Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 67

Comment restaurer à l’école une culture du respect, de la responsabilité et du collectif, en réaffirmant le rôle complémentaire des élèves, des parents et des enseignants ?

À l’école, le respect de l’autre semble progressivement s’éroder : harcèlement en ligne, insultes entre élèves, manque de respect envers les enseignants et difficultés à faire respecter les règles. Parallèlement, certains parents semblent déléguer une part croissante de l’éducation de leurs enfants à l’école, tandis que les comportements individualistes prennent davantage de place au détriment du sens du collectif.

Depuis Oise (60) · 4 octobre

43 solutions proposées

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Solution n° 293Préférée des inscritsNiveau : État

Moins d'élèves par classe permettrait une ambiance de travail plus sereine.
Une meilleure formation et une meilleure rémunération des professeurs rendraient le métier plus attractif et respecté.
Et ne pas donner trop de pouvoir aux parents dans l'établissement. Ce doivent être l'institution et les pédagogues qui déterminent les règles de l'établissement, ainsi que l'orientation des élèves.
Les parents doivent être des partenaires de l'équipe éducative, responsables de l'éducation de leurs enfants, quand l'école devrait se concentrer sur leur instruction.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 4 octobre
Solution n° 673Niveau : État

Former les enseignants pendant un an au moins dans une école formatrice et que dans le discours de l enseignement soit mis en avant l idée de l exigence à tous les points de vue. De son travail personnel et du travail fait et rendu par les enfants. De l organisation. Pas d à peu près. La place de l enfant doit être revue à savoir, un enfant à besoin d un cadre bienveillant mais ferme et rassurant. C est dans une école d enseignant que l on fait comprendre aux futurs professeurs que psychologiquement un élève qui se sent bien encadré (avec bienveillance toujours mais avec rigueur) fera des progrès et trouvera des repères personnels.
L école doit redevenir un sanctuaire et les parents n ont pas à y rentrer de façon intempestive sans convocation ou rendez-vous.
L école doit redevenir un lieu pour l enfant coupé du tumulte de l extérieur.
Il faut également sortir les centres de loisirs de l école car les enfants necomprennent plus la différence entre être un élève et être un enfant.
Diminuer le nombre d élèves par classe. 15 en CP et ce1 comme en zone d éducation prioritaire, puis 16 en Ce2 puis 18 en cm1 et cm2 et pas plus de 22 dans la suite de la scolarité. Un effectif peu élevé permet de créer une cohésion de groupe et baisse l agressivité. Même les enseignants se sent iraient plus impliqués. C est une évidence.
Je suis enseignante en classe de ce1 avec 13 élèves et je n ai plus d agressivité dans mes classes car les enfants sont en relation privilégiée et chaque situation difficile se règle rapidement car je suis du coup très présente.

Depuis Seine-Saint-Denis (93) · 4 octobre
Solution n° 68Niveau : État

À l’entrée dans l’établissement, chaque élève et chaque parent signerait une charte de responsabilité.
Cette charte définirait clairement :
- les droits de chacun ;
- les comportements attendus des élèves ;
- les comportements attendus des parents ;
- les règles de respect envers les enseignants, les autres élèves et le personnel ;
- ce qui constitue une offense ou un manquement à ces engagements ;
- les conséquences associées aux manquements.

Responsabiliser plutôt que simplement sanctionner, et faire savoir quand des limites sont franchies.

Depuis Oise (60) · 4 octobre
Solution n° 475Niveau : État

Il faudrait redéfinir le rôle de chacun des acteurs, afin que chacun puisse se concentrer sur ce qui relève réellement de sa responsabilité.

Malgré son nom, l'Éducation nationale n'a pas vocation à éduquer nos enfants : sa fonction première, voire unique, est de les instruire. Rappelons que ce ministère s'appelait « Instruction publique » jusqu'en 1932. Ce changement d'appellation a élargi, au moins symboliquement, le périmètre de l'institution, et il n'est pas étranger à la confusion actuelle entre les missions de l'école et celles de la famille. Instruire, c'est transmettre des savoirs et des méthodes : lire, écrire, compter, raisonner, comprendre le monde. C'est une mission déjà immense, qui demande du temps, de la sérénité et de l'autorité.

L'éducation, elle, incombe aux parents. Il s'agit de transmettre le respect, la politesse, les limites, le sens de l'effort et les valeurs qui structurent un enfant. C'est d'ailleurs ce que prévoit le Code civil, qui confie aux parents l'autorité parentale afin de protéger l'enfant et d'assurer son éducation.

S'il y a un problème d'éducation (comportement, irrespect, manque de limites), il me paraît logique de faire le point avec les parents et, au besoin, de prendre les mesures qui s'imposent. Le problème est ainsi traité à sa source, au lieu d'être renvoyé à l'enseignant, qui n'a ni le temps ni le rôle de se substituer aux parents. Cela permettra aux enseignants de se consacrer pleinement à l'instruction, c'est-à-dire à leur cœur de métier, ce qui profite à l'ensemble de la classe.

Enfin, il faut que les enseignants restent dans leur rôle et ne contredisent pas un parent devant son enfant. Un enfant qui voit l'autorité de ses parents remise en cause par l'école, ou inversement, perd ses repères. Des désaccords peuvent exister, mais ils doivent se régler entre adultes, dans le respect mutuel, et non devant l'enfant. C'est la condition d'une relation de confiance entre l'école et les familles.

Depuis Var (83) · 4 octobre
Solution n° 845Niveau : État

Je suis musicien et professeur de musique. J'interviens depuis plus de 20 ans dans les établissements scolaires pour y apporter la culture par le biais de l'animation d'ateliers de musique actuelle pour des collégiens et lycéens. Force est de constater qu'au cours de ma carrière professionnelle, le nombre d'élèves qui ont pris confiance, qui ont compris les enjeux de l'éducation, qui ont pu se réintégrer dans la société, qui ont trouvé un centre d'intérêt leur permettant de se développer et donc d'aller mieux, et donc de faire société grâce à ces ateliers, se compte par dizaines. Bien sûr, on ne « récupère » pas tout le monde, mais la culture contribue au bien-être. Et des projets comme le mien, nous sommes plusieurs à en être les défenseurs contre toutes les coupes budgétaires liées à la ligne culture et éducation.

Comme le dit Mme Polony, l'éducation, c'est la base de notre société. C'est en formant des jeunes à être des citoyens fiers de l'être que l'on peut avoir des bases solides. La culture est un des piliers de ces bases. Donner les moyens à la culture dans l'école, c'est faire que les enfants aillent mieux. Respecter ses copains musiciens, c'est apprendre à respecter les règles et les institutions. C'est donner aux parents le sentiment que leur enfant a de la valeur et qu'il réussit. C'est rendre tout le monde fier et bien dans sa vie. C'est la base.

Depuis Gironde (33) · 5 octobre
Solution n° 3216Niveau : État

Le constat est fait : non seulement le niveau scolaire est bas, mais il y a trop de lacunes et surtout pas de culture générale.

En primaire :
• Objectif : asseoir durablement les savoirs de base (lecture, écriture, calcul).
• Méthode : mettre en place des vérifications systématiques des acquis pour identifier précisément les lacunes, en comprendre les causes et déployer immédiatement des mesures de remédiation ciblées.

Axe 2 : Collège – Refondre les rythmes scolaires pour intégrer la culture générale
• Constat : un manque global de culture générale chez les collégiens.
• Proposition d'emploi du temps :
• Matinée (8 h 30 – 12 h 30) : cours académiques théoriques.
• Après-midi (13 h 30 – 15 h) : suite des cours académiques.
• Fin d'après-midi, de 15 h à 17 h : ateliers et animations éducatives obligatoires dédiés à la culture générale (arts, histoire, sciences, citoyenneté, sorties culturelles).

Lycée – Co-construction du projet de l'élève par l'écoute et la motivation
Un vrai constat : un manque cruel de véritable travail d'orientation et une absence d'écoute face aux vœux des jeunes.
- Concilier l'apprentissage du programme scolaire avec un accompagnement individualisé fondé sur l'écoute active de l'élève (ses choix, ses envies, ses souhaits).
- Placer la motivation du lycéen au cœur de son projet d'avenir au lieu de lui imposer une orientation par défaut.

Pédagogie active : mettre en place des projets de groupe courts et stimulants, conçus pour ne pas surcharger l'emploi du temps tout en poussant à la réflexion.

Depuis Calvados (14) · 9 octobre
Solution n° 4117Niveau : État

Il faut, dans un premier temps, restaurer la place du professeur et sa légitimité en le payant et le formant davantage, avec une hiérarchie qui le soutient et le protège.
Il faut restaurer l’espace laïc de l’école pour que l’école redevienne un lieu neutre, débarrassé des tensions liées aux religions, aux tendances politiques, pour que l’école soit une chance pour tous les élèves d’apprendre à penser, à s’exprimer et à vivre ensemble à l’abri de toute pression extérieure.
Cela implique l’interdiction des téléphones portables, une ouverture aux parents des établissements plus codifiée, une protection des directeurs·trices et chefs·fes d’établissement sans faille. Le respect de chacun ne peut advenir sans des règles simples et solides. C’est l’État qui en est garant.
Le pas de vagues, les problèmes cachés sous le tapis ne doivent plus avoir cours pour faciliter la carrière de certains.

Depuis Gironde (33) · 11 octobre
Solution n° 318Niveau : État

Je me souviens, il y a vingt ans, d'une cheffe d'établissement exemplaire dans un lycée public. C'était le lycée Bleu, à Argenteuil, dans un quartier difficile.

Et pourtant, tous les matins, elle se tenait à l'entrée de son établissement. Nous devions tous porter une tenue correcte, sinon elle nous arrêtait à la porte. Elle n'avait pas peur d'assumer son rôle et elle était respectée par tout le monde : parents, élèves et enseignants.

Depuis Val-d'Oise (95) · 4 octobre
Solution n° 345Niveau : État

Je pense aussi que responsabiliser est la solution. Il faut que cela dépasse le mot et devienne méthodique.

La Nature nous donne l’exemple (et pas seulement à ce sujet précis) : la Nature, en effet, recherche systématiquement à compenser les pertes d’équilibre occasionnées par… la vie. Et les choses de la vie ont un sens naturel. Ex. : le sens naturel d’un frein à main (anciens modèles) est d’être tiré. Si vous voulez débloquer ce frein en le poussant vers le bas, vous agissez contre-nature. Pour « dénouer » cette situation, il faut respecter la nature des choses et d’abord tirer sur le manche de ce frein avant de le pousser sans effort vers le bas et, ainsi, le débloquer. L’ostéopathie fonctionne aussi comme ça.

Chaque manquement est un déséquilibre. Punir est souvent comme pousser tout de suite le manche du frein vers le bas, jusqu’à ce qu’il casse.

La nature du moment d’une personne qui fout le bazar est de toucher à l’ordre établi. Pour tirer d’abord sur le frein à main, il faut lui demander de proposer une manière de surveiller lui-même/elle-même l’état de cet ordre et lui donner le rôle et les moyens (motivants) de surveillant effectif de cet ordre.

Il en va de même pour bien des domaines, donc pour les solutions politiques en général aussi.

Depuis 99 · 4 octobre
Solution n° 2725Niveau : État

Le ministère de l’Éducation nationale doit changer d’appellation et revenir à celle qui renvoie à sa mission première : l’instruction publique — Instruction nationale…

Bien évidemment, changer de nom ne suffira pas à restaurer le respect…
Il faut clarifier les rôles et la place de chacun sans les opposer.
L’école est là pour instruire et fixer un cadre commun. L’enseignant est là pour exercer son autorité pédagogique. L’élève est là pour apprendre et répondre progressivement de son travail et de son comportement. Les parents accompagnent leur enfant tout en reconnaissant le cadre scolaire.
Pour l’enseignant : une autorité basée sur ses missions (enseigner, exiger…).
L’élève : le responsabiliser en lui faisant comprendre qu’il a des devoirs (ponctualité, travail…), mais aussi des droits et des devoirs.
Les parents : les replacer dans leur rôle de partenaires, sans confusion des fonctions (dialoguer, mais l’acte pédagogique relève du professionnel).

Pour restaurer le collectif, apprendre que la classe n’est pas uniquement une juxtaposition d’individualités et que le comportement de chacun conditionne le droit des autres à apprendre.

À l’école, chacun a sa place et dispose de droits et de devoirs. L’enseignant transmet et fait respecter le cadre ; l’élève apprend, travaille et se responsabilise ; les parents accompagnent et soutiennent. Tous concourent au même but : permettre à chaque jeune de s’instruire, de devenir autonome et de trouver sa place dans le collectif.

Il est évident que la réforme « isolée » de l’école ne suffit pas. Elle doit s’accompagner, en parallèle, d’une vraie vision et d’un projet de développement économique et de l’emploi.
Car l’effort doit s’accompagner de perspectives de réussite professionnelle et sociale.
L’école demande des efforts parce que ces efforts doivent ouvrir des perspectives réelles. Cela implique de relier davantage trois politiques : éducation, emploi et développement économique.
Cela implique donc aussi la revalorisation des filières professionnelles afin de les hisser au même niveau de réussite sociale que les filières générales.

Depuis Bouches-du-Rhône (13) · 7 octobre
Solution n° 2106

Immigration et collège unique créent un melting-pot de handicaps d'apprentissage impossible à concilier. C'est inefficace pour la majorité, injuste pour les élèves en difficulté, stigmatisés, et frustrant pour les enseignants. Même avec moins d'élèves par classe, rien ne garantirait un meilleur résultat. Les pays en tête du classement PISA ont autant, voire plus d'élèves par classe que nous. Mais aucune des contraintes citées en début de message (en de telles proportions). Ne pas le dire, c'est garantir l'échec de toute politique qui l'ignorerait. Pour information, les dépenses par élève ont été multipliées par 2 depuis 1980, en tenant compte de l'inflation ! Arrêtons avec les moyens, c'est une erreur.

Depuis Loire-Atlantique (44) · 6 octobre
Solution n° 3555Niveau : État

Transmettre le respect par des enseignements de philosophie adaptés à l'âge de l'enfant, et ce, dès le plus jeune âge.

Depuis Yvelines (78) · 9 octobre
Solution n° 3951Niveau : État

Redonner des marges horaires aux établissements scolaires.
Offrir davantage de latitude pour les projets et le temps social dans les lycées et collèges.
Soutenir le financement d’intervenants extérieurs issus des mondes artistique, journalistique, économique et des collectivités locales.
Donner à la démocratie lycéenne les moyens de mener des projets avec autonomie et responsabilité.
Rendre l’école réellement bienveillante, c’est-à-dire exiger sans blesser.
La jeunesse aspire à un cadre juste et lisible.
Surtout, offrir aux enseignants les moyens d’exercer leur métier : cela passe par la revalorisation des salaires, mais aussi par la formation et la réorganisation de leur temps de travail (disposer d’espaces réels dans les établissements, accroître la présence des enseignants pour renforcer les liens avec les élèves et l’équipe pédagogique).
Permettre aux chefs d’établissement d’exercer leur mission de premier pédagogue sans avoir à choisir entre se couper le bras gauche ou le bras droit et dire oui le reste du temps.

Depuis Var (83) · 11 octobre
Solution n° 4065Niveau : État

Il faut que les professeurs retrouvent leur légitimité, que les parents cessent leur ingérence dans la vie de l’école.
Que les directions soutiennent plus leurs personnels et que le « pas de vagues » prôné par les rectorats cesse.
Que les professeurs soient mieux considérés et non pris pour du « bétail » par les rectorats, des nominations dans des secteurs sans aucune logique qui mettent à mal le bien-être des professeurs ainsi que leurs finances. Il y aurait peut-être un peu plus de vocations avec des salaires dignes de ce nom.
Discipline respectée, parents recadrés aussi

Depuis Sarthe (72) · 11 octobre
Solution n° 5927Niveau : commune

L’idée de Macron des demi-classes dans les zones difficiles est plutôt bonne.
Le problème est que les écoles n’ont pas toujours assez de salles de classe.
Du coup cela se termine par des co-interventions (2 profs par classe) et cela ne marche pas aussi bien.
Il faut aider les mairies à modifier les espaces des écoles pour créer plus de salles et ainsi permettre de vraies demi-classes.

Depuis Val-d'Oise (95) · 16 octobre
Solution n° 6197Niveau : État

Attribuer à chaque élève à partir de l’école élémentaire et surtout au collège une note de comportement : chaque début d’année scolaire, tout le monde est à 20 et chaque fois qu’une ligne rouge est franchie, l’élève perd un point. Si la note est inférieure à 10, l’élève ne passe pas dans le niveau supérieur.
Impossible d’aller au lycée général si la note de comportement est inférieure à 10. Il faut que le barème soit clair et juste. Poser des limites, nos jeunes en ont besoin.

Depuis Haute-Vienne (87) · 17 octobre
Solution n° 6802Niveau : État

Rétablir les « colles » dans les collèges et lycées.
Dans les emplois du temps, prévoir un trou de 2 heures. L’élève puni devra faire des travaux ou des exercices donnés par le professeur. Celui-ci les corrigera. Il sera rémunéré (une toute petite somme que devra payer la famille).

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 19 octobre
Solution n° 630

Le respect des autres, je l'ai appris souvent à mes dépens et parfois par émerveillement. J'ai 75 ans. Quand gamin, je ne respectais pas, les punitions tombaient et pas pour rigoler. 20 lignes à écrire : Je ne manquerais pas de respect à mon professeur, je ne me moquerais pas de lui et je l'écouterais le plus possible" Cela apprend à écrire aux plus petits et l'orthographe aux plus grands tout en calmant le jeu !!
Quand je dis que j'ai appris le respect à mes dépens, cela veut aussi dire que les instituteurs m'ont tirés les petits cheveux, les oreilles et m'ont mis au coin devant tous les copains.
Aujourd'hui on laisse tout faire. On annonce des punitions qui n'arrivent jamais. On rigole quand un adulte se fait moucher par un enfant ou un adolescent . On a fait tout ce qu'il fallait pour en arriver là !!

UN PEU DE SEVERITE DANS LES ECOLES, COLLEGES ET LYCEES EN CALMERAIT PLUS D'UN !!!

Depuis Haute-Garonne (31) · 4 octobre
Solution n° 1836Niveau : État

Cours de yoga dès le primaire pour canaliser les énergies et la violence.

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 6 octobre
Solution n° 2509Niveau : à la portée de chacun

Une idée pour restaurer une culture du respect, de la responsabilité et du collectif : Prendre un peu de temps pour participer dans une association, quelle soit sportive caritative ou culturelle, en tant que bénévole, que l'on soit enfant, adolescent ou adulte. C'est un moyen de comprendre partiellement le monde qui nous entoure(ce n'est pas l'environnement scolaire ni professionnel ni familial et c'est intergénérationnel). C'est aussi un moyen de prendre de l'assurance pour les personnes qui doutent et surtout ce n'est pas une obligation. Enfin, c'est très satisfaisant de se sentir simplement utile pour les autres.

Depuis Deux-Sèvres (79) · 7 octobre
Solution n° 2564Niveau : État

avoir les mêmes exigences dans les écoles publiques que dans les écoles privées. J’étais contre l’école privée puis je m’y suis résolue pour mes enfants car l’encadrement est présent, enfants gardés à l’infirmerie, en permanence, accompagné à l’hôpital ce qui me permet de pouvoir continuer à travailler sans craindre qu’on m’appelle tous les jours pour que je vienne chercher mes enfants en me culpabilisant de ne pas être disponible.

Depuis Nord (59) · 7 octobre
Solution n° 3290Niveau : État

Restaurer l'autorité du professeur en considérant que l'école et l'université sont des espaces publics. Le trouble d'une classe serait assimilé à un trouble à l'ordre public, avec des sanctions définies. Pourquoi pas installer des caméras en cours pour justifier des manquements ?

Les élèves exclus à plusieurs reprises d'établissements et toujours en âge d'être scolarisés seraient intégrés en tant qu'internes dans des écoles disciplinaires. Celles-ci auraient un régime du type de celui du Prytanée de La Flèche et un esprit de vie militaire : lever tôt, rangement de la chambrée, appel le matin au pied du bâtiment, responsabilité commune face aux manquements, sanctions communes du type épreuves physiques (pompes, squats, footing) ou suppression de l'usage du téléphone pour la semaine…

Depuis Loiret (45) · 9 octobre
Solution n° 3319Niveau : État

Dans notre société actuelle, on ne fait qu’opposer, ce qui favorise le fonds de commerce des extrêmes et le développement du communautarisme et des minorités. L’école devrait être préservée de cela, porter fièrement les valeurs de notre pays et former une génération respectueuse. Une école où les professeurs sont respectés par leurs élèves et par les parents, et réciproquement. Chacun ayant une place et ses responsabilités.
On a des droits et des devoirs.

- Au sein de l’école, les règles de l’école s’appliquent et nul ne peut y déroger. Il existe des chartes signées rapidement par les parents et leurs enfants, mais qui les lit et qui les comprend vraiment ?
- Utiliser de nouveaux moyens de communication pour faire passer le message : réseau social de l’école qui diffuserait des infos auprès des parents, participation à des ateliers…
- Le comportement et le savoir-être dans une société devraient être une nouvelle matière dès le plus jeune âge. Ce qui, par le passé, était appelé « instruction civique »… avec une notation qui compte vraiment.
- L’éducation, c’est l’école, mais c’est aussi les parents. Il faut responsabiliser de nouveau les parents, y compris juridiquement quand l’enfant est mineur. Cela peut se traduire financièrement, comme certains le proposent, mais pas que : donner de son temps pour l’école, pour construire un projet, par exemple (travail d’intérêt général).
- Revoir les programmes pour apporter les bases à tous et toutes et s’adapter à ce qui les attend demain dans le monde du travail.
- On dénonce régulièrement le nombre d’élèves par classe. C’est vrai, il a augmenté, mais je pense que c’est surtout la difficulté pour les professeurs de faire cours à des classes agitées et dans des locaux inadaptés. On retrouve les problématiques du respect, de la concentration et des moyens. ⇒ Repenser les espaces d’apprentissage / un professeur et des adjoints pour animer des groupes de travail.

Depuis Ille-et-Vilaine (35) · 9 octobre
Solution n° 3499Niveau : État

On a trop tendance à nommer instituteurs (j'utilise exprès pas le mot « professeur des écoles ») des jeunes très compétents dans une matière, mais sans formation à la manière d'éduquer les matières scolaires (je parle pas de la part d'éducation qui doit rester aux parents) et sans connaissances de certaines matières. Une personne ayant une licence ou un master de philo ne connaît peut-être pas les maths, la biologie, l'informatique… Je serais pour rétablir l'école normale pour les instits. On ne s'improvise pas éducateur comme ça. Là, comme dans beaucoup de domaines, l'État doit être présent et ses représentants, les instituteurs, bien formés. Bien payés aussi, ce serait pas mal, et cela imposerait plus de respect. Les parents, pour certains, je vois pas de solutions. Il est trop tard pour eux pour leur apprendre la valeur de l'école.

Depuis Haut-Rhin (68) · 9 octobre
Solution n° 3893Niveau : État

Pour restaurer une culture du respect, de la responsabilité et du collectif à l’école, il faut redonner tout son sens à l’instruction publique. L’école a pour mission première d’instruire, de transmettre des connaissances et de former des citoyens. L’éducation première relève des parents, qui doivent être pleinement associés à cette mission et assumer leurs responsabilités.

Cela passe d’abord par le rétablissement du respect dû aux enseignants et par un soutien sans ambiguïté de l’État et de leur hiérarchie. Un enseignant doit pouvoir exercer son métier sereinement, avec autorité et bienveillance. Cela suppose également de réduire les effectifs par classe afin de mieux accompagner chaque élève.

Nous pourrions nous inspirer de certaines pratiques des établissements privés : des horaires fixes, un cadre structuré, des éducateurs diplômés plutôt que de simples surveillants, ainsi que des règles de vie communes clairement établies. Se lever à l’entrée du professeur, déposer son téléphone à l’entrée du bâtiment ou adopter une tenue correcte, voire un uniforme simple comme un jean bleu et un polo, sont autant de pistes pour réaffirmer le respect du cadre scolaire.

Il est également indispensable de repenser la formation des enseignants, afin de mieux les préparer aux différentes étapes du développement de l’enfant, à ses rythmes et à ses besoins. Ils doivent être formés à repérer précocement, dès la maternelle et le primaire, les difficultés d’apprentissage, les troubles éventuels ou les situations nécessitant un accompagnement particulier.

L’école doit offrir un cadre ferme, juste et bienveillant, dans lequel l’enfant puisse apprendre, grandir et se construire à l’abri, autant que possible, du tumulte extérieur. Elle doit redevenir un véritable sanctuaire consacré au savoir, à l’apprentissage du vivre-ensemble et à la construction de soi.

Il faut aussi responsabiliser plutôt que simplement sanctionner. Chaque élève doit comprendre les conséquences de ses actes, connaître les limites à ne pas franchir et apprendre à réparer ses erreurs. Les règles doivent être claires, les manquements signalés et les réponses éducatives cohérentes. Pour cela, les enseignants doivent être formés, écoutés et soutenus par leur hiérarchie.

Enfin, restaurer l’école exige de rétablir une véritable complémentarité entre élèves, parents et enseignants. Les parents doivent respecter le travail des professeurs et transmettre à leurs enfants les bases du respect, de l’effort et de la responsabilité. Les enseignants doivent pouvoir compter sur les familles, tandis que l’institution doit leur donner les moyens d’accomplir leur mission.

C’est en transmettant des savoirs, des repères, le sens du devoir et la fierté d’être citoyen que nous pourrons reconstruire une école solide et préparer une génération responsable, respectueuse et consciente de sa place dans la collectivité.

Depuis Isère (38) · 11 octobre
Solution n° 4179Niveau : État

La société crée des consommateurs (égoïstes et autocentrés) de contenu, de biens et de services et pas des citoyens. Le contexte actuel est que parents comme enfants sont soumis en permanence à de nombreuses tentations utilisant nos biais cognitifs (réseaux sociaux qui consomment du temps de cerveau disponible et nous abrutissent, consommation accumulative, produits sucrés et gras qui sont mauvais pour la santé, etc.). Les écarts entre les familles qui donnent un cadre et de l’éducation et celles qui n’ont pas ce recul ne peuvent que créer de plus en plus de problèmes. L’école doit redevenir un lieu de formation de citoyens et malheureusement prendre en charge d’autres aspects en plus des cours. Empathie, utilisation des outils modernes, compréhension des institutions, code de la route, vivre ensemble, respect, vie quotidienne et sécurité, etc. doivent s’ajouter en plus des réformes nécessaires sur les programmes, les conditions matérielles et les salaires des profs. De manière massive. C’est la priorité absolue pour le futur d’une nation qui veut éviter le déclassement et l’archipélisation en cours.

Depuis Seine-Maritime (76) · 12 octobre
Solution n° 4200Niveau : État

Port de l’uniforme, remise en avant du savoir et de l’autorité

Depuis Marne (51) · 12 octobre
Solution n° 4466Niveau : État

Augmenter le nombre de professeurs, d'infirmièr.es et de psychologues scolaires, augmenter leurs salaires, diminuer le nombre d'élèves par classe, revoir le fonctionnement du ministère de l'éducation nationale qui ne respecte pas ses employés et ne donne pas l'exemple en matière de règles sociales entre autre, rénover les bâtiments (collèges, lycées, écoles) et les adapter au changement climatique, revoir la formation des professeurs en matière de pédagogie, de psychologie, instaurer dès la primaire des cours avec différents intervenants afin que soient abordés des thèmes tels que le respect de soi et des autres, l'environnement, etc...

Depuis Rhône (69) · 13 octobre
Solution n° 4920Niveau : État

Le constat :
L’école est en panne en tant que formation intellectuelle, formation citoyenne et ascenseur social.
Les propositions (insécables)
- recruter des enseignants compétents sur les savoirs ET la pédagogie, formés sérieusement
- valoriser les salaires et par là même le statut
- appliquer dès le départ des méthodes qui ont fait leurs preuves (cf. par exemple Céline Alvarez)
- Extraire l’école de son rôle de fournisseur de salariés pour réinvestir la formation d’homme/femme libre en développant la capacité de comprendre des situations et en sélectionnant les compétences sans dénigrer la hiérarchie induite par cette sélection (fier de ses compétences à tous les niveaux)
- réintroduire la joie du savoir pour le savoir
- évidemment, très prosaïquement, réduire les classes (15 maximum)
- enfin, extraire tous les appareillages électro-informatiques coûteux et régulièrement obsolètes pour favoriser le tableau, le stylo et le papier.
Plus de détails sont à votre disposition, Madame Polony, en MP.

Depuis Pyrénées-Orientales (66) · 14 octobre
Solution n° 5319Niveau : État

Je pense qu’il faudrait renommer le ministère de l’Éducation nationale en ministère de l’Instruction nationale et crier haut et fort que l’éducation revient aux parents.
C’est pas grand-chose mais je crois à la puissance des mots.
Les enseignants ne sont pas là pour apprendre aux enfants à dire bonjour, merci ou à respecter les autres. Parents, prenez vos responsabilités.

Depuis Loire-Atlantique (44) · 14 octobre
Solution n° 5348Niveau : État

Travailler en alliance avec les programmes de réussite éducative et les éducateurs de prévention afin de penser une intervention complémentaire à celles des enseignants au sein de l’école. Imaginer le recrutement de travailleurs sociaux (notamment les techniciens de l’intervention sociale et familiale) afin de faciliter les relations entre école et familles.

Depuis Vienne (86) · 14 octobre
Solution n° 5478Niveau : État

Bonjour
Il serait essentiel de rétablir la confiance entre les différents interlocuteurs. Cela ne peut passer que par la revalorisation d’une vertu : le respect dû à chacun.
1/ Restaurer l’estime nourrie à l’égard de l’ensemble des membres des équipes pédagogiques,
Pour cela.
- Arrêter la langue de bois. Ex. : cesser de faire passer des élèves en classes supérieures pour éviter des fermetures de classe et la suppression de postes > instituer un système intelligent de vases communicants qui ne soit pas source de bidouillages hypocrites allant à l’encontre des intérêts des élèves. - Replacer l’enseignement comme promoteur d’avenir et de situations pérennes > introduire dans les projets d’établissement des temps réservés à l’étude des changements sociaux (pourquoi pas locaux ?) en collaboration avec des élus et des producteurs de richesses (locales > changements économiques, climatiques… etc.) en vue de promouvoir les ou des formations idoines. > Supprimer Parcoursup.
- Remettre les enseignements du socle commun au cœur des apprentissages > aucun élève ne devrait être admis en 6e sans savoir lire, écrire, compter.
- Réhabiliter le redoublement et restituer progressivement aux élèves le goût pour l’effort.
Rétablir les établissements d’enseignement spécifiques > SEGPA, ULIS, etc. > favoriser l’émergence nouvelle d’une vraie école inclusive : celle qui offre de vraies opportunités de se préparer un avenir aux élèves à besoins au lieu de les diluer parmi les autres ce qui aboutit à pénaliser tous les inscrits. Placer des psys et des infirmières partout et régulièrement.
Baisser le nombre d’élèves par classe. Pas d’élèves sans profs.
- Valoriser davantage les compétences transversales des élèves pour une école plus inclusive > revoir les emplois du temps pour que des temps soient consacrés à des initiatives d’intérêt collectif > droit vote 16 ans acquis par validation de connaissances, de compétences sur la base du volontariat.
- Renforcer le rôle des AESH et leur statut > 35 h SMIG minimum.
2/ Instauration d’une collaboration plus étroite bien que cloisonnée entre parents et professeurs qui nécessiterait d’organiser en début d’année dans chaque établissement scolaire une assemblée réunissant élèves, parents et équipes pédagogiques ayant pour but :
1/ de dresser un état des lieux :
- de la situation exacte de l’établissement pour que chacun prenne conscience de la réalité sociale et intellectuelle du public concerné,
- des objectifs clairs poursuivis par l’établissement selon les classes à examen qu’il accueille, des résultats brigués selon le BO (Bulletin officiel), pour que chacun évalue objectivement la charge de travail à venir
- des droits et des obligations de chacun > chacun doit savoir ce qu’on attend de lui et dans quel espace/quelle marge, il peut intervenir. > Enseigner commence à la maison et se termine à la maison, entre les deux, il y a une dominante accordée aux enseignants/encadrants.
Encore beaucoup à dire
Respect du matériel par exemple…
Il faut instituer un dialogue régulier dans l’année entre les familles, les élèves et les équipes pédagogiques > réfléchir à des temps communs (avant, il y avait des kermesses ; aujourd’hui innover pour moderniser le concept)
Cordialement

Depuis Côte-d'Or (21) · 15 octobre
Solution n° 5615Niveau : commune

Réconcilier les enfants avec l’école, créer les conditions d’un lieu où on est accueilli progressivement. J’ai travaillé en éducation spécialisée, les problèmes de santé et familiaux sont durs à gérer

Pour faciliter la concentration et le calme en classe et en ateliers avec les éducateurs et instituteurs, les enfants commençaient la journée avec moi : atelier musique et danse, relaxation.

Ils entraient en cours après la récréation et avaient évacué leur stress, la relation était meilleure avec les encadrants

Le milieu naturel est aussi apaisant, la vie du groupe quand on a une approche ludique et didactique à la fois

Ces initiatives ont donné lieu à des expérimentations dans plusieurs écoles, avec une formatrice de l’IUFM de l’époque (2010). Le primaire étant financé par les communes cela relève de leur volonté et des moyens pour rémunérer des intervenants spécialisés qui partagent le temps avec les enseignants, une cogestion du temps et des effectifs

Depuis Moselle (57) · 15 octobre
Solution n° 5875Niveau : État

Les personnels enseignants et autres des établissements scolaires ne doivent plus céder au « laisser-faire » qui prévaut dans nos écoles, collèges et lycées, sous prétexte d’une bienveillance mal comprise.
Le personnel des établissements doit adopter une politique commune des attentes en matière de comportement et avoir la rigueur et la cohérence de la faire appliquer sans hésitation.
Les enfants attendent des adultes qu’ils les éduquent, et si ces derniers ne sont pas respectés, c’est bien souvent parce qu’ils manquent à ce devoir.

Depuis Lot (46) · 15 octobre
Solution n° 6716Niveau : État

Plus de cours d’éducation civique, de citoyenneté avec échanges et débats. Instaurer des éducateurs ayant une fonction de surveillants puisque beaucoup de violence à l’école

Depuis Charente-Maritime (17) · 18 octobre
Solution n° 7139Niveau : État

« Il faut tout un village pour élever un enfant ». Or, l’environnement sécurisant des enfants est souvent très réduit.
Il faudrait donc :
- Moins d’élèves par classe permettrait déjà d’être plus attentif aux individus.
- Être intransigeant sur le respect de l’autre, que ce soit un enseignant ou un collègue (sans oublier le matériel). Cela concerne les enfants, mais aussi bien sûr les enseignants et toutes les personnes qui travaillent auprès des enfants.
- Réaliser des travaux en groupe et pluridisciplinaires permettrait aux enfants et jeunes de travailler en groupe et aux enseignants aussi. Plutôt que d’être reclus dans sa matière et sa classe. Voire travailler avec une autre classe d’un autre établissement comme un établissement professionnel pour le secondaire. La vie est multidisciplinaire.
- Formations obligatoires des professeurs à partir de situations concrètes, en prenant en compte leurs situations.
- Soutien des professeurs pour tous problèmes petits ou grands. Certains sont en souffrance mais ne peuvent pas en parler et ne sont pas aidés.
- Prendre en charge rapidement les enfants difficiles et/ou en difficulté.
- Personnels encadrants suffisants (pédopsychiatres…) qui permettraient de travailler sur les problèmes liés aux défaillances familiales. Ce n’est pas le rôle des enseignants. Il faut trouver d’autres personnes dans le cadre des établissements. Et favoriser les échanges entre les enseignants et ces personnes encadrantes.
- Créer des postes d’animateurs de rue et des lieux dédiés afin de sécuriser les jeunes lorsqu’ils ne sont pas à l’école : jeux, discussions… Ces personnes connaîtraient bien les jeunes et leurs situations. Elles pourraient faire le lien avec l’école. Elles pourraient être des modèles inspirants pour les jeunes dont les parents sont défaillants. En même temps bien sûr, favoriser la police de proximité.

Depuis Aveyron (12) · 20 octobre
Solution n° 7403Niveau : État

Il faut, dans un premier temps, restaurer la place du professeur et sa légitimité, en le rémunérant mieux, en renforçant sa formation et en lui garantissant le soutien et la protection de sa hiérarchie.

Il faut également préserver l’espace laïc de l’école, afin qu’elle demeure un lieu neutre, à l’abri des tensions religieuses et politiques, où chaque élève puisse apprendre à penser librement, à s’exprimer et à vivre avec les autres.

En revanche, je suis plus réservé sur l’idée d’une interdiction totale et absolue des téléphones portables.

Je suis naturellement favorable à un encadrement strict de leur utilisation, avec des règles claires et des restrictions adaptées à l’âge des élèves. Cependant, notamment dans les classes les plus avancées, je préférerais une politique éducative qui privilégie l’apprentissage d’un usage raisonné et responsable des outils numériques.

L’objectif de l’école ne doit pas seulement être d’interdire les mauvais comportements, mais aussi d’apprendre aux élèves à adopter les bons.

Une interdiction générale peut supprimer un problème dans l’enceinte de l’établissement sans nécessairement le résoudre sur le fond. Les élèves retrouveront ces outils en dehors de l’école, puis dans leur vie d’adulte, sans avoir forcément appris à les utiliser correctement.

Par ailleurs, le véritable problème du téléphone portable me semble aussi résider dans notre dépendance à des plateformes numériques étrangères, dont nous ne maîtrisons ni les règles de fonctionnement, ni les algorithmes, ni les choix de modération.

Pourquoi ne pas prendre le problème à l’envers ? Plutôt que de chercher uniquement à éloigner les jeunes des réseaux sociaux, pourquoi ne pas envisager la création d’une véritable plateforme sociale éducative, française ou européenne, placée sous un contrôle public, indépendante des intérêts commerciaux et adaptée aux différentes tranches d’âge ?

Une plateforme qui conserverait le meilleur des réseaux sociaux : les échanges, la créativité, le partage de connaissances, la découverte et l’apprentissage de la vie collective, tout en limitant leurs dérives : cyberharcèlement, contenus inadaptés, captation excessive de l’attention ou exploitation commerciale des données personnelles.

Il ne s’agirait évidemment pas de créer un outil de surveillance des jeunes par l’État. Au contraire, cette plateforme devrait garantir leur vie privée, leur liberté d’expression et leur sécurité, avec une gouvernance transparente et un contrôle indépendant.

Elle pourrait également constituer un véritable support pédagogique, permettant aux enseignants d’accompagner progressivement les élèves dans leur apprentissage de la citoyenneté numérique, plutôt que de les laisser découvrir seuls ces environnements.

Et je ne pense pas qu’un tel projet soit utopique, ni qu’il doive nécessairement devenir une gabegie financière. À condition, bien entendu, de ne pas le laisser s’enliser dans les lourdeurs administratives habituelles. Avec un cahier des charges clair, une équipe technique compétente, une gouvernance légère, un développement progressif et une véritable évaluation des résultats, il serait possible d’en maîtriser les coûts et les ambitions. L’État n’a d’ailleurs pas nécessairement vocation à tout développer lui-même : son rôle pourrait être de fixer les exigences, d’en garantir le respect et d’en assurer le financement et le contrôle.

Je défends donc une politique qui vise à former des citoyens autonomes, responsables et capables de discernement. Cela suppose de fixer des limites, de les faire respecter, mais aussi d’expliquer leur raison d’être et d’accompagner progressivement les élèves vers davantage d’autonomie.

Pour moi, l’autorité éducative ne doit pas seulement obtenir l’obéissance à une règle : elle doit aussi permettre à l’élève d’en comprendre le sens et, à terme, de savoir se comporter de manière responsable sans avoir besoin d’une interdiction permanente.

L’école doit préparer les jeunes au monde dans lequel ils vivront, et non simplement les en protéger temporairement.

Depuis Haute-Garonne (31) · 22 octobre
Solution n° 7660Niveau : État

Aujourd’hui une petite quantité d’élèves sème la pagaille en classe et certains dès 8 à 9 ans.
Ils ont sûrement besoin d’un cadre plus strict.
Il faut créer des internats militaires gérés à la fois par l’Éducation nationale et la Légion.
Ces écoles permettraient probablement récupérer la majorité de ces enfants en leur donnant un cadre.
Il n’est pas là question de répression et nous pourrions amener certains d’entre eux vers des études supérieures.
Cela coûterait moins cher en justice et prison au bout du compte.
Sur 100 enfants 80 peuvent être sortis de la spirale de la délinquance.
Du coup les enseignants passeraient plus de temps à enseigner qu’à faire la police.
Sauvons ces enfants

Depuis Hautes-Alpes (05) · 24 octobre
Solution n° 8019Niveau : État

J’ai quitté les bancs de l’école il y a fort longtemps mais je crois que l’éducation civique dès les plus petites classes serait une chose bien pensée. 15 minutes avant les cours pour que chacun comprenne que respecter l’autre, les institutions, la démocratie, la République c’est avant tout se respecter soi-même. L’éducation d’un enfant c’est le respecter en se respectant pour se faire respecter.

Depuis Hérault (34) · 26 octobre
Solution n° 8246Niveau : à la portée de chacun

Tout se passe en amont ! Les parents sont les premiers responsables : primo on parle français à la maison, secundo on apprend à ses gamins le respect des adultes et à gérer leurs frustrations, tertio on sacralise l’image du professeur. Cela a parfaitement fonctionné dans les années 50/60.
C’est vrai qu’à l’époque il n’y avait pas les réseaux sociaux !
Reporter des difficultés de nature culturelle sur les épaules des enseignants ne mènera à rien !

Depuis Eure-et-Loir (28) · 27 octobre
Solution n° 8291Niveau : État

La culture du respect passe par une volonté à tous les niveaux, depuis l’État, les recteurs, les chefs d’établissements jusqu’à toutes les personnes en contact direct avec les enfants, y compris les parents. Tant que les enseignants se battront seuls face à l’adversité, cela ne peut fonctionner.
Cela suppose une éducation de tous, un « contrat » de l’école clair, précis et applicable donc qui n’émane pas de personnes qui n’ont jamais enseigné ou travaillé en établissement scolaire.
Les élèves et les parents doivent être informés de ce que ce genre de « contrat » implique et les sanctions possibles, les chefs d’établissements ne doivent pas être incités à ne pas signaler des dysfonctionnements ou dissuadés de le faire par une mauvaise notation ou un équivalent, les enseignants ne doivent pas être lâchés par leur hiérarchie. Les conseils de discipline et autres punitions ne devraient plus être considérés comme infamants et ne devraient plus être refusés en raison de décrets qui les rendent presque impossibles à mettre en place.
En fait, c’est toute la culture du respect, dans tous les domaines, à l’échelle nationale qui est à revoir, pas uniquement dans l’Éducation.

Depuis Loir-et-Cher (41) · 27 octobre
Solution n° 8409Niveau : État

Continuer et généraliser le système d’uniforme à l’école.
Même tenue pour tout le monde éviterait le harcèlement par l’habillement.
L’uniforme permettrait peut-être aux élèves d’être plus attachés à leur école et plus reconnaissants.
Le costume faciliterait le respect.

Depuis Calvados (14) · 28 octobre
Solution n° 8593Niveau : État

C’est à l’école de la République que les enfants doivent apprendre à considérer le pouvoir d’une action avec et pour les autres. Notre société individualiste perd cette notion de collectif et les jeunes qui découvrent le monde du travail sont très peu nombreux à avoir des références d’engagement collectif. Permettons la construction de projets de liens qu’ils soient intergénérationnels avec les anciens, tournés vers les plus faibles ou encore pour une nature à protéger ensemble. Il faut recréer du « ensemble » et cela passe par l’école.

Depuis Marne (51) · 29 octobre

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