a pourtant des postes vacants à Strasbourg, mais on les attribue à des contractuels. Une grande partie de mon salaire part donc dans les trajets en train et le deuxième logement que nous sommes obligés de louer. Nous devons payer la taxe d’habitation pour ce logement car il est considéré comme une résidence secondaire. Tout cela me dégoûte !
Je risque en plus de devoir attendre des années avant d’obtenir un poste dans le secteur que je vise.
Cette situation nourrit la pénurie d’enseignants en dissuadant de nombreux candidats ou en entraînant des démissions.
Un système éducatif à bout de souffle à l'heure de changements - d'ordre civilisationnel - fondamentaux.
La trop grande ouverture des établissements scolaires sur le monde extérieur et ses luttes politiques et societales
Tout cela induit de la violence, de l’irrespect, un grand gâchis avec des résultats catastrophiques au classement PISA
Des enseignants mal payés, mal recrutés, mal considérés et non défendus par l’administration
Le fait de se mêler d’éducation avec l’enseignement d’un « catéchisme » dans les domaines de l’écologie, de la sexualité….
Est-il normal que des parents donnent leur téléphone à leur enfant, voire à leur nourrisson, plutôt qu'un jouet ou un livre ?
Remettre le numérique à sa juste place dans l’Éducation nationale, c’est-à-dire comme un outil à utiliser occasionnellement. Dans certaines écoles du Finistère, publiques et/ou privées, les enfants, à peine rentrés de l’école, doivent ouvrir Internet avec l’aide d’un adulte pour aller sur le site de leur établissement et accéder à une page qui leur donne accès aux devoirs de la semaine à l’aide d’un code ! Ils sont ravis ! L’Éducation nationale se dégage petit à petit de sa responsabilité de transmission de l’instruction, déléguant cette tâche à des machines.
Au-delà du manque de moyens ou encore de la faible rémunération des enseignants, l'école ne permet plus le partage d'un référentiel commun tant elle favorise une forme d'entre-soi.
Dans une même ville, deux collèges peuvent chacun être composés d'élèves provenant de milieux radicalement différents (catégorie sociale, origine, etc.). Je vois plusieurs conséquences à ce constat : reproduction des inégalités et donc désamour d'une partie de la population, souvent d'origine étrangère, pour l'idéal républicain, et difficulté à vivre ensemble en raison d'un entre-soi qui peut se prolonger lors des études, de la vie professionnelle etc.
Or, l'investissement dans l'ensemble de la jeunesse, qui doit assurer l'égalité/équité des chances, est un pan indispensable de l'unité de la nation ainsi que de la résolution de nombreux problèmes sécuritaires (radicalisme religieux, trafic de drogue etc.).
Cette forme de ségrégation dans les écoles me parait donc être un point essentiel à résoudre pour assurer une meilleure unité de la nation (en plus de la ségrégation dans l'espace ainsi que des flux migratoires).
Comment revaloriser le métier d’AESH afin qu’il permette d’en vivre dignement, tout en proposant un modèle économiquement soutenable pour l’État ?
Ce que propose l'etat comme rémunération aujourd'hui a ses aesh est indigne.
Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure...Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.
Problème 1: Aujourd'hui prof des écoles en milieu de carrière, j'ai vu mon métier devenir de plus en plus difficile à exercer: injonctions de plus en plus nombreuses, bureaucratie lourde et décourageante, manque de confiance de la hiérarchie (il n'y a qu'à voir cette plateforme "sortiesco" qui demande de passer 30 minutes à déclarer une simple sortie à la bibliothèque...), attentes inatteignables... On ajoute à cela les effectifs de classes trop importants dans beaucoup de secteurs, rendant l'enseignement très difficile au vu des difficultés rencontrées avec certains élèves (cette année, dans ma classe, 4 élèves notifiés MDPH, 3 en attente, et d'autres en assez grande difficulté, sans pathologie... C'est difficilement gérable).
Les programmes changent trop souvent, et au final, quand on les lit, on se rend souvent compte que des personnes siégeant rue de Grenelle ont juste passé leur temps à changer la terminologie pour justifier des heures de travail.
Je vois mes collègues s'épuiser, venir en traînant les pieds, des jeunes arrivant démissionner, ou être mis en arrêt de travail au bout de quelques semaines. Ce métier que j'aime tant, je ne suis plus sûr de le faire encore longtemps... On assiste à une prolétarisation de ce métier, qui consiste à faire des professeur de simples appliquants d'une politique gouvernementale, sans tenir compte de leur expértise. (Voir les écrits de Frédéric Grimaud à ce sujet)
Il faut revoir l'organisation du temps scolaire : des journées trop chargées, où les élèves, trop nombreux par classe, restent passifs pendant de longues heures. Certains programmes sont trop chargés et trop ambitieux en termes de quantité de connaissances, au détriment de leur qualité.
Il faut une refonte de l’école, et ce, dès le plus jeune âge, avec peut-être moins de matières, mais plus de niveaux pour les plus importantes. Pour les lycées, prendre en compte les futurs métiers, et notamment ceux qui n’existeront bientôt plus à cause de l’IA. Ne pas laisser les élèves partir dans des voies déjà mortes et, au contraire, anticiper l’avenir !
Des dizaines voire centaines de recherches scientifiques internationales soulignent les évolutions des patterns de sommeil lors de l’adolescence, sous-tendues par des mécanismes biologiques et plus environnementaux. Un facteur d’influence sur le sommeil ado très étudié relève des horaires de début des cours (school start time), qui bien souvent sont en décalage avec les profils de sommeil pendant cette période de vie. Retarder quelque peu le début des cours montre des effets positifs partout où cela a été mis en place dans le monde (attesté par des publications scientifiques), sur le sommeil (durée, régularité, qualité) mais aussi sur la cognition et l’humeur. Pourquoi donc ne pas faire évoluer cela dans notre pays ? Bien sûr, cela nécessite une réflexion plus approfondie sur tout le calendrier scolaire... Peut-être en répartissant mieux les apprentissages sur l’année (moins de vacances) pour obtenir un quotidien moins harassant et un rythme plus en adéquation avec ce dont ont besoin les jeunes. Le sommeil est un élément important pour la santé de nos jeunes, physique mais également cognitive et mentale.
Renommer l’Éducation nationale par « Instruction nationale »… Le rôle de l’école républicaine est d’instruire, l’éducation revient aux parents. Cette sensibilisation à la responsabilité parentale commence par des choses simples comme celle-ci. Puis une réforme, solide et profonde, de cette institution devra se faire afin de la rendre à la fois performante, attractive tout en garantissant la transmission des valeurs sociales et républicaines de la France. Le tout, sans verser dans le prosélytisme mais en développant le sens critique des générations futures.
Le risque d’atrophie cognitive et la perte d’autonomie chez les élèves mais aussi chez la population en général
L’avènement rapide des intelligences artificielles génératives bouleverse la transmission des savoirs et la création intellectuelle. La majorité des travaux et des innovations repose sur la recombinaison et l’assemblage de concepts existants ; cette tâche est désormais en voie de totale automatisation et surpassée par les modèles d’IA (exemple : résolution de problèmes mathématiques). Comment bénéficier positivement de ces bouleversements ?
L’école ne transmet plus les fondamentaux en français (lecture, écriture, orthographe, grammaire, conjugaison). Les enfants ne sont pas assez évalués au cours de leur scolarité. Ils obtiennent malgré tout le bac, mais pour certains, ils se fracassent à l’université. Ils sont dans l’illusion d’avoir réussi, la réalité est brutale. Trop d’enfants sont orientés vers le bac, alors que certains pourraient trouver leur voie dans des métiers manuels. 20 % à 30 % des étudiants se réorientent ou changent de voie à l’issue de leur première année d’études supérieures. En licences universitaires, environ 40 % des étudiants ne passent pas directement en deuxième année (réorientation, redoublement ou abandon).
Bonjour Madame,
Je viens vers vous pour dénoncer une aberration dans le système éducatif.....Mon fils à suivi des cours à Toulouse pour devenir Médecin, année correcte dans l'ensemble avec des cours privés" Esquirol " qui ne sont pas gratuits.....résultat: le jeudi soir il est reçu.....et le vendredi matin il est éliminé pour 3 centièmes !!! Il y a eu soi-disant un bug informatique.... Donc avec ses résultats et la complexité de l'enseignement ( je ne sais pas si on peu parler de parcours sup) il ne peut pas continuer dans la médecine!!!! pour ne pas perdre trop de temps et d'énergie ,il s'est dirigé vers une licence de chimie en 2025/26... qui c'est très bien passée. Mais les places dans tous les concours sont toutes limitées.....Mon fils à voulu se rediriger vers la" kiné" Mais là encore les places sont limitées comme vous pouvez vous en douter!!!!!! 3 places à Toulouse....et une liste d'attente un peu longue....Donc il a fait une inscription dans une école en Espagne pour l'année2026/2027..... Mais nous nous sommes rendu compte qu'il n'était pas le seul.....75% des étudiants à Gérone sont FRANCAIS!!!!!
Comment peut-on admettre cette incompréhension du système, alors qu'il manque des Médecins, des infirmières, des généralistes etc.........??
Est -il normal que nos jeunes soient obligés de partir à l'étranger pour se former alors que l'on manque de tout???? nos impôts ne doivent-ils pas aussi servir à leurs études supérieures ???? là on est obligé de faire une sacrée rallonge à 7900 € l'année !!!! donc fois 4 années...sans compter que l'on n'a pas droit aux bourses du coup, ni de resto U à 1€....vous voyez l'arnaque du gouvernement ? une année d'enseignement coûte tant; donc on limite les places et tant pis pour ceux qui ne sont pas dans le quota !
vous qui avez un bon raisonnement et des arguments de poids, pouvez-vous à la fois dénoncer et trouver une solution juste pour les études de nos enfants ?Merci de vos réponses.
Enseignante en lettres dans un lycée public : l'instruction ne fonctionne plus... Classes à 35, perte d'heures d'enseignement (en français, 3 h en classe entière en 1re générale et 1 h de TD ; nous avons donc perdu 1 h de cours en quelques années), niveau très bas des élèves, bac-bidon devant la pression à surnoter, grande difficulté pour l'accès à la lecture, invasion de l'IA.
La souffrance des enseignants vient, plus que du niveau des élèves, de la supercherie de l'Éducation nationale qui nous oblige à jouer une mascarade. La réforme Blanquer n'a jamais été évaluée, réajustée, entre ce qui était bénéfique et ce qui ne fonctionnait pas. Réformer a consisté à remettre des exercices très anciens (explication linéaire à l'oral, résumé-discussion à l'écrit pour les séries technologiques) avec une population lycéenne qui n'a plus les moyens de les réussir.
Au lycée, c'est quasiment trop tard. Nous ne parvenons que très peu à faire évoluer les élèves en difficulté. C'est donc en primaire et au collège qu'il faut déjà faire porter l'effort. Tout perd son sens et les professeurs qui perdent la joie d'enseigner s'ennuient autant que les élèves...
Des élèves à besoins particuliers se retrouvent dans des classes sans AESH, ou alors ils sont assez nombreux et les salles sont trop petites pour accueillir trois ou quatre AESH.
Le décrochage scolaire, la phobie scolaire, le mal-être psychique des adolescents qui perdent le sens des apprentissages.
Il faut repenser le collège et le lycée.
Les relations entre professeurs, parents et élèves ont basculé sur les outils numériques comme pronote. C'est une cause importante de problème. En effet, au lieu de se rencontrer et de se parler, cela favorise une dérive de type réseaux sociaux avec des expressions sous le coup de l émotion, sans modération, sans prise de recul, générant des incompréhensions, des malentendus... etc.
De plus, cela est totalement incohérent avec la lutte contre le temps passé sur les écrans et le rehaussement de l âge d accès aux réseaux sociaux.
Il est indispensable de ré interroger et de clarifier le rôle de l outil, ses fonctionnalités et règles d usage.
Ça ne pas être là juste parce que c'est pratique... il est temps de passer à une phase maturité.
Santé à l’école : passer du dépistage incomplet à un véritable parcours de prévention et de soins
Un problème de vue, d’audition, de sommeil ou de santé mentale peut compromettre les apprentissages. L’école est un lieu essentiel pour repérer ces difficultés, notamment chez les enfants qui consultent peu. Encore faut-il qu’un problème identifié débouche sur une prise en charge.
Le rapport du Sénat déposé en décembre 2024 rappelle qu’en 2022, on comptait un médecin scolaire pour 12 800 élèves. Il rapporte également, selon la DGESCO, un taux de réalisation inférieur à 20 % pour la visite médicale de la sixième année. Ces chiffres documentent une insuffisance ancienne ; ils ne constituent pas une mesure des résultats de la rentrée 2026.
L’étude Enabee 2022 de Santé publique France estime que 13 % des enfants de 6 à 11 ans scolarisés en élémentaire en France hexagonale présentent un trouble probable de santé mentale. Il s’agit d’une estimation issue d’une enquête, et non de diagnostics individuels.
Les responsabilités sont réparties entre l’Éducation nationale, la protection maternelle et infantile (PMI), la médecine de ville, l’hôpital et le secteur médico-social. Sans coordination effective, les familles doivent organiser elles-mêmes le passage du repérage aux soins, avec des possibilités très inégales selon leur territoire et leurs ressources.
Les mesures annoncées aux Assises de la santé scolaire de mai 2025 reconnaissent ces difficultés. Le défi est maintenant de garantir un suivi réel et mesurable. Un rattachement à la santé publique mérite d’être expérimenté, mais déplacer un budget ne crée ni soignants supplémentaires ni économies automatiques.
Le manque insupportable de reconnaissance envers les enseignants et le « prof bashing ».
Quand on dit qu’on est enseignant, la première réaction de votre interlocuteur ressemble souvent à : « Ah, les vacances ! Et seulement 18 h de travail par semaine ! »
Sincèrement, je peux en témoigner, les vacances ne pèsent pas lourd face à l’extrême difficulté de ce métier.
En réalité, entre les heures devant élèves, la préparation, les corrections, le suivi des élèves et des nombreux cas particuliers (échanges avec les parents, avec les collègues, prise de connaissance des aménagements, mise en place des aménagements, rédaction des rapports d’incidents et mise en retenue, etc.), le remplissage des cahiers de texte, les réunions, la lecture des mails, la rédaction des appréciations en fin de trimestre, les préparations des conseils de classe, les projets (ex. : échange scolaire), l’autoformation, etc., il m’arrive, en période scolaire, de faire des semaines qui tendent vers les 50 h. Et je travaille quasiment tous les week-ends.
Les vacances sont plus que méritées, car le temps scolaire face aux élèves est usant, éprouvant, et le sommeil s’en voit souvent impacté. Mais là aussi, souvent, une grande partie des vacances est occupée par la préparation des cours. Celle-ci demande un temps considérable, un certain calme et du recul qu’il est difficilement possible d’avoir pendant le marathon scolaire que représente chaque période.
J’ai fait l’exercice de pointer mes heures pendant une année entière. Lissé sur l’année, je travaille beaucoup plus que tous ceux qui sont aux 35 h.
Le problème du rythme scolaire n’a jamais été véritablement traité. Nous continuons à construire des programmes toujours plus ambitieux sur une année scolaire qui ne compte qu’environ 34 semaines de cours. À force d’empiler les connaissances, les compétences et les objectifs, nous créons une pression croissante sur les élèves comme sur les enseignants.
Le résultat est paradoxal : des journées scolaires déjà longues, des programmes difficiles à terminer et, pour beaucoup d’élèves, la nécessité de poursuivre le travail à la maison pour simplement suivre le rythme. Les devoirs, les révisions et les activités extrascolaires viennent alors s’ajouter à une journée déjà dense.
Or, un enfant ou un adolescent ne peut pas être en permanence dans l’apprentissage. Il a besoin de temps de respiration, de jeu, de sport, de culture, de sociabilité et, simplement, de ne rien faire. Ces temps de décompression ne sont pas du temps perdu : ils participent à l’équilibre, à la concentration et, indirectement, aux apprentissages.
Il faut donc cesser de répondre à chaque difficulté scolaire par l’ajout de contenu ou d’heures supplémentaires. La question devrait être : qu’est-ce que nous voulons réellement que les élèves apprennent, et quel temps devons-nous leur donner pour l’apprendre correctement ?
Repenser le rythme scolaire, c’est aussi mieux répartir les temps de travail et les temps de repos, alléger les programmes lorsque cela est nécessaire et redonner une véritable place, dans la journée et dans la semaine, aux activités sportives, culturelles, artistiques et collectives.
De nombreuses familles et familles monoparentales n'ont plus la main sur leurs enfants et se font déborder par leur incapacité ou leur laxisme éducatif. Ce qui entraîne des enfants jeunes violents, laissés à la rue sans éducation et en proie aux réseaux de drogue.
Nous accueillons 15 % d'étudiants étrangers dans nos établissements supérieurs. Et dans le même temps, nos enfants sont refusés dans des formations. Pourquoi ne pas accueillir les étudiants étrangers dans les places restées vacantes ?
Une baisse des niveaux d'apprentissage, avec un nivellement par le bas plutôt que la recherche de l'excellence.
Une autorité des professeurs mise à mal par les parents trop souvent.
Des emplois du temps qui ne favorisent pas les apprentissages : sport le matin pour mieux éveiller les esprits (prouvé par de nombreuses études), semaine de 5 jours, moins de vacances scolaires, mais des journées laissant plus de place au sport, à l'art ou à la musique.
L'école n'est plus un ascenseur social. L'accès au cursus de l'enseignement supérieur se fait sur des activités/compétences apprises en dehors de l'école, souvent dans des contextes de formations complémentaires privées et payantes qui ne permettent pas à tous d'y avoir droit.
Mieux rémunérer les professeurs, mais avec une évaluation des compétences de transmission.
Je travaille en seine St Denis et dans ma classe un enfant autiste ne peut à aucun moment s intégrer. J ai une classe de ce1 que je suis depuis le CP. Il n a toujours pas été redirige vers un ime et rien ne bouge. Il est accompagné d une aesh qui n'a pas les capacités de s occuper de ce cas de figure trop extrême pour pouvoir faire quoi que ce soit en classe.
Acculturer dès le collège aux mécanismes éco, à la gestion des finances perso (courses, alimentation, cuisine…), au crédit, à l’épargne, au pratico-pratique sur le fonctionnement des banques, aux impôts, à la façon de refaire une CNI, aux basiques du contrat de travail, de la protection sociale, etc. Car même si c’est le boulot des parents, malheureusement, les jeunes sans diplômes et laissés à eux-mêmes pourraient mieux se débrouiller…
Comment réformer le système éducatif et amener nos enfants vers une formation efficace ?
Les inégalités sociales influencent l'accès aux connaissances et aux outils nécessaires à la compréhension des mécanismes financiers et à la gestion de son épargne personnelle et de son patrimoine.
Enseignante, je constate que mes collègues se sentent dépassés par les nombreux PAP à mettre en place. Depuis la volonté d’inclure tous les enfants, souvent, il y a un sentiment, dans les collèges, de bricolage.
La recherche de stages pour les étudiants et d’alternances est très difficile, les employeurs se plaignent de ne pas trouver de gens pour travailler, mais refusent de former… Beaucoup d’étudiants abandonnent ou perdent une année faute d’alternance ou de stage validant leur cursus ! Ce n’est pas normal. Si on veut que les jeunes reviennent vers l’apprentissage, il va falloir trouver des solutions pour ce problème.
Enseignant depuis bientôt 25 ans, je remarque à quel point le niveau des élèves est faible en français et aussi dans les autres matières. Les exigences sont trop faibles, les professeurs sont démunis parce qu’ils sont coincés par des décisions qui les mènent à surnoter, à accepter beaucoup trop de choses. Conséquence dramatique : les élèves sont envoyés dans des filières post-bac sans les outils nécessaires à leur réussite.
Le niveau en langue de mes enfants est aussi bon que celui de leurs parents, (nous avons 44 ans…). C’est-à-dire plutôt catastrophique en langue « parlée » mais bon « scolairement »…
L’enseignement n’a donc pas bougé depuis 40 ans ?
Mes enfants s’ennuient en cours. Aller à l’école elles le font, elles ont aussi de bonnes notes et s’entendent avec leurs professeurs, elles vivent leur vie d’élève. Mais… pourquoi aller à l’école devient-il ennuyeux… ? Pourquoi l’école n’apporte-t-elle pas plus de sens à mes enfants ? Je suis pour l’école laïque, je refuse et je n’en ai pas les moyens de les mettre dans le privé. La plupart des enseignants qu’elles ont eus ont été formidables dans leur accompagnement. Le problème ne vient pas de là à mon sens, il viendrait certainement d’une certaine sclérose de l’Éducation nationale… ?
Quel est votre avis madame Polony ? Merci pour votre lecture
Je suis principal de collège honoraire, en retraite depuis le 1er octobre 2025. J’ai dirigé successivement au cours de ma carrière de personnel de direction 1 lycée professionnel et 3 collèges. J’étais auparavant enseignant en économie-gestion en BTS et gestionnaire agent comptable d’établissement scolaire en début de carrière. On évoque le manque de moyens attribués à l’Éducation nationale tout en sachant qu’il est impossible d’augmenter significativement le budget attribué dans le contexte actuel. Il me semble nécessaire d’étudier de près la façon dont fonctionne l’Éducation nationale avec de sérieuses économies à réaliser ou de réallocations de ressources. J’ai toujours été frappé par le nombre faramineux d’inspecteurs pédagogiques que l’on ne voit pratiquement jamais dans les établissements scolaires, qui inspectent donc très peu, et qui surtout ne sont plus en charge de classes. Quelle est la crédibilité d’un inspecteur qui, sitôt le concours passé, n’est plus confronté à la réalité des élèves et à leur évolution ? Il me semble que l’on devrait exiger pour moitié de leurs obligations de service la prise en charge de classes. L’Éducation nationale récupèrerait ainsi énormément d’heures. Autre source de financement, comment se fait-il que l’on trouve autant d’agrégés en collège ? Le service hebdomadaire d’un agrégé est de 15 h contre 18 h pour un certifié. Il faut arrêter de raisonner en termes de statut au profit d’une approche en termes de charge de travail. Celle-ci n’est pas la même en collège qu’en lycée. Demander à un agrégé enseignant en collège d’effectuer 18 h hebdomadaires et rester sur 15 h en lycée me paraît plus juste. En l’état actuel de mes connaissances, je suis incapable de chiffrer les masses financières dégagées mais je pense que le chiffre est énorme.
Seule la moitié des élèves qui entrent en sixième savent répondre correctement à la question : combien y a-t-il de quarts d’heure dans trois quarts d’heure ?
Les fonctionnaires (enseignants, personnels hospitaliers, policiers…) mutés en Haute-Savoie ne parviennent pas à se loger, ou à grand-peine, compte tenu du coût du logement. Beaucoup refusent leur mutation. D’autres dorment dans leur voiture. Un enseignant stagiaire muté ici a de moins bonnes conditions de vie que quand il était étudiant ailleurs. Les infirmières partent travailler en Suisse.
La mauvaise image de l’Éducation nationale
La France a un problème face à la durée des études : beaucoup de formations sont trop longues et ne permettent même pas d’entrer sur le marché du travail. Malheureusement, dans mon cas, c’est la France qui m’oblige à allonger mes études. Je suis étudiante en master afin d’avoir une passerelle pour entrer en médecine. Je suis en train de faire un bac + 5 tout simplement parce qu’actuellement les filières de santé sont inaccessibles à beaucoup de personnes qui ont pourtant la motivation et les capacités.
Dégradation progressive des conditions d’enseignement à l’école maternelle depuis la seconde loi d’orientation de 2005 (d’après notre expérience de formatrices de professeurs des écoles) :
1. Du côté de l’Éducation nationale :
- Trop d’élèves par classe et grosses difficultés à gérer et répondre aux besoins des élèves à profils particuliers.
- Nombre très insuffisant d’AESH, mal rémunérés, peu formés, non reconnus et mutualisation inefficace des AESH par l’Éducation nationale.
- Nécessité d’un seul programme d’enseignement simple, clair avec des objectifs atteignables mais précis tenant compte des 4 sections et de l’avancée des recherches dans chaque domaine.
- Remplacer les PE absents en redonnant la gestion des remplacements aux circonscriptions qui ont la connaissance du terrain et des besoins. Faire appel chaque année aux candidats déjà formés et inscrits sur la liste complémentaire du CRPE.
- Revoir la formation initiale et continue avec la spécificité de l’école maternelle.
- Les rendez-vous de carrière hors la classe empêchent l’IEN d’évaluer correctement le travail de l’enseignant.
- Laisser les professeurs des écoles enseigner sans les surcharger de tâches administratives.
- Les PE dépensent trop d’argent personnel pour l’équipement de leur classe.
- Établir des liens entre modes de garde du jeune enfant et école maternelle : aujourd’hui 2 ministères différents, pas de formation commune ni de programme EJE/PE, disparition des classes de toute petite section.
- Questionner la fusion des écoles maternelles et élémentaires au niveau des directions (motif financier ?).
2. Du côté de la mairie :
- Suppression des ATSEM en GS. Nécessité d’une ATSEM pour chaque classe.
- Prévoir l’adaptation des classes, dortoirs, cantines, salles de motricité, cours de récréation aux conditions climatiques (canicule/froid).
- Supprimer les WC « Jules Ferry » collectifs et respecter l’intimité des élèves.
Le monde de l’éducation s’est rapproché de celui des entreprises, des centres de formation professionnels et administrations, mais il reste encore des lacunes concernant l’orientation des collégiens et des lycéens.
La proposition avait été faite aux conseillers d’orientation de se rapprocher des chambres consulaires pour être en phase avec l’évolution des filières et offres de formations. Ils ont refusé (question de statut, d’avantages…).
La vision du monde du travail est donc restreinte, l’approche psychométrique (tests) a ses limites, celle de la connaissance du réel.
L’école inclusive constitue une avancée majeure, dont les objectifs sont pleinement légitimes. Cependant, sa mise en œuvre actuelle mérite d’être profondément réinterrogée.
Dans des classes aux effectifs importants, parfois à plusieurs niveaux, l’accompagnement d’élèves présentant des besoins particulièrement complexes mobilise une part considérable du temps de l’enseignant, au détriment de l’attention qu’il peut consacrer au reste du groupe.
Cette situation peut conduire à un ralentissement des apprentissages collectifs et à une diminution des exigences pédagogiques, sans pour autant garantir aux élèves concernés l’accompagnement dont ils auraient réellement besoin.
Il apparaît indispensable de repenser les modalités de l’inclusion scolaire, en tenant compte des besoins individuels, des moyens disponibles et des conditions d’apprentissage de l’ensemble des élèves. Le recours à des dispositifs ou structures spécialisés doit rester une possibilité réelle lorsque l’intérêt de l’enfant le justifie.
L’ambition inclusive ne doit pas conduire à dégrader les conditions d’apprentissage de l’ensemble de la classe.
1- L’école primaire, là où on doit apprendre les bases de la langue, est submergée de nombreuses matières nouvelles et chronophages, de plus en plus de matières, de moins en moins d’horaires devant les élèves, et surtout des enfants qui ont changé, peu d’attention, peu d’écoute… peu de temps pour bien expliquer les bases de la lecture, de la grammaire, orthographe, des mathématiques, les enseignants du primaire sont toujours en train de courir pour essayer de faire le programme de nombreuses matières non essentielles…
Qui peuvent se faire plus tard, une fois les bases acquises en français…
Lecture, grammaire, orthographe, conjugaison, expression écrite, poésie, éducation artistique, informatique, histoire, géographie, sciences, éducation physique, technologie, histoire de l’art, langue vivante, éducation civique (vivre ensemble)… Comment enseigner tout cela, si ce n’est en survolant et en sacrifiant les matières essentielles… avec des enfants peu concernés, fatigués par des rythmes scolaires faits pour favoriser le tourisme avec 4 jours par semaine et des vacances à profusion…
2- Le collège, le maillon faible de l’éducation, le cimetière des enfants fragiles comme disait Bentolila.
À l’école primaire les élèves ont un enseignant qui les connaît par cœur, qui les a 6 h par jour, qui connaît leur famille, leurs difficultés, qui prend en compte leurs problèmes, qui les protège…
Soudainement, au collège les élèves se retrouvent avec une multitude de professeurs, qui les ont quelques heures par semaine, qui ne les connaissent pas, qui ne les connaîtront jamais, les élèves fragiles sont perdus, livrés à eux-mêmes, finie la prise en compte de leurs difficultés comme au primaire avec un adulte qui les connaît par cœur.
Dans un post précédent, j’indiquais qu’il fallait augmenter le volume de travail du pays pour des raisons économiques et politiques.
Une des conditions est que le niveau de formation professionnelle soit rétabli.
Sinon, les offres d’emploi, particulièrement dans l’industrie, risquent de ne pas trouver preneur !
Premier défaut : des cursus trop généraux, tels que les sciences humaines et les arts.
Deuxième défaut : des études trop longues qui n’apportent pas de qualification supplémentaire mais donnent l’illusion aux étudiants qu’ils peuvent prétendre à des postes élevés. La conséquence est qu’en plus de la non-qualification, ils traînent un manque de motivation pour les postes disponibles !
* Troisième défaut : les jeunes commencent à travailler tellement tard qu’ils compromettent leur retraite future et obligent les actifs actuels à cotiser plus pour payer les retraites d’aujourd’hui !
Il me semble qu’il faut traiter les écrans comme un problème de santé publique, comme la cigarette dans les années 90, et les interdire drastiquement pour les mineurs, et les encadrer dans l’espace public pour les adultes :)
Dans les grandes institutions de l’État, l’administration s’est développée de façon tentaculaire et prend le pouvoir sur les professionnels qui ont en charge les missions. La conséquence est la dérive vers une gestion par l’argent et la rentabilité individuelle de chaque sous-élément de l’institution, dégradant lourdement le service à la nation, pour lequel elle a été créée. Deux exemples :
- l’hôpital où les médecins ont perdu le pouvoir, la gestion se fait par la rentabilité financière de chaque lit et non pas par l’importance des soins à apporter à chaque patient
- l’université où le directeur général des services (GDS) est trop souvent devenu le numéro 1 bis à côté du président, qui est un universitaire. Dans une université les enseignants-chercheurs sont aujourd’hui placés hiérarchiquement au-dessous des hauts gradés de l’administration, dont le rôle est pourtant de s’assurer que les services administratifs et techniques de l’établissement sont mis efficacement au service des missions de l’université : créer des savoirs (la recherche) et diffuser les savoirs par l’enseignement (notamment auprès des jeunes générations afin de construire des citoyens bien dans leur être social et professionnel).
Parcoursup est une machine opaque et déshumanisée qui cristallise colères et rancœurs. Au fil des ans, le bac a perdu sa valeur de premier diplôme du supérieur et de sésame pour l’université de son choix.
À l’école primaire une foule de matières est venue faire irruption dans l’éducation délaissant les apprentissages fondamentaux.
Un élève doit rentrer au collège en maîtrisant la lecture, la grammaire française, le calcul, mais aussi une éducation de l’intelligence pratique.
Je constate aujourd’hui un effondrement de notre système éducatif sur tous les plans. Il y a une perte flagrante de l’exigence à l’excellence de tous. Sous couvert d’égalitarisme, l’institution a abandonné la culture de l’effort et du mérite, et le résultat est sans appel :
• Le baromètre PISA confirme que la France s’enfonce dans la médiocrité et se classe parmi les pays de l’OCDE où l’origine sociale pèse le plus lourdement sur le destin scolaire des enfants.
• Le classement TIMSS inflige une humiliation terrible en plaçant nos élèves de primaire au dernier rang de l’Union européenne en mathématiques et en sciences.
• Les enquêtes PIRLS démontrent que le décrochage en lecture et en compréhension écrite est massif dès le CM1.
J’estime que la situation actuelle est une honte pour mon pays. Face à ce désastre, il est illusoire et irresponsable de continuer à appliquer des réformes de rustines ou des ajustements cosmétiques au gré des ministres de passage. Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est stopper la machine à niveler par le bas et engager une refonte complète, globale et structurelle de l’école républicaine, du CP jusqu’au lycée et au-delà.
Bonjour
Alors que la pénurie de professeurs est maintenant criante, l’EN impose toujours des conditions aux enseignants contractuels pour obtenir un CDI qui sont si restrictives (6 ans d’ancienneté sur un poste similaire avec moins de 4 mois d’interruption entre deux missions de remplacement) qu’elles laissent certains contractuels travaillant pourtant depuis de nombreuses années (ayant donc acquis de l’expérience face aux élèves et dotés d’une solide motivation pour le métier) sur le banc de touche alors que dans le même temps, dans leur secteur géographique de prédilection ou dans leur académie de référence, des postes ne sont pas pourvus.
Comment comprendre que l’EN soit le seul employeur qui – de surcroît en période de crise (de personnel) – exige une période d’essai de 6 ans avant d’accorder un CDI ?
Brevet de validation en CM2 pour une entrée dans le secondaire.
Mettre les matières comme la musique, arts plastiques, physique-chimie plutôt en option pour ceux qui le souhaitent, et plutôt porter ces heures sur les matières importantes comme le français, l’anglais ou les mathématiques. Instaurer plus d’heures d’éducation civique et que les professeurs arrêtent de prendre l’heure de ce cours pour rattraper le programme d’histoire-géographie (c’est ce qui se faisait il y a une vingtaine d’années, j’imagine que cela n’a pas dû changer).
Non pas que j’estime que ces matières n’ont pas d’importance, mais au vu de la situation urgente de l’Éducation nationale, il va falloir mettre plus de poids sur les matières importantes et indispensables pour la vie de tous les jours. Et avoir plus de cours sur le concret de la vie de tous les jours, surtout quand nous arrivons en classe de 3e, gérer un budget, avoir une base d’économie (ce qui me semble plus important que le théorème de Pythagore ou Thalès… Plus des 3/4 des personnes ont oublié ces méthodes à l’âge adulte), apprendre à lire un bulletin de salaire. Il faut commencer à préparer nos 3e à la vie de tous les jours.
Proposer plus d’interventions de professionnelles dans les classes, parler de leurs parcours, réussites comme échecs.
Je fais de l’aide aux devoirs en zone défavorisée et estime que cette action est essentielle pour les jeunes enfants.
La règle, la base tout au long de notre vie.
Si l’assimilation de la règle n’est pas acquise, comment voulons-nous apaiser les tensions ?
Enseignant en lycée professionnel depuis la fin des années 90, je constate que le niveau d’exigence tant dans la discipline que dans les apprentissages professionnels n’a fait que se déliter. Le niveau de compétences professionnelles chute gravement, que l’on tente de pallier par l’octroi de diplômes non mérités. Sur le marché du travail, nombre de ces diplômés n’ont pas les compétences requises pour exercer le métier pour lequel ils ont été « formés ». Le savoir-être et les compétences sociales sont aussi touchés.
Créer une grille d’évolution de carrière pour les AESH et les AED en CDI car au bout de 6 ans de CDD... merci la précarité ils ne sont toujours pas reconnus par l’Éducation nationale et donc pas de possibilité ni de se former ni d’avoir un salaire décent
Professeur en lycée général jusqu'en 2023, aujourd'hui retraitée, j'ai souvent constaté avec consternation que certains élèves de 3ème qui désiraient entrer dans une seconde professionnelle étaient refusés parce que, les places étant limitées, on n'y prenait que les meilleurs. Résultat : ces élèves faibles se retrouvaient en seconde générale où ils n'étaient pas à leur place et perdaient toute motivation. Quel gâchis ! Et je ne pense pas qu'en trois ans cela se soit amélioré.
Ce que je propose :
- augmenter le nombre de places en lycée professionnel dans les filières qui offrent le plus de débouchés.
- garder les élèves qui n'auraient pas été acceptés dans ces filières en collège, soit en les obligeant à redoubler, soit en créant des passerelles pour les aider à améliorer leur niveau et à intégrer la filière de leur choix.
Les enfants qui arrivent à l’école maternelle sont de moins en moins bien armés en amont par leurs parents pour que cette entrée à l’école soit sereine et bénéfique en termes d’apprentissages : déficit de langage oral avec difficultés d’expression (prononciation trop souvent incompréhensive, syntaxe inexistante, vocabulaire insuffisant); difficulté croissante de motricité fine (tenue des outils comme les ciseaux et crayons défaillante); manque d’aisance dans la grande motricité (courir, sauter, ramper, grimper, lancer sont devenues des actions problématiques); incapacité à rester concentré et à maintenir une écoute active et favorable aux apprentissages associée à une certaine indiscipline; manque d’autonomie des enfants quant à la gestion de la propreté (1/3 des enfants portent des couches la journée et/ou pour la sieste) ou de l’habillage….
Ces problèmes, en plus de classes très chargées et très hétérogènes, pénalisent la mise en place des apprentissages fondamentaux et la progression des élèves.
- salaire des enseignants beaucoup trop faible et non réajusté avec l’inflation : 2853 euros nets après 25 ans d ancienneté, hors classe, échelon 4!
Qui veut devenir enseignant dans ces conditions…?
L'école a ouvert ses portes progressivement au fil des siècles aux garçons, aux filles et aux élèves porteurs de handicap mais toujours en faisant des différences dans les apprentissages jusqu'à aujourd'hui. Il y a un décalage entre l'idéal de l'école républicaine et la réalité lorsque, par exemple, elle ne forme pas systématiquement les enseignants aux méthodes d'apprentissages pour des élèves à besoins pédagogiques particuliers. Les professeurs et ces élèves-là sont démunis. Ce n'est pas normal. Le problème, que je souhaite soulever, est celui du handicap invisible, particulièrement celui des élèves sourds, malentendants et DYS. Force est de constater que l'école républicaine confond avec ce type d'élèves l'égalité avec l'égalitarisme lorsqu'elle propose son inclusion. L'inclusion est une bonne alternative mais au nom de l'égalité des chances, elle manque son objectif et ne fait pas de l'inclusion mais de l'intégration. L'inclusion serait en effet la solution pour que chacun des élèves handicapés puisse recevoir l'éducation, la transmission et enfin la possibilité de s'émanciper grâce à l'école car l'inclusion consiste à vouloir intégrer une personne , un groupe et de mettre fin à leur exclusion. Ce que les élèves sourds, malentendants et Dys. vivent au quotidien dans leur vie d'écoliers, de collégiens, de lycéens et d'étudiants, c'est à de l'intégration et non de l'inclusion. Pourquoi ? Parce que dans les classes où ils sont inscrits, et cela au nom de l'égalité des chances, on leur demande de s'adapter à des méthodes de travail et à des structures qui ne sont pas faites pour eux. Etre sourd, malentendant ou Dys, c'est percevoir le monde autrement. C'est pourquoi, l'enseignement doit changer et comprendre que donner l'égalité des chances à la jeunesse consiste à prendre en compte sa diversité et à la respecter. Etre professeur d'élèves à besoins pédagogiques particuliers nécessite une véritable formation qui excède celle du diplôme du CAPPEI.
Réduction du temps et de la qualité de formation des enseignants.
Depuis plus de 10 à 15 ans aujourd'hui, les réformes des établissements scolaires se sont enchaînées au grand dam des professeurs, qui en ont subi les conséquences de plein fouet : salaires drastiquement baissés ou ne suivant absolument pas l'inflation, déconsidération et non-écoute. Tout cela les réduit à un statut de quasi-parent pauvre de la société et les voue au presque mépris de certains, alors même qu'ils affichent une formation universitaire de bac + 5 à 8 ans !
Démagogie ambiante du milieu scolaire et des structures administratives, qui ont ainsi fait baisser le niveau d'exigence et le niveau de nos diplômes, comme celui des élèves aujourd'hui : cf. classement PISA.
L'Éducation est le vivier et le terreau d'un pays aux valeurs saines et démocratiques. (Enseignante retraitée).
Au collège, beaucoup d’élèves bénéficient d’un PAP (projet d’accompagnement personnalisé), c’est-à-dire d’aménagements. Pas tous, mais beaucoup d’entre eux n’ont en réalité qu’un retard scolaire parce qu’ils sont passés d’une classe à l’autre sans avoir le niveau. À un moment, ils ne comprennent plus rien et se réfugient dans la case « handicap ». Ils reviennent en classe sans faire d’efforts et en disant : « Je ne peux pas faire, j’ai un PAP. » Aux évaluations aménagées, ils obtiennent même de meilleurs résultats que les autres.
Stop au numerus clausus pour les études médicales. Par contre, l’accès à la fac doit se faire comme l’accès en classe préparatoire. Nous savons tous que ces études sont difficiles et longues. Aussi, le prérequis pour les commencer est une sélection sur dossier identique à celle des classes préparatoires.
Il est urgent de relever le niveau scolaire. Aussi, commençons par l’école primaire avec l’enseignement des fondamentaux : apprentissage de la lecture avec la méthode syllabique, apprendre par cœur les tables de multiplication, par exemple, la géographie de la France, nos départements, etc., et un passage au collège en fonction de la validation obligatoire de ces acquis. Processus identique pour le passage au lycée d’enseignement général. Reprenons nos filières mathématiques, sciences, lettres, langues. Introduisons au lycée la philosophie en seconde, ainsi que la culture générale et la géopolitique.
Le baccalauréat doit redevenir un diplôme solide d’enseignement général supérieur pour pouvoir accéder aux études supérieures, pour ceux qui en ont le niveau.
Développons et reconnaissons à sa juste valeur l’enseignement technique.
À savoir : la filière d’un plombier ou d’un électricien doit être aussi valorisée que celle d’un professeur ou d’un ingénieur.
Ne plus entendre dans notre langage la différence entre les professions manuelles et intellectuelles. Dans les deux cas, avant de passer à la réfection de quelque chose, il faut passer par la conception intellectuelle.
Nous devons retrouver l’excellence de l’artisanat qui rejoint, à son ultime stade, une forme d’Art.
Il est temps de transformer les mentalités de tout un chacun dans ce sens de la réflexion, d’autant qu’avec le développement de l’intelligence artificielle, le travail et la créativité de l’homme doivent être supérieurs.
Enseigner en école élémentaire devient de plus en plus difficile:
-1 De plus en plus de collègues se démobilisent parce qu'on ne cesse de recevoir de nouvelles injonctions à chaque rentrée avec constamment de nouveaux enseignements à dispenser sans que cela soit réellement possible. (temps, formation...).
- 2 L'accueil en classe d'enfants en situation de handicap dont les troubles nécessitent pourtant l'accueil et la prise en charge en structures de soins. Hors, faute de place dans ces structures adaptées, les ULIS deviennent ainsi les anti-chambres de ces structures et les classes ordinaires les anti-chambres des ULIS. Nous nous retrouvons ainsi à gérer dans des classes ordinaires des enfants avec des besoins particuliers dont le comportement peut mettre à mal l'enseignement et la sécurité de tous les autres enfants.
- 3 De plus ne plus de jeunes parents semblent perdus face à l'éducation de leurs enfants et ne parviennent plus à transmettre les valeurs nécessaires pour vivre ensemble. Les enfants supportent ainsi de plus en plus mal la frustration; l'apprentissage de la propreté est acquis de plus en plus tard; les rythmes essentiels (sommeil notamment) sont de moins en moins respectés.
Bonjour . La réforme Blanquer a déstabilisé le Lycée. Les lycéens y ont perdu du sens car le choix de spécialités est bcp trop compliqué. Rien n'est fait pour relier spécialités et insertion professionnelle future. De plus imposer a tous 3 spécialités en première n'a aucun sens ... Tous n'en sont pas capables. Ici encore le système veut faire croire que tous ont les mêmes capacités ce qui est faux et conduit inévitablement a la baisse du niveau général car en bout de course ( le bac) il faut tricher sur les notes pour arriver a 90% des élèves en réussite. Si nous prenions le choix de leur dire " non ça tu ne peux faire" et que nous les orientions faire une filière adaptée a leurs moyens ce serait plus profitable pour tout le monde et nous arrêterions de mentir sur le niveau des élèves.
Problème du niveau de français au collège.
Les enseignants n'ont plus d'autorité en classe. Les élèves perturbateurs exclus et qui ne sont pas en age de travailler sont intégrés dans d'autres écoles où ils continuent à perturber.
Les enseignants ne sont pas soutenus par la direction, l'académie et le ministère.
Le niveau des,élèves en mathématiques et en sciences à l'entrée est globalement trop faible.
Nécessité voire urgence de repenser Parcours sup. Il est inadmissible que l'avenir des lycéens et des étudiants soit géré par un algorithme. Par ailleurs, toute inscription nécessité un éloignement du lieu de résidence de la famille ce qui entraîne des frais considérables (loyer notamment et..). On évoque désormais la pauvreté des étudiants et leur précarité. Il serait urgent de développer le principe des résidences universitaires qui ne sont pas très nombreuses .
Puisque le bac est dévalorisé, on pourrait envisager un examen d'entrer à l'université ou dans une école supérieure.
Il conviendrait aussi de multiplier les contrôles d'établissements privés d'enseignement supérieurs qui vendent essentiellement de l'espoir et donc...
80 % de réussite au bac et après?
Pourquoi vouloir absolument le bac? On se rend compte que ce diplôme n est plus une garantie de réussite et que son niveau de représente pas grand chose
Pourquoi les formations professionnelles comme les cap, les bep, les brevets ont ils été dévalorisees et réservees aux élèves en échec scolaire?
Le goulot d étranglement se situe bien après le bac ou a cet instant les jeunes réalisent qu ils ne sont pas a la hauteur et qu ils abandonnent sans formation.
Tout cela coûte cher a la société et ne donne pas sur le marché du travail des personnes formées et motivées et les employeurs peinent a recruter. Il faut ouvrir les yeux
Horaires scolaires : des journées contraintes par l’accumulation des temps et des obligations
La journée d’un élève ne se limite pas aux heures de cours. Elle comprend aussi les déplacements, les attentes, la restauration, les devoirs et parfois plusieurs heures d’accueil avant ou après la classe. Une même durée d’enseignement peut ainsi correspondre à des journées très différentes selon le territoire et la situation familiale.
À l’école primaire, les 24 heures hebdomadaires d’enseignement sont réparties sur neuf demi-journées ou, par dérogation, sur quatre jours. Dans ce dernier cas, cela représente six heures quotidiennes en moyenne. La concentration des enseignements et leur répartition dans la semaine diffèrent donc selon les communes.
Au collège, les horaires actuellement publiés prévoient 25 heures d’enseignement en sixième, auxquelles s’ajoute Devoirs faits, et 26 heures dans les autres classes. Peuvent également s’ajouter soutien, options et autres activités. Au lycée, les contraintes varient selon les voies, spécialités et enseignements choisis.
Les emplois du temps doivent composer avec les services des enseignants, les salles spécialisées, les équipements sportifs et les transports. Les heures disponibles ne sont donc pas toutes interchangeables. Les familles doivent, de leur côté, articuler ces horaires avec leur travail et les solutions de garde.
Une fin de cours plus précoce ne réduit pas nécessairement la fatigue si elle entraîne un lever plus matinal, davantage de devoirs le soir ou une attente prolongée avant le retour à domicile. Le problème concerne l’ensemble de la journée et de la semaine, ainsi que les inégalités d’accès aux activités et à l’accompagnement en dehors des cours.
La loi de 2005 sur le handicap, instituant l'inclusion sans se soucier des besoins spécifiques des enfants handicapés, est maltraitante. Maltraitante pour les enfants handicapés, les autres élèves, les parents, le personnel des écoles. Tous vivent des situations violentes. Tous sont empêchés dans leur développement, leurs apprentissages, leur cheminement, leur travail. Les enfants à besoins particuliers, avec handicap, ont besoin, pour certains, d'une structure spécialisée (ITEP, IME, etc.) leur apportant les soins dont ils ont besoin, l'espace, l'environnement nécessaire et les professionnels adaptés. Il faut arrêter cette inclusion à tout prix pour tous, mise en place pour des raisons économiques (école 7 fois moins chère qu'une structure spécialisée), sous couvert d'idées bien-pensantes. Incluons ceux qui le peuvent, avec les aides nécessaires (AESH, matériel), et proposons la structure et les accompagnements qui conviennent à ceux pour qui l'école n'est pas possible.
En tant que psychologue de l’Éducation nationale, je constate, d’année en année, un mal-être qui s’installe aussi bien chez les élèves que chez les enseignants. Les injonctions contradictoires, les demandes sans moyens ne permettent plus de distribuer un enseignement de qualité pour tous, et cette situation crée de la souffrance. Les élèves ne savent plus ce qu’ils viennent faire à l’école. On leur apprend des procédures, mais plus véritablement à penser. Les enseignants, mal formés, ont face à eux un public dispersé qui ne comprend pas ce qu’il fait là.
J’aimerais insister sur les élèves en situation de handicap qui sont « inclus » dans les classes ordinaires sans moyens à la hauteur de l’exigence. Chaque jour, je suis confrontée à des situations où les enfants n’obtiennent pas de place dans les institutions où, pourtant, ils sont en droit d’aller (CMPP, SESSAD…). On demande aux enseignants, non spécialisés, de faire face à ces élèves qui ont besoin de prises en charge spécifiques et qui, pourtant, sont littéralement « jetés » dans les classes avec un accompagnement (AESH mutualisée) dérisoire. Dans certaines situations, l’inclusion s’apparente à de la maltraitance, car tout le monde souffre de devoir inclure des enfants qui ont des troubles qui ne sont pas pris en charge par des professionnels qualifiés. Les premiers à en souffrir, ce sont les enfants eux-mêmes.
J’ai un exemple concret : une élève que j’ai rencontrée l’an dernier, scolarisée en ULIS école depuis le CP. Cette jeune fille rentrait au collège en septembre 2026. Elle est déficiente et rentre parfaitement dans le cadre du handicap. Pourtant, cette année, scolarisée en ULIS collège, elle est incluse toute la journée dans une classe de sixième ordinaire sans accompagnement, ou quelques heures. Évidemment, avec un niveau de CP en lecture, elle ne peut pas suivre les enseignements donnés. Que propose-t-on aux parents ? De la garder à la maison les après-midis. Comment peut-on accepter une situation comme celle-ci ?
Je pense qu’il est urgent de rétablir les sections S, ES, L… au lycée, ainsi que de supprimer PARCOURSUP.
L’avenir de nos enfants est trop flou et trop incertain. Le système ne fonctionnait pas si mal avant.
Respect
C'est une notion qui n'existe plus.
Il serait temps de remettre du respect à tous les niveaux : respect entre les enfants et les parents, respect envers les professeurs, respect envers les autorités.
Chaque professeur d’école enseignant en CP choisit sa méthode de lecture parmi toutes les méthodes éditées, ou il peut aussi en élaborer une en proposant des photocopies à lire. Comment orienter ces professeurs vers l’adoption d’une méthode 100 % syllabique et arrêter l’utilisation de photocopies à lire au lieu d’un manuel ? Lire dans un manuel est impératif.
Valorisation et formation du métier d’enseignant
Redressement du niveau scolaire : L'école doit retrouver son rôle d'instruction et d'émancipation. Il est impératif de renforcer les exigences fondamentales, d'élever le niveau d'exigence pour l'obtention du baccalauréat et de revaloriser la transmission des savoirs.
Lire, écrire et calculer : empêcher les difficultés de s’installer dès le primaire
La maîtrise de la lecture, de l’écriture et du calcul conditionne l’accès aux autres enseignements. Un élève qui déchiffre difficilement ou ne comprend pas les nombres doit fournir un effort supplémentaire pour suivre un cours, comprendre une consigne et travailler seul.
À l’entrée en sixième en 2025, 15,1 % des élèves ne parviennent pas à lire correctement 90 mots en une minute, seuil attendu en fin de CE2. Seuls 61,1 % atteignent les 120 mots attendus en fin de CM2 (DEPP, résultats consolidés publiés en février 2026). Ce test mesure l’automatisation de la lecture ; il ne suffit pas, à lui seul, à mesurer la compréhension.
Les résultats de sixième montrent aussi des progrès sur plusieurs années : le constat doit donc porter sur les difficultés persistantes et les écarts entre élèves. À 15 ans, PISA 2025 relève néanmoins que 36 % des élèves français restent sous le niveau de base en mathématiques et 33 % en compréhension de l’écrit (OCDE).
Les évaluations existent déjà. L’enjeu est de mieux relier le repérage à une aide pédagogique rapide, adaptée et suivie, sans faire dépendre cette aide des ressources financières ou de la disponibilité des parents.
Comment garantir un enseignement solide pour tous et une intervention suffisamment précoce pour les élèves en difficulté, avant que les lacunes ne s’accumulent et ne limitent leurs choix d’études ?
Je suis étudiant ingénieur, venant de Province, j'ai fait ma prépa à Paris pour repartir en école en Province. Que ce soit au lycée, en prépa, en école: comment expliquer qu'une quantité non négligeable des étudiants (ingés en tout cas) méprisent un temps soit peu la France (au sens de la Nation), alors que ces derniers sont passés par les parcours les plus élitistes qu'ils puissent exister dans notre pays ? C'est encore plus frappant chez les parisiens. La trahison des élites commence ici, j'en suis convaincu. En résumé: La France n'est qu'un vieux concept pour votre grand-père raciste, et le drapeau un bout de torchon.
Quand en prépa parisienne ou en école de Province, aimer la France c'est être fasciste ou raciste (vécu personnel et témoignages du peu d'étudiants de mon milieu qui sont animés par un certain patriotisme): comment oser une France au futur ? Je passe sur les professeurs (à Paris ou non), qui n'hésitent pas à amener l'endoctrinement politique au sein même de l'établissement scolaire ! Être pour la France est devenu une position politique, ça n'est même pas un postulat partagé, en France !?
A quoi bon régler tous les problèmes que je lis actuellement sur ce cahier, si les patriotes manquent à l'appel dans les années/décennies à venir ? Une France sans français fiers de l'être et moteur de son esprit pour la faire vivre, est-ce encore la France ? Il faut former des patriotes. Comment ? Excellente question.
Plus de profs et moins d eleves en classe.
Le niveau général des élèves baisse.
Problème complexe, accumulation de difficultés dans l’Éducation nationale, les unes engendrant les autres. Statut des enseignants en berne, ce qui donne le ton de l’ensemble : traitements, mais aussi considération, soutien hiérarchique. Le statut du savoir est aussi dévalué : il faut faire tourner la planche à diplômes, produire de bons chiffres. Ces deux éléments contribuent déjà à détériorer le « climat scolaire », comme on dit dans le jargon des réunions (seule chose qui ne manque jamais dans l’EN).
Les réformes qui se succèdent à une vitesse inouïe, alignant tout à la baisse, sont une des causes, ainsi que les emplâtres administrés (culture intensive du projet au lieu du cours, poussière sous le tapis pour masquer les problèmes internes des établissements, notamment la discipline). Gestion de plus en plus locale et de moins en moins nationale, avec, en parallèle, soumission des enseignants à des techniques managériales coercitives et locales (fin de la parité syndicale, gestion locale des carrières, pouvoirs accrus des chefs administratifs directs) pour les contraindre à suivre (surnotation indispensable pour les résultats des contrôles continus locaux, projets…).
Il est impossible de faire un inventaire complet, une dégradation en amenant une autre.
On réduit l'exigence année après année.
Des exemples concrets :
- le nombre de textes étudiés pour le bac de français ;
- l'intégration du contrôle continu dans le bac ;
- la suppression du redoublement (je ne sais pas s'ils sont revenus dessus) ;
- la réduction du nombre d'heures de cours chaque année ;
- ...
La revalorisation des filières professionnelles.
L'État finance des formations supérieures sans toujours mettre suffisamment en relation le nombre de places proposées, les perspectives professionnelles offertes aux étudiants et les besoins prévisibles du pays.
Il peut en résulter simultanément des filières formant davantage de diplômés que le marché du travail ne peut raisonnablement en absorber et, à l'inverse, des pénuries durables dans des professions essentielles.
Cette absence de pilotage constitue un mauvais usage de l'argent public, mais également une forme de tromperie envers les jeunes lorsqu'ils consacrent plusieurs années à une formation offrant très peu de débouchés professionnels.
Dans le même temps, la France peut chercher à combler certaines pénuries en recrutant des professionnels formés à l'étranger. Dans le domaine médical notamment, cela peut conduire à attirer des médecins dont la formation a été financée par des pays qui ont eux-mêmes besoin de ces professionnels.
Les réformes de l'Éducation nationale se succèdent sans que leurs résultats soient toujours mesurés de manière simple, indépendante et durable.
Les moyens engagés ne suffisent pas à apprécier l'efficacité du système. Les citoyens devraient pouvoir savoir précisément si les élèves maîtrisent mieux ou moins bien les fondamentaux et quelles méthodes donnent réellement des résultats.
Les enseignants contractuels en CDI : les oubliés de l’Éducation nationale
L’Éducation nationale emploie durablement des enseignants contractuels, y compris dans le premier degré. Après plusieurs années d’exercice, certains obtiennent un CDI et peuvent ainsi enseigner pendant toute leur carrière au sein du service public.
Pourtant, leur statut reste beaucoup moins structuré que celui des enseignants titulaires : déroulement de carrière peu lisible, modalités de revalorisation variables, perspectives d’évolution limitées, mobilité et affectations moins sécurisées.
Cette situation est paradoxale : l’Éducation nationale reconnaît suffisamment les compétences de ces enseignants pour leur confier des classes et les employer durablement en CDI, avec les mêmes programmes et les mêmes responsabilités pédagogiques que leurs collègues titulaires, mais sans leur offrir un véritable déroulement de carrière.
Les contractuels en CDI ne devraient plus être considérés uniquement comme une réponse aux difficultés de recrutement. Ils sont désormais, pour certains, des enseignants durablement installés dans le service public. Leur statut doit donc être pensé comme tel.
L'école est devenue le terrain de jeu des hommes et des femmes politiques, sans qu'aucun d'entre eux n'y attache réellement de valeur.
Le niveau scolaire est en sévère perte de vitesse depuis 20 ans. Les enseignants sont déconsidérés par la population dans son ensemble et par leur hiérarchie en tout premier lieu. Le recrutement des enseignants est aussi nivelé par le bas, dans la mesure où il y a peu de candidats. La violence (verbale et physique) dans les classes et les cours de récréation est un phénomène quotidien. Les bâtiments scolaires sont trop souvent délabrés. Les parents sont intrusifs.
Il est très compliqué de se réorienter. Après 15 ans de carrière dans un domaine, je souhaiterais changer de filière et faire un BTS ou une licence pro. Cela est assez compliqué de trouver un financement et de garder un pouvoir d'achat correct afin de ne pas être en difficulté pendant la période de formation. Et il y a bien trop d'organismes de formation où l'on sent qu'il y a une concurrence féroce entre eux (il faut également que la formation soit certifiée par l'État, il y a bien trop d'arnaques ou de formations qui ne déboucheront sur rien).
Il est évident pour moi que, s'il doit y avoir des aides, cela doit être dans un domaine de réorientation où il y a de la demande de la part des employeurs. Et ces formations doivent se faire majoritairement en alternance pour acquérir une première expérience professionnelle dès la formation.
1) Réflexions autour des prochaines lois de finances discutées au Parlement : la dernière a fait émerger la suppression de 4 000 postes d’enseignants, suppression justifiée par le gouvernement par la baisse de la démographie scolaire. Si la baisse est réelle, ne serait-il pas plus judicieux de percevoir cette baisse démographique comme une opportunité de faire baisser sensiblement le nombre d’élèves par classe ?
2) Réflexions sur le maillage territorial des écoles, notamment en zone rurale. La promesse républicaine était la présence d’une école dans chaque commune du territoire. Force est de constater que de plus en plus de communes en sont dépourvues, avec un sentiment d’éloignement des services publics chez les citoyens. Si les regroupements pédagogiques intercommunaux peuvent parfois être choisis, la mise en place de ces derniers peut parfois être mal vécue par les élèves, leurs familles, les municipalités et les équipes enseignantes. Il convient, à mon sens, d’avoir une réflexion sur ce sujet. Les sujets de carte scolaire sont également primordiaux.
3) En lien avec le maillage territorial des établissements scolaires, une réflexion sur le bâti scolaire dans le cadre du réchauffement climatique est à mener.
4) Le manque d’attractivité du métier d’enseignant est important, tant d’un point de vue pécuniaire que de la perception de ces derniers par les citoyens.
5) Réflexions sur le statut du directeur d’école suite à la loi Rilhac.
6) Réflexions pour un retour prépondérant de la citoyenneté dans les classes, dans le premier degré comme dans le second.
7) Réflexions sur la prise en charge réelle de l’inclusion scolaire dans les écoles.
Échec à l’université et paupérisation des étudiants
Le maintien d'une école en milieu rural, et tout particulièrement en zone de montagne où les transports sont difficiles, est un enjeu important d'aménagement du territoire et d'égalité pour les enfants dans l'accès à l'instruction. La suppression d'une école est une des causes de désertification.
Je suis professeur et je sais une chose. L'école de la République ne tient plus sa promesse. Elle affiche le mérite et organise la reproduction : nulle part ailleurs dans l'OCDE l'origine sociale ne pèse autant sur les résultats, et la France est désormais dernière de l'Union européenne en mathématiques en CM1. Ce naufrage n'a rien d'une fatalité, c'est le produit de choix politiques. On a renoncé à l'exigence au nom de la bienveillance, et ce renoncement ne coûte rien aux enfants des familles qui savent décoder le système, tout aux autres, qui n'ont que l'école pour apprendre. On a brouillé les repères avec des évaluations que personne ne comprend, alors qu'un élève a le droit de savoir où il en est. On a laissé le métier de professeur se déclasser, avec des concours désertés, des contractuels envoyés devant les classes sans formation et des salaires que l'État n'ose plus défendre, tout en changeant de ministre et de cap presque chaque année, sans jamais évaluer ce qu'on défait. Le problème de l'Éducation nationale est donc moins pédagogique que politique : un État qui parle d'égalité et refuse de payer le prix de l'exigence. Redonner sa valeur à la note, rétablir de vrais seuils de passage, revaloriser ceux qui enseignent et s'interdire de tout rouvrir à chaque alternance : voilà ce qu'exige un vrai projet républicain pour l'école, qui demande du courage plus que de la communication.
Face aux violences devant nos lycées, remettons chacun face à ses responsabilités
Les scènes auxquelles nous assistons depuis mardi ne peuvent pas nous laisser indifférents : lycées incendiés, policiers agressés, chefs d’établissement pris à partie. Ce qui se passe dépasse le cadre d’une simple mobilisation : c'est une inquiétante perte de repères, d’autorité et de civisme.
Face à cela, notre réponse ne peut pas consister à demander à l’École de tout régler. Depuis des années, on attend d'elle qu'elle enseigne, prévienne et lutte contre les incivilités. Il est temps de remettre les choses à leur place : les parents éduquent, les enseignants instruisent. Éduquer, c’est apprendre le respect, la discipline et le sens des responsabilités. C’est une mission familiale. Le problème, c’est qu'aujourd'hui, dès qu’un professeur demande de ranger un téléphone, l’autorité parentale semble volatilisée.
Un professeur n’a pas vocation à remplacer les parents. Lui demander d’enseigner la politesse, de régler les conflits de famille et de restaurer l’autorité devient impossible. L’École a déjà un métier, et elle aimerait pouvoir l’exercer. Elle doit redevenir un lieu protecteur dédié au savoir, sans craindre les menaces ni les violences.
Cela implique que les familles prennent pleinement leurs responsabilités. Lorsqu’un mineur dégrade un établissement ou participe à des violences, la question de leur responsabilité financière et morale doit être posée. Quand on casse, on paie. Chaque liberté implique des devoirs et chaque acte a des conséquences. On ne rend pas service à la jeunesse en déresponsabilisant tout le monde.
Je refuse de voir l’École devenir le réceptacle universel des failles de notre société. Redonnons aux enseignants l’autorité pour instruire et aux familles leur rôle éducatif. La République fonctionne mieux lorsque chacun respecte les institutions et les règles communes. Arrêtons de chercher qui doit tout faire, et que chacun assume sa part.
Dominique W. Valenciennes
La baisse du niveau scolaire me semble intimement liée à l'addiction des enfants aux écrans, malheureusement entretenue par l'Éducation nationale. Le « tout numérique » (devoirs sur Pronote, QCM sur Internet, travail personnel sur ordinateur...) oblige collégiens et lycéens à posséder un téléphone portable et empêche les parents de contrôler ce que font les enfants en ligne. Et il est bien tentant, pour des adolescents, de jouer aux jeux vidéo ou d'aller sur les réseaux sociaux plutôt que de travailler. Actuellement, dans notre lycée, plus de livres scolaires papier, mais pas non plus de livres numériques. Plus rien, aucun support, excepté Google et l'IA pour obtenir des informations...
Après avoir suivi une journée de cours entière, les élèves doivent continuer à fournir un travail personnel à la maison sous forme de devoirs et de leçons à apprendre.
Il me semble que cela n'est pas pertinent et efficace pour améliorer le niveau des élèves. Il suffit de constater le recul des élèves français au niveau des pays de l'OCDE (classement PISA).
Au vu des différentes situations familiales françaises dans notre pays, les élèves qui rentrent chez eux à l'issue de l'école ne bénéficient pas tous d'un soutien parental, familial ou autre pour les aider à réaliser cette charge de travail journalière supplémentaire.
En règle générale, en fin de journée, ce n'est pas le moment idéal pour réaliser des apprentissages, surtout quand on vient de passer près de 8 heures en salle de classe.
D'autre part, les parents peuvent avoir des emplois du temps professionnels qui ne permettent pas d'être présents afin d'aider les enfants à réaliser leur travail.
Exemple : horaires décalés de travail, absences d'un ou des parents (gardes, etc.), famille monoparentale, etc.
Dans toutes les familles, les enfants ne possèdent pas de grands-parents ou de membres de la famille pouvant assurer une présence en termes de soutien scolaire après la journée de classe. Les parents ne possèdent pas tous les compétences scolaires ou pédagogiques pour assurer une aide efficace à leurs enfants (suivant les niveaux scolaires).
Toutes les familles n'ont pas les moyens financiers de payer une personne qui apporte une aide aux devoirs des enfants.
Quand un parent rentre tardivement de sa journée de travail et qu'il doit, une fois rentré, passer parfois plusieurs heures à aider son enfant à terminer son travail scolaire pour le lendemain, cela, de mon point de vue, n'est pas adapté au bien-être de l'enfant sur le plan pédagogique.
Donc, suivant ces différentes situations familiales, cela peut créer une forme d'inégalité et un sentiment de frustration pour certains élèves et familles. C'est le rôle de l'école !
Gestion des élèves difficiles et agressifs qui ralentissent énormément le travail de la classe.
Ce n'est pas aux instituteurs et aux professeurs de faire la police.
Scolarité et tenue vestimentaire
L'enseignement scientifique enseigné au lycée (2 h par semaine) manque d'intérêt pour les lycéens qui ont choisi des options à dominante scientifique : mathématiques, physique, SVT ou encore NSI.
Il faut absolument revaloriser le métier d’enseignant. Cela est corrélé très fortement au respect que la société, les parents, les élèves ont pour la profession. Dans le même temps, il faut être beaucoup plus sélectif lors des recrutements. Il n’est pas normal que des enseignants ne maîtrisent pas les savoirs de base comme l’orthographe et la syntaxe, sans parler des savoirs disciplinaires. On brade le concours car les meilleurs ne veulent plus faire ce métier.
Depuis 2021, le régime de l’instruction en famille a profondément changé.
Le droit de choisir l’IEF a laissé place à un régime d’autorisation préalable.
Quelle est votre position sur ce sujet ?
Reprendre les bases de la langue française dès le primaire et parvenir en fin d’études au bout du « Projet Voltaire ».
Reprendre les bases de la langue française dès le primaire et parvenir en fin d’études au bout du « Projet Voltaire ».
Comment rehausser le niveau moyen de nos élèves qui est devenu dramatiquement faible (urgence) ?
Comment gérer le problème de l’orientation dans un monde très incertain ?
Éducation - réparer à moindres frais les établissements scolaires vandalisés le 17 octobre dernier.
Le nombre de professeurs absents ou la difficulté d’en trouver
Les conseillers d’orientation ne sont pas assez nombreux. Les élèves n’ont pas connaissance des métiers qui existent.
Programmes et formations des enseignants loin des enjeux sociétaux.
Je déplore le manque de soutien de l’administration des collèges et lycées (directeurs.trices, proviseur(e)s…) aux enseignants et des professeurs eux-mêmes vis-à-vis de leurs collègues en difficulté (cf. le cas de Samuel Paty).
Je trouve également insupportable que les parents des élèves remettent en cause le rôle des enseignants, qu’ils se permettent de critiquer souvent en mal lorsque leurs enfants ont de mauvaises notes !
Si l’école est gratuite, je pense qu’il est important que chacun connaisse le coût de l’Éducation nationale pour chacun de ces élèves et ceci dans tous les niveaux de la maternelle enseignement supérieur.
Beaucoup de problèmes sur l’état de l’Éducation nationale ont été exposés avec lucidité. J’aimerais attirer l’attention sur un problème ciblé mais facile à résoudre : le grand oral en terminale.
Cette épreuve ne compte que pour le bac (pourtant déjà « donné »), n’a aucun impact sur l’admission dans l’enseignement supérieur, suscite des angoisses inutiles et comporte des effets discutables :
- Valorisation de la forme au détriment du fond (un élève peut être à l’aise à l’oral et raconter quelque chose de complètement faux, le barème fait qu’il pourra avoir une note correcte) : on préfère des élèves qui savent communiquer (voire bluffer ?) plutôt que des élèves ayant des connaissances précises et solides en oubliant que la confiance et l’aisance se construisent, pour ceux qui n’ont pas de facilités dans ce domaine, justement sur des connaissances solides.
- Les thèmes choisis sont souvent les mêmes d’une année sur l’autre et l’utilisation intensive de l’IA mène à des présentations stéréotypées apprises par cœur, sans recherche ni approfondissement véritables.
- Le temps consacré à la préparation de l’épreuve que ce soit le travail personnel ou le travail en classe est pris sur le temps de consolidation des bases (de plus en plus fragiles) et d’apprentissage des notions au programme. Le programme de terminale, pourtant dense, est de plus en plus survolé (aidé en cela par le faible niveau d’exigence des épreuves au baccalauréat) et n’est plus étudié suffisamment en profondeur, ce qui est pourtant nécessaire en vue d’une préparation sérieuse à l’enseignement supérieur.
- Sont souvent mis en place dans les établissements des grands oraux blancs qui désorganisent déjà une fin d’année dans laquelle il faut caser les épreuves orales de langue, les épreuves de TP pour ceux qui font physique ou SVT, les épreuves relatives à certaines options. À nouveau, cela se fait au détriment des heures de cours.
Se pose donc la question de la pertinence de garder cette épreuve !
Aucune AESH dans des écoles où un quart au moins des élèves ont des DYS et dossier MDPH accepté avec notification d’une nomination d’une AESH pour un élève, qui a 4 DYS… dysorthographie, dysphasie, dyscalculie…
La famille a fait recours et a obtenu gain de cause, ce qui n’arrive pas souvent… Toujours pas d’AESH en vue dans ma classe ; ni pour lui ni pour trois autres élèves, qui ont des dossiers MDPH.
Le premier élève a la chance d’être suivi par sa famille extrêmement à l’écoute et bienveillante ; ce qui n’est pas le cas des trois autres, qui vivent dans une certaine misère sociale…
Au-delà de la maîtrise indispensable des fondamentaux (lire, écrire, compter), l’école doit garantir à chaque élève l’acquisition d’un socle commun de connaissances suffisamment riche et diversifié pour lui permettre de comprendre le monde dans lequel il évolue.
Histoire, géographie, sciences, littérature, philosophie, économie, initiation à la finance, institutions, géopolitique, nouvelles technologies, culture artistique, etc. : tous les élèves devraient bénéficier d’une véritable culture générale, leur donnant les clés de compréhension des grands enjeux historiques, politiques, économiques, scientifiques et sociétaux. Pour autant, ces disciplines ne doivent pas être enseignées de manière cloisonnée, comme autant de domaines indépendants. Elles doivent être articulées et mises en perspective les unes avec les autres, afin de permettre aux élèves de comprendre les interactions entre les phénomènes historiques, scientifiques, économiques, politiques, environnementaux et sociaux. Il s’agit de développer une véritable approche transversale et systémique des connaissances, qui favorise la curiosité, le raisonnement, l’esprit critique et la capacité à appréhender la complexité du monde.
Ce socle doit également permettre aux jeunes de découvrir les différentes disciplines et voies de formation avant de s’orienter progressivement vers des filières d’approfondissement, qu’elles soient générales, technologiques ou professionnelles, sans que cette spécialisation ne se fasse au détriment d’une culture générale solide.
La gestion RH dans l’Éducation nationale, et globalement toute la structure administrative des rectorats sont catastrophiques. N’importe quelle entreprise privée ne tiendrait pas 3 jours avec un fonctionnement similaire.
- Le manque de souplesse dans les mutations des enseignants (suivi de conjoint qui ne se fait pas et qui engendre du célibat géographique alors même que des postes restent vacants dans le lieu d’arrivée…).
- Salaires payés en retard dans plusieurs rectorats pour les nouveaux professeurs qui prennent un nouveau poste (parfois plus de 3 mois !!)
- Étanchéité idéologique stérile entre public et privé alors qu’il pourrait y avoir des échanges mutuellement bénéfiques
- Rôle des inspecteurs
- Formation continue
- Évolution de carrière
- Manque d’instances pour pouvoir écouter des remontées du terrain
- Opacité de l’organisation des rectorats et du rôle de certains pôles (j’en ai rencontré qui m’ont avoué n’avoir aucun budget pour réaliser leur mission à l’échelle du département et donc, ils étaient payés à ne rien faire…)
Agressions sexuelles dans les milieux scolaire, périscolaire et pédocriminalité.
Une étude du ministère de l’Éducation nationale montre que 40 % des élèves de CE2 déclarent avoir été victimes d’une agression sexuelle de diverses natures.
Ce sujet d’ampleur ne semble pas traité avec des propositions concrètes dans une feuille de route opérationnelle.
Dans les écoles privées, personne ne vérifie que les règlements respectent la loi.
L’affaire de Bétharram a montré ce qui peut se passer derrière les murs d’un établissement lorsque personne ne regarde. Elle a révélé les limites du contrôle de l’État sur l’enseignement privé, sous contrat comme hors contrat.
Ce défaut de contrôle commence par les textes. Dans le public, un règlement intérieur contraire à la loi peut être annulé. Dans le privé, il est traité comme un simple contrat commercial : il s’impose à l’élève dès l’inscription, et seule une famille qui oserait aller en justice pourrait le contester.
Or ces règlements contiennent parfois des clauses contraires à la loi : élèves majeurs traités comme des mineurs, contrairement au Code civil ; participation à des activités religieuses présentée comme obligatoire dans des établissements financés par l’État ; données de santé collectées sans confidentialité ; sanctions sans rapport avec la faute.
Les premiers concernés, les élèves, n’ont souvent rien demandé : ce sont leurs parents qui ont signé. Ils subissent ces règles chaque jour, sans pouvoir les discuter et sans autorité vers qui se tourner.
Apprendre à parler, à rédiger, à compter et apprendre ce qu’est la France à travers l’histoire, la littérature, l’art…
Le pilotage des académies et des EPLE, développé depuis 3 décennies, fait de l’évaluation et de l’autonomie l’unique clef de voûte d’un management mal conditionné.
En effet, si ces 2 axes répondent à des exigences et constituent des leviers d’adaptation aux contraintes rencontrées, ils ne sont considérés in fine et du fait de la culture professionnelle des acteurs du système que comme les tenants et l’aboutissement d’une mise en concurrence entre eux empêchant la mutualisation des processus administratifs. Cette situation fait que presque chaque académie, chaque service départemental, chaque EPLE ou circonscription produit régulièrement ses propres documents et procédures…
Les cadres se devant à titre individuel « d’inventer la poudre » alors qu’il serait plus pertinent et productif de devoir simplement adapter une source commune documentaire actualisée à un fonctionnement particulier. Ces temps d’exécution dévolus répétés sont très lourds et prégnants dans les conditions de travail des cadres de l’Éducation nationale…
Cet état de fait les empêche en EPLE et en circonscription de consacrer une grande partie de leur temps de travail à la politique pédagogique et éducative de leur établissement ou de leurs écoles en responsabilité.
Certains élèves en difficulté, parfois du fait d’un handicap, peinent à construire un projet professionnel.
Enseignante en maternelle en milieu rural, je redoute la fermeture de nos petites écoles ou RPI au profit de grosses écoles de 300 élèves dès la maternelle ! Pourquoi ? Payer moins de directeurs ? Les communes veulent garder leur école ouverte. Sans école c’est la mort du village. Il est hors de question d’envoyer nos petits dans des usines à enfants à plus de 30 minutes de route de chez eux.
Il manque de professeurs pour remplacer ceux absents. En face, il y a des professeurs sans affectation et des retraités qui aimeraient continuer à être utiles.
Le gouvernement propose la création de 15 000 places à l’université. Ces places sont uniquement pour la région parisienne. Demande de nombreuses créations de places également pour les masters car trop peu d’étudiants ayant obtenu une licence peuvent poursuivre leurs études en master car très sélectifs et pour certains masters moins de 3 % d’acceptation et en majorité guère plus de 15-20 %
Les élèves sont en manque de repères et comme nous le savons tous, sont en souffrance.
Les élèves n’apprennent pas à se servir de leurs mains. Or avec le développement de l’IA, les métiers qui permettront de mettre en valeur les compétences manuelles seront recherchés. Enfin, nombre de nos citoyens sont en réussite professionnelle grâce à leur savoir-faire. Il faut cesser d’opposer l’intellect et le manuel.
Méthode centralisée de l’enseignement avec les directives pédagogiques de ministres qui n’ont jamais enseigné et qui sont donc totalement déconnectés de la réalité du terrain et des bonnes méthodes d’apprentissage.
Aussi une classe est vivante c’est pourquoi une école se doit d’avoir un socle de compétences mais pour la pédagogie, plus de liberté des enseignants qui connaissent leur classe et qui savent les bonnes méthodes à appliquer.
Moins de contrôleurs, plus de ressources et d’échanges entre professeurs, la recherche de ce qui marche et ce qui élève chaque élève.
L’école est aujourd’hui un moule, un moule à consommateurs, un à citoyen, un moule idéologique à citoyens et ne recherche pas du tout l’épanouissement personnel de chaque élève.
Les classes de niveaux mixtes tirent l’ensemble de la classe vers le bas, PISA en témoigne.
Certains collégiens de 3e s’enfoncent dès le début de l’année dans la difficulté et cela pour de multiples raisons.
Ils en sont souvent conscients et perdus devant cette somme de connaissances qui ne fait que grossir au fil des semaines.
Leur angoisse est amplifiée quand ils entendent qu’il faudra passer par une seconde générale et technologique pour prétendre à se diriger vers une seconde technologique.
Pourquoi ne pas distinguer ces deux types de seconde comme il est fait pour la seconde pro ?
On forme beaucoup trop d’élites techniques dans ce qu’on a tendance à appeler les métiers d’avenir !
Refaire de l’éducation civique à l’école primaire expliquer notre démocratie. Constitution. Respect du drapeau et rappeler la laïcité l’égalité fraternité et libertés sanction pour les gens qui ne votent pas
En lisant des livres de psychologie j’ai appris ce qu’étaient les biais, les techniques de manipulation, les moyens de gouverner les autres, de les influencer etc. … Je suis pas loin de la retraite et pour moi c’est un peu tard. J’ai relu 1984, Le Meilleur des mondes etc. … Ces connaissances sont nécessaires pour nous donner les armes pour vivre en démocratie et prendre nos décisions nous-mêmes.
1. Éducation et jeunesse
Priorité absolue à l’éducation
• Une jeunesse au cœur des priorités : placer la jeunesse, qui représente notre avenir, au centre de l’action nationale.
• Autorité et respect : restaurer l’autorité, la discipline et le respect du corps enseignant au sein de l’école.
• Uniforme scolaire : instituer le port de l’uniforme à l’école.
Maîtrise des fondamentaux et accompagnement
• Suivi personnalisé dès le plus jeune âge : assurer un suivi attentif de la scolarité dès la petite enfance.
• Dispositifs d’aide ciblés : sortir temporairement les élèves en difficulté du rythme classique pour leur offrir un soutien personnalisé, avant de les réinsérer sereinement dans leur classe.
• Priorité aux fondamentaux : privilégier un apprentissage rigoureux de la lecture et de l’écriture, en luttant fermement contre les fautes d’orthographe et les erreurs de syntaxe. Il est indispensable de mettre un livre entre les mains de chaque enfant.
• Soutien pédagogique : renforcer la présence d’aidants et d’assistants pédagogiques au sein des classes, ainsi que l’apprentissage d’une langue étrangère dès le plus jeune âge.
Excellence, ambition et culture
• Éveil culturel : transmettre dès le plus jeune âge le goût de la lecture et l’appétence pour les arts.
• Égalité des chances et ambition : encourager les filles à s’orienter vers toutes les filières (notamment scientifiques) et à croire en leur potentiel, en valorisant leur sérieux et leurs compétences.
• Valorisation des diplômes : redonner aux examens une exigence et une valeur réelles.
• Culture de l’effort : restaurer la culture de l’effort, du mérite et du travail.
Cadre de vie et coéducation
• Coéducation : associer étroitement les parents au suivi scolaire et au parcours de leurs enfants.
• Logement étudiant : garantir l’accès à des logements étudiants sociaux et décents.
Remonter le niveau et la motivation des élèves
L’utilisation du portable en collège
La vétusté des locaux scolaires
Trop d’élèves vont dans les filières générales et technologiques au détriment des filières professionnelles. Le désintérêt pour ces filières est dû à la dévalorisation des débouchés professionnels et également au fait que les élèves préfèrent continuer vers des filières générales et technologiques quand ils ne savent pas vers quelles voies professionnelles précises se diriger. De cette situation, certains élèves se retrouvent au baccalauréat en échec scolaire et peuvent se démotiver définitivement de l’enseignement.
Comment rendre plus attractives les filières professionnelles et amener plus d’élèves dans ces voies pour qu’ils ne soient pas poussés jusqu’au baccalauréat général ?
Trop d’élèves arrivent au niveau du bac avec des acquis pas assez solides et sont ensuite en difficulté en post-bac. Du fait du passage systématique en classe supérieure, le niveau des élèves baisse malgré les lacunes cumulées.
Ainsi au fil des années, le baccalauréat se retrouve donc dévalué et devient un diplôme qui s’acquiert malgré tout assez facilement avec des niveaux d’élèves qui ne cessent de baisser.
Le niveau baisse et continue de baisser, c’est un secret pour personne. Je suis menuisier en atelier depuis 28 ans, les apprentis que l’on a régulièrement à l’atelier n’ont aucun bagage technique, c’est déprimant. Très rares sont ceux à qui l’on peut confier une tâche en confiance, pour la majorité ils sont dangereux pour eux-mêmes aux machines, ne savent pas reconnaître un morceau de sapin d’un morceau de chêne… c’est grave.
Forcément les jeunes en lycée pro sont de génération en génération formés par des profs qui ont de moins en moins de bagage technique.
Problème de recrutement des enseignants dans le secondaire
Baisse dramatique des niveaux scolaires
Manque de moyens décents pour les étudiants
Manque d’enseignants
Pour découvrir le monde et y prendre place, les jeunes ont autant besoin d’apprentissages théoriques que pratiques. L’un ne peut pas aller sans l’autre. Or pour le moment nous réservons les apprentissages pratiques aux filières dites professionnelles. L’école, le collège et le lycée doivent permettre à tous les élèves d’acquérir des habiletés manuelles et des savoir-faire qui développent d’autres types d’intelligence que les matières fondamentales. C’est une question d’équilibre, d’épanouissement, et aussi d’émancipation par rapport aux écrans.
Journées trop concentrées pour les enfants
Affelnet le système entre la troisième et la seconde et entre la seconde et la première.
Personne n’en parle mais c’est pire que Parcoursup.
Le collège unique est une aberration. Ça ne fonctionne plus.
Entendre à longueur de journée les débats sur les revendications légitimes des lycéens, sur Parcoursup… etc., je trouve que l’on ne prend pas la mesure de la pauvreté de notre éducation.
Le délitement de l’Éducation nationale : institution, professeurs et élèves
Problème ou solution ? Avant d’éduquer les enfants, il faudrait déjà éduquer les parents…
L’enfant roi, c’est ridicule ; l’enfant a des droits et des devoirs. Il n’est pas le centre du monde, juste un « petit pion » bien/trop adulé, aimé, choyé.
Nous avons été enfants, quand nous faisions des bêtises, nous étions punis, et nous avons appris à respecter les gens et les choses.
Et commençons par punir les parents qui passent en vélo au feu rouge, avec deux bambins entassés sur le porte-bagages « adapté » !!!
Revoir de fond en comble ce mammouth au budget le plus important de notre pays en ayant en tête de créer des passerelles entre ce monde de l’éducation et le monde du travail.
Sortir de l’enseignement horizontal pour aller vers le vertical, le concret, ce qu’attendent les entreprises.
Mieux orienter l’homme en prenant en compte l’individu et ses qualités pour mieux conjuguer plus tard le SAVOIR et le SAVOIR-ÊTRE. Le produit des deux générera le SAVOIR-FAIRE permettant l’épanouissement de l’homme dans son métier, en famille et pour le progrès de l’entreprise.
Mobiliser notre argent en allouant l’essentiel aux enseignants et en diminuant la part de l’administratif.
+ de 1 200 000 personnes au total pour 850 000 enseignants !
À la connaissance, les personnes qui accompagnent les élèves et étudiants dans le choix de leur orientation n’ont aucune expérience dans le monde de l’entreprise. C’est le cas des professeurs en tout cas.
Bonjour, cela semblera généraliste, court-termiste voire utopique ou simplement inapplicable…
User de toute la ressource humaine disponible en termes d’enseignement
(tels les 3 000 qui attendaient qu’on les appelle le matin depuis la rentrée)
Dégagez du temps d’enseignement gaspillé ou inefficace par les conditions que l’on connaît, en le rendant plus qualitatif, en termes d’apporter, mais aussi en termes de relation.
Cela en réduisant le nombre d’heures en classe.
20 % de temps à l’extérieur :
- Pour les plus jeunes, découverte de leur environnement naturel, culturel, historique et surtout humain, éventuellement du sport, course d’orientation, etc.
- Pour les plus grands, j’ai envie de dire la même chose que les petits…
Au début de la mesure, il faudra le temps d’une génération pour pouvoir faire évoluer cette dernière.
Cela libérera les classes chargées, puisque ces 20 % de temps sont transversaux, donc des classes plus légères.
Pour les lycées, réquisition des bureaux vacants, pour recevoir les élèves le temps des réparations ou dans l’attente de celles-ci.
Revoir le système d’orientation avec toutes les parties, le public comme le privé.
Dans le supérieur, en université, il faut un oral d’entretien, une lettre de motivation, de reconnaissance du cadre enseignant passé, et si possible la preuve par des stages ou autres de son intérêt pour la filière choisie…
Et donc valorisation de la bourse d’études attribuée, si elle est nécessaire.
La volonté et la détermination de l’étudiant sécurisent et justifient l’investissement ainsi alloué.
Création d’école ou d’institut de référence, en partenariat avec les entreprises de toutes tailles, avec la prise en compte de besoins actuels et à venir…
Il faut revoir le système de formation, dans son efficacité et sa vision, sans oublier son contrôle budgétaire…
Vote obligatoire
Prise de connaissance obligatoire du montant de sa prise en charge de la Sécurité sociale, indication en gras des prix, dans les foyers
Test personnalisé obligatoire en au CIO en 2 dernières années du collège. Stage d’observation lycée dans les trois métiers liés à vos tests Trop d’enfants mal orientés
- Beaucoup (trop) de gens qui ne connaissent rien à l’Éducation pensent savoir comment sortir l’école de son marasme. Ce n’est pas parce qu’on a un enfant ou qu’on a fait des études supérieures qu’on est capable d’enseigner à de jeunes enfants et qu’on sait comment ça se passe réellement dans une école.
- Beaucoup (trop) de ministres se sont succédé en très peu de temps et en donnant l’impression d’avoir pour unique objectif de laisser leur nom sur une réforme. Trop de changements, trop de nouveaux programmes : cela a un coût conséquent pour les mairies à cause des changements de manuels de lecture/fichiers, etc. qui doivent correspondre aux nouvelles attentes du ministère.
- Une réforme nationale des rythmes scolaires de 2013 (loi Peillon) rejetée par 95 % des communes qui demandent une dérogation chaque année pour ne pas l’appliquer et qui peut être imposée dans les 5 % des communes restantes. Réforme la plus injuste qui soit pour les enfants. Le mercredi matin étant travaillé, les élèves sont censés bénéficier d’activités périscolaires (ateliers culturels, artistiques ou sportifs) sur le temps libre dégagé sur les journées longues. Ces ateliers sont pris en charge par la mairie, avec une subvention de l’État.
Si la mairie est riche, les ateliers sont intéressants. Si la mairie est en difficulté, les enfants font du coloriage.
- Les enfants ont depuis un rythme plus soutenu que celui de leurs parents. Avant, le mercredi, ils allaient au centre aéré ou restaient à la maison. Il n’y a pas le même besoin d’attention au centre qu’en classe.
- L’école ne peut pas accueillir tous les enfants sans moyens. Certains enfants en situation de handicap ont besoin de structures d’accueil adaptées.
- Vrai problème de RH dans l’Éducation nationale. On ne parle pas de la violence institutionnelle. Aucun respect pour les enseignants.
- Trop de différence de traitement entre 1er et 2nd degré.
- Salaires revalorisés pour les jeunes enseignants mais pas pour les anciens.
J’habite en petite couronne parisienne, mon fils de 4 ans est inscrit à la maternelle publique du secteur (en REP) ; sur 150 enfants, ils sont seulement deux non-racisés. La majorité des enfants de classe moyenne relativement aisée vont dans le privé. Pour se justifier, ces familles qui pratiquent l’évitement scolaire (et qui sont pourtant souvent plutôt de gauche) plaident la difficulté d’obtenir une place dans le privé si l’enfant n’y est pas déjà inscrit en maternelle. Ce manque de mixité dès la maternelle est un scandale scolaire et social.
Nos enfants vont mal
Nos enfants vont mal
Nos enfants sont déprimés et ont peur de l’avenir.
Je suis enseignante en élémentaire. Je constate de très importantes difficultés dans la prise en charge de la dyslexie. On a des élèves que l’on repère dès la fin du CE1 et qui ont un diagnostic de dyslexie et une prise en charge orthophonique qu’au CM2 ! Ils perdent de nombreuses années. Il faudrait des orthophonistes dans les écoles : elles pourraient s’occuper du repérage et les orienter vers des orthophonistes en libéral. En effet, il y a beaucoup d’inégalités dans la rapidité de la prise en charge : certains parents parviennent à avoir des rdv très rapidement et d’autres sont sur liste d’attente. D’autre part, il y a aussi des parents qui obtiennent des prises en charge orthophoniques alors que leur enfant ne présente aucune difficulté scolaire. Enfin, il y a aussi un énorme problème de formation des enseignants. J’ai eu une formation sur la dyslexie au bout de 17 années d’enseignement !
La mise en place des réformes est catastrophique, faisant chaque fois un peu plus la preuve de leur inefficacité et reléguant davantage le classement de la France dans un positionnement peu flatteur concernant les compétences de nos élèves dans les statistiques mondiales. Ces réformes ou mesures sont toujours extrêmement descendantes, très théoriques mais ne se préoccupant jamais de leur mise en place concrète. Parmi les revendications actuelles des lycéens figure la lourdeur des emplois du temps. Mais qui a rendu les emplois du temps infaisables, en multipliant au cours de la dernière réforme des lycées les options, les enseignements de spécialité obligeant les proviseurs lors de la confection des emplois du temps à multiplier les alignements de classes qui sont devenus la règle et rigidifiant les emplois du temps ? De plus, la multiplication des groupes nécessite de multiplier les salles dont le nombre n’est pas extensible, obligeant à placer des cours les mercredis après-midi et samedis matin avec paradoxalement des « trous » tout au long de la semaine. Dans un tout autre domaine, un exemple de mesure dont la réflexion n’est pas aboutie : l’interdiction des téléphones portables dans les établissements scolaires. Tout le monde applaudit des deux mains, mais concrètement, on fait comment ? Si l’on pose la question, on répond : autonomie des établissements ; oui mais lorsque 700, 1 000 ou 2 000 élèves arrivent le matin, on récupère de quelle manière les téléphones ? Et point délicat, comment les restituer en fin de journée ? Ça risque de prendre un peu de temps… On arrête les cours une heure avant ?
Revenir aux anciennes méthodes pour apprendre à lire, écrire, compter et en faire objectif numéro 1
Cesser de brader le bac ou le supprimer au profit de contrôles permanents ou des concours spécifiques à chaque discipline universitaire
Je travaille en EREA (Segpa et lycée pro adapté)
Constat
Incivilités, agressions verbales/physiques, insultes, intimidation, harcèlement (je fais partie du programme pHARe et m’occupe des ambassadeurs autour du harcèlement).
Hélas, ils baignent dans cette société du clash, de la domination…
Nos élèves ont un capital social et culturel très faible.
Notre énergie se dilue dans le monde de TikTok…
Quelles solutions…🤔 ?
Et pas de solutions radicales et improductives telles punitions… ?
Je travaille dans un EREA (établissement régional d’enseignement adapté) accueillant des élèves de SEGPA et de lycée pro adapté avec un internat éducatif.
Le public accueilli a des profils cognitifs et émotionnels devant être en ULIS pro, ITEP ou IME pour certains mais ces structures n’ont pas assez de place et de personnel.
Nous ne sommes PAS un établissement médical mais ça arrange bien du monde de nous les adresser.
En attendant beaucoup de jeunes sont en souffrance : pas assez d’heures d’AESH pour les besoins recensés (70 heures pourvues pour 130 h nécessaires)
Pas de place en SESSAD pour accompagner les jeunes et leurs familles au quotidien (recherche de stage, accès à l’autonomie, soutien psy…) ou une attente de plusieurs mois… différant encore les problèmes (aide à l’éducation, aide pour trouver stage pro…)
La psychologue est là un jour par semaine, l’assistante sociale 1 j 1/2.
L’infirmier est là toute la semaine (victoire).
Nous nous efforçons de développer les compétences psychosociales avec les élèves mais sans cours dédiés c’est sporadique. Nous avançons quand même (je coordonne les interventions avec la CPE) car nous avons un volant d’heures en plus pour piloter ce genre d’interventions… mais la DSDEN nous a fait comprendre que nous étions trop dotés… en faisant valoir que les autres bahuts classiques sont pires…
Toujours cette détestable comparaison par le bas : ne vous plaignez pas c’est pire ailleurs.
Bref, dispo pour en parler !
- Pénurie de profs et démissions en hausse. En cause ? Manque de reconnaissance, manque d’attractivité, burn-out…
= Des cours non assurés et des élèves mis en difficulté dans leur progression.
= Des salles de permanence/d’étude surchargées dans lesquelles le travail individuel et la discipline deviennent ingérables.
= Un manque d’encadrement de ces élèves qui traînent aux alentours des établissements (possible mise en danger de l’élève et/ou faits de délinquance).
= Des parents « empêchés » dans leurs obligations professionnelles ou impactés dans leur budget pour pallier à la garde de leurs enfants.
-> Classes surchargées = difficultés d’apprentissage pour l’élève et pénibilité d’enseignement pour le prof.
Ma curiosité m’a amenée à m’intéresser à l’histoire de la République. Je suis née en 1964. J’ai donc connu le pointage manuel à Pôle emploi au début de ma carrière. Lassée d’entendre toujours parler du chômage de masse depuis que je travaille, je suis partie d’une interrogation un peu naïve : c’était comment avant la République ? Ayant vécu l’échec scolaire, j’ai très peu de connaissances sur l’histoire de la France. Et c’est tant mieux car ma curiosité m’a conduite avec un regard neuf à appréhender cette matière grâce aux archivistes.
Ce que j’ai découvert est bouleversant. J’ai découvert grâce à Régine Pernoud, qu’au Moyen Âge, on travaillait 32 h par semaine, que les femmes étaient considérées. J’ai découvert l’histoire de la Vendée, des persécutions, j’ai appris que Lénine s’était inspiré des colonnes infernales pour faire sa révolution.
J’ai aussi découvert que les enfants étaient instruits, qu’ils savaient lire avant la République dans les campagnes de France, grâce à St-Vincent de Paul. L’école gratuite existait déjà.
Bref, il y a encore bien des choses bouleversantes dont je pourrais parler, comme la repentance de Louis XVI qui demande pardon à son peuple dans son testament, pour ses erreurs et manquements, dus notamment, à ses mauvais conseillers comme Turgot pour la mauvaise gestion des finances.
Enfin, le plus grave, les lettres de Voltaire à ses amis, qui se trahit en exposant sans complexes, son mépris du peuple, des femmes, de ce qui n’était pas dans son sérail.
Quand les archives révèlent ces vérités, c’est assez perturbant.
J’aimerais bien savoir où en est le programme d’histoire à l’école ? Est-ce factuel ou est-ce un narratif tronqué ? Je suis déçue par mes découvertes, par un sentiment de trahison et de duperie. Si nous voulons faire la France de demain, cette France du passé que l’on ridiculise doit pouvoir nous rendre fiers. C’est comme cela que ça se passe dans les grandes démocraties.
Pourquoi les fonctionnaires de l’Éducation nationale ne voient JAMAIS un médecin du travail ?
J’ai été embauchée, il y a 26 ans, après avoir vu un médecin privé délégué par l’Éducation nationale.
Ensuite, aucune visite obligatoire.
Lorsque j’ai participé à la décentralisation des agents de service aux collectivités territoriales, il m’a été remonté le cas de plusieurs agents atteints de graves maladies, dont la tuberculose.
Alors qu’ils étaient quotidiennement en contact avec les enfants, et parfois leur nourriture.
Il en est de même pour les professeurs et les administratifs des établissements scolaires : rien ni personne ne les oblige à voir un médecin.
De toute façon, avec un seul médecin du travail pour tout un département, ils en sont incapables et délèguent à des médecins privés qui nous donnent des rendez-vous quand ils peuvent, c’est-à-dire souvent à plus d’un mois.
Par exemple, j’ai eu une visite pour un renouvellement de congé longue durée 3 mois après la date à laquelle j’aurais dû reprendre (j’avais été prolongée par défaut). Situation ubuesque.
Je croyais que la loi était la même pour tous...
Vraisemblablement pas pas pour l’État lui-même.
Pensons à la santé de nos enfants.
Arrêter l’école inclusive à tout prix.
Oui, tous les enfants ont droit à une éducation.
Mais mettre un élève qui demande une attention particulière ou perturbe sans cesse une classe par son comportement empêche également les autres enfants d’apprendre correctement.
Encore une invention pour fermer les IME et les ITEP, pourtant pourtant plus adaptés à ces enfants à profil très particulier.
Car un professeur (non formé en plus) ne peut assurer correctement un cours dans ces conditions.
C’est une maltraitance pour l’élève handicapé, pour les autres élèves, et pour le professeur.
Malheureusement, il y a une explosion du nombre de ces cas.
Bonsoir
Il y a trop peu de mixité sociale à l’école. Les familles qui ont les moyens choisissent de plus en plus les écoles privées. Cela amplifie la fracture de la société.
Manque de reconnaissance des EPLE qui font réussir leurs élèves.
Ex. mon collège a été classé meilleur collège de l’Occitanie par Le Figaro.
Aucun appel du rectorat
Succinctement, je suis principal et ancien proviseur, ancien professeur de lycée professionnel.
Je partage l’avis comme quoi une bonne partie des formations tertiaires ne débouchent sur aucun métier.
Ne surtout pas faire de vagues…
Tel est le mot d’ordre de l’Éducation nationale.
Il y a plusieurs années (j’espère que cela a changé), j’ai vu des collègues remonter directement au rectorat des situations dans lesquelles des élèves étaient harcelés, puis se faire convoquer par le chef d’établissement « parce qu’il ne fallait pas faire cette démarche ».
Pourtant, elle leur en avait parlé et la réponse était que « c’était normal entre élèves ».
Prendre en compte les (petits) personnels administratifs de l’EN.
Je suis actuellement en « retraite » (j’ai découvert que je touchais une « pension de l’État » ^^), après 25 ans de services.
Après la réussite de mon concours d’adjoint administratif, j’ai été parachutée le 1er septembre dans mon 1er service.
Ensuite, par le jeu des délégations rectorales pour me rapprocher de mon domicile, et les fermetures de poste, j’ai occupé une quinzaine de postes différents : secrétaire à l’inspection académique, au rectorat, au CDES (comité départemental de l’éducation spécialisée) puis à la MDPH (maison des personnes handicapées), dans un CIO, un lycée, des collèges, un lycée professionnel…
J’ai eu également des postes de secrétariat de direction, comptable, de gestion, d’examens…
J’ai eu un poste de gestionnaire (avec la même paie).
Pour TOUS ces postes, tous différents, j’arrivais le 1er septembre, sans formation préalable, et devais prendre immédiatement en main plusieurs logiciels très spécifiques (et très compliqués) quasiment le jour de la rentrée des classes.
Malgré toutes ces compétences, sur mon dernier poste mon traitement était quasiment équivalent à celui des personnels de service payés par la Région à ancienneté égale.
J’ai aussi connu les services du personnel du rectorat, archi-débordés.
Par exemple, 1 seul agent pour gérer tous les professeurs d’un seul département : pour travailler correctement, obligation d’être injoignable par téléphone plusieurs 1/2 journées par semaine.
D’ailleurs le turn-over dans les services RH des rectorats est impressionnant.
Les arrêts maladie également.
En secrétariat de gestion, je me suis fait insulter par des parents qui ne pouvaient payer les cantines et se manifestaient lorsque le recouvrement par huissier était engagé.
Est-ce normal ?
La formation initiale des enseignants a été complètement dégradée.
Elle est actuellement très insuffisante, elle n’est pas à la hauteur des enjeux.
La justification de ces transformations est toujours économique.
La formation continue est en dessous du saupoudrage.
Le nombre d’élèves par classe ne cesse d’augmenter.
Comment individualiser l’enseignement, la pédagogie avec autant d’élèves ?
Le nombre d’élèves par classe ne cesse d’augmenter.
Comment individualiser l’enseignement, la pédagogie avec autant d’élèves ?
Éducation civique : développer la citoyenneté dès l’école afin de former de futurs citoyens plutôt que des consommateurs
D’une manière générale manque de discipline dans les établissements scolaires. Problème aussi de nivellement par le bas.
D’une manière générale manque de discipline dans les établissements scolaires
L’État paie des enseignants-chercheurs dont les axes et travaux de recherche pourraient directement renseigner certaines politiques publiques. Dans le domaine de l’éducation par exemple, pourquoi l’État ne s’appuie-t-il pas suffisamment sur les travaux des chercheurs et connaissances scientifiques pour améliorer les apprentissages scolaires, l’accompagnement des enfants présentant des handicaps, les rythmes scolaires, le développement de compétences socio-émotionnelles… Des recherches scientifiques internationales existent sur de nombreux sujets mais l’État ne s’appuie malheureusement pas sur ces données probantes quand les instances qui lui sont associées formulent des programmes, des préconisations et directives…
Il semblerait que l’argent manque… que nos impôts soient mal utilisés alors que certaines personnes trouvent qu’elles en paient beaucoup… pour toujours moins de service public efficace.
Je travaille comme psychologue à l’Éducation nationale. Nous sommes peu nombreux. Dans mon académie, je suis disponible 1 journée par établissement scolaire avec des missions à la fois de soutien psychologique, de conseillère d’orientation et d’évaluation cognitive pour les élèves en difficulté. Nous ne sommes pas assez nombreux, surtout en vue de la santé mentale des adolescents dont je dois m’occuper. De plus, j’ai de plus en plus d’élèves que je dois être amenée à hospitaliser d’urgence ou à orienter vers des CMPP ou MDA (tous ces sigles)… Il est difficile de gérer les urgences avec toutes les formalités administratives que ça nécessite (auxquelles je n’ai pas été formée).
L’orientation de trop nombreux jeunes vers des formations dont les perspectives d’insertion professionnelle sont limitées – NP sur BFM TV le 21/10/2026
Je souhaite nuancer l’idée selon laquelle « on » orienterait les élèves vers des filières peu « insérantes ». En effet, les équipes éducatives accomplissent un travail considérable d’accompagnement, mais se heurtent à des obstacles institutionnels, territoriaux et familiaux.
Notre système peine à construire une orientation progressive, réellement fondée sur les aptitudes, les acquis, l’engagement des élèves et la connaissance des métiers. Les familles estiment souvent que les choix sont demandés trop tôt. À force de vouloir préserver toutes les possibilités et éviter la frustration, on oublie que choisir, c’est aussi renoncer, et que toute ambition suppose des efforts.
Ainsi, nous constatons qu’un nombre croissant d’élèves s’orientent par défaut sans mesurer l’exigence du travail, de la rigueur et de l’engagement réel pour envisager une poursuite d’études et une insertion professionnelle réussies quel que soit leur choix.
Même lorsque nous parvenons à convaincre d’envisager des séries technologiques ou professionnelles autres que tertiaires, l’éloignement et l’insuffisance des places constituent de nouveaux obstacles.
De plus, l’institution prépare-t-elle suffisamment ses enseignants à accompagner l’insertion professionnelle, à connaître les métiers et les réalités économiques ?
La responsabilité est donc partagée : celle de l’institution, qui doit mieux former, anticiper et organiser l’offre ; celle des familles, qui doivent accepter les réalités de l’orientation et parfois la mobilité ; celle des élèves, qui doivent comprendre que leur réussite dépend aussi de leur engagement.
Les équipes éducatives ne peuvent être tenues seules responsables des conséquences de choix qu’elles ont souvent tenté d’éclairer et de faire évoluer, avec des moyens et des marges de manœuvre limités.
Trop de dénigrement des métiers manuels ou artisanaux
Il faut redonner toute sa place et son rang aux enseignants.
Ils doivent redevenir une autorité.
Il faut arrêter de niveler par le bas.
Tous les étudiants doivent avoir les mêmes chances mais on est tous différents et tout le monde n’est pas fait pour étudier. Et c’est pas grave si on a envisagé les alternatives.
Il faut commencer par la petite enfance car c’est là où tout se joue. Les fondamentaux ne sont pas assez acquis d’où des résultats en baisse dans la poursuite de la scolarité.
Trop de personnels ne respectent plus les programmes, utilisent l’argument du nivellement par le bas pour refuser la moindre action.
Arrêter de donner le bac augmente le niveau
La déresponsabilisation des parents, le manque de travail des élèves, le discrédit sur les enseignants, la faiblesse du niveau scolaire, l’orientation vers des filières non porteuses d’emplois.
Si l’on croit encore à la méritocratie. Qu’un lycéen qui a fourni tous les efforts demandés, qui aurait pu faire plus, qui a mention très bien au bac, soit recalé par Parcoursup parce qu’il habite à La Ferté-Bernard et non pas à Rennes est juste insupportable.
Mettre fin à l’idéologie de la discrimination positive ainsi qu’à toutes ses formes dérivées (REP. REP+…). Catégoriser les élèves à partir de leur appartenance à un groupe social ou culturel plutôt qu’à leur singularité constitue une grave erreur pédagogique, éthique, sociale et politique. Enseigner, c’est difficile quelle que soit l’origine des élèves. Toute approche différentialiste, de marquage a priori entraîne une distanciation voire un enfermement de l’élève sur lui-même, sur son groupe, enfermement critiqué ensuite.
Encadrement et aide en école
Le niveau des élèves a diminué significativement depuis 20-30 ans à cause de nos politiques incompétents. Aussi, l’école ne prépare plus les jeunes au monde dans lequel nous vivons et celui qui est en train d’arriver : nous avons une obligation morale de les préparer au mieux pour tous les défis auxquels ils vont être confrontés à l’avenir.
Pour l’année 2000, le budget de l’éducation nationale était de 100 milliards d’euros, pour 2025 il de 199,2 milliards ; il a donc doublé en 25 ans ; le bilan est-il meilleur ? Entre 2000 et 2025, le nombre d’élèves en France (premier et second degrés) est passé d’environ 12 millions au début des années 2000 à 12,46 millions d’élèves et apprentis à la rentrée 2025, 🧐 Entre 2000 et 2025, le nombre total d’enseignants en France (premier et second degrés confondus) est resté globalement stable autour de 850 000 à 890 000 agents. Mais qu’est-ce qu’on a fait avec le delta de 99,2 milliards d’euros ? C’est là la bonne question ??? 😕😕😕
Problème de l’inadéquation des devoirs.
Je suis pour les devoirs, qui prolongent l’apprentissage à la maison. Cependant, je les trouve de plus en plus inadaptés – sous couvert de tout rendre ludique, toutes les matières demandent désormais de réaliser des illustrations, de fabriquer divers objets plus ou moins en lien avec le thème. Pendant les vacances notamment, au lieu de pouvoir sereinement aborder les devoirs qui permettent de progresser en français, les enfants doivent réaliser un carnet de voyage illustré, une boîte à livres… Le concept pourrait parfois marcher, mais sa systématisation ennuie l’enfant qui n’a pas envie de passer deux heures à faire son devoir, et qui pourrait explorer sa créativité lors d’activités autres, qu’il choisisse et ne soient pas imposées par l’école. Pendant ce temps, les vraies lacunes, elles, ne sont pas adressées.
Il faut arrêter de fustiger Parcoursup qui n’est qu’une plateforme de triage. Parcoursup est simplement le premier mur de réalité qu’un jeune rencontre après des années de scolarités complaisantes. Idem avec les étudiants qui s’offusquent de ne pas avoir de place en master. Le master a toujours été sélectif, cela n’a jamais été un accès de droit !
De nombreuses filières universitaires ne proposent pas de débouchés professionnels en phase avec le marché de l’emploi.
Enseignante en lycée professionnel, je constate que pour une grande majorité de jeunes nés en France et issus de l’immigration, le français n’est pas pas la langue maternelle, au sens où elle n’est pas celle utilisée à la maison. Dans ce contexte, la maîtrise du français reste, pour eux, très approximative, ce qui engendre selon moi toutes les autres difficultés d’apprentissage.
Baisse du niveau scolaire
L’école et notamment Parcoursup sont en totale inadéquation avec les besoins des entreprises
Un enfant n’est pas toujours le même à l’école et… dans un club de foot, par exemple. Replié sur lui-même en classe, inattentif, désintéressé, il peut être vif, enjoué, actif sur un terrain.
Les profs ne connaissent pas leurs élèves à l’extérieur de l’école (collège, lycée) et réciproquement pour les encadrants d’activités extérieures. En conséquence, le profil de l’enfant n’est pas appréhendé dans globalité. Un enfant peut être meilleur ailleurs qu’à l’école… ou peut-être pas, mais en tout cas, il mérite d’être connu dans son ensemble.
Bonjour à tous,
Au lycée, le système des enseignements de spécialité (réforme Blanquer) permet des combinaisons très individualisées, mais il présente quelques faiblesses.
- Un choix précoce et très fin. L’élève choisit ses spécialités à la fin de la seconde, sans y avoir goûté, et peut difficilement corriger son choix ensuite.
- Des parcours déséquilibrés. Certains élèves abandonnent les mathématiques devenues trop pointues pour eux, d’autres les humanités, au risque de se priver de ressources utiles pour la suite de leurs études et de leur vie.
- Une organisation des classes éclatée. Les groupes recomposés selon les combinaisons fragilisent la vie de classe, compliquent les emplois du temps.
- Des distorsions de niveau peuvent apparaître en mathématiques au sein d’une même classe. En terminale, la partie « spécialité maths » est commune à ceux qui se destinent aux classes prépa maths / physiques et à ceux qui auraient besoin de mathématiques plus appliquées (médecine, économie)
Faut-il maintenir cette dernière réforme ou bien plutôt revenir à des classes plus généralistes comme autrefois (maths/physique pour futurs ingénieurs, maths/physique pour médecine et biologie, économie, lettres) ?
Une éducation plus hybride
La France sépare tôt l’intellectuel et le manuel, et hiérarchise l’un au-dessus de l’autre. Êtes-vous prête à rompre avec cette hiérarchie, jusque dans l’orientation et le prestige des filières ?
École et savoirs pratiques
J’ai été scolarisée en Suisse, où cuisine, couture et bricolage étaient enseignés aux filles comme aux garçons, et ces savoirs m’ont servi toute ma vie. Inscririez-vous ces enseignements, obligatoires et mixtes, dans le tronc commun de l’école française ?
Vu la démission de beaucoup de parents due à de nombreux problèmes sociologiques (divorce, violences conjugales, chômage, etc.)
Il faut obligatoirement des éducateurs pour seconder les professeurs afin de faire de l’école un vrai sanctuaire
Les réseaux sociaux, source principale d’échanges et d’information dans notre société, aident peu et de moins en moins à rechercher une vision objective du monde basée sur la rationalité permettant d’accroitre les connaissances et de s’approcher de cette limite idéale que l’on peut appeler vérité ou réalité objective.
Il faut élever les niveaux scolaires. Remettre des cours d’éducation civique et réinstaurer le respect, la laïcité, la discipline. Il faut impliquer les parents dans ces actions, car l’école est là pour enseigner et les parents pour éduquer.
La formation des professeurs des écoles CRPE est totalement décorrélée de l’aptitude à enseigner
Elle se base UNIQUEMENT sur les connaissances dans les matières à enseigner
On sélectionne des forts en maths pour enseigner en classe maternelle
On marche sur la tête
Deux problèmes qui semblent éloignés :
1. La France manque d’une profession indispensable, celle d’orthopédagogue. À mi-chemin entre orthophoniste, psychomotricien et ergothérapeute, il s’engage pour rééduquer les compétences de ceux ayant un handicap invisible et les aider à les mettre en pratique lors d’apprentissage.
2. Le système éducatif propose un dispositif, celui d’AESH, largement limité au sein de son travail et mal payé. Néanmoins, peut-on proposer une professionnalisation exceptionnelle à ceux qui veulent aller plus loin dans leur carrière professionnelle ?
Alors allons-nous suivre les autres pays développés (le Canada, la Belgique) dans la reconnaissance des formations pour cette noble profession (orthopédagogue) ou va-t-on seulement continuer à accorder un soutien limité qui en soi nécessite des formations supplémentaires (AESH) ou plus d’autorité basée sur les nouvelles compétences qui répondent aux besoins de ceux qui en ont besoin de plus ? Va-t-on léguer plus de responsabilité à l’orthophoniste, au psychomotricien et à l’ergothérapeute, alors que ceux-ci ne sont pas directement exposés aux activités scolaires d’un jeune autiste dyslexique ?
C’est compliqué d’apprendre uniquement l’histoire de France métropolitaine,
Dans les Ardennes, le taux de réussite des élèves au DNB est l’un des plus bas de France métropolitaine (80,6 % à la session 2025). Le taux de réussite au bac est également inférieur à la moyenne nationale (77,7 % en bac pro !). Pourtant, chaque année, des postes d’enseignants y sont supprimés, y compris dans le 2nd degré où les effectifs des élèves continuent d’augmenter. Cette situation n’est pas acceptable. Les difficultés spécifiques du département en matière scolaire doivent être prises en compte.
Je suis chercheur en lettres et j’ai enseigné le français ces dernières années en contractuel dans des établissements privés (niveau lycée). J’ai rencontré certains mêmes problèmes que ceux dénoncés dans les établissements publics (et pourtant il s’agissait de lycées de province réputés) : 36 élèves par classe, beaucoup d’aménagements à respecter pour plusieurs d’entre eux et en réalité, la majorité des élèves de la classe avaient des difficultés à suivre : les exercices traditionnels ne leur sont pas accessibles, ni les textes étudiés. Beaucoup d’entre eux se découragent et ne voient pas l’intérêt des cours de français (de la littérature en général, or, au lycée, le programme est beaucoup plus axé sur l’étude des textes et de la littérature, même si depuis plusieurs années les programmes tendent à réintroduire des notions de grammaire censées être acquises au collège).
Pourquoi s’obstiner à enseigner dans un seul et même cours la littérature à des élèves qui ne maîtrisent pas la langue française ?
Il me semble que dans certains pays (comme l’Espagne), il existe des cours de langue (pour apprendre à utiliser sa langue correctement, à l’écrit, à l’oral, etc.) et des cours de littérature. Je ne crois pas qu’il faudrait dispenser les élèves de littérature mais au moins repenser l’enseignement du français et privilégier sa maîtrise linguistique, utile à tous et à toutes par la suite, sans forcément imposer à chacun les cours de français tels qu’ils sont pensés aujourd’hui (c’est très frustrant à la fois en tant qu’enseignant qui aime sa matière, et en tant qu’élève qui est en véritable difficulté linguistique avec sa propre langue et qui ne parvient donc pas à rentrer dans des textes du XIXe siècle – ou pire, des textes du XVIe siècle ou du Moyen Âge comme c’est le programme en 2de !)
Constat : un manque de respect, d’autorité et de dialogue à l’école
L’école doit être un lieu de transmission des connaissances, d’apprentissage du respect et de construction humaine. Pourtant, les classes surchargées rendent parfois difficile l’accompagnement individuel des élèves et dégradent les conditions d’enseignement.
Les enseignants doivent pouvoir exercer leur métier sereinement, sans subir insultes, menaces ou perturbations répétées. Les sanctions ne doivent pas rester théoriques : lorsqu’une règle est enfreinte, une réponse adaptée doit être apportée. À l’inverse, les enseignants doivent également répondre de leurs éventuels manquements professionnels. L’autorité ne doit jamais devenir un droit d’abuser de sa position.
L’école ne peut pas se limiter à transmettre des connaissances. Un professeur doit aussi faire preuve de pédagogie, accompagner les élèves et transmettre des valeurs humaines. De leur côté, les élèves doivent comprendre que leurs droits s’accompagnent de devoirs et que le respect des autres est indispensable à la vie collective.
Enfin, lorsqu’un conflit oppose un élève, sa famille et un enseignant, chacun peut avoir le sentiment de ne pas être entendu. Sans dialogue ni regard extérieur, les incompréhensions risquent de s’aggraver et les décisions d’être vécues comme injustes.
Le TDAH et le trouble de l’opposition sont souvent confondus par les enseignants, qui ne sont pas formés sur ces questions durant l’INSPÉ (plus généralement, l’utilité de l’INSPÉ…). De fait, on applique sur les TDAH des pédagogies non efficientes, parce que le personnel est mal informé. Cela aggrave la pénibilité de chacun.
Parlons inclusion.
Oui, le handicap a sa place à l’école.
À condition de mettre en place de quoi l’accueillir dignement, avec respect.
Un élève handicapé qui a une AESH en pointillé est-il dans de bonnes conditions ?
Une AESH dont le salaire et les formations sont infimes est-elle une bonne accompagnante, malgré son dévouement ?
Un enfant avec un handicap lourd n’est-il pas maltraité quand on lui impose une vie en collectivité dense et des horaires conséquents ?
Tous les handicaps ont-ils leur place à l’école pour leur permettre un réel épanouissement ?
Pourquoi est-on progressivement en train de réduire le nombre d’IME et de structures où l’enfant porteur de handicap est accueilli en fonction de ses besoins (qui peuvent évoluer au fil du temps) ?
Il est urgent de poser ces questions et de regarder aussi ce qui se passe chez nos voisins européens (notamment en Belgique).
Au fil des années, les élèves s’agglutinent dans la filière générale. Ils décrochent leur bac.
Mais ensuite ?
Le bac général amène normalement à la poursuite dans les grandes écoles ou l’université… C’est-à-dire vers des cursus longs.
Or, beaucoup échouent car découvrent tardivement qu’ils souhaiteraient faire autre chose, ou sont venus là sans grande conviction.
Bref, ils découvrent, eux et leurs parents, que malheureusement cela ne leur permettra pas de se construire un avenir.
Il faut réhabiliter l’apprentissage.
L’apprentissage n’est pas la voie de ceux qui ne font rien à l’école.
L’apprentissage peut être une voie d’excellence, de formation efficace, de transmission.
Il faut aider cette filière et non pas réduire les aides allouées.
Selon un rapport de 2023 de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, 40 % des étudiants décohabitants11 sont en situation de pauvreté monétaire. 40 % des futures générations ne peuvent pas débuter leur vie d’adulte dans la pauvreté, ce n’est digne d’une grande nation.
L’étudiant n’est pas un conteneur que vous devez remplir mais un flambeau que vous devez allumer (Albert Einstein).
Suite aux manifestations de samedi qui ont effrayé tout le monde, il me vient à l’esprit une phrase importante. Elle a été pour moi un réel cadeau de « ma fille ». Je mets entre guillemets parce qu’elle est issue d’une banlieue d’Orléans et qu’elle a été placée chez nous en famille d’accueil (violences familiales, elle dealait et volait et aurait terminé avec un couteau dans le ventre ou une balle dans le dos, comme son frère aîné, nous a-t-elle dit).
Lorsqu’elle a pris son « envol » à 20 ans (elle est aujourd’hui patronne d’entreprise) et que je l’ai mariée (à une autre femme), je lui ai demandé ce qu’elle avait appris chez nous. Sa réponse a été sans équivoque et aussi simple que cela :
« On n’a rien sans rien ! »
C’est un message que j’adresse à tous les jeunes à qui on fait croire le contraire. Ce que ni les familles ni l’Éducation nationale n’apprennent à nos enfants !!!
J’ai enseigné pendant vingt-sept ans. Il y a une chose que je n’ai jamais comprise, et que je ne comprends toujours pas : pourquoi l’enseignement professionnel et l’enseignement général se font-ils dans des bâtiments séparés ?
Cette séparation n’a jamais été décidée. Elle a été héritée, puis reconduite de réforme en réforme. En 1959, les centres d’apprentissage deviennent collèges d’enseignement technique. En 1976, ceux-ci deviennent lycées d’enseignement professionnel. En 1985, ils deviennent lycées professionnels — avec, dans le texte, l’objectif de leur conférer une « égale dignité » avec les lycées classiques et technologiques.
Cette formule dit tout. On ne proclame l’égale dignité qu’entre des choses qu’on a décidé de garder séparées.
Ce que la séparation produit, je l’ai vu chaque année. L’orientation n’est pas vécue comme le choix d’une voie, mais comme un départ : on quitte son établissement, ses camarades, parfois sa commune. Les enseignants des deux voies ne se croisent jamais — pas la même salle des professeurs, pas le même bâtiment, pas la même culture professionnelle. Les passerelles existent sur le papier, mais les emprunter suppose de changer d’établissement, ce qui n’est pas un détail à seize ans.
Tant que les murs séparent, aucune campagne de revalorisation ne peut fonctionner. On ne décrète pas l’égale dignité de deux lieux dont l’un est manifestement celui où l’on va quand on n’a pas réussi ailleurs.
La réforme de 2023 l’a prouvé par l’absurde. Un milliard d’euros par an, la gratification des stages, jusqu’à 7 500 euros bruts annuels pour les enseignants, quatre-vingts formations fermées et cent cinquante créées, une demi-journée de découverte des métiers dès la cinquième. Trois axes affichés : le décrochage, l’insertion, l’engagement des enseignants. Pas une mesure sur la séparation.
Six mois après leur diplôme, 40 % des bacheliers professionnels ont un emploi.
Et quand les murs tombent, on s’arrête en chemin. Les lycées polyvalents réunis
Pour les animateurs qui travaillent à la fois dans le préscolaire et les centres aérés sont extrêmement fatigués… Car seulement 5 semaines de congés lorsqu’on bosse avec des enfants, c’est pas assez ! C’est pas un métier de bureau, c’est usant, le bruit, l’attention constante que demandent les enfants. Les gens ne tiennent pas.
Refonder les administrations à partir du terrain
Alors que les effectifs d’enseignants sont régulièrement soumis à des réductions, le poids des structures administratives et la multiplication des fonctions de pilotage et de soutien interrogent.
Nos services publics semblent trop souvent faire porter les efforts sur ceux qui assurent directement leurs missions auprès de la population : enseignants, infirmiers, policiers et bien d’autres.
Il est temps de repenser profondément l’organisation de nos administrations, en donnant la priorité aux moyens humains sur le terrain plutôt qu’à l’accumulation des échelons hiérarchiques, des procédures et des fonctions administratives.
Les solutions doivent partir de ceux qui exercent quotidiennement ces métiers, connaissent les réalités du terrain et subissent les conséquences des décisions prises loin d’eux.
Mettons fin à une gestion excessivement verticale de nos services publics. Refondons nos administrations en partant de la première ligne, et non du sommet.
Remplacement des profs absents
Problème de cohésion sociale, refus de l’autorité
Alors qu’il y avait une bonne dynamique avec la caserne de pompiers, le chef d’établissement du collège a décidé de stopper les classes spéciales incluant la formation pompiers. C’est vraiment dommage qu’une concertation locale ou départementale ne puisse pas prévaloir sur ce type de décision.
À l’école, le vêtement est devenu un terrain de comparaison quotidien. Les marques, les tendances et le prix des tenues créent une pression sociale sur les élèves et une charge pour les familles, en particulier les plus modestes. Cette pression alimente les moqueries et parfois le harcèlement.
L’État consacre pourtant déjà des sommes importantes à la rentrée : l’allocation de rentrée scolaire, versée à plus de cinq millions d’enfants, couvre explicitement les vêtements (de 423 à 462 € par enfant en 2025), sans que ces dépenses soient orientées ni maîtrisées.
En 2024 et 2025, une centaine d’écoles volontaires et une vingtaine de collèges et lycées ont expérimenté une tenue commune. Le rapport d’évaluation publié par le ministère en mai 2026 apporte des enseignements utiles, mais il montre aussi les limites d’une expérience gérée au cas par cas : coût moyen de 180 € par élève avec un réassort parfois à la charge des familles, logistique retombée sur les équipes éducatives, marchés négociés collectivité par collectivité avec des résultats très inégaux, adhésion des familles passée de 59 % à 45 % en un an, et rejet marqué des élèves, notamment au collège. Le rapport confirme aussi qu’une tenue n’a pas d’effet mesurable sur les résultats scolaires, ce qui n’a jamais été son objet. Il note enfin que les élèves associés au choix de la tenue l’acceptent mieux que les autres.
Les territoires d’outre-mer (Antilles, Guyane, Polynésie, Nouvelle-Calédonie) pratiquent déjà une tenue commune depuis des années, sans difficulté particulière.
Tous les problèmes évoqués concernant « l’école » au sens large ne font référence, pour leur immense majorité, qu’à des sujets récurrents : difficultés rencontrées par les enseignants, salaires des enseignants inférieurs à ce qui se pratique dans les pays comparables à la France, rythmes scolaires ne favorisant pas les apprentissages, programmes déconnectés des réalités, niveau des élèves en baisse, etc. Tous ces constats sont vrais et imposent une (réelle) remise à plat de notre système éducatif.
Pour autant, il n’est jamais question des conditions dans lesquelles certains personnels de l’éducation exercent leurs missions. Je veux parler des personnels administratifs. Ils sont très minoritaires en effectifs (trois ou quatre dans chaque collège, une petite dizaine dans chaque lycée – souvent moins), ils œuvrent dans l’ombre et en toute discrétion, ils revendiquent très peu et personne ne sait exactement (ni ne s’intéresse à) ce qu’ils font. Leurs conditions de travail sont structurellement dégradées (outils numériques mal conçus, inadaptés et inopérants, effectifs en tension permanente, heures supplémentaires systématiques et jamais rémunérées). Bref, ils sont invisibles et globalement assez mal considérés (parfois au sein même de leurs établissements) : les oubliés. Quantité négligeable en somme…
Et l’on aborde le fond du problème : la crise des vocations.
De moins en moins de candidats pour occuper ces postes à l’avenir et parmi ceux qui les occupent aujourd’hui, beaucoup font leur possible pour quitter le navire (lequel est en train de sombrer depuis quelque temps d’ailleurs !). Alors que faire ?
L’école peine à préparer efficacement les enfants aux enjeux futurs, alors que la baisse démographique entraîne une diminution mécanique du nombre d’élèves, menaçant la présence scolaire dans certains territoires et fragilisant le modèle éducatif actuel.
Qu’on leur apprenne à lire et à écrire, déjà.
Quels sont pour moi les problèmes de l’école ?
1) L’entrée au collège des enfants qui ne maîtrisent pas les fondamentaux
2) Au collège, la difficulté des enseignants à gérer l’hétérogénéité des élèves
3) L’entrée au lycée général des élèves qui ne maîtrisent pas les acquis du collège avec des classes jusqu’à 32, 34 voire 36.
4) Au lycée professionnel, l’orientation par défaut ou par commodité. Pas assez de PFMP. Revoir les cartes de formation : on forme plus de vendeurs que d’accompagnants à la personne
6) Absentéisme des élèves et des personnels
7) Manque de personnels sur le terrain : PsyEN, assistante sociale, infirmière, médecin scolaire. Ils ne sont présents que 1 à 2 journées par semaine et se partagent sur plusieurs établissements alors que l’orientation et la santé font partie des causes majeures de l’échec scolaire
8) La problématique de l’incompétence chez les personnels titulaires
9) Le rythme scolaire annuel : trop de vacances l’été et pas assez l’hiver
Et l’économie dans tout ça ? En cette période de disette budgétaire, est-ce qu’il ne faudrait pas s’attarder à comment est dépensé l’argent. Est-il fléché, déjà. Est-ce qu’on ne peut pas améliorer le contrôle de ce qui est dépensé pour nos enfants ?
Les enseignants sont confrontés à des injections contradictoires de la part de la hiérarchie directe, qui elle-même doit appliquer des directives qui viennent des instances hiérarchiques encore supérieures, sans se préoccuper de la faisabilité et de la pertinence des mesures énoncées. Les programmes s’inscrivent dans le court terme au gré des changements de ministres alors qu’ils devraient être pensés sur le long terme.
Alors qu’un certain nombre d’enfants arrivent au collège sans maîtriser les savoirs de base en français (lecture, compréhension, orthographe, grammaire) et en mathématiques, il est demandé aux professeurs des écoles d’enseigner une langue étrangère dès la maternelle. Il serait préférable de consacrer ce temps à renforcer les savoirs fondamentaux.
Les enseignants du premier degré doivent aussi consacrer des heures de cours à l’acquisition de compétences qui relèvent plus de l’éducation au sein des familles que des missions de l’école : hygiène dentaire, sécurité routière, habillage… Ceci se fait au détriment de l’enseignement de savoirs fondamentaux.
Les matières scolaires aux collèges ne sont plus du tout adaptées à notre temps et n’ont jamais évolué depuis des décennies.
Nos têtes pensantes ne sont tournées que vers les études supérieures, mais qu’en est-il de ceux qui n’en ont pas les capacités, devons-nous continuer à considérer l’enseignement professionnel comme un dépotoir alors que nos entreprises n’arrivent pas à trouver des ouvriers qualifiés ? C’est une voie aussi noble que les autres études et dont nous avons besoin. Un exemple parmi tant d’autres : j’ai reçu un jour un jeune envoyé par une école qui faisait de l’alternance, il ne voulait plus étudier mais il voulait travailler. Son professeur m’avait dit que pour lui c’était ça ou rien ; je lui ai donc fait visiter nos ateliers et lui ai proposé de retourner à l’école et de venir en alternance se former dans nos ateliers. Il a en définitive été du CAP jusqu’à un BTS en électromécanique et nous l’avons embauché.
Nos entreprises ont besoin de ces formations professionnelles du CAP au BTS et même plus, ce n’est pas un cul-de-sac. Regardons ceux qui ont permis de rebâtir Notre-Dame partiellement détruite par un incendie. Des tailleurs de pierre, des charpentiers, etc.
Je ne dénigre pas ceux qui ont la possibilité de faire des études supérieures mais de dire que l’on peut très bien s’en sortir en empruntant d’autres voies.
La question à se poser : quel devenir va nous apporter l’IA ? Le monde politique sur ce domaine n’en parle pas.
Ce qui me dérange avec l’allocation de rentrée scolaire, c’est qu’elle est versée sans justificatif des dépenses réellement engagées. À titre personnel, je n’ai jamais dépensé plus de 200 € par enfant à chaque rentrée, et certains équipements peuvent être réutilisés par les frères et sœurs.
30 ans comme professeur d’histoire-géographie. Ancien cadre PS. Secrétaire académique SNEP UNSA (enseignement privé). Une volonté de vivre autre chose. J’écoute et veux servir. Sur Brest, souhaite un comité de soutien. (Au regard de votre géographie informatique c’est du retraité). Comment être utile ici ? Mon expertise est sensiblement intéressante. Un peu perdu ici
Au-delà des programmes scolaires hors sol, tout est fait pour ne plus créer d’élite intellectuelle et culturelle.
Quand les études scientifiques ont prouvé l’impact de la pratique musicale sur les performances cognitives et la régulation émotionnelle, rien n’est fait aujourd’hui pour intégrer ces pratiques à la scolarité. Les systèmes européens, canadiens, anglophones déchargent les après-midi au profit des activités sportives et artistiques… Pourtant, les enfants sont plus épanouis, motivés et performants dans leurs résultats.
L’Éducation nationale empêche aujourd’hui des élèves qui ont des talents multiples d’intégrer un collège avec classe à horaires aménagés s’ils ne sont pas du secteur. Résultat : nivellement par le bas dans ces classes, et les élèves qui le méritent n’y ont pas accès. Mais aussi dans les conservatoires, puisqu’on n’offre plus à de potentiels talents les conditions pour mener de front l’enseignement général et spécialisé.
Les conservatoires de musique sont aussi touchés par le pédagogisme, où la transmission « explicite » tend à disparaître au profit d’un apprentissage global non structuré. C’est un désastre.
Aujourd’hui comme hier, ni à l’école primaire, ni au collège, ni au lycée, on enseigne l’histoire de l’art. Je suis convaincu que c’est une grave erreur. En effet, l’histoire de l’art permettrait à un enfant en construction d’être en contact avec le beau et donc de pouvoir l’apprendre, le ressentir, vivre des émotions libératrices.
Le beau, on le respecte.
Par l’histoire de l’art, tous les enfants de France y trouveraient une médiation pour aimer la civilisation et leur pays.
Une formation continue adaptée aux besoins des enseignants
La formation continue des enseignants doit mieux répondre à leurs besoins et s’appuyer sur les avancées récentes de la recherche universitaire et scientifique, en sciences de l’éducation, sciences sociales, sciences et technologies.
Les formations actuelles restent souvent trop superficielles et reposent largement sur des enseignants formateurs, dont l’engagement est précieux, mais qui disposent rarement du temps nécessaire pour approfondir les contenus et assurer une véritable actualisation des connaissances.
Les enseignants expriment le besoin de formations régulières, approfondies, en lien avec les chercheurs et organisées sur le temps de travail. L’objectif est de leur permettre d’actualiser leurs savoirs, de prendre du recul sur leurs pratiques et de renouveler leurs approches pédagogiques à la lumière des connaissances les plus récentes. Cette articulation entre recherche et enseignement est essentielle pour accompagner les évolutions de la société et améliorer les apprentissages des élèves.
Moderniser les outils numériques de l’Éducation nationale et protéger les données des personnels
I-Prof est aujourd’hui un outil vieillissant, peu intuitif, et les nombreuses plateformes de l’Éducation nationale ne permettent pas de centraliser efficacement les informations et les démarches des enseignants. Le numérique, censé simplifier leur quotidien, devient souvent une contrainte supplémentaire.
Les fuites de données ayant touché des personnels de l’Éducation nationale soulèvent également de sérieuses questions sur la sécurité de leurs informations personnelles et professionnelles.
Je propose trois mesures :
Moderniser I-Prof pour le rendre plus simple, plus fonctionnel et mieux adapté aux besoins des enseignants.
Créer un portail professionnel unique regroupant les informations de carrière, les mutations, les affectations, les formations et les démarches RH, afin de simplifier les procédures et d’éviter les doublons.
Renforcer la protection des données par des contrôles de sécurité réguliers, une meilleure maîtrise des accès et une information rapide des personnels en cas de fuite.
Les outils numériques doivent être au service des enseignants, leur faire gagner du temps et garantir la confidentialité de leurs données. Il est temps de partir des besoins réels des personnels plutôt que de leur imposer des outils dispersés et peu adaptés.
- Le contrôle des connaissances permettant de décerner des diplômes est remplacé par un contrôle des compétences. Le concept de connaissances devient secondaire à l’université. En deuxième ou troisième année de licence, on ne cherchera plus à savoir si un étudiant connait l’électromagnétisme, la relativité d’Einstein ou la biologie cellulaire, ce qu’il sait de la littérature moderne, de la civilisation américaine, ou de la philosophie allemande, on évaluera ses compétences. Ce qui supprime de fait la notion de formations fondamentales pour que ne restent plus que des formations concrètement professionnalisantes. Dans l’université française, ou du moins en dehors de quelques rares établissements désignés comme « d’excellence », les sciences fondamentales, les lettres classiques ou modernes, l’histoire, la philosophie, n’ont plus véritablement droit de cité ou se retrouvent en grande difficulté pour satisfaire les exigences ministérielles. Dès lors l’enseignement universitaire ne forme plus les enfants de la nation pour qu’ils deviennent des citoyens libres de penser par eux-mêmes, aptes à juger, à voter sans être sous influence, à se sentir bien dans leur être social et professionnel. Et, tout aussi grave, l’aptitude à générer des idées nouvelles, à créer, sera limitée à une toute petite partie de la population, ce qui est une catastrophe pour notre pays.
À l’université :
Jusqu’à la réforme Bayrou (1996), réforme sans moyens, le volume annuel de l’enseignement à l’université de bac + 1 à bac + 4 était de 550 heures. À partir de 1996, les étudiants n’ont plus que 500 heures par an, alors qu’il est demandé aux universités d’accueillir des étudiants plus nombreux, d’une beaucoup plus grande diversité et donc d’un niveau de préparation moins adapté et plus faible en moyenne. Les étudiants ne sont pas moins bons intrinsèquement, mais ils ont besoin d’un encadrement et d’un accompagnement plus soutenus.
Depuis cette réforme, et avec toutes les suivantes, ce qui s’est renforcé, les universités sont contraintes de proposer des choix de multiples options, à coût constant, ce qui impose de mettre des unités d’enseignement en commun à plusieurs licences. Les conséquences négatives sont multiples : ces unités d’enseignement sont souvent inadaptées à la culture et aux connaissances de nombreux étudiants, formant une population de plus en plus hétérogène, les emplois du temps sont très compliqués à mettre en place, le nombre des groupes d’étudiants aux cursus différenciés est de plus en plus important, générant de grosses difficultés pour trouver les salles de cours, dans des locaux, devenus insuffisants. La pire des conséquences est que cela développe une perception de l’université comme un lieu qui propose des services, où l’on choisit ses unités d’enseignement pour construire un diplôme, comme on choisit ses produits de consommation dans les rayons d’un supermarché.
Comment mieux apprendre en classe et s’investir ?
Mieux associer les parents d’élèves à l’école.
Je suis enseignante depuis 33 ans et je suis décidée à démissionner car je ne supporte plus ce que cette institution nous fait subir. J’ai demandé une rupture conventionnelle qui m’a été refusée, je ne vois que cette solution pour partir et me lancer dans une autre vie plus sereine. J’ai un projet que j’ai envie de lancer. J’attends que les conditions financières soient réunies… bientôt je l’espère et je PARS ! Je ne veux plus participer à ce désastre vers lequel on court dans ce ministère. Je n’y crois plus et c’est gravissime.
La crise actuelle de l’école (qui est actuelle depuis déjà pas mal de temps) a un impact majeur sur notre société car elle est une crise de l’une des principales promesses républicaines : l’égalité des chances, la possibilité de s’émanciper par l’éducation et les apprentissages et la reconnaissance du mérite qui est censé déterminer ensuite l’accès à une position sociale.
Cette promesse n’est plus tenue. En effet, l’école est incapable de réduire les inégalités de départ et au contraire elle les renforce.
Dans ces conditions biaisées, comment accepter ensuite que l’école et les diplômes qu’elle délivre demeurent légitimes pour déterminer la position sociale ?
Une part importante de la population et des jeunes réalise qu’il y a maldonne et qu’ils sont « victimes » d’une sélection où les dés sont pipés.
D’où beaucoup de colère et de frustration et aussi de perte de crédibilité, de légitimité et in fine d’autorité pour l’institution scolaire et le monde enseignant.
Si l’on veut restaurer la confiance et l’adhésion dans l’école, il faut à nouveau qu’elle tienne sa promesse républicaine. L’école républicaine est un service public et son public ce sont les élèves. Si elle ne réussit pas à jouer le rôle d’ascenseur social, elle perd la confiance des élèves et de leurs parents qui en viennent à se demander si cela vaut le coup de jouer le jeu de la sélection scolaire.
Le niveau des élèves infirmiers est catastrophique.
Je souhaiterais revenir à l’école primaire et maternelle d’avant ce périscolaire
qui commence à 15 h deux fois par semaine et qui a apporté beaucoup de problèmes.
Je souhaite une institutrice pour les enfants du matin jusqu’à 16 h 30.
Et le mercredi matin pour se reposer.
Au lieu de faire revenir l’institutrice une matinée pour qu’elle fasse ses heures.
D’ailleurs des villes de banlieue (Montreuil, …) ont gardé l’école d’avant.
Merci pour votre compréhension ;
Problème de parentalité et d’éducation des enfants
Dans les écoles, l’inclusion a tout ravagé.
Des enfants qui ont besoin de soins, d’AESH et qui ont de graves pathologies sont dans les classes.
Résultat : les autres enfants se prennent des coups, ont peur de venir à l’école.
Et les instits prennent des arrêts maladie, de plus en plus, pas parce qu’ils ne veulent plus travailler, mais parce qu’ils ne veulent plus travailler dans ces conditions.
Une force de travail à l’arrêt !
La sémantique de l’Éducation nationale n’atteint-elle pas ses limites ?
Le sens unique de la transmission des savoirs.
L'allocation de rentrée scolaire pourrait être plus optimisée.
Trop d'élèves décrochent dès l'école élémentaire. L'apprentissage des fondamentaux n'est plus assuré, sous couvert de laisser l'enfant découvrir par lui-même les notions à connaître.
Les réformes successives des bacs pro ont provoqué une perte massive d’heures d’enseignements généraux. Ces jeunes sont pénalisés dans leur poursuite d’études.
Les jeunes bacheliers se plaignent de ne pas obtenir une place en formation post-bac, car il n’y a pas assez de places.
L’école doit permettre aux jeunes de choisir leur avenir et devenir des citoyens à part entière.
Il faut en finir avec « l’école est là pour former des élites », car ce discours laisse de côté tous les « moins bons », toutes les filières sont dignes d’intérêt.
Les jeunes ne doivent pas subir leur orientation, mais la choisir. Il faut cesser d’associer les bons résultats aux « grandes études » et revaloriser les filières professionnelles, et motiver les élèves à réussir leur avenir plutôt que de les laisser sur le bord de la route dès le collège.
Mais il faut aussi se poser la question sur la baisse du niveau, dès l’école primaire, et qui voit arriver des élèves qui savent à peine lire et écrire en 6ᵉ.
Et ne pas faire l’autruche vis-à-vis des réseaux sociaux, plutôt que les interdire, que l’école leur apprenne à les utiliser, à les relativiser et à s’en protéger.
Un tel déplacement des problématiques court à notre déclin :
Un enfant de 14 ans tire sur deux adultes au sein d’un lieu d’enseignement et quelle est la question soulevée :
Les portiques de sécurité.
Réveillons-nous, agissons, protégeons nos enfants, y compris ceux qui prennent des armes.
Restaurons l’autorité, pas celle qui casse, celle qui construit.
Victor Hugo en son temps le pensait bien : emplir des têtes et non des prisons
L'arrivée simultanée de Parcoursup et du « bac Blanquer » a créé un mélange explosif, catastrophique à la fois pour les élèves et pour les enseignants du supérieur.
Ces derniers doivent en effet classer des dizaines de milliers de candidatures, pour seulement quelques dizaines ou centaines de places. Un candidat excellent sera ainsi « sélectionné » 10 fois dans 10 établissements différents ; à l'échelle d'un million de candidats, cela devient ingérable.
L'évaluation ne peut, en outre, se faire sur des critères simples et transparents, étant donné la multiplicité des profils. Comment comparer une spécialité maths/SVT et une spécialité physique/philo pour une licence de géologie, par exemple ? Les lycéens se plaignent à raison de l'opacité du processus, mais elle est inévitable dans ce contexte.
De plus, cette variabilité des options suivies par les lycéens crée des promotions très hétérogènes en licence, ce qui complexifie énormément les enseignements. Tout cela est parfaitement absurde et inefficient.
Du côté des élèves, construire son propre parcours est très rarement un facteur d'émancipation et d'épanouissement, mais bien plus souvent une source de stress. Le problème, selon moi, n'est pas tant la sélection que l'incertitude qu'elle génère. Se mettre dans une filière (S, ES, L) dès la classe de première préorientait les élèves, mais n'entretenait pas durant deux ans des espoirs finalement déçus, générateurs de frustrations et d'angoisses.
Les lycées publics dépensent des sommes faramineuses auprès des Gafam pour des licences de logiciels étrangers.
Revalorisation des salaires des enseignants de maternelle et primaire…
Le travail avec un groupe d’enfants est épuisant... Tous les parents le savent... Les animateurs périscolaires ont besoin de vacances au même titre que les enseignants... Ces métiers sont très intenses et demandent du travail personnel en dehors de nos horaires... Parce que le bien-être d’un enfant à besoin particulier est important parce qu’on veut être plus à la hauteur on lit on se renseigne on cherche de nouveaux outils ou activités. On n’en demande pas des salaires de cadre, juste un salaire de base permettant de vivre correctement
La survalorisation des matières (maths, physique) utilisée dans une logique de triage et de classement qui contamine les esprits (profs, élèves) avec l’idée d’une hiérarchie entre différents niveaux d’intelligence (ou d’aptitude) qui impacte l’accès à des filières sans qu’il y ait de lien :
Ainsi, maths physique est un marqueur d’aptitude supérieur qui ouvre toutes les portes.
Cela pose un autre problème : cela dévalue et disqualifie les autres types d’intelligence.
La précarité des animateurs périscolaires qui ont un métier passionnant mais qui ne peuvent pas en vivre… Ainsi que la dégradation des conditions de travail… Liée en partie à un manque d’effectif dû à un désintérêt des jeunes pour ce métier trop précaire.
Il est tentant de voir les élèves comme étant le problème : manque de respect, de goût pour l’effort, manque de travail.
Il y a une part de vrai mais est-ce une cause racine (à traiter) ou plutôt la conséquence que l’école est profondément inadaptée à la transmission : ce qu’elle propose ne peut que décourager et exclure une grande partie des élèves. L’école est comme un travail de bureau idiot où on joue la même pièce qui se répète : le prof parle, les élèves notent, plus tard on recrache tout cela dans un contrôle, c’est oublié et au suivant.
Les programmes obèses imposent une cadence d’usine qui épuise les profs les plus motivés et anesthésie le goût de l’apprentissage.
L’inflation des programmes est contre-productive, sinon pour faire émerger une petite élite et apprendre aux autres qu’ils ne sont pas à la hauteur (ce qui est une fabrique à exclusion et à ressentiment) : même les bons élèves font de l’abattage au lieu de comprendre et d’apprendre.
Résultat : des horaires chargés, survalorisant le concept, mais surtout tous ces savoirs s’évaporent au fur et à mesure. C’est une longue suite de corvées pour les plus dociles qui vont jusqu’au bac : on est loin d’un processus d’apprentissage, mais dans un simulacre mécanique qui dénature aussi le goût de l’effort et dévalue le savoir.
La présence de l’Éducation nationale au sein des équipes pluridisciplinaires d’évaluation du handicap de la MDPH limite l’accès au droit à la compensation en se concentrant uniquement sur les moyens disponibles plutôt que sur les besoins réels. Bridage des aides et des compensations : ex les AESH, les doubles notifications. La reconnaissance de handicap d’un enfant est trop orientée accès aux apprentissages.
L’Éducation nationale doit être réformée. Pas les Établissements scolaires avec leurs personnels et professeurs mais cette entité qui est très complexe et qui consomme quelque 65 milliards (si ce n’était pas le cas les bâtis seraient corrects) et qui abrite des fonctionnaires qui ne servent pas à grand-chose… Il faut que les programmes éducatifs soient réalisés par les professeurs (un pool d’enseignants) eux-mêmes… Il faut les envoyer en formation en Lettonie (je crois que ce sont les premiers au classement PISA) en tout cas il leur faut des formations dans les pays qui savent mieux faire que nous et qui ont de bien meilleurs résultats que nous… Et quand enfin on aura ces différents programmes il faut les uniformiser et les faire appliquer dans chaque établissement.
Il faut aussi restreindre les périodes de congés dans l’année et mieux répartir les horaires dans une journée… L’impact de cette mesure (congés) fera faire des économies aux parents (garderie, nounous, etc.), permettra de ne pas avoir les élèves dans la rue…
Il faut aussi instaurer une heure de smartphone par semaine avec un programme qui permet d’expliquer les réseaux sociaux, les impacts sur leurs vies, les dangers, leur inculquer également de fortes notions de RGPD (toujours en lien avec le smartphone), de sécurité informatique (gestion des mots de passe, explications de phishing, hacking, etc. Leur expliquer l’IA… Les impacts environnementaux de ces IA… etc. Les explications sur le CO2 d’un SMS, d’un Insta, Facebook ou autre TikTok etc.
Mauvaise répartition du budget de l’Éducation nationale
Selon moi, ce qui gangrène notre pays, dans le cadre de l’éducation mais aussi de manière générale, c’est que notre système de solidarité, qui fait la grandeur de la France, n’est soumis à aucune condition. Les droits ne sont corrélés à aucun devoir, ce qui crée un sentiment d’impunité, de l’ingratitude, des incivilités innombrables… Il faut établir une vraie méritocratie : aider les plus vulnérables, garantir l’égalité des chances ; mais soumettre les droits et les services à des conditions réellement appliquées. Nous sommes en train de fabriquer des générations de gens inaptes à vivre en société, supporter la frustration, éprouver de l’empathie.
Le lycée général n'est pas adapté à la grande majorité des élèves. Il faut revaloriser le baccalauréat et la voie professionnelle et cesser de maltraiter des générations entières de jeunes sous couvert de bienveillance, en les forçant à vivre l'échec pendant des heures chaque jour, tout en leur faisant miroiter des études supérieures puisque, en dépit d'un niveau catastrophique, 95 % d'entre eux auront le bac. L'école secondaire est devenue une immense garderie hypocrite et perverse qui détruit la jeunesse intellectuellement et psychiquement.
Nécessité de penser un système éducatif et ses filières en cohérence avec le marché du travail en tenant compte de l’IA et de son impact sur l’activité humaine.
L’éducation devrait être la priorité 1 de notre société. Les professeurs sont sous-payés, la profession n’est plus reconnue, n’est plus respectée. Les profs les moins expérimentés sont envoyés en banlieue.
1. Instruction : l’école s’éloigne de sa mission première de transmission des savoirs fondamentaux, de la culture française, de l’esprit critique et des valeurs républicaines. Les lacunes accumulées compromettent la suite des apprentissages.
2. Uniformisation : la réussite reste trop souvent mesurée à l’aune des seules performances académiques. Les aptitudes manuelles, sportives, artistiques, relationnelles et pratiques ne bénéficient pas d’une reconnaissance équivalente.
3. Épanouissement : sport, musique, théâtre, arts et projets collectifs demeurent trop périphériques. Les moyens d’y accéder varient selon les établissements, les territoires et les revenus familiaux.
4. Mérite et solidarité : l’effort, les progrès personnels, la persévérance, le bénévolat et l’entraide entre élèves sont insuffisamment valorisés. La compétition scolaire peut masquer d’autres formes d’excellence.
5. Autorité et climat scolaire : le respect des règles, des enseignants et des camarades est fragilisé. Harcèlement, violences et décrochage entravent l’instruction et la confiance.
6. Autonomie : trop de jeunes quittent l’école sans maîtriser budget, démarches administratives, alimentation, premiers secours ni les responsabilités civiques de la vie quotidienne.
7. Handicap : les TND et autres handicaps restent mal compris. Faute de formation, de moyens et d’aménagements effectifs, des élèves sont pénalisés pour des difficultés qu’ils ne choisissent pas.
8. Égalité des chances : origines sociales, disparités territoriales et orientations précoces limitent l’accès aux disciplines, aux équipements, aux formations et aux secondes chances.
9. Cohésion nationale : les jeunes disposent de trop peu d’occasions de partager une expérience exigeante de brassage social, de discipline, de service collectif, de préparation militaire et de citoyenneté.
Groupes de niveau : solution miracle ?
Certainement pas, loin s’en faut, cela peut être au contraire sous-productif. C’est mon expérience professionnelle de terrain qui s’exprime dans cette analyse, en ayant mis en application cette organisation pédagogique au sein d’un des collèges que j’ai dirigés. Cette organisation, pas vraiment justement !
Certes, ces groupes permettent aux enseignants de mieux gérer l’hétérogénéité dans les classes puisque chaque groupe tient compte du niveau, même s’il persiste de l’hétérogénéité au sein de chacun.
Mais pourquoi sous-productif ?
Enfermer des élèves, toute une année scolaire, dans un groupe lié à leur niveau dans une discipline scolaire, c’est pour eux un manque de repères. Ils ne « naviguent » qu’entre « élèves moyens » ou « élèves en difficulté ». Cet enfermement peut créer des « décrocheurs » et donc être à l’origine de problèmes de discipline pour les enseignants.
Je ne parle pas des « bons élèves » car il n’y a pas de soucis à se faire pour eux à condition de les « alimenter » suffisamment et les faire progresser encore et encore. Ils sont très autonomes et s’adaptent quelle que soit l’organisation, à la seule condition de ne pas les laisser s’ennuyer au risque de les voir rejoindre le groupe des « décrocheurs » avec toutes les conséquences que vous savez. Il vaut donc mieux les rassembler et toujours « tirer vers le haut » car il n’est pas interdit à un bon élève de devenir un « très bon élève » !
Et les autres, me direz-vous, les « moyens », les « en difficulté » ? Il faut leur ouvrir des portes, ne pas les enfermer sur eux-mêmes, faire en sorte que les groupes puissent être perméables.
Comment ?
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