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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 389

Restaurer l'autorité des enseignants

Depuis Indre-et-Loire (37) · 4 octobre

7 solutions proposées

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Solution n° 816Préférée des inscritsNiveau : État

Partager et faire accepter aux parents et aux élèves une charte des droits et obligations des élèves. Et prévoir pour chaque obligation non respectée des échelles de sanctions et s’y tenir (proviseur et enseignants).
Pourquoi ne pas récompenser en fin d’année ou de trimestre/ semestre une classe qui se serait bien comportée dans toutes les matières par une sortie (musée, théâtre, ferme, entreprise, découverte d une ville…)

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 5 octobre
Solution n° 797Niveau : État

il faut que cela soit un travail d'équipe entre enseignants, direction de l'école, les familles et pas seulement quand il y a des problèmes. Après le souci, est qu'il y a beaucoup de parents démissionnaires . Il faut assurer la sécurité des enseignants et surtout mieux les rémunérer

Depuis Val-d'Oise (95) · 5 octobre
Solution n° 817

Partager et faire accepter aux parents et aux élèves une charte des droits et obligations des élèves. Et prévoir pour chaque obligation non respectée des échelles de sanctions et s’y tenir (proviseur et enseignants).
Pourquoi ne pas récompenser en fin d’année ou de trimestre/ semestre une classe qui se serait bien comportée dans toutes les matières par une sortie (musée, théâtre, ferme, entreprise, découverte d une ville…)

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 5 octobre
Solution n° 935Niveau : État

C'est un sujet très compliqué, car l'autorité des personnels éducatifs est l'ombre portée de celle des familles, de la société et, plus généralement, de l'État. Je dirais que si c'est logique pour l'État et les familles, alors cela le sera comme une évidence pour la société et les personnels éducatifs. Il ne faut pas inverser les « responsabilités » : l'école ne peut pas tout, et en particulier combler les lacunes des parents et d'une société en déliquescence qui a tourné le dos à l'autorité. Nous souffrons collectivement et individuellement d'un manque de verticalité ! Peut-être aussi d'une mauvaise interprétation du concept d'autorité (cf. M. Serres, remarquable dans une vidéo accessible sur YouTube).

Je ne crois pas aux chartes qui n'engagent que ceux qui y croient. Nous avons multiplié les chartes dans nos institutions publiques sans que cela change quoi que ce soit. Les sanctions existent, mais elles sont contestées, y compris devant la justice, par les familles ! Et puis on confond les obligations scolaire et d'instruction. L'école n'est pas obligatoire, mais l'instruction, oui. Il faut faire comprendre que pouvoir être en cours, avec ses camarades, etc., c'est un droit et non un devoir. J'entends les jeunes dire que le confinement les a privés de quelque chose : banco ! Si c'est une chance d'être en cours, on la préserve. Là, il va falloir avoir un dialogue plus clair avec les familles et la société. Je comprends bien qu'on préfère garder les enfants à l'école quand on est parent... Alors qu'ils fassent preuve... d'autorité. Lorsqu'un conseil de discipline renvoie un élève, l'institution oblige les établissements voisins à le prendre en charge... où, d'ailleurs, rien n'est réglé pour cet élève. Ne faudrait-il pas revenir sur cette pratique ?

Depuis Indre-et-Loire (37) · 5 octobre
Solution n° 2382Niveau : État

Revoir les sanctions : certains comportements sont inadmissibles et les enseignants n'ont que très peu de réponses. Mon épouse, enseignante en CE1, s'est fait traiter de « pute » par un enfant de 7 ans qui a ajouté : « De toute façon, tu ne peux rien me faire. » Les parents de l'élève ont soutenu leur enfant et la hiérarchie a été absente !

Mettre le bien-être de l'élève au centre de tout a une limite qu'il faut clairement redessiner. Les enseignants aussi ont droit à leur bien-être !

Depuis Alpes-de-Haute-Provence (04) · 7 octobre
Solution n° 2825Niveau : État

Je ne crois pas non plus qu une charte puisse régler cette question, ni qu il faille jouer le jeu de la carotte et du bâton.
Je comprends la difficulté des professeurs vis à vis de l autorité.
Il doivent voir cependant qu ils ne sont pas les seuls à y être confrontés. C'est devenu un lot commun à beaucoup d institutions et c'est une tendance de fond de la société. Toutes les autorités sont challengées. On peut le déplorer mais il faut surtout accepter cette réalité pour pouvoir ensuite l affronter au lieu d espérer la faire disparaître ou espérer que d autres règlent le problème.
En réponse, je ne crois qu il faille demander à d autres de régler le problème. Il appartient aussi au corps enseignant de faire son analyse, de se remettre en question et de trouver en lui-même ce qu il peut et doit faire dans la société actuelle pour re conquérir son autorité ou du moins comment affronter au quotidien ce challenge de son autorité dans la société d aujourd'hui avec des jeunes qui sont différents des générations précédentes. C'est tout à fait possible. Certains professeurs le font très bien. Les élèves leur reconnaissent l autorité. Je crois même que l enseignant a toujours a priori une position d autorité et une légitimité. En revanche elle doit effectivement être confortée régulièrement dans l exercice du métier.
La formation initiale et continue des enseignants est elle suffisamment axée sur cette question pour faire face à l évolution de la société ? Cela pourrait être une priorité.
Parallèlement, il faut baisser le nombre d élèves par classe. Je crois que tout le monde est d accord là dessus.
Enfin, tous les élèves ne réussissent pas à rentrer dans le moule scolaire très daté alors que 80% d une classe d âge va jusqu'au bac et que globalement les élèves savent que s ils n y arrivent pas ils seront relégués et dévaloriser. Je suis pour une évolution forte dès le collège pour élargir le champ des filières et proposer une pluralité de moules scolaires. Cela renvoie aussi à la revalorisation des filières professionnelles (autre fil de discussion) qui est indispensable pour ré industrialiser le pays et réduire notre dépendance.

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 8 octobre
Solution n° 3578Niveau : État

Je pense que cette question touche à la fois :

1 - Au soutien indéfectible, par l'État, des professeurs agressés, avec une comparution immédiate devant les tribunaux des parents agresseurs : 0 tolérance, avec condamnation à des travaux d'intérêt général a minima, car tous les parents ne sont pas solvables.

2 - Au suivi psychologique obligatoire des élèves perturbés et/ou violents (cela implique le recrutement de psychologues scolaires ou l'intervention d'autres spécialistes formés à ces sujets). Format de ce suivi à définir. Identification, dans ce cadre, des addictions (l'école a aussi un rôle de prévention à jouer sur ce plan).

3 - Au respect des enseignements dispensés. Il ne peut être toléré la moindre immixtion sur ce plan. Il faut être très ferme, tant à l'égard des élèves que des parents.

4 - À la question de la confiance accordée à l'école dans sa capacité à donner de réelles perspectives de travail et d'évolution à ces futurs adultes. Il faut donc avoir une action d'information régulière sur les progrès des élèves, mais aussi une capacité à créer des filières porteuses d'avenir en informant sur leur existence.

L'école doit être porteuse d'espoir.

Depuis Val-d'Oise (95) · 9 octobre

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