Les enfants qui arrivent à l’école maternelle sont de moins en moins bien armés en amont par leurs parents pour que cette entrée à l’école soit sereine et bénéfique en termes d’apprentissages : déficit de langage oral avec difficultés d’expression (prononciation trop souvent incompréhensive, syntaxe inexistante, vocabulaire insuffisant); difficulté croissante de motricité fine (tenue des outils comme les ciseaux et crayons défaillante); manque d’aisance dans la grande motricité (courir, sauter, ramper, grimper, lancer sont devenues des actions problématiques); incapacité à rester concentré et à maintenir une écoute active et favorable aux apprentissages associée à une certaine indiscipline; manque d’autonomie des enfants quant à la gestion de la propreté (1/3 des enfants portent des couches la journée et/ou pour la sieste) ou de l’habillage….
Ces problèmes, en plus de classes très chargées et très hétérogènes, pénalisent la mise en place des apprentissages fondamentaux et la progression des élèves.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 4115
4 solutions proposées
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- Ranger les téléphones et autres outils numériques et accorder un véritable temps de qualité à ses enfants.
- Revaloriser la lecture d’albums de jeunesse à la maison et favoriser un temps calme de jeux partagés.
- Proposer des conseils et une aide à la parentalité.
L’école est à mon sens l’entité de l’instruction, de la transmission des connaissances et certainement pas de l’éducation parentale. Les parents sont seuls responsables de ces défaillances comportementales ou troubles liés à la petite enfance. Des tests d’entrée à l’école doivent prévenir de ces troubles et les parents mis devant leurs responsabilités. La non-scolarisation entraîne aussi de fait l’arrêt du versement des prestations sociales. Mais la société ne peut pas abandonner les enfants ni les parents donc cela doit se faire en amont de l’entrée à l’école. Si le Code civil rappelle que les parents ont un devoir d’éducation et de développement envers leur enfant, cette responsabilité ne peut s’exercer sans un soutien concret de la société. Il est nécessaire de renforcer les structures existantes PMI et crèches. En PMI un bilan de développement global : intégrer lors des visites obligatoires plus récurrentes une évaluation des acquis moteurs et verbaux (manipulation d’objets, tenue d’outils, niveau d’interaction sans écran) et proposer aux familles des listes du développement par le jeu. Ensuite l’accès universel aux crèches : garantir une place en crèche ou en halte-garderie pour chaque enfant, même quelques heures par semaine, permet de sortir les familles de l’isolement et de familiariser très tôt le tout-petit avec la collectivité. On y instaure un parcours de socialisation douce dès 18 ou 24 mois (1 à 2 demi-journées par semaine en petit groupe). L’enfant y apprend naturellement à partager, à écouter une consigne collective, à gérer ses frustrations et à vivre la séparation avant le grand saut de la rentrée des 3 ans.
L’école est à mon sens l’entité de l’instruction, de la transmission des connaissances et certainement pas de l’éducation parentale. Les parents sont seuls responsables de ces défaillances comportementales ou troubles liés à la petite enfance. Des tests d’entrée à l’école doivent prévenir de ces troubles et les parents mis devant leurs responsabilités. La non-scolarisation entraîne aussi de fait l’arrêt du versement des prestations sociales. Mais la société ne peut pas abandonner les enfants ni les parents donc cela doit se faire en amont de l’entrée à l’école. Si le Code civil rappelle que les parents ont un devoir d’éducation et de développement envers leur enfant, cette responsabilité ne peut s’exercer sans un soutien concret de la société. Il est nécessaire de renforcer les structures existantes PMI et crèches. En PMI un bilan de développement global : intégrer lors des visites obligatoires plus récurrentes une évaluation des acquis moteurs et verbaux (manipulation d’objets, tenue d’outils, niveau d’interaction sans écran) et proposer aux familles des listes du développement par le jeu. Ensuite l’accès universel aux crèches : garantir une place en crèche ou en halte-garderie pour chaque enfant, même quelques heures par semaine, permet de sortir les familles de l’isolement et de familiariser très tôt le tout-petit avec la collectivité. On y instaure un parcours de socialisation douce dès 18 ou 24 mois (1 à 2 demi-journées par semaine en petit groupe). L’enfant y apprend naturellement à partager, à écouter une consigne collective, à gérer ses frustrations et à vivre la séparation avant le grand saut de la rentrée des 3 ans.
Pour rectifier la tendance laxiste des parents, il faudrait créer une année de transition aux deux ans des enfants, laquelle permettrait de redonner les bases de l’éducation, l’interdiction des écrans… et réunir les parents pour leur expliquer les bonnes pratiques, et ce d’autant plus que dans certains quartiers beaucoup d’enfants sont issus de familles étrangères avec des cultures très différentes.
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