Réorganiser les rythmes scolaires pour terminer les enseignements obligatoires au plus tard à 16 heures
1. Fixer un objectif national et préserver les apprentissages
Viser une fin des enseignements obligatoires au plus tard à 16 heures, avec une organisation adaptée à l’âge. Inclure dans cette limite les accompagnements imposés aux élèves.
Préserver les volumes d’enseignement pendant l’expérimentation. Ne pas obtenir artificiellement une journée plus courte en supprimant l’EPS, les arts, les récréations ou une partie du déjeuner.
Examiner ensemble les horaires de cours, les transports, le travail personnel et l’accueil périscolaire. Aucun changement ne doit être validé sur la seule heure de sortie.
2. Au primaire, répartir les apprentissages sur neuf demi-journées
Proposer une organisation de référence comprenant le mercredi matin, afin de répartir les 24 heures sur davantage de journées.
Exemple à expérimenter : lundi, mardi, jeudi et vendredi, de 9 h à 12 h puis de 13 h 30 à 15 h 45 ; mercredi, de 9 h à 12 h. Total : 24 heures, récréations incluses selon les règles du premier degré, avec une pause méridienne de 1 h 30.
Adapter les horaires aux transports et aux besoins locaux sans dépasser 16 heures. À la maternelle, préserver le repos et organiser les activités selon l’âge.
Inscrire les activités pédagogiques complémentaires avant 16 heures dans les emplois du temps des élèves concernés. Toute adaptation réglementaire nécessaire doit précéder le déploiement.
3. Au collège, utiliser cinq journées et limiter les temps morts
Répartir les enseignements sur cinq jours, mercredi compris lorsque nécessaire. Coordonner les services des enseignants, les salles et les installations pour réduire les permanences isolées.
Une amplitude de 8 h 30 à 16 h laisse 27 h 30 par semaine après déduction quotidienne de 1 h 30 de déjeuner et de trente minutes de pauses. Ce calcul illustre une capacité maximale, pas un emploi du temps immédiatement applicable.
Cette capacité peut accueillir les enseignements ordinaires, mais pas automatiquement toutes les options, tous les soutiens et quatre heures d’étude accompagnée. Chaque établissement doit vérifier les besoins de chaque parcours.
Placer « Devoirs faits » obligatoire avant 16 heures. L’étude supplémentaire facultative et les clubs peuvent se poursuivre ensuite. Préserver une possibilité de participer aux activités sportives et culturelles pour les élèves bénéficiant d’aide.
4. Au lycée, traiter les contraintes de chaque voie
Fixer le même objectif, en commençant par les parcours dont les volumes permettent une répartition sur cinq journées.
Pour les parcours plus chargés, publier les incompatibilités et travailler sur la répartition annuelle des enseignements, les périodes de projets et le calendrier. Toute augmentation du nombre de jours de cours doit être débattue, réglementée et financée, y compris pour les personnels.
Ne pas annoncer une sortie universelle à 16 heures à volumes et calendrier inchangés lorsque le calcul ne le permet pas. Les stages professionnels nécessitent un traitement distinct.
5. Organiser la continuité après les cours
Garantir une solution d’accueil après 16 heures pour les familles qui en ont besoin, avec des activités et des espaces calmes. Son financement relève de la fiche consacrée au périscolaire, sans double comptage.
Coordonner les départs des transports avec la fin des cours et des activités. Vérifier particulièrement les trajets ruraux, le handicap et les fratries fréquentant plusieurs établissements.
Mesurer l’heure réelle de départ du domicile et de retour. Ne pas avancer systématiquement les cours pour tenir l’objectif de sortie.
6. Expérimenter, financer et évaluer
Tester pendant deux années scolaires dans 500 écoles et établissements publics volontaires, avec des territoires et des niveaux variés.
Enveloppe supplémentaire proposée :
• organisation, concertation et coordination rémunérées : 5 M€/an, soit 10 000 € par site ;
• adaptation des transports : 10 M€/an ;
• ouverture des locaux, entretien et fonctionnement supplémentaires : 5 M€/an ;
• adaptations matérielles et outils de planification : 10 M€ ponctuels.
Total indicatif : 50 M€ sur deux ans. Vérifier les coûts avant la sélection des sites. Les besoins supplémentaires d’enseignement, de restauration et de périscolaire doivent être financés séparément avant le démarrage.
État : cadre, adaptations réglementaires, crédits et évaluation. Rectorats et services départementaux : emplois du temps et services des personnels. Communes, départements et régions : locaux et organisation relevant de leurs compétences ; autorités organisatrices : transports.
Associer les personnels, les parents et les élèves à la préparation. Comparer les acquis scolaires, la fatigue déclarée, l’assiduité, la durée réelle des journées, l’accès aux activités et les coûts avec des sites similaires. Étendre progressivement les organisations concluantes, avec un calendrier stable annoncé aux familles.