Je voudrais attirer l'attention sur la situation des enseignants de l'Education Nationale.
Dans la fonction publique, ils figurent parmi les plus nombreux, mais également parmi les plus mal lotis à différents niveaux:
- il n'y a pas de médecine du travail
- il n'y a pas de comité d'action social
- la gestion RH est plus que "particulière", laissant les personnels dans l'incertitude parfois jusqu'au dernier moment avant de connaitre leur affectation à la rentrée, les faisant tourner d'année en année sur différentes écoles, sans pouvoir obtenir un poste fixe parfois avant des années.
- ils ne sont pas forcément soutenus par leur hiérarchie, voire mal considérés au plus haut niveau de l'état, les faisant passés pour des tirs au flanc (au point de leur mettre des jours de carence pour les arrêts maladies), alors qu'ils sont en contact en permanence avec des enfants vecteurs de maladies.
Ces arrêts sont justifiés, pour d'une part éviter de transmettre ces germes aux enfants, sans parler qu'il faut être en pleine possession de ses moyens pour gérer une classe.
Vu les faibles rémunérations, de nombreux enseignants préfèrent venir malades, plutôt que de perdre une journée de salaire.
- Au fil du temps, pour différentes raisons (l'âge, l'usure, la maladie, les handicaps, la santé mentale...) certains enseignants ne peuvent plus/ne devraient plus avoir à s'occuper d'enfants. Il faudrait pouvoir leur proposer d'autres postes dans la fonction publique, où ils pourraient continuer à exercer au mieux de leur capacité.
- La rémunération des enseignants, comme celle des autres fonctionnaires, est un sujet en soi. Comment espérer attirer de nouvelles recrues, quand on connait la perte de pouvoir d'achat qui est la leur depuis plus de 20 ans...
- Sans parler des responsabilités assumées, pour assurer la sécurité des élèves ou leurs pathologies chroniques, sans être formés à cela...
Un revalorisation de leur statut, de leurs conditions de travail est indispensable
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 3197
2 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Il faut diminuer de 30 % le nombre de députés et de sénateurs, qu’ils justifient toutes leurs dépenses tous les mois et les rendre publiques, casier vierge obligatoire et il faut créer une chambre citoyenne composée de 150 citoyens tirés au sort qui examinent les lois avec les députés avant les votes et qui contrôlent les dépenses.
Ces remarques sont pertinentes, il faut en effet venir avec de la fièvre ou avec un mal de gorge en espérant tenir jusqu’au WE pour ne pas prendre un jour de carence auquel s’ajoute la pénalité de 10 % sur le traitement et les rémunérations accessoires (heures supplémentaires, indemnité de suivi ou de postes difficiles…) alors que le travail lié à ces missions n’est pas suspendu, bien au contraire.
L’absence de débouchés dans des postes très différents est aussi préjudiciable à la poursuite de ce métier pendant de longues années, la présence face aux élèves étant souvent épuisante.
Pour la rémunération, elle est encadrée par les grilles indiciaires de la catégorie A et il est difficile d’y déroger sans créer un appel d’air. Cependant, il serait tout à fait possible de réduire le nombre d’échelons interminables, et leur durée pour accélérer la progression de carrière, donc financière. Cela s’est fait dans d’autres corps de la fonction publique d’État. Les indemnités peuvent être revues à la hausse, par exemple professeur principal, qui est devenu une charge énorme (élèves à besoins particuliers, réunions, orientations…). Enfin, il faut aussi rendre les carrières transparentes avec le retour des tableaux d’avancement, des barèmes, de la parité, qui ont été supprimés, mettant à mal le statut même de fonctionnaire, consacrant le flou et l’arbitraire local pour les nominations et même les mutations. Il faut rappeler que les garanties statutaires, garanties vraiment républicaines d’unité sur le territoire de la nation, avaient été mises en place et développées au sortir de la guerre pour éviter le retour de ce qu’on avait pu connaître pendant la guerre. Le premier quinquennat s’est chargé en quelques années de vider de leur contenu des années d’évolution du statut.
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