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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 2100

Je suis enseignante et je suis désespérée de ce qu'est devenue l'école. Il n'y a plus d'exigence, les parents ne respectent plus les enseignants. Les élèves ne respectent plus rien, n'ont plus le goût de l'effort. Le collège unique est une catastrophe car certains n'ont pas les capacités. On adapte sans cesse pour les enfants ayant des « troubles » et ils deviennent des assistés. On a des élèves autistes ou en grande difficulté dans les classes sans aucune AESH car elles sont payées au lance-pierre. Il n'y a plus de redoublement car « ça coûte trop cher », donc on traîne des élèves qui ne comprennent rien. En fin de 3e, on fait passer au lycée des élèves qui n'ont pas le niveau car il n'y a pas assez de places en pro et que les parents refusent. Donc ça contribue à la baisse du niveau. Le brevet et le bac sont d'énormes blagues tant les exigences sont faibles. Autant les supprimer.

Depuis Val-d'Oise (95) · 6 octobre

4 solutions proposées

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Solution n° 2101Préférée des inscritsNiveau : État

Supprimer le brevet qui ne sert plus à rien. Augmenter les exigences, orienter les jeunes tôt, restaurer l'autorité du professeur. Remettre le redoublement en place. Rendre le bac plus difficile. Recruter des AESH en les payant mieux. La fin du collège unique. Augmenter les places dans des instituts spécialisés pour les élèves en situation de handicap. Il manque des profs car les conditions de travail sont très mauvaises.

Depuis Val-d'Oise (95) · 6 octobre
Solution n° 7246Niveau : État

Il me semble que c’est sous Lionel Jospin que l’on a banalisé le bac jusqu’à le dévaloriser en supprimant les BEP et en les renommant bac pro pour arriver à près de 90 % d’une classe d’âge au bac.
Il faut donc évidemment revaloriser la filière pro en revoyant les cursus, en créant et en valorisant de nouveaux diplômes pro (genre « Experts pro », « Management d’expertise pro »,…) pour les rendre « sexy » comme disent les gens du marketing qui pourraient œuvrer à cela (à l’instar, par exemple, des campagnes de pub de Sheeva, l’entreprise de ménage à domicile qui rend glamour ses employés avec des clichés Harcourt). Voilà ce qui pourrait être initié à ce niveau, en plus de l’excellence à solidifier et à transmettre sur le fond pour ces filières pour accompagner à la fois la réindustrialisation et anticiper le déploiement de l’IA qui, on le sait, ne pourra pas remplacer beaucoup de métiers dits manuels…

Depuis Val-de-Marne (94) · 21 octobre
Solution n° 7626Niveau : État

Je ne pense pas que la suppression du brevet des collèges soit une bonne solution car il me paraît pertinent que les élèves n’attendent pas l’âge de 18 ans pour être confrontés pour la première fois à ce que signifie un examen. Cela n’a rien de violent et les préparera mieux à leur vie future… à condition bien sûr que ce brevet soit autre chose que ce qu’il est devenu. Je suis en faveur d’une moindre prise en compte du contrôle continu et d’une valorisation du contrôle final, voilà ce que serait un vrai examen.

Depuis Alpes-Maritimes (06) · 24 octobre
Solution n° 7869Niveau : État

- Reprendre les fondamentaux en école primaire : savoir lire, écrire, compter en CM2, et reprendre les « vieilles » méthodes qui fonctionnaient.
À la suite des différentes réformes, nous sommes arrivés à des méthodes syllabiques qui ne conviennent pas à tous les enfants.
(Surtout que leur temps de concentration a diminué avec l’usage intensif des écrans).

- Faire redoubler les enfants qui n’ont pas le niveau pour passer en classe supérieure : ils accumulent les déficits au cours de leur scolarité, et deviennent les victimes de cette politique.

- Revaloriser les filières manuelles (qui sont d’ailleurs les seules ayant de l’avenir ^^) dès le collège.
Mitterrand avait voulu que 90 % d’une tranche d’âge ait le bac.
Résultat : mon fils qui voulait faire des études de mécanique en avait été refusé « parce qu’il avait de trop bonnes notes ».
Pour les faire, il n’a plus travaillé le dernier semestre.

Depuis Vienne (86) · 25 octobre

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