Dans les grandes institutions de l’État, l’administration s’est développée de façon tentaculaire et prend le pouvoir sur les professionnels qui ont en charge les missions. La conséquence est la dérive vers une gestion par l’argent et la rentabilité individuelle de chaque sous-élément de l’institution, dégradant lourdement le service à la nation, pour lequel elle a été créée. Deux exemples :
- l’hôpital où les médecins ont perdu le pouvoir, la gestion se fait par la rentabilité financière de chaque lit et non pas par l’importance des soins à apporter à chaque patient
- l’université où le directeur général des services (GDS) est trop souvent devenu le numéro 1 bis à côté du président, qui est un universitaire. Dans une université les enseignants-chercheurs sont aujourd’hui placés hiérarchiquement au-dessous des hauts gradés de l’administration, dont le rôle est pourtant de s’assurer que les services administratifs et techniques de l’établissement sont mis efficacement au service des missions de l’université : créer des savoirs (la recherche) et diffuser les savoirs par l’enseignement (notamment auprès des jeunes générations afin de construire des citoyens bien dans leur être social et professionnel).
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 6522
3 solutions proposées
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Dans toutes les institutions de l’État : redonner le pouvoir à ceux qui portent les missions : par exemple aux médecins dans les hôpitaux, aux universitaires exclusivement dans les universités, en y supprimant notamment les DGS qui, par leur salaire et les conséquences de l’exercice du pouvoir, coûtent beaucoup trop cher.
Vouloir emmener forcément les jeunes au lycée puis au bac, c’est parfois trop grave pour certains jeunes. Dès la 4e. Certains ont déjà décroché, d’où ennui, sentiment d’inutilité, voire de nullité. Donc perte de confiance en soi, repli sur soi où l’agressivité, la déprime, et les pires influences trouvent leur place.
J’imagine un autre chemin pour eux… en 4e on leur proposerait un bilan positif (et pas sanction) de leurs compétences. C.-à-d. trouver toutes leurs qualités.
Entouré ou animé par des professionnels (3 ou 4) psychologue, prof, artisan, patron, par exemple, tous motivés bien sûr pour élever chacun et l’aider à mettre au jour ses propres qualités et compétences bien cachées : un jeune qui aime bricoler… sa mobylette, l’électricité, le bois, la musique, la peinture ou autres… Le tout avec pour maîtres mots : écoute, bienveillance, un projet, un chemin qui élève, qui laisse imaginer un avenir, possible, utile, reconnu et valorisant, une place dans la société qui mette une étincelle dans les yeux de ces enfants.
Pour objectif qu’il trouve en lui le désir d’intégrer de son plein gré, avec enthousiasme, un apprentissage pour un vrai et beau métier.
Encore faut-il que les entreprises et artisans soient formés, aidés, disposés à les accompagner pour en faire leurs meilleurs « œuvriers ».
Pourrions-nous nous inspirer de l’excellence des formations du compagnonnage ?
- Abandonner le management public (appelé NPM) qui est fondé sur un principe d’efficience (i. e. concurrence) en oubliant celui plus coûteux de l’efficacité et de la légitimité des missions. Hôpital, école et université ont subi cette doctrine en cherchant la réduction des coûts, au prétexte que le poste RH de ces institutions est trop élevé (comme si cela était anormal alors qu’il faut des cerveaux hautement qualifiés pour réaliser ces missions fondamentales d’une démocratie). En substitution de ce NPM, il faut restructurer ces organisations devenues des bureaucraties au profit de ce qu’elles sont par essence, des organisations politiques (le politique étant porté par le médecin, le professeur en charge de l’orientation stratégique de ces institutions par une gouvernance en lien avec la société).
- Stopper la dérégulation de l’ESR, véritable atout stratégique de la nation
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