Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances

Éducation

École, collège, lycée, université, enseignants.

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Problème n° 5203

Les ENT.
Plusieurs problèmes en un :
- Il est difficile d’éloigner les enfants des écrans lorsque l’ENT est leur support majeur pour l’école.
- Dans certains cas les devoirs ne sont pas notés dans les agendas mais seulement sur l’ENT. Dans certains cas les devoirs (incluant interros) ne sont pas discutés en classe mais postés sur l’ENT le soir tard. Certaines pièces jointes tombent au dernier moment (mercredi soir pour un devoir pour le jeudi)
- Cela rend le suivi scolaire familial plus stressant et moins autonomisant pour les enfants (les parents reçoivent les notes instantanément et sont constamment connectés, ont connaissance de tous les devoirs…). Dans notre jeunesse, nous avions des opportunités de corriger le tir sans avoir à en référer aux parents, ou à préparer le terrain, etc.

Problème n° 5177

Alerte santé mentale des enfants-adolescents. Je suis enseignant depuis 20 ans, en collège depuis 10 ans et je suis confronté quotidiennement à des ados entre 11 et 14 ans qui vont mal, très mal. Une bonne partie souffre de troubles (comportement, attention, opposition systématique, hyperagitation, etc.), une autre bonne partie est mutique (certains élèves ne s’expriment jamais) et « rase les murs », une petite partie suit le mouvement du moment (bon public des perturbateurs) et enfin une toute petite partie est là pour travailler, participer, progresser mais en est empêchée parce que toute notre attention est portée vers les élèves ingérables. Bref, la grande majorité est en souffrance et chaque année un peu plus. Ce constat est général dans mon collège, pas que dans mes classes, et les collègues d’autres collèges aussi ainsi que ceux de lycées qui sont confrontés aujourd’hui à ce profil d’élèves.
Et que fait l’institution Éducation nationale depuis quelques années ? Rien, absolument rien. C’est effrayant !

Problème n° 5163

- Formation continue des enseignants du 1er degré est inadaptée aux besoins et n’apporte pas grand-chose pour améliorer leur gestion de la classe. La valeur ajoutée des formateurs est faible et il est souvent demandé aux enseignants de contribuer aux contenus de formations alors qu’ils sont censés les recevoir.

Problème n° 5131

Les enfants restent trop d’heures assis, à ingurgiter du savoir inutile, on ne tient aucun compte des stades de développement, apprenons-leur à coudre, créer, cuisiner, tant d’activités qui leur serviront pour plus tard et susciteront des passions, priorisons les métiers manuels,

Problème n° 5129

Jeunesse perdue, quartiers abandonnés, règles non appliquées, citoyenneté et valeurs de la République non acquises.
L’éducation populaire à la dérive, politique de la ville au néant.

Problème n° 5117

Le régime obligatoire de complémentaire santé MGEN pour les profs est une prison infernale… Je suis enseignante et je vais devoir renouveler TOUS LES ANS une demande de dispense pour être affiliée à la complémentaire santé de mon mari. Pour quelle obscure raison devrais-je me justifier aussi fréquemment ? (Et prendre le risque d’être prélevée sur mon salaire au moindre retard ou oubli…) Ne pensez-vous pas qu’il serait judicieux de supprimer purement et simplement cette loi qui nous prive d’un des droits les plus fondamentaux, à savoir la liberté de choisir sa complémentaire santé ?

Problème n° 5108

Rétablir l’apprentissage des savoirs fondamentaux, rétablir l’autorité des adultes sur les élèves.
Organiser des examens de passage du primaire au secondaire, du collège au lycée, et du lycée à l’université basés sur des évaluations fiables.
Définir des critères de sélection pour l’entrée à l’université basés sur la maîtrise de la lecture, de l’écriture et des mathématiques.
Rétablir les CAP en fin de 5e : permettre à des élèves volontaires d’accéder à cette qualification.
Développer l’apprentissage, les formations par alternance.
Donner plus d’autonomie aux chefs d’établissement en matière de recrutement, d’évaluation et de notation des personnels éducatifs.

Problème n° 5097

En termes d’éducation pourquoi maintenir deux statuts d’enseignants dans le secondaire (Capes et agrégation) alors qu’au final ces deux statuts exercent le même métier. Cependant les agrégés coûtent plus cher (environ 300 euros de plus) et effectuent moins d’heures (15 heures devant élèves au lieu de 18 h). Ce qui est coûteux pour l’État. Et si les agrégés sont de meilleurs étudiants ils ne sont pas forcément meilleurs enseignants.

Problème n° 5075

Je suis professeur certifié titulaire en collèges et lycées depuis 20 ans. En 20 ans, j'ai pu observer un changement très net du rapport des élèves avec l'Institution : l'autorité, les apprentissages, le décrochage scolaire, les orientations subies, etc. J'ai pu également observer un changement de posture de la part des équipes éducatives : une démotivation, un ras-le-bol de l'infantilisation exercée par l'Institution, un fort décalage entre les capacités réelles des élèves et les directives du Ministère. Bref, nous — enseignants et personnel d'éducation — sommes de plus en plus « démunis » face au niveau décroissant de nos élèves, face à l'extraordinaire hétérogénéité de niveau au sein d'une classe et face aux décrocheurs qui « pourrissent » bien souvent les séances de cours. Le problème majeur vient du fait que NOUS NE SOMMES PAS ASSEZ PRÉSENTS DANS LES ÉTABLISSEMENTS SCOLAIRES !

Problème n° 5069

Affectation des remplaçants dans les écoles primaires : aucune logique dans les affectations, les remplaçants ne savent souvent leur affectation que quelques jours avant la rentrée des classes et souvent à plusieurs dizaines de kilomètres de leur domicile (voire à plus de 100 km !). Aucun défraiement, tout à leur charge, sans compter le temps de route et les risques inhérents à de tels déplacements… Certains font la route dans un sens alors que les autres le font à l’inverse !
Lorsqu’ils arrivent à l’école de rattachement, on les prévient qu’ils doivent se rendre à une autre école avec parfois un temps supplémentaire de déplacement.
Beaucoup se démotivent et finissent par démissionner ou encore plus grave, n’ont plus l’envie de transmettre aux enfants.

Problème n° 5065

Profiter de la baisse de la démographie pour réduire le nombre d’élèves par classe. Cela engendrerait de meilleures conditions pour les enseignants et pour les élèves. Moins d’arrêts maladie chez les professeurs (très nombreux), de meilleurs résultats scolaires et une meilleure prise en charge des élèves en difficulté.
Mieux rémunérer les enseignants pour rendre le métier plus attractif.
Supprimer une semaine de vacances en octobre et février, et dix jours en été permettrait d’alléger les journées de cours et commencer à 9 heures. Des collégiens et lycéens vivant en milieu rural peuvent avoir jusqu’à 1 heure de trajet matin et soir.

Problème n° 5054

Enseignement supérieur
Taux de réussite élevé au baccalauréat, et donc beaucoup d’étudiants à l’université pour un parcours en licence. Malheureusement, après 3 années d’études et la licence en poche, peu d’élèves peuvent poursuivre en master car la sélection est très difficile et il est quasi impossible d’obtenir une place dans le master de son choix.
Exemple à la rentrée en septembre 2026, pour le master en droits de la propriété intellectuelle, seuls 18 candidats ont été retenus pour 2 000 demandes. Il manque des moyens dans l’enseignement supérieur. Et je ne parle pas du délabrement de certains bâtiments, des amphithéâtres fermés ou non chauffés.

Problème n° 5028

Les enseignants sont de plus en plus dépossédés de leur métier et doivent répondre à un nombre toujours plus important d’injonctions complètement déconnectées de la réalité du travail sur le terrain face aux élèves. De plus, ils sont de plus en plus noyés sous des quantités de documents à remplir, des applications à renseigner qui les contraignent énormément sans pour autant améliorer leur situation ni celle des élèves.

Problème n° 5012

Le système scolaire français traverse une dégradation lente que beaucoup constatent.
Dans la grande majorité des cas, les professeurs font de leur mieux avec peu de moyens, peu de soutien et des classes surchargées.
L’actualité récente le rappelle : le dialogue semble rompu et les rectorats restent largement silencieux.
L’annonce de 3 000 enseignants remplaçants, pour beaucoup titulaires sans affectation mais payés, soulève une question simple : comment se fait-il que ces postes apparaissent soudainement alors que des classes restent sans professeur pendant des mois ?
Au-delà de cet exemple, les syndicats et les rapports d’inspection pointent des difficultés récurrentes :
Des classes surchargées, des professeurs non remplacés,
Un soutien insuffisant aux enseignants menacés et laissés sans protection, qui doivent parfois avancer ou prendre en charge eux-mêmes leurs frais d’avocats,
Des hiérarchies qui minimisent certains faits ou découragent les dépôts de plainte pour préserver l’image des établissements,
Des sanctions rares ou faibles envers les élèves auteurs de menaces, de harcèlement ou d’agression avec un simple changement de classe, ou d’établissement. Pire, on va quelquefois déplacer la victime plutôt que l’agresseur,
Des signalements restés sans suite…

Problème n° 5000

Décorrélation totale entre objectifs du programme et priorités éducatives.

Les analyses de texte corrigées proposées au collège sont très complexes (mention de rhétorique à but didactique en cours de poésie de 5e, …) alors que les enfants ne maîtrisent ni le vocabulaire, ni l’orthographe, ni la logique nécessaire à l’analyse.
Pour réussir, il leur faut alors « faire illusion » et le savoir réel qu’ils intègrent est presque nul. Même les « bons élèves » ne comprennent pas le sens de ce qu’ils ont appris.

Problème n° 4996

Les programmes n’ont pas de sens pour les élèves, et les enfants ne comprennent pas ce qui est attendu d’eux.
La méthode consistant à expliquer une notion aux élèves, la leur faire copier, et enfin faire des exercices, semble avoir été délaissée au profit d’une méthode d’apprentissage au travers de la découverte. Cependant, ce qui paraît limpide pour un adulte connaissant le sujet ne l’est pas pour l’enfant qui y est confronté pour la première fois. Le lien logique leur manque souvent. L’analyse qui permet d’y arriver aussi.

Ma belle-fille est rentrée le week-end dernier en me disant qu’elle n’avait « rien compris » à son cours de français de 5e. Le cours est un polycopié, qui traite du groupe nominal et de ses extensions. Y sont mélangés tous types d’abréviations (compl. de l’ant., prop. sub. rel., …) dont certaines qui n’ont pas été vues au préalable – le concept de proposition a été très rapidement évoqué en 6e, mais jamais approfondi et n’est très clairement pas compris. Des schémas parsèment la feuille, sans aucune phrase complète – il faut remettre sur chaque flèche le sens logique soi-même. Ensuite un tableau récapitule les objets précédents en les nommant par « nature » et « fonction » – l’enfant ne comprend pas de quelle fonction on lui parle. Pourquoi la proposition subordonnée relative, que je viens de lui expliquer difficilement, se nomme « complément de l’antécédent » lorsqu’elle est dans la case fonction ? Pourquoi dans certains exercices on mettra l’un ou l’autre ?
Pourquoi mettre un tableau incompréhensible plutôt que faire copier « une proposition relative qui a pour fonction d’étendre un groupe nominal est nommée complément de l’antécédent » ?

Ce problème n’est pas isolé – les cours d’histoire, de sciences, etc., présentent le même fonctionnement : des schémas remplacent les phrases, les liens logiques ne sont pas faits, les thèmes sont renversés…

Problème n° 4979

Les ministères sont dirigés par des gens non professionnels dans la matière concernée. Ce ne sont que des gens ayant un niveau d’études leur permettant de prétendre à un poste mais pour lequel ils n’ont aucun recul, aucune expérience. C’est inapproprié et le contraire de ce que l’on demande dans nos entreprises. Il faut confier les portefeuilles ministériels à des gens dont le domaine est leur métier et sur lequel ils ont le recul adéquat. Comment comprendre les situations de terrain si l’on n’en connaît absolument rien ? Ministre est devenu un métier, comme politicien, à tort.

Problème n° 4963

Les points bonus pour le brevet des collèges donnés par les options (latin, langues et cultures étrangères) sont ridicules. Ne comptent que les points au-dessus de la moyenne. Les élèves préfèrent ne pas prendre d’option.

Problème n° 4958

Chaque année, en troisième, des élèves passent en seconde générale contre l’avis des professeurs parce que l’institution impose aux principaux de faire davantage passer au lycée général. La parole des professeurs ne compte pas. D’ailleurs, il suffit que des parents prennent rendez-vous avec le principal et exigent le passage pour que le collégien soit affecté en lycée général. Et il ne sert à rien d’aller en commission d’appel parce que celle-ci donne « sa chance » au collégien. Les élèves le savent et ne se donnent plus la peine de travailler.

Problème n° 4941

Il serait normal qu’aucun enfant ne sorte de son cursus scolaire primaire sans savoir lire, écrire et compter (les quatre opérations principales).

Problème n° 4933

1. La France est autour de la 26e place à PISA 2025, avec ses résultats les plus bas depuis 2000.
2. La maîtrise de la lecture, de l’orthographe et de la grammaire recule fortement, et le vocabulaire s’appauvrit.
3. Près de 100 points séparent les élèves favorisés des défavorisés.
4. Tous les enfants sont différents, mais l’école impose un système unique, qui met de côté ceux qui n’entrent pas dans le moule.
5. Les notes et les classements installent la compétition dès le plus jeune âge et sapent la confiance en soi, difficile à rattraper ensuite.
6. Enseigner est un art : la transmission et la pédagogie demandent une formation exigeante, avec un focus sur la pédagogie et la psychologie de l’enfant et de l’adolescent.
7. L’école enseigne des contenus dont beaucoup n’auront jamais l’usage, et néglige des compétences de vie : gérer un budget, entreprendre.
8. Dans le primaire, les journées sont parmi les plus chargées de l’OCDE et concentrées sur peu de jours, source de fatigue, sans place pour les activités pratiques qui révèlent des talents.
9. L’école n’apprend ni l’empathie ni la résolution des conflits, et laisse peu de place à la nature.
10. Nos enfants ne sont pas inspirés par une école qui ne leur donne pas envie d’apprendre.
11. Les écrans prennent trop de place dans la scolarité des jeunes enfants.

Problème n° 4910

L’école peine à garantir à tous les élèves la maîtrise des savoirs fondamentaux et à corriger les inégalités liées au milieu social ou au territoire.
Dans le même temps, enseignants et établissements sont confrontés à l’accumulation des réformes, des procédures administratives et des difficultés de discipline. L’école doit pouvoir se concentrer sur sa mission première : transmettre des connaissances, apprendre à raisonner et préparer chaque jeune à devenir un citoyen libre et autonome.

Problème n° 4907

INSTRUCTION NATIONALE, UNE INSTRUCTION CONTINUE
Il faut apprendre, non pas pour l’amour de la connaissance, mais pour se défendre contre le mépris dans lequel le monde tient les ignorants (Charlie Chaplin)
Constat
L’instruction ne doit pas s’arrêter au sortir de l’école. L’État doit jouer un rôle continu dans l’instruction des Français. Histoire, science, géographie, découvertes… les sujets d’instruction ne manquent pas.

Problème n° 4900

ÉDUCATION, UNE COMPÉTENCE PARENTALE
L’instruction éclaire l’esprit ; l’éducation règle les mœurs (Tocqueville)
« L’éducation, c’est la famille qui la donne ; l’instruction, c’est l’État qui la doit » (Victor Hugo)
Constat
Éducation :
1. Action d’éduquer, de former, d’instruire quelqu’un.
2. Connaissance et pratique des bonnes manières, des usages de la société ; savoir-vivre.
Là où l’école est responsable de l’instruction, c’est bien aux parents de dispenser les bonnes manières et le savoir-vivre. Afin d’éviter toute confusion entre ces deux définitions et afin que les parents puissent assumer leur rôle, il convient de séparer l’instruction de l’éducation.

Problème n° 4874

Cela peut sembler utopiste mais je crois que les langues étrangères, l’anglais en particulier, devraient ne plus être traitées comme des matières mais comme des véhicules « neutres » de transmission du savoir.

Problème n° 4855

J'ai relevé le point suivant en lien avec la promotion d'actions solidaires auprès des jeunes :

« Si ces dispositifs rencontrent un franc succès, les institutions publiques et les ONG (comme UNICEF France) soulignent régulièrement le besoin de simplifier ces démarches et d'aller proactivement vers les jeunes les plus éloignés ou en situation de précarité, afin de garantir une réelle égalité d'accès à l'engagement. »

Problème n° 4852

J’ai relevé le point suivant relatif au lien entre décrochage scolaire et chômage :
- Le paradoxe de la France (taux de chômage autour de 7,5 %)

La France dispose d’outils de détection précoce parmi les plus sophistiqués d’Europe (comme le plan Tous mobilisés contre le décrochage scolaire ou les systèmes numériques d’alertes).
Le pays a d’ailleurs déjà atteint les objectifs de l’UE en matière de baisse du décrochage.

Le point de blocage français :

Contrairement aux Pays-Bas, l’intégration de la création d’entreprise concrète dans les programmes nationaux repose encore trop souvent sur le volontariat des établissements ou des enseignants (via des options ou des partenariats associatifs). Le système reste majoritairement académique et théorique jusqu’au bac.

Problème n° 4783

Les générations de collégiens et lycéens actuels sont en effet dans une école à bout de souffle. Si Natacha Polony passe et remet à flot l’école, que vont devenir ces collégiens et lycéens actuels qui seront en décalage avec les suivants ? Comment leur redonner une chance (ainsi qu’à tous ceux qui voudraient s’en sortir mais ne savent pas comment) ?

Problème n° 4759

Le fonctionnement et la mise en place de l’école inclusive participent à la dégradation des conditions de travail des enseignants et à la dégradation de l’estime de soi et du parcours des jeunes en situation de handicap.
L’école inclusive n’a pas été pensée dans un fonctionnement général. Il est urgent et indispensable de repenser l’école inclusive pour qu’elle puisse trouver un cercle vertueux de réussite pour tous : accompagnements, orientation, partenariats avec les professionnels de soin, formation, recrutement et valorisation des AESH, valorisation des métiers et des parcours privilégiant les activités manuelles, présence nécessaire d’éducateurs spécialisés, d’orthos, de psychomotriciens, d’ergothérapeutes, de psychologues, d’enseignants spécialisés dans les établissements. L’école et nos jeunes sont les citoyens de demain. Chaque jeune bien accompagné sera un citoyen debout demain. Les enseignants sont confrontés à des classes hétérogènes sans autre aide que les AESH, en nombre insuffisant. Les climats de classe se répercutent sur l’ensemble de la classe.

On ne peut pas repenser l’école sans penser école inclusive et trouver les leviers qui permettent un fonctionnement efficace et bienveillant pour tous.

Problème n° 4739

Les capacités de l’intelligence artificielle se développent très rapidement et leurs usages également, les meilleurs comme les pires

Problème n° 4718

Avec la généralisation des écouteurs, la dégradation de l’audition pourrait s’accélérer dans les années à venir.
Le nombre de personnes déficientes pourrait augmenter. Les personnes sourdes sont isolées, les enfants sourds de naissance également.

Problème n° 4710

Les adultes vivent désormais dans un monde où tout est technologie. Peu d’entre eux sauraient survivre sans ces technologies

Problème n° 4694

- L’organisation d’un lycée est déroutante et dysfonctionnelle (comme tout système, mais il existe des solutions simples).
Un prof a 3 messageries distinctes : l’académique, l’ENT, et le Pronote sans compter un compte Gmail ou un groupe WhatsApp. J’ai exercé dans 3 lycées : pas un n’utilise la même façon de communiquer (l’un Pronote, l’un l’ENT et le dernier les 3 façons).
La perte de temps à gérer cela est considérable.
- Sans compter, petite boutade, le nombre d’acronymes incompréhensibles utilisés partout et absolument pas vulgarisés pour les nouveaux entrants. Et où il faut faire des recherches pour comprendre ce qu’on lit (et ce à toutes les strates : rectorat, lycée, entre collègues).
La communication en interne est très compliquée et peu claire. Sans les syndicats en appui, il est impossible de comprendre clairement le fonctionnement de l’institution à nos débuts.
- Le rôle des inspecteurs : chargés de donner le ton sur les méthodes d’enseignement mais aussi accélérateurs de carrière. Ce qui leur donne une vision faussée des méthodes car lors de l’inspection le professeur prépare alors la séance comme le voudrait l’inspecteur et non comme il le fait d’habitude.
Par conséquent, comment l’inspecteur peut-il juger de la méthode ou améliorer réellement les pratiques ? Le système est totalement biaisé et c’est fort dommage.

Problème n° 4688

Âgée de 46 ans, mère de 2 enfants et enseignante en lycée depuis 3 ans, reconvertie après 20 ans cadre dans le privé, j’ai un regard neuf et triste sur notre école :
- En élémentaire, la plupart des écoliers ne savent pas lire, écrire ou compter correctement et poursuivent avec ces lacunes tout au long de leur scolarité. On a tout nivelé par le bas et ce dès la primaire, les différences s’accentuent au fil des années.
- Au lycée, les élèves ont donc de grandes lacunes en français et mathématiques notamment. Comment est-il possible d’avoir son bac français et son bac alors qu’on ne sait pas écrire une phrase correctement, entre mauvaise syntaxe, vocabulaire approximatif voire familier et orthographe incorrecte ?
- J’ai constaté un manque d’effort et de travail majoritaire chez les élèves.
Lors d’un examen, ils vont au plus vite (utilisent peu le brouillon, puis dorment sur la table… Il m’est arrivé de voir alors que la copie est sale, raturée, non relue et donc bourrée de fautes d’orthographe et de syntaxe) et de leur demander de se relire ou de recopier comme ils ont encore du temps mais ils n’en ont cure. Le but est de sortir le plus tôt possible. De toute façon, ils savent qu’avec peu d’effort l’examen sera en poche.
- Le comportement en classe : manque de respect entre élèves, envers les profs, le lycée à la carte (beaucoup d’absences et d’heures manquées sans aucune conséquence),
Comportements sans aucune conséquence.
Retards aux examens, absence de contrôle continu pour le bac rattrapé en une note, etc.
Rattrapage de tout tout le temps pour gonfler les stats de réussite ou de nombres d’élèves ou je ne sais quoi.
Les élèves le savent très bien
- Les parents ont un rôle à jouer, ils doivent retrouver la confiance en l’enseignant (et redonner de la rigueur aux enfants ?)

Problème n° 4680

Il faut absolument créer des structures et former du personnel dans chaque ville pour les enfants dans neurodivergents ou dys. Les professeurs ne savent pas et ne peuvent pas s’en occuper.
Un vrai gâchis

Problème n° 4593

La déséducation est un risque majeur pour les droits du citoyen, et ses effets s’inscrivent sur le long terme. C’est une priorité nationale, toutes années confondues.

Problème n° 4583

Je crois que ça a été déjà dit mais :
L’enseignement public doit instruire
Les parents doivent éduquer

Faire un amalgame de vocabulaire entraine une ambiguïté :
REVENONS À L’APPELLATION « INSTRUCTION PUBLIQUE », RÉSERVONS L’ÉDUCATION À LA FAMILLE

Problème n° 4522

Les nouveaux enseignants font des fautes d’orthographe, parfois très graves. Certaines règles, par exemple « elles se sont cassé le bras », voix pronominale COI, leur sont tout à fait méconnues. Or, le référentiel de compétences des enseignants fait mention du devoir suivant : « Maîtriser la langue française à des fins de communication. » Mais rien n’est établi dans la formation des enseignants pour développer leurs compétences en orthographe et en français. Ils ont même des cours de LV2 plutôt que de français.
Pourrait-on envisager une épreuve d’orthographe dans le CAPES, ou a minima des cours d’orthographe ou une collaboration avec le projet Voltaire ?

Et pourrait-on aussi abroger cette LV2 obligatoire qui fait perdre du temps aux futurs enseignants ? Je ne crois pas en son utilité. Surtout qu’elle intervient souvent après un cycle universitaire lors duquel les aspirants au CAPES ne pratiquaient plus de LV2.

Problème n° 4484

Je trouve qu’on ne s’inspire pas assez des modèles qui fonctionnent ailleurs en Europe pour ce qui l’organisation du temps scolaire (pays du nord de l’UE), la formation par l’alternance et l’apprentissage (Allemagne et CH), et l’intégration des élèves avec handicap (Italie)

Problème n° 4452

Réforme complète de l’Éducation nationale dès l’école communale.
Pour permettre aux enfants de devenir des adultes vraiment prêts à affronter leur vie d’adultes lorsqu’elles ou ils auront 18 ans…

N. B. Très conscient de la difficulté pour la nouvelle présidente - ou le nouveau président de prendre une telle décision…

Yves Ratel - 33360 Camblanes-et-Meynac

Problème n° 4450

J’ai enseigné 3 ans : en lycée professionnel et dans un collège. Certains collégiens, en décrochage, sont en réelle souffrance. Ils viennent, sans affaires, s’assoient en cours, et attendent plus ou moins calmement la fin du cours, de la journée, de l’année… On a trente autres élèves autour, à qui on apprend des choses. Il est alors impossible de s’occuper du ou des décrocheurs. Je vous assure que dès lors qu’on s’intéresse à eux, et qu’on se met à leur niveau, ils sont pleins de bonne volonté. Il est impensable que l’institution les maltraite de cette façon ! Ils ont juste besoin d’une formation adaptée.

Problème n° 4447

Professeur d’économie-gestion en lycée professionnel, nouvellement retraité, j’ai été interpellé par votre très pertinente analyse sur les bacs pro tertiaires.
J’ai débuté comme prof de comptabilité à l’époque des bacs pro compta et secrétariat. Les contenus étaient assez techniques et professionnalisants, même si l’adéquation du diplôme avec le public recruté posait déjà question. Puis les référentiels se sont peu à peu vidés de leur contenu au fur et à mesure des réformes.
Dans ces filières qui demandent – en principe – des qualités rédactionnelles, on envoie des élèves en difficulté scolaire ou allophones. Pour bien des métiers du tertiaire administratif, un bac + 2 est le strict minimum, et la plupart n’iront pas. J’ai mis tant de notes « bienveillantes » sans rapport avec le niveau réel de la copie, en toute connaissance de cause. Oui nous mentons aux jeunes !
Il s’agit trop souvent d’orientations par défaut, pour des publics que les métiers de l’administration et de l’accueil ne font absolument pas rêver.
La question que je me pose : il faudrait fermer de ces filières qui font honte à l’école de la République. Je vais jusque-là. Mais cela ne résoudra pas le problème de l’orientation par défaut de certains jeunes, qui se reportera ailleurs.
Puis j’ai bifurqué vers les métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Les élèves ne sont pas plus de petits anges calmes et studieux, mais ils apprennent un vrai métier, qui embauche, tous ne continuent pas, mais personne ne se sent relégué. J’y ai découvert que non, les jeunes ne sont pas paresseux, quand ils finissent de tout ranger très tard en fin de service. La différence à mon avis : donner du sens.
La gestion y est une matière exigeante et même assez technique, normal pour de futurs restaurateurs. Enfin était, car les référentiels viennent de changer, pour des contenus beaucoup, beaucoup plus « light ». Qui saura vraiment gérer un restaurant dans 10 ans, je l’ignore.

Problème n° 4430

J’habite à Chardonnay, en Saône-et-Loire. Il n’y a pas d’école dans le village : les enfants rejoignent en car un regroupement pédagogique intercommunal, dans une commune voisine. Plus personne ne s’en étonne. C’est pourtant le point d’arrivée d’un mécanisme national, et ce mécanisme continue de tourner ailleurs.

Le 25 avril 2019, le président de la République s’est engagé à ce qu’aucune école ne ferme sans l’accord du maire. L’engagement porte sur l’école. Il ne porte pas sur la classe.

Or une école ne ferme jamais d’un coup. Elle perd une classe, puis une autre. Elle passe en classe unique, puis en regroupement pédagogique intercommunal. Quand la fermeture arrive enfin, le maire donne son accord parce qu’il ne reste plus rien à défendre. L’engagement de 2019 protège le dernier maillon d’une chaîne qu’il laisse entièrement libre.

Les chiffres le montrent. À la rentrée 2022, 123 écoles rurales ont fermé, dont 68 en rural éloigné, sur 8 122 — et toutes « en accord avec les communes ». À la rentrée 2025, le premier degré a perdu 80 000 élèves, et la baisse s’accélère en 2026.

Et chaque classe fermée fait partir un ménage avec de jeunes enfants vers le bourg-centre, ce qui fait baisser l’effectif de l’année suivante. La fermeture d’aujourd’hui fabrique celle de l’an prochain.

Pour une famille qui envisage de s’installer, l’école est le premier critère. Un village sans école ne se dépeuple pas brutalement : il cesse simplement d’être une option.

Problème n° 4325

La Chine a suspendu (supprimé) les filières d’études supérieures débouchant sur des disciplines absorbables par l’IA.

Quand la France aura-t-elle l’idée de former nos enfants à des métiers d’avenir ?

Quels débouchés pour une fac d’anglais aujourd’hui ?

Pourquoi la filière médicale doit-elle être un calvaire insupportable brisant de très bons élèves au profit de médecins étrangers moins bien formés au final ?

Va-t-on arrêter l’élitisme aveugle pour aller vers de vrais tremplins, des formations réellement utiles et recherchées et une école qui encourage, pas une école qui brise ou dégoûte ?

Problème n° 4322

Demander aux enseignants d’établir un rapport annuel d’activités incluant toutes les actions et les engagements assurés. Ce rapport complètera le rapport d’activités de classe.
Inclure dans le service horaire toutes les responsabilités assumées.
Donner des bureaux afin que les enseignants puissent assumer leurs tâches d’accueil des enfants et des parents.

Problème n° 4317

Former les directeurs d’établissement dans l’objectif de leur donner de réels pouvoirs de décision, de contrôle et d’orientation.
Redéfinir les conditions du recrutement et établir un référentiel de compétences spécifiques
Dispenser une formation à la communication et à la gestion des conflits.

Problème n° 4316

Regrouper les différentes formations des acteurs sociaux et éducatifs dans un même centre ou une même institution. Ceci afin de permettre une connaissance des différents métiers, de faciliter les reconversions et pourquoi pas une meilleure rentabilité en évitant les doublons (éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, conseillers d’orientation, conseillers d’éducation, formation des directeurs d’école, enseignants…)

Problème n° 4313

Reconnaitre le métier de formateur d’enseignants comme un métier à part entière exigeant des compétences, une formation et une évaluation spécifiques. Donner un statut et préciser le rôle des différents acteurs de la formation.

Problème n° 4310

Reconnaitre le métier de formateur d’enseignants comme un métier à part entière exigeant des compétences, une formation et une évaluation spécifiques. Donner un statut et préciser le rôle des différents acteurs de la formation.
Ce sont des universitaires qui ont la charge de devenir, instantanément et sans formation spécifique, des formateurs d’enseignants. Par ailleurs, la carrière des universitaires est évaluée non pas sur leurs compétences en formation professionnelle, mais sur d’autres registres, comme la recherche, les publications, l’expertise scientifique disciplinaire. En conséquence, ils n’ont aucun intérêt à s’investir dans une mission qui n’est pas reconnue et appréciée comme telle.

Problème n° 4308

Ne pas confondre formation initiale universitaire et formation professionnelle. Les objectifs du concours doivent être redéfinis en évitant toute ambiguïté. Il convient de sortir d’un concours construit sur un mélange des genres.
Mettre le concours après la formation académique pluridisciplinaire L3

Problème n° 4307

Proposer un cursus universitaire niveau licence spécifique au métier de professeur des écoles (multidisciplinaire) y adjoignant des fondamentaux comme la maîtrise de la langue française, maîtrise de l’anglais (tests TOEFL, ou TOEIC…), de l’informatique et d’une bonne culture générale permettant la compréhension des enjeux du monde contemporain.

Problème n° 4295

Niveau de langage bas et de plus en plus d’élèves avec des retards de développement d’une année en maternelle.

Problème n° 4280

La Guyane est un pays avec une telle diversité ethnique que c’est une épreuve pour les enseignants. Une amie qui a enseigné là-bas sept ans m’a expliqué qu’elle avait eu une classe qui parlait huit dialectes différents, comment faire du français avec ce défi ?
Cette diversité ethnique s’accompagne d’un racisme tous azimuts, à tous les étages : enfants, élèves, parents d’élèves, et même entre collègues. Beaucoup de conflits et de guerres froides ; les métropolitains sont peu appréciés par certains collègues locaux.

Par ailleurs, les élèves n’ont aucun imaginaire médiéval ou historique français. Ma collègue devait travailler avec la prof d’arts plastiques, des bandes dessinées et des captations vidéo quand elles faisaient Les Caractères (de La Bruyère), Cyrano ou Le Cid. Afin de développer des images mentales qui concrétisent l’intérêt de ces œuvres.
Elle m’a aussi dit que le canon littéraire français était mal perçu par certains de ses collègues qui font des œuvres francophones. Ce n’est pas un mal, cependant la perspective de ces enseignants était de renforcer un esprit antimétropolitain, ce qui ne coïncide pas avec le projet de la nation. De plus, dans les faits, la jeunesse guyanaise n’a pas plus acquis d’esprit antimétropolitain que d’esprit français, ça a juste participé à inhiber l’acquisition d’un esprit tout court.

Enfin, la météo pesante fait que les élèves seraient capables de se présenter en soutifs. Être décomplexé sur son apparence n’est pas un mal en soi (surtout quand il fait d’horribles températures), cependant ils ne voient pas l’inconvenance de leurs comportements. Leur ignorance concernant les codes sociaux réduit leurs chances de faire de bonnes études et d’obtenir des postes à responsabilité.

Problème n° 4259

Rétablir la discipline et le savoir au centre du projet scolaire
Sanctuariser l’école
Apprendre aux enfants à se concentrer et à réfléchir

Problème n° 4238

La confiance est rompue entre le corps enseignant et les parents d’élèves.

J’entends beaucoup le corps enseignant se plaindre des parents intrusifs, irrespectueux de leur autorité, se plaignant de toute punition ou autre choix éducatif.
Je suis parent d’élève, et non enseignante. J’ai aussi fait de longues études. Pourtant voilà ce que j’ai vécu plusieurs fois (heureusement pas toujours) : je me suis sentie méprisée voire humiliée par un corps enseignant qui ne supporte aucun questionnement, aucune critique de la part d’un parent. Le dialogue est impossible face à certains enseignants qui ont une attitude condescendante et se sentent attaqués dès qu’on souhaite discuter d’un sujet avec eux.

La relation parent-enseignant s’est dégradée et le dialogue semble parfois totalement rompu, chacun se renvoyant la responsabilité de cet échec.

Problème n° 4229

Les vacances solaires ne sont pas « cohérentes », notamment l’été. 2 mois à occuper, c’est très long. Ça coûte très cher. J’ai une enfant qui a des difficultés scolaires : en 2 mois, c’est une catastrophe tout ce qu’elle peut oublier. Et quand ils sont au collège et qu’ils peuvent se « garder » tout seuls, si les parents n’ont fixé des occupations, alors ils traînent et font des bêtises, des mauvaises rencontres et autres. Cela crée les inégalités entre ceux qui ont les moyens de les occuper intelligemment et les autres et creuse les inégalités sociales.

Problème n° 4105

Le nombre d'élèves par classe en école primaire est faussé. Certains personnels non administratifs ( comme les conseillers pédagogiques par exemple) qui ne sont pas devant les élèves sont tout de même comptabilisés dans le calcul...

Problème n° 4103

L'enfant avant le programme : Plaidoyer et projet pour une nouvelle école 2-6 ans

De nombreuses études le démontrent et les derniers classements PISA le confirment : notre modèle de scolarisation obligatoire dès 3 ans est obsolète.
Au lieu d’adopter une posture de « jardinier » — en créant un environnement propice, en adéquation avec le développement naturel et la libre exploration de l'enfant —, le système français s’entête à jouer les « charpentiers ». Pour reprendre l'analyse de la chercheuse Alison Gopnik, nous continuons de croire que l'on façonne un enfant comme une pièce de bois, en lui imposant un programme académique rigide et des objectifs prédéfinis. Au vu des avancées majeures en neurosciences, ce modèle se révèle totalement inadapté.

L'observation internationale est sans appel : dans les pays régulièrement en tête des évaluations PISA, la scolarisation obligatoire ne débute qu'à 6 ans. Pour les 3-6 ans, le choix est fait de privilégier des jardins d'enfants fondés sur le jeu libre, l’expérimentation et le contact avec la nature. Ces structures respectent véritablement les rythmes et les besoins fondamentaux de la petite enfance.

Il est urgent de remettre notre système en question. Certes, les enfants sont résilients et font preuve d'une grande adaptabilité, mais cela ne signifie pas qu'ils s'épanouissent. La petite enfance a trop longtemps été qu'une variable d'ajustement en France : quel avenir souhaitons-nous aujourd'hui offrir à nos enfants ?
Il est temps de dépasser nos méthodes archaïques. En tant que professionnelle de la petite enfance, je vous propose à travers ce dossier :
Une étude comparative des modèles éducatifs internationaux ;
Une analyse ciblée appuyée sur les données neuroscientifiques actuelles ;
Un projet concret de structure articulé autour d'un jardin d'enfants (2-5 ans) et d'une classe pré-élémentaire (5-6 ans).

Problème n° 4102

Beaucoup de contributeurs demandent le rétablissement d'un examen d'entrée en sixième, le retour de l'exigence. Il faudra alors mettre en place un système pour accueillir dès l'âge de 10 ans les recalés...
L'inclusion scolaire de nombreux enfants handicapés, avec des difficultés d'apprentissage variées va se heurter à cette exigence. Un énorme travail devra être mené auprès des familles pour faire accepter cette orientation.

Problème n° 4096

1) Pourquoi les collégien-nes qui ont besoin de consolider les bases en français et maths doivent-ils obligatoirement "apprendre / suivre des cours" d'une deuxième langue étrangère à l'entrée de la 4è ? La maitrise de l'expression est la base de la connaissance et de l'exercice de ses droits et de ses pensées. Un adulte capable d'exprimer clairement ses besoins, ses envies, ses projets est un adulte qui peut construire durablement pour lui-même les autres et avec les autres. Sur le marché de l'emploi la maitrise élevée de deux langues me semble plus positive que la maitrise lacunaire de 3. Un ajustement me semble d'autant plus nécessaire que la nouvelle prise en compte des troubles de comportement et d'apprentissage connait une augmentation assez rapide des effectifs.

2) Pourquoi les femmes violentées doivent-elles subir avec leurs enfants de PARTIR de leur logement ?
3) L'eau douce va devenir la ressource la plus convoitée et donc on peut craindre l'augmentation des conflits d'usages et celle des prix.

Problème n° 4083

La formation des enseignants
Les formations sont soit obligatoires et d'autres sont basées sur le volontariat des enseignants. Celles basées sur le volontariat sont souvent très intéressantes tant au niveau disciplinaire, pluri disciplinaire au didactique. Cependant Il existe de nombreux enseignants qui ne demandent jamais ce type de formations ! il y a le cas aussi où un enseignant demande une formation et elle lui est refusée

Problème n° 4060

Je suis cadre de l'éducation nationale. J'ai vu les choses se dégrader chaque jour depuis 15 ans. Lutter contre l'absentéisme des élèves et pénaliser les familles qui pour la plupart excusent en mentant concernant les absences de leurs enfants. Faire du social n'a fait que du tort aux élèves. Donner le dernier mot aux équipes pédagogiques concernant l'orientation. Ne plus attendre la 3 ème pour orienter un élève : c'est trop tard et en plus s'il est turbulent il aura pénaliser les "bons" élèves. Les parents sont rentrés dans les collèges, les lycées et ce n'est pas pour le mieux : ils savent tout et surtout dans le déni des difficultés rencontrées par leur rejeton, sont dans la défiance permanente vis à vis de l'institution. Depuis la COVID et l'enseignement à distance toutes les barrières ont sauté vis à vis du corps enseignant. Ce sont souvent des parents qui ont eux-mêmes un problème non réglé avec l'EN. D'un autre côté les enseignants (surtout en collège REP) victimisent les élèves et leurs familles et excusent toutes les attitudes surtout si c'est le collègue qui en fait les frais ! Les enseignants ne sont pas du tout formés à la prise en charge d'une classe et d'un groupe d'adolescents, les formations ne parlent que de contenus pédagogiques et de référentiels. Formés par des formateurs hors sols à l'INSPE. R

Problème n° 4049

L’hétérogénéité du niveau des élèves par classe pénalise l’enseignant comme les élèves. Si le redoublement n’était pas la meilleure des solutions pour l’élève en difficulté, son passage automatique en classe supérieure est la pire des solutions pour celui-ci, pour sa classe et l’enseignant.

Problème n° 4047

L’hétérogénéité du niveau des élèves par classe pénalise l’enseignant comme les élèves. Si le redoublement n’était pas la meilleure des solutions pour l’élève en difficulté, son passage automatique en classe supérieure est la pire des solutions pour celui-ci, pour sa classe et l’enseignant.

Problème n° 4035

Tout ce qui n'a pas de prix n'a pas de valeur - l'école , la santé, la formation, la retraite...
En France nous avons oublié (n'avons pas confiance de) la valeur de ses services car leur cout est invisible

Problème n° 4011

Parcours Sup est un moyen de gérer la pénurie de places dans l'enseignement supérieur - et est au coeur des revendications du mouvement des lycées.
Les premières réponses de Parcours Sup ont lieu en juin alors que les étudiants étrangers hors UE qui passent par une procédure spécifique, la "demande d'admission préalable" pour une admission L1 , voient leurs voeux (au nombre de 3) acceptés ou pas par les universités avant le 30 avril, pour l'année 2027/2028, avec réponse du futur étudiant attendue avant le 31 mai 2027.

Sur les 321 900 places proposées en L1 en 2024 - 2025, 26 600 étaient dévolues à des étudiants"en mobilité"dont environ 80% hors-UE , les 20% d'étudiants de l'UE étudiants en France passant par Parcours Sup, comme les lycéens français.(Pour info, 26 900 places en L1 ont été attribuées de surcroît à des bacheliers des années antérieures).

20 800 places de L1 environ ( chiffres à étudier mieux) des 295 000 places en L1 occupées par les néo-bacheliers sont attribuées dès le mois de mai à des étudiants hors-UE au détriment des affectations des néo-bacheliers de France qui, eux,prendront les places restantes en juin...

Problème n° 3990

Le niveau global décroche complètement depuis trop longtemps. La France est devenue la risée des pays développés et aucune volonté de sursaut gouvernemental ne se fait ressentir. Les "mesures" se succèdent alors que la régression bat son plein. C'est une véritable atrophie du cœur de notre nation, la France des Lumières, pourtant unie par le savoir et pour le savoir. La locomotive « Éducation nationale » s'enfonce dans un tunnel opaque. Cette trajectoire ne semble avoir qu'une issue : le repliement individuel ou communautaire, au sein d'un enfer sociétal où les individus ne sauront plus communiquer que par messages de 280 caractères ou par agents IA interposés.
Dévoyée au fil des décennies, l'institution qui fut le pilier de nos Républiques s’est peu à peu muée en une simple garderie sociale, un dépôt d’enfants soumis à des dogmes idéologiques. Au lieu d'éveiller les consciences, ce système cantonne la réflexion et désarme la jeunesse de son esprit critique à l'ère de l’artificialisation 2.0.
À ce naufrage s’ajoute une crisis d'autorité profonde, marquée par un irrespect grandissant qui achève de consumer l’institution. L'Ecole subit en première ligne les élèves en fracture avec la nation et les parents devenus consommateurs vindicatifs. Au cœur de ces ruines, les professeurs subissent un déclassement total, à la fois financier, social et moral. Ils sont aujourd'hui précarisés, abandonnés par leur hiérarchie et réduits au rang de cibles ou de simples prestataires. Par démagogie ou par lâcheté, le politique a méthodiquement refusé de rétablir une verticalité saine sans laquelle aucune société n'est possible.

Problème n° 3984

Les enfants/élèves, mais aussi les adultes, ont de moins en moins d'esprit critique. Ils sont imprégnés de la pensée véhiculée par les réseaux sociaux, les médias. Il me semble qu'un esprit critique est de plus en plus indispensable à la société aujourd'hui, afin de pouvoir échanger, changer dans le respect et la connaissance des sujets, et non de rester enfermé dans sa première idée.

Problème n° 3961

Je suis enseignant dans un lycée polyvalent, avec des sections générales et technologiques (STI), depuis maintenant 30 ans.

Parmi les multiples problèmes et défis auxquels nous devons faire face, il y en a un, me semble-t-il, essentiel : le niveau des élèves en français est devenu catastrophique. Je peine désormais à leur faire comprendre des consignes simples, basiques, parce qu’ils n’ont plus assez de connaissances ou d’assurance en français pour pleinement comprendre ce qu’ils doivent faire. Et ce, quel que soit le niveau (seconde, terminale ou BTS).

Un exemple frappant : l’année dernière, je répétais une fois de plus à mes élèves de terminale STI : « Faites des phrases simples, sujet/verbe/complément. On essayera de complexifier par la suite. » Je vois un de mes élèves hésiter, puis m’appeler et me demander en aparté, très sérieusement : « C’est quoi, monsieur, sujet/verbe/complément ? »

Sans une très bonne maîtrise du français, les élèves ne peuvent tout simplement plus comprendre de manière satisfaisante ce que les professeurs expliquent et demandent dans leurs disciplines respectives, que ce soit en maths (tout dérive d’une compréhension fine des énoncés en français), en hist-géo, en langues (les élèves ne savent plus ce qu’est un pronom)…

Problème n° 3933

Les enfants ont changé, l'éducation doit-elle changer ?

Depuis une dizaine d'années, les enfants me semblent beaucoup plus éveillés, curieux, capables de réflexions profondes et de questionnements pertinents, parfois même davantage que certains adultes. Ils ont besoin de comprendre, de bouger, de découvrir et d'expérimenter. Ils sont sans doute moins dociles, plus difficiles à canaliser, mais aussi beaucoup plus riches dans leurs réflexions.

Pourtant, leur maturité intellectuelle ne s'accompagne pas nécessairement d'une maturité émotionnelle équivalente. Et c'est peut-être là que se situe l'un des grands enjeux de l'éducation actuelle.

Comment expliquer qu'au collège, chez certains préadolescents, cette capacité de réflexion semble parfois s'effacer au profit de comportements impulsifs, d'un manque de discernement, voire d'une violence inquiétante ? Comment des enfants capables de réflexions si pertinentes peuvent-ils se laisser entraîner dans des comportements aussi primaires, sans mesurer les conséquences de leurs actes ?

N'y a-t-il pas eu, dès le primaire, quelque chose qui n'a pas été suffisamment développé, aussi bien dans la construction intellectuelle que dans l'apprentissage des émotions, du discernement et du rapport aux autres ?

Il ne s'agit pas de regretter une autorité passée ni de vouloir simplement rendre les enfants plus dociles. Il s'agit de comprendre comment poser un cadre autrement, en tenant compte de ce qu'ils sont devenus, de leurs capacités, mais aussi de leurs fragilités.

Comment accompagner ces enfants pour développer leur intelligence sans laisser leur construction émotionnelle et leur discernement prendre du retard ? Et comment faire évoluer l'école pour qu'elle réponde enfin à cet enjeu ?

Problème n° 3929

Vouloir acheter depuis des décennies la paix sociale en matière d'éducation est contre-productif et pernicieux pour les élèves (futurs électeurs) et leur famille. Les « savoirs fondamentaux », qui sont lire, écrire, compter et s'exprimer correctement, se sont effondrés un peu plus à chaque rentrée scolaire (les évaluations nationales menées sur le niveau de 6e au collège le démontrent).

Au lieu de voir la réalité de l'effondrement des connaissances en face et de prendre le problème à bras-le-corps, on a bricolé des solutions entre les notes remplacées par des couleurs et des appréciations vagues et/ou vides de sens du type « en cours d'acquisition », « expert » (!!), les fameuses compétences qui n'en sont pas et les groupes de compétence qui ne fonctionnent pas au collège et qui sont un casse-tête dans les emplois du temps.

Au lycée, on a fait croire aux élèves et aux familles que tout était possible avec peu ou pas de travail personnel (le pourcentage éloquent de réussite au bac et l'inflation des mentions très bien entre 18 et 20 de moyenne le prouvent). Le système actuel d'orientation post-bac est un trompe-l'œil qui donne à croire que chacun aura accès — via quelques clics et une pseudo-lettre de motivation — aux mêmes chances dans l'enseignement supérieur.

Parallèlement, les inégalités et le déterminisme social n'ont cessé de se creuser entre les lycées des centres-villes et ceux de banlieue comme ceux des « campagnes » françaises. Pour preuve, le nombre exponentiel de « boîtes » à bac ou de cours privés de rattrapage ou de soutien scolaire accessibles aux plus aisés.

Les enseignants sont devenus des prestataires de services auxquels on demande d'animer leur classe au détriment de leur cours dans leur matière. Les élèves subissent la pression des notes, les enseignants celle de leur administration verticale et inflexible pour ses personnels et celle des parents qui contestent ou agressent dans les pires cas. Le système éducatif est arrivé au bout du rouleau.

Problème n° 3927

En primaire, l'école finit de bonne heure et certains enfants restent en périscolaire dans l'attente de l'arrivée des parents qui travaillent. Ce temps n'est plus utilisé comme un temps d'étude, mais comme un temps de récréation.

Problème n° 3918

J'ai terminé ma carrière de professeur d'anglais dans un collège en France (après 15 ans d'expatriation), où j'ai constaté une baisse de niveau importante et une hétérogénéité de 0 à 20 dans des classes de 26 élèves. Comment gérer une telle hétérogénéité quand des problèmes de discipline se posent de plus en plus, et dans certaines zones aussi ? J'ai travaillé dans un collège avec un profil REP sans qu'il soit reconnu comme tel. Il aurait fallu des classes moins nombreuses et plus de moyens.

Problème n° 3909

Déclenchement des remplacements soumis à des contraintes inadaptées (16 jours minimum, pas avant les vacances…).

Problème n° 3896

Il faut revoir le système de Parcoursup. Il n'est pas normal que des élèves se retrouvent sans affectation. Je trouve cette situation très anxiogène, et pour les élèves et pour les parents.

Problème n° 3848

- Les formations industrielles ne sont pas soutenues par le Rectorat. Départs en retraite non remplacés des professeurs, effectifs d'élèves de plus en plus bas, politique du chiffre (tout miser sur le bac général au détriment des filières professionnelles et technologiques, comme le bac STI2D pourtant pertinent, pour relever notre classement national, par exemple).

- Également, le problème de la sectorisation dans l'orientation en seconde générale, qui ne tient pas compte des vœux des jeunes qui souhaitent suivre une spécialité qui ne se trouve pas dans leur lycée de secteur. Une fois le lien social avec ses camarades établi en année de seconde, le jeune délaisse le choix de la spécialité pour rester avec ses amis. Les campagnes de promotion menées au collège en faveur des métiers et voies techniques sont vaines.

- La santé mentale des jeunes et l'aide à l'orientation. C'est un abîme, car aucun moyen. 1 psychologue / 1 500 jeunes.

Problème n° 3827

Il n'est pas normal de constater chaque année, impuissant, la dégradation de notre système scolaire, de comptabiliser tous ces enfants qui passent de classe en classe sans savoir lire, écrire et compter, sans que personne n'essaye de remédier à cet état de choses. Si, jadis, chaque enfant entrait en 6e en sachant lire, écrire et compter, pourquoi ne serait-ce plus le cas aujourd'hui ?

Pourquoi avoir supprimé les classements, les notes, les redoublements ? Pourquoi pousser les élèves jusqu'au bac en leur faisant croire qu'ils sont bons et laisser Parcoursup opérer la sélection que le système scolaire ne fait plus, laissant les étudiants désemparés ?

Problème n° 3808

Rétablir l'autorité à l'école et rétablir le respect de l'enseignant. Et ça commence par réformer l'Institution, qui défend depuis trop longtemps l'indéfendable en privilégiant le « pas de vagues » pour ne pas hypothéquer le statut et préserver la carrière des hauts responsables.

Problème n° 3782

Pourquoi ne pas repenser le contenu des cours de musique au collège ? Si l’on interrogeait un élève à son entrée en seconde sur ce qu’il en a retenu, on obtiendrait, au mieux, quelques chansons et de vagues notions d’opéra. Mon expérience de parent est plus nuancée s’agissant des cours d’arts plastiques : de nombreux professeurs ont su laisser à mes enfants la possibilité d’exercer leur créativité autour d’un sujet imposé.

Problème n° 3754

Attractivité du métier d'enseignant :
Mutation impossible à obtenir.
Manque de transparence dans les affectations et les promotions.
Oubli des enseignants qui ont eu les concours dans les années 2000 : ni jeunes, ni anciens.
Salaires gelés.

Problème n° 3748

Il me semble particulièrement difficile, pour un professeur remplaçant, de se retrouver du jour au lendemain devant une classe sans avoir eu le temps de préparer son cours, tout en devant mobiliser une pédagogie adaptée. Beaucoup donnent l’impression de se retrouver seuls face à l’inconnu.

Problème n° 3731

Trop de temps est perdu dans l enseignement qui pourrait être récupéré très facilement et du jour au lendemain.
Il faut arrêter d organiser des goûters, des anniversaires et tout ce type de moments. En effet avant chaque période de vacances il devient habituel de consacrer les derniers cours à autre chose qu au travail.
De même, il faut arrêter de montrer des films pendant les cours. Il y a déjà trop de temps d écran. Ce n'est pas vrai que les enfants en retirent un enseignement. Le cadre doit être clair : l enseignement, c est un professeur qui fait un cours à des élèves qui viennent pour recevoir ce cours, faire des exercices, poser des questions... Pas être passifs devant un écran.
De même, il faut travailler jusqu'à la fin de l année, au mois de juin. Et pour cela, il faut arrêter les notes à la fin et pas 3 semaines avant. Et les personnels de l éducation nationale doivent partir en vacances après les élèves et pas en même temps. Ils ont trop de vacances par rapport au reste de la société ce qui ne leur rend pas service et nuit à leur image. Ce point doit changer en contrepartie d une augmentation de leurs salaires qui sont effectivement trop faibles.
Enfin, il faut arrêter de ne plus avancer dans le cours sous prétexte qu il y a trop d absents parce que certains élèves de la classe suivent une autre langue vivante font un voyage scolaire.
Il y a du temps de travail qui se perd de partout et après on dit qu on en manque pour finir le programme et que les élèves ne respectent pas le cadre scolaire. Mais c'est qu il s est décrédibilisé lui-même.

Problème n° 3676

Le programme de français qui fait fi de l'histoire littéraire. Des élèves de 6e apprennent le schéma narratif comme s'il y avait quelque intérêt mais sont incapables de conjuguer un verbe à l'imparfait. On leur propose des questionnements "littéraires et anthropologiques" alors qu'ils ne savent même pas identifier un verbe dans un texte. La littérature domine complètement l'enseignement au détriment de la langue française (grammaire, vocabulaire, conjugaison).
On ne cesse de nous parler de "liberté pédagogique" mais nous sommes engoncés dans un programme et un rythme scolaire qui ne laissent aucune place à l'innovation. Nous n'avons que 4 x 50 min par semaine en français (j'avais autrefois 6h de français par semaine), à ces 50 min il faut encore soustraire : le temps pour la gestion de classe (les problèmes de discipline sont de plus en plus nombreux), le temps pour effectuer la campagne PIX, les séances consacrées aux parcours/programmes EVARS, PEAC, PAI, Avenir, etc. Chaque année, c'est la course et pour quels résultats ?

Problème n° 3674

Repenser en priorité l'école primaire et le collège pour les rendre plus efficaces et revoir d'urgence les concours de recrutement. Aujourd'hui, le CRPE (concours de recrutement des professeurs des écoles) permet d'enseigner de la petite section au CM2. On parle pourtant de deux métiers bien différents qui demandent des connaissances et des compétences différentes. De la même manière, le Capes conduit un professeur aussi bien en 6e qu'en BTS. On ne peut plus demander à un professeur des écoles d'être spécialiste de la petite enfance et de l'apprentissage de l'écriture et de l'Histoire et des sciences et des mathématiques et de l'EPS, etc. C'est trop, surtout qu'à la maîtrise disciplinaire s'ajoute aujourd'hui la fameuse didactique. Les étudiants et les professeurs stagiaires croulent sous les acronymes, la terminologie obscure de la didactique, les PAP, les PAI et autres, les parcours PEAC, EVARS, PIX, j'en passe et des meilleurs.

Problème n° 3658

En tant que professeur des écoles je voudrais soulever le problème de l inclusion. Je sais que beaucoup de parents d enfants handicapés y sont favorables et je comprends leur souhait. Et si pour certains cas , l inclusion se passe bien pour d autres c est un désastre! Tout d abord la fonction AESH qui est est essentielle n est pas utilisée à son plein potentiel! Elles devraient être une personne ressource pour l enseignant. Si il existait une formation professionnalisante comme pour les infirmières avec une réelle connaissance des troubles principaux et des protocoles à mettre en place. Trop souvent les enseignants se retrouvent seuls avec des personnes certes de bonne volonté mais tout d'eux sans réelle connaissance du trouble ni de comment le gérer. Pas assez de structure et ou d intervenant pour favoriser une inclusion opérationnelle et utile à l élève. Trop souvent c est de la maltraitance envers l enfant lui même nié dans ses besoins, envers les autres élèves qui doivent s accommoder des débordements intempestifs et bien sûr maltraitante pour l enseignant et l AESH déoeuvrés. Une classe qui au finale fonctionne moins bien avec du stress pour tout le monde.

Problème n° 3629

Il est urgent de faire de l’école publique une véritable priorité nationale, en lui accordant les moyens humains et financiers nécessaires à sa mission.

En tant que professeure des écoles, je constate quotidiennement les limites d’un système qui prétend vouloir l’inclusion de tous sans se donner les moyens de la rendre effective.

Où sont les orthophonistes, les psychologues scolaires, les psychomotriciens et les professionnels capables d’accompagner les enfants qui en ont besoin ? Les familles se retrouvent confrontées à des délais d’attente interminables, quand elles ont seulement la possibilité d’accéder à ces professionnels.

Aujourd’hui, les AESH constituent souvent la seule réponse concrète proposée aux besoins particuliers des élèves. Leur travail est indispensable, mais elles ne peuvent remplacer des professionnels du soin, de la rééducation ou de l’accompagnement psychologique.

Il faut également repenser profondément l’orientation scolaire et les filières de formation, revaloriser l’enseignement professionnel et permettre à chaque élève de trouver une voie adaptée à ses compétences et à ses aspirations.

Enfin, il est urgent de mettre un terme au déclassement social et financier des enseignants. Comment accepter que des professionnels hautement diplômés, investis d’une mission fondamentale pour la République, voient leur pouvoir d’achat et leur reconnaissance s’éroder année après année ?

Problème n° 3604

Les études tendent à montrer que dès le CP/CE1, les filles sont en "retrait" sur les maths. Je m'interroge sur la raison de ce phénomène, car souvent les filles lisent mieux, sont mieux à même de comprendre les énoncés. Je suis certaine qu'il en découle plus tard des inégalités hommes-femmes qu'il faut corriger en les prenant à la source.

Problème n° 3563

Je vois mes enfants connaître le même problème que le mien à leur âge qui s'exprime dans un premier temps au moment des stages en entreprise, puis dans l'orientation: le travail est une notion trop vague et un vaste territoire a explorer sans carte, sans boussole.
Le résultat est qu'encore trop de jeunes s'en tiennent à une reproduction sociale proche de leurs parents, famille, ou amis.

Problème n° 3476

Que faut-il améliorer pour que l’école permette à tous les élèves d’acquérir la maîtrise des fondamentaux (lire, écrire, compter) et qu’elle contribue à la formation de citoyens ayant un esprit critique et respectant les règles de vie communes ?

Comment faire en sorte que la société ne demande pas à l’école de tout faire : éducation routière, au goût, à la santé… ?

Problème n° 3440

Un étudiant sur trois seulement est boursier. Les autres dépendent de leurs parents ou travaillent au détriment de leurs études : seuls 18 % des étudiants français combinent travail et études, contre 42 % au Danemark, où un étudiant qui vit seul reçoit environ 1 000 € par mois de l'État. Ceux qui n'ont pas de soutien familial n'ont accès à aucun financement simple de leurs études.

Problème n° 3438

Des entreprises reçoivent des aides publiques sans contrepartie, alors que beaucoup de jeunes ne trouvent ni stage ni apprentissage.

Problème n° 3436

Les RASED, qui aident les élèves en difficulté à l'école primaire, ont perdu environ 5 000 postes depuis 2008. Beaucoup d'écoles n'y ont plus accès.

Problème n° 3434

Les élèves qui arrivent sans parler français n'ont pas partout accès à un dispositif UPE2A et se retrouvent souvent en classe sans soutien adapté.

Problème n° 3430

Les enfants qui ont besoin d'un orthophoniste, d'un psychologue, d'un orthoptiste ou d'un ergothérapeute perdent des après-midis entiers de classe en rendez-vous. L'équipe éducative ne se réunit souvent qu'une fois par an pour faire le point sur leur suivi.

Problème n° 3412

Actuellement, le niveau de nos élèves (collège, lycée) continue à baisser dans l’absolu et par rapport à la plupart des pays, même en Europe. Sans compter les problèmes de discipline et de manque de respect qui vont avec. Les bons élèves devraient faire profil bas par rapport aux fauteurs de troubles.

J’y vois beaucoup de conséquences négatives : nivellement vers le bas, frustration et violence, inégalités croissantes, nation encore plus divisée et déclassée, corps enseignant démotivé et qui n’attire plus les meilleurs profils.

Problème n° 3405

Il y a une mauvaise orientation de nos jeunes depuis 50 ans.
Les conseils d’orientation sont pas suffisants diverses et trop souvent influencées pas l’origine sociale de l’élève et non pas les capacités et le savoir être de l’élève. On créé des niches d’échec.
Car valorise toujours les même emplois et dénigre toujours les mêmes emplois.

Problème n° 3350

L’éducation est tout au long de la vie.
Cependant, les opérateurs de compétences qui accompagnent les salariés à la formation continue sont pressés par l’État de faire des économies.
Que peut-on proposer pour que l’État arrête de créer des problématiques là où, hier, avant 2018, il n’y avait pas de soucis ?

Problème n° 3337

J’ai travaillé 3 ans dans une école élémentaire en tant que secrétaire de la directrice qui ne me donnait rien à faire
J’ai eu le temps d’observer
Tout d’abord que les enfants qui ont des besoins spécifiques sont rapidement repérables. Ceux-ci devraient être particulièrement accompagnés immédiatement pour leur donner une chance et donner la chance à cette société d’aller mieux.
Ensuite, que des enseignants censés apprendre le français à nos enfants font des faute d’accord entre autres.
Il faudrait une sélection drastique des enseignants des classes élémentaires.
C’est la base de tout.
J’ai noté également que dans ce microcosme on ne prend aucun risque, comme par exemple faire un signalement, beaucoup trop engageant…
Et que l’on traite mal les petits à problèmes. Mis au fond de la classe parce qu’il a des puces, renvoyé chez la secrétaire car il est insupportable en classe. Traité de singe entre profs parce qu’il grimpait sur un poteau, des choses insensées qui pourtant sont une réalité.
Et qui m’ont fait fuir ce milieu au bout de mes 3 ans de contrat.
J’ai vu aussi une assistante d’allemand proposée par l’inspection académique pour un trimestre en CM2, proposition refusée tout de go par le Maître avec cet argument de choc «  je ne vais pas me faire chier à un an de la retraite avec ça ! Les parents d’élèves n’ont jamais eu connaissance de cette proposition qui était mise en place pour promouvoir l’allemand en perte de vitesse, et, partant, d’occuper de bons profs dont c’était la spécialité.

Problème n° 3317

La taille des établissements scolaires, dans le secondaire en particulier, est trop importante (région parisienne, métropoles en particulier, y compris dans les établissements en REP ou REP+).
Un collège de 700 élèves, c'est 6 classes de 30 élèves sur 4 niveaux, plus de 170 élèves par niveau.
Les équipes éducatives (principal, adjoint, CPE, mais aussi enseignants, infirmière et COPsy quand il y en a) ne peuvent suivre autant d'élèves et être vigilantes sur les questions des difficultés sociales, des problèmes de harcèlement, des problèmes de discipline et/ou de création de « bandes ».
Les déplacements à l'entrée et à la sortie du collège (ou du lycée) et les intercours sont chaotiques trop souvent.

Problème n° 3297

L’alternance permet de combiner formation théorique et expérience professionnelle. La réforme de 2025 a considérablement détruit cet outil formidable qui permet :
- d’acquérir une expérience concrète ;
- de financer ses études (égalité des chances) ;
- de réduire le décalage entre formation et besoins des entreprises ;
- de faciliter la transmission des compétences entre générations ;
- …

L’alternance est un dispositif à la fois éducatif, professionnel et économique.

Problème n° 3224

Des évaluations à gogo, à tous niveaux, qui coûtent cher, ne servent à rien, angoissent les élèves. Retirer d urgence tout cela et faire confiance aux enseignants.

Problème n° 3211

Comment préserver la motivation des élèves et étudiants alors que l'IA paraît tous les jours plus apte à prendre leurs futures jobs?
Tout le monde n'éprouve pas du plaisir à apprendre, et ceux qui voient en l'école un passage obligé pour l'accès à un confort matériel futur ont toutes les raisons d'être découragés.

Problème n° 3204

Absence de valorisation, conseil et orientation à partir de la quatrième/troisième aux élèves en difficultés. Remettre en place le redoublement ou l’orientation vers des sections professionnelles CAP-BEP (métiers manuels producteurs de valeurs) si besoin.

Problème n° 3167

Éducation nationale : adapter les méthodes d'enseignement aux élèves, et non l'inverse

LE PROBLÈME

Chaque élève possède ses propres capacités, son rythme d'apprentissage, ses difficultés et ses motivations.

Pourtant, l'enseignement repose encore trop souvent sur une méthode collective relativement uniforme : le professeur explique, les élèves prennent des notes, apprennent leurs leçons et restituent leurs connaissances lors des évaluations.

Cette approche peut convenir à certains élèves, mais elle ne répond pas nécessairement aux besoins de tous.

Certains comprennent mieux grâce à des explications visuelles, d'autres par des exercices pratiques, des échanges, des projets collectifs ou des mises en situation.

Lorsqu'un élève ne parvient pas à suivre, le risque est qu'il accumule des lacunes, perde confiance en ses capacités et finisse par se désintéresser de l'école.

Or, ne pas comprendre une explication ne signifie pas être incapable d'apprendre. Cela peut simplement signifier qu'une autre approche pédagogique est nécessaire.

Les enseignants doivent gérer des classes nombreuses, des programmes exigeants et des élèves aux besoins très différents. Il leur est donc difficile de proposer individuellement plusieurs méthodes d'apprentissage.

Par ailleurs, les outils numériques et l'intelligence artificielle ouvrent aujourd'hui de nouvelles possibilités pédagogiques qui méritent d'être mieux exploitées.

Problème n° 3163

Éducation nationale : préparer les jeunes à la vie réelle, pas seulement aux examens

LE PROBLÈME

L'Éducation nationale accorde une place importante aux connaissances théoriques, mais la préparation concrète à la vie quotidienne reste insuffisante.

De nombreux jeunes quittent le lycée sans savoir établir un budget, comprendre une fiche de paie, lire un contrat de location, calculer le coût réel d'un crédit ou effectuer certaines démarches administratives.

Comment peut-on obtenir le baccalauréat sans nécessairement savoir ce que sont les charges locatives, comment fonctionne une assurance ou comment déclarer ses revenus ?

Autrefois, certains enseignements professionnels proposaient des matières consacrées à la vie sociale et familiale. Ils permettaient d'acquérir des connaissances directement utiles dans la vie de tous les jours.

Aujourd'hui, des notions de citoyenneté, d'économie et de gestion sont déjà enseignées, mais elles restent dispersées dans différentes disciplines et ne garantissent pas une véritable maîtrise pratique.

Il existe donc un décalage entre la réussite scolaire et la capacité à devenir autonome.

L'école doit préparer les jeunes à réussir leurs examens, mais également à comprendre et à gérer leur vie d'adulte.

Problème n° 3160

Éducation nationale : ne plus enfermer les élèves dans leur orientation et valoriser l'expérience professionnelle

L'orientation scolaire intervient souvent à un âge où les jeunes ne connaissent ni leurs véritables capacités, ni les métiers, ni le monde du travail.

Un élève qui rencontre des difficultés au collège peut être orienté vers une filière professionnelle sans l'avoir réellement choisie. Cette orientation risque alors d'être vécue comme un échec, alors qu'elle peut devenir une formidable occasion de progresser et de mûrir.

J'en ai personnellement fait l'expérience.

Après le collège, j'ai été orienté vers un lycée d'enseignement professionnel, car on estimait que je n'avais pas le niveau pour poursuivre en seconde générale.

J'y ai préparé un CAP et un BEP d'employé de bureau. J'y ai découvert des enseignements pratiques et surtout le monde de l'entreprise grâce à un véritable stage professionnel d'un mois.

Cette expérience a profondément changé mon rapport aux études. J'ai gagné en maturité, découvert mes capacités et compris ce que je voulais accomplir.

Grâce à une classe de première d'adaptation, j'ai ensuite pu reprendre un cursus long : baccalauréat G2, BTS informatique de gestion, puis études d'expertise comptable.

Sans cette expérience professionnelle et cette possibilité de réorientation, mon parcours aurait probablement été très différent.

Aujourd'hui, l'enseignement professionnel souffre encore d'un manque de reconnaissance. Les élèves peuvent également manquer d'occasions de découvrir concrètement les métiers avant de choisir leur orientation.

Le système scolaire devrait davantage tenir compte du fait que chaque jeune évolue à son rythme et que les capacités ne se révèlent pas nécessairement au même âge.

Problème n° 3156

Bonjour à ceux qui prendront le temps de me lire!
J'ai quitté l'éducation nationale il y a 3 ans après 28 ans en tant que professeure certifiée suite à un écœurement total: violences, maltraitance institutionnelle, pressions, dénigrement, reproches hallucinant parce que je visais l'excellence pour les élèves. J'aurais de quoi écrire un livre...
Dans les premiers militants des Stylos Rouges après des déceptions syndicales... j'y ai cru! Jai monté des actions, parfois seule..., animé des réunions, animé la page académique... participé à des interviews...en vain!!! Les salaires sont restés misérables, la reconnaissance inexistante et la difficulté à enseigner toujours plus grande au pays de la désinstruction nationale.
Ma colère est sans fond même 3 ans après et ma détermination à témoigner est sans faille. J'ai un peu culpabilisé à abandonner ce si noble métier.
Les Stylos Rouges et notre combat m'ont aidée à tenir les dernières années mais les pressions subies ont été trop fortes et j'ai préféré me protéger.
Je souhaite m'investir près de vous pour sauver ce qui peut encore l'être. Des solutions j'en ai plein mais il serait trop long de les exposer ici.
Merci de m'avoir lue et au plaisir d'agir à vos côtés...
Caroline

Problème n° 3091

Les heures d’EPS dans le primaire passent souvent à la trappe afin de « finir le travail en français et en mathématiques ». Or, nous savons que pour être disponible, le corps a besoin de bouger.

Problème n° 3080

Mon fils a 6 ans et est rentré en CP en septembre.
J'ai fait le choix depuis le début de sa "scolarité" de le mettre dans le privé.
Sans chercher le côté religieux, ma décision a été motivée par le manque de confiance dans l'éducation nationale en général, surtout dans nos petits villages qui ne visent aucun débouchés pour nos enfants.

Problème n° 3067

Je viens d'apprendre que :
1) le PASSÉ SIMPLE n'est plus enseigné à l'école;
2) Une maison d'édition remplace systématiquement sur les textes qu'elle va publier le PASSÉ SIMPLE par l'imparfait.

C'est intolérable : non seulement appauvrissement de la pensée mais destruction de tout ce qui fait FRANCE.

Problème n° 3066

Enlever le contrôle continu aux examens comme le DNB et surtout le Bac
C est totalement injuste car les établissements n évaluent pas de la même manière.
C est une source de problèmes dans l année avec les élèves et les parents si l élève a une mauvaise note

Problème n° 3064

Je suis enseignante depuis 32 ans.
Un des problèmes les plus graves pour moi et de laisser le choix aux familles pour l orientation des élèves

Problème n° 3023

Le dialogue entre enfants, représentants des parents, enseignants, à l'école, au collège et au lycée n'est pas fluide.
La responsabilité des différents échelons de l'Etat n'est pas limpide.

Problème n° 2999+4 personnes l’ont aussi écrit

L’Éducation nationale doit s’adapter rapidement au monde numérique et à l’intelligence artificielle. Nos élèves vivent déjà dans un environnement où l’information, les outils numériques et l’IA sont accessibles instantanément. Pourtant, l’école fonctionne encore trop souvent avec des dogmes, des méthodes et des outils pensés pour une autre époque.
Le risque est de créer un décalage croissant : une école qui ne comprend plus suffisamment ses élèves, et des élèves qui ne se reconnaissent plus dans leur école.
L’objectif n’est pas de remplacer l’enseignant par la technologie, mais de lui donner de nouveaux outils pour mieux transmettre, accompagner et développer l’esprit critique.
L’école doit préparer au monde de demain, pas reproduire celui d’hier. Les décisions actuelles centrées sur l'interdiction ou la restriction des téléphones portables dans le secondaire, par exemple, semblent tenir du simple affichage tout en indiquant clairement aux élèves que l'institution se replie sur elle-même, semblant vouloir combattre le numérique plutôt que d'en proposer sa réelle maitrise. Il me semble que nous construisons alors des murs plutôt que des ponts.

Problème n° 2992

L’Éducation nationale doit s’adapter rapidement au monde numérique et à l’intelligence artificielle. Nos élèves vivent déjà dans un environnement où l’information, les outils numériques et l’IA sont accessibles instantanément. Pourtant, l’école fonctionne encore trop souvent avec des dogmes, des méthodes et des outils pensés pour une autre époque.
Le risque est de créer un décalage croissant : une école qui ne comprend plus suffisamment ses élèves, et des élèves qui ne se reconnaissent plus dans leur école.
L’objectif n’est pas de remplacer l’enseignant par la technologie, mais de lui donner de nouveaux outils pour mieux transmettre, accompagner et développer l’esprit critique.
L’école doit préparer au monde de demain, pas reproduire celui d’hier. Les décisions actuelles centrées sur l’interdiction ou la restriction des téléphones portables dans le secondaire, par exemple, semblent tenir du simple affichage tout en indiquant clairement aux élèves que l’institution se replie sur elle-même, semblant vouloir combattre le numérique plutôt que d’en proposer sa réelle maîtrise. Il me semble que nous construisons alors des murs plutôt que des ponts.

Problème n° 2954

J'ai fait deux brefs passages à l'éducation nationale suite à deux reconversions professionnelles. Le premier, en y entrant comme professeur des écoles après avoir quitté volontairement un poste de cadre plutôt confortable dans une grande entreprise et suivi la formation initiale en IUFM, le deuxième en tant que psychologue scolaire après avoir pris un congé pour suivre un cursus complet en psychologie cognitive.
J'aurais beaucoup de doléances à formuler, que ce soit au niveau du contenu de la formation initiale, de la prétendue liberté pédagogique qui est une façon de masquer le "démerdez-vous" dans lequel se dépatouillent les enseignants débutants, de l'inspection qui ne sait effectuer sa mission d'encadrement qu'à coup de circulaires et d'injonctions, des programmes, vastes pensums d'éminences grises où prolifèrent de nouvelles priorités à chaque page....
Mais j'ai envie de conclure par un constat : l'éducation nationale souffre de consanguinité. Elle sera incapable de se régénérer si elle n'ouvre pas les portes à ce qui se fait en dehors d'elle.

Problème n° 2933

Immigration: Croire qu'on peut accueillir toute la misère du monde sans limite aux frais du contribuable:
- des "étudiants" font de faux dossiers pour rentrer en France, s'inscrivent dans des études en prenant des places mais sont absents (ne veulent que la bourse, les aides, et rester)
- les soins gratuits pour le monde entier réduisent la qualité des soins pour les cotisants: délais d'attente allongés, dépassements d'honoraires exorbitants pour ceux qui cotisent déjà, difficultés à trouver un médecin, augmentation des prix des prestations pour ceux qui paient, augmentation des cotisations, baisse des remboursements

Problème n° 2928

Perte de sense, baisse de niveau, un bac école des fans, la pression du contrôle continue à la fois sur les élève set sur les profs, l'obligation d'études longues pour les bacs généraux, une orientation de plus en plus compliquée, des emplois du temps insupportables pour les élèves et ingérables par l'administration, des remplacements garderie

Problème n° 2876

Faire que l'école soit vraiment un lieu d'épanouissement et d'émancipation. Donner aux enfants et adolescents les outils intellectuels pour mieux comprendre, s'inserrer et agir dans le monde. Arrêter le nivellement par le bas . Ayons de l'ambition pour nos jeunes.

Problème n° 2834

Parcoursup est une source de stress majeur dans l'accès aux études supérieures et une source de pression (peur des erreurs de validation, échéances couperet : "je clique ? t'es sûr ? oui mais si je clique là et que je me trompe ! c'est aujourd'hui avant minuit qu'il faut valider !?" etc.).

Anxiété prolongée et amplifiée pour le second cycle, moins médiatisée à date mais plus violente en raison d'un calendrier extrêmement tardif de Mon Master (réponses définitives qui tombent jusqu'à la fin août), plongeant les étudiants et les familles dans l'incertitude pour la rentrée.

Sentiment d'une machine administrative anxiogène empêchant toute sérénité pour organiser l'avenir.

Problème n° 2802

Aujourd'hui on impose de plus en plus de stages aux jeunes et on leur dit de faire de l'alternance. Certes, je trouve cela très bien pour la découverte de métiers et l'acquisition d'expérience mais le problème est que les entreprises ne jouent pas le jeu et cela devient un réel parcours du combattant pour trouver une structure qui vous accueille.

Problème n° 2796

En dépit de moyens financiers considérables, l'Ecole est une institution qui n'est plus en mesure de répondre aux objectifs fixés et attendus de la Nation à savoir: égalité des chances, citoyenneté, savoirs fondamentaux et réussite scolaire, encadrement éducatif et pédagogique. Ce diagnostic succinct fait désormais l'objet d'un large consensus et mériterait certainement d'être développé; mais ce sont les solutions qui sont les plus urgentes et pertinentes, dans une problématique qui conditionne directement la vie et la survie d'une nation.

Problème n° 2794

On constate qu'il y a de moins en moins de mixité social dans les établissements l la fuite des bons élèves dans le privé s'intensifie , les inégalités se creusent et l'entre-soi domine. Les ghettos scolaires naissent , les valeurs de la République s'estompent et le sentiment d'injustice sociale explose. Seuls , les enseignants ne peuvent plus faire face à cela.

Problème n° 2791

Enseignante à la retraite, j'ai vu le métier se déliter au fur et à mesure des années. Les réformes successives n'ont fait que plonger les élèves dans l'ignorance. Ça date de loin car quand moi même quand je suis entrée au CP en 1967 c'était la réforme de l'apprentissage de la lecture qui devenait globale. Ma maîtresse d'alors a averti les parents que ça allait être une catastrophe ,elle n'avait pas tort et à conseillé d'acheter la méthode Boscher pour qu'on apprenne à lire à la maison ! C'est grâce à elle que je m'en suis sortie! Pareil pour les maths modernes quand je suis entrée en 6ème. Jusque là très bonne en maths j'ai sombré et n'ai plus rien compris, je pense que les profs non plus ! Bref nous sommes à la merci d'idéologues qui se croient des pédagogues et qui nous ont plongés en absurdité. Les enseignants savent ce qui fonctionne ou pas ,mais les décisions viennent d'en haut et c'est la catastrophe !

Problème n° 2774

Après les cours : un accès inégal aux activités et à un accueil adapté

La fin des cours ne coïncide pas nécessairement avec la disponibilité des parents. Entre la sortie de l’établissement et le retour à domicile, les familles doivent organiser garde, déplacements, devoirs et éventuelles activités. Ces contraintes deviennent particulièrement visibles lorsqu’une journée scolaire se termine plus tôt.

Les possibilités de pratiquer une activité culturelle, scientifique, technique ou sportive dépendent de plusieurs facteurs : proximité des structures, places disponibles, tarifs, matériel nécessaire et capacité des adultes à accompagner les déplacements. Une activité proposée sur un territoire n’est donc pas automatiquement accessible à tous ses élèves.

Des accueils et des financements existent déjà. Les Caf soutiennent notamment les accueils de loisirs et de jeunes, à travers plusieurs prestations et conventions territoriales. Les projets éducatifs territoriaux permettent également de coordonner les acteurs. Cette organisation ne constitue toutefois pas une garantie nationale d’accès gratuit à un club régulier et à un accueil après les cours.

Les besoins varient fortement avec l’âge. Un jeune enfant peut avoir besoin de repos et de stabilité ; un adolescent peut rechercher un projet collectif, une pratique suivie ou davantage d’autonomie. Les enfants handicapés peuvent rencontrer des obstacles supplémentaires d’accessibilité et d’accompagnement.

Le problème concerne donc à la fois la continuité d’accueil, l’égalité d’accès aux activités et leur qualité. Le nombre de places ou d’inscriptions ne suffit pas à décrire la régularité de la participation, la stabilité des intervenants ou l’expérience des enfants.

Problème n° 2772

Les différentes réformes de l’Éducation nationale, soi-disant « novatrices », qui sont « balancées » aux enseignants, parfaitement infantilisés, et à qui on annonce qu’avant, c’était minable et que maintenant, on a trouvé LA solution.
L’approche du tout bienveillant face aux élèves.
Le manque de confiance de l’institution et des parents envers ses enseignants.

Problème n° 2759

Sport à l’école : une pratique physique insuffisante et des inégalités d’accès

L’activité physique des enfants et des adolescents reste marquée par des écarts selon le sexe, l’âge et le milieu social. L’étude française Esteban, réalisée en 2014-2016 et reprise dans la synthèse de Santé publique France de 2024, indiquait que seuls 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient les recommandations d’activité physique. Ces données anciennes ne constituent pas une mesure de la situation en 2026. Elles montrent cependant une diminution de l’activité après dix ans et une pratique moins importante dans les ménages les moins diplômés.

Les horaires scolaires prévoient trois heures hebdomadaires d’EPS à l’élémentaire, quatre heures en sixième et trois heures dans les autres classes du collège. Ces volumes inscrits à l’emploi du temps ne renseignent toutefois pas, à eux seuls, sur le temps effectivement passé en mouvement, les disciplines accessibles ou la continuité des apprentissages.

L’accès à une pratique complémentaire dépend notamment de la proximité des installations, des créneaux disponibles, du transport, du coût des inscriptions et de la disponibilité familiale. Ces contraintes peuvent se cumuler pour les élèves des territoires peu équipés ou des familles disposant de moins de ressources.

Les possibilités de participation diffèrent également selon le niveau sportif, la confiance en soi, l’état de santé ou le handicap. Une offre existante ne signifie donc pas que chaque élève puisse effectivement y accéder et s’y engager durablement.

Le problème est double : une activité physique insuffisante pour une partie des jeunes et des conditions inégales pour découvrir, pratiquer et poursuivre un sport au cours de la scolarité.

Problème n° 2746

Les journées des enfants de primaire (et peut-être même au collège ou au lycée) sont trop chargées d'apprentissages purement scolaires.

Le sport, la musique ou l'art n'ont de place que sur le temps libre, après l'école ou le week-end. Les enfants sont fatigués et moins disponibles. L'organisation, en tant que parents, est très compliquée pour conjuguer le travail, la vie de famille et la disponibilité nécessaire pour emmener nos enfants à toutes ces activités. Actuellement, nous n'arrivons pas à trouver le temps pour proposer ne serait-ce qu'une seule activité à chacun de nos trois enfants.

Problème n° 2744

D'année en année, on se rend compte, en maternelle et en primaire, que de plus en plus d'enfants deviennent ingérables, qu'ils ne respectent plus l'adulte, l'enseignant.e...
Comment espérer pouvoir transmettre un savoir dans ces conditions ? Comment travailler dans de bonnes conditions, que ce soit pour les élèves ou les enseignant.e.s, quand on subit la « tyrannie » d'un ou deux enfants qui monopolisent l'attention au détriment de tous...
Quand des parents disent ne plus savoir quoi faire avec leur propre enfant pour le gérer, l'éduquer, comment espérer qu'un.e enseignant.e qui a au minimum 20 élèves à gérer dans sa classe puisse y faire quelque chose ?
Il serait peut-être temps d'essayer d'analyser les causes de cette dérive, d'essayer de trouver des solutions pour l'endiguer et de proposer un accompagnement à ces familles pour améliorer les situations qu'elles vivent au quotidien. Pour leur bien-être, mais également pour le bien-être de tous, avec, en ligne de mire, la société de demain que nous souhaitons construire.

Problème n° 2708

Restauration scolaire : garantir l’accès aux repas et apprendre à bien manger

La restauration scolaire peut assurer à chaque enfant une alimentation variée et devenir un lieu d’apprentissage du goût, des habitudes alimentaires et de la vie collective. Cette ambition suppose de réunir accessibilité financière, qualité des repas, temps suffisant et accompagnement.

Aujourd’hui, les tarifs dépendent des collectivités compétentes. Des aides existent, mais la gratuité universelle du déjeuner, du petit déjeuner et du goûter n’est pas garantie nationalement. Les familles rencontrent donc des conditions différentes selon leur lieu de résidence et l’établissement fréquenté.

Des exigences de qualité existent déjà : la restauration collective doit notamment atteindre 50 % de produits durables et de qualité, dont au moins 20 % de produits biologiques. Ces critères d’achat ne suffisent cependant pas à garantir qu’un repas sera apprécié, effectivement consommé et servi dans de bonnes conditions.

L’enjeu dépasse le contenu de l’assiette : bruit, attente, durée du repas, présentation et accompagnement influencent l’expérience des enfants. Faire découvrir un aliment demande du temps et une approche éducative, sans pression pour finir son assiette.

Proposer trois services gratuits représenterait un engagement public important. Il faut en calculer le coût complet, anticiper la fréquentation, recruter les personnels nécessaires et adapter les cuisines et réfectoires. L’objectif est de garantir l’accès à une alimentation de qualité tout en transmettant des habitudes durables, avec une organisation et un financement explicites.

Problème n° 2700

Fournitures scolaires : rendre l’équipement nécessaire aux apprentissages accessible à tous

À la rentrée 2025, les écoles, collèges et lycées publics et privés sous contrat relevant de l’Éducation nationale accueillent environ 11,8 millions d’élèves. Pour les familles, les fournitures représentent une dépense récurrente, concentrée à la rentrée, à laquelle peuvent s’ajouter des renouvellements en cours d’année.

Le ministère demande déjà de limiter et d’harmoniser les listes, de réduire le poids du cartable et de développer les achats groupés. La circulaire de 2022 identifie explicitement le risque de différenciation sociale, voire de stigmatisation, lié aux achats de matériel scolaire.

Ces recommandations ne garantissent toutefois pas à chaque élève de disposer, dès le premier cours, de toutes les fournitures demandées. Les exigences de formats, les changements de listes et les achats inutilisés peuvent aussi compliquer l’organisation des familles.

La fourniture du matériel par l’établissement permettrait de partir des besoins pédagogiques réels, de mutualiser certains équipements et de renouveler uniquement ce qui est nécessaire. Elle doit préserver la possibilité, pour les enseignants, de choisir des supports adaptés à leurs cours.

L’enjeu est de définir un droit concret : aucun élève empêché de travailler faute de cahier, de matériel de géométrie ou d’autre fourniture obligatoire. Sa mise en œuvre exige un financement explicite et une organisation logistique, en tenant compte de ce que les collectivités et les établissements financent déjà.

Problème n° 2696

Concentrer les emplois de la fonction publique sur le coeur de métier

Chiffres clé éducation nationale : 2025/26 : 1 219 600 personnels dont 851 500 enseignants (69,8%) pour 12 459 500 élèves et apprentis soit taux d’ETP 9,78% et taux de prof 6,83%. Dépense intérieure d’éduction 6,8% (55% Etat, 23% CL, ménages 7,7%) 2015 : 12 285 700élèves et apprentis, 1 052 700 personnels, 855 000 enseignant soit ration ETP/élève 8,56% prof/élève : 6,95% soit une stabilité du nombre d’apprenants un légère baisse du nombre de prof et une hausse des personnels non enseignants de 170 000 personnels. Source chiffres clés de l'éducation nationale

Problème n° 2690

Devoirs à la maison : garantir à chaque élève les moyens de travailler et de progresser

Le travail personnel est indispensable pour mémoriser, s’entraîner et devenir autonome. Mais les conditions pour l’accomplir à domicile sont différentes : espace calme, disponibilité des parents, maîtrise des matières, équipement et possibilité de financer des cours particuliers.

Une même consigne peut ainsi représenter un exercice accessible pour un élève et une difficulté sans solution pour un autre. L’école doit pouvoir distinguer ce que l’enfant maîtrise de ce que son entourage l’a aidé à produire.

À l’école primaire, les devoirs écrits à domicile sont déjà interdits ; la lecture et le travail oral restent possibles. Au collège, Devoirs faits propose une étude accompagnée gratuite et est obligatoire en sixième depuis 2023. Selon le ministère, un collégien sur deux en a bénéficié en 2024-2025. L’enjeu est donc de renforcer et d’évaluer un dispositif existant.

Il serait toutefois excessif d’affirmer que les devoirs sont inutiles. La synthèse de l’Education Endowment Foundation relève des effets moyens positifs, davantage dans le secondaire que dans le primaire, tout en soulignant les limites des preuves disponibles. La qualité des tâches, leur lien avec les cours et les retours donnés aux élèves comptent.

Le défi consiste à garantir un temps d’entraînement utile et accompagné, puis à construire progressivement l’autonomie. Cela suppose des moyens d’encadrement et des horaires réalistes, sans prolonger indéfiniment la journée ni demander aux parents de devenir des enseignants.

Problème n° 2682

Des projets de rénovation d’établissements scolaires avec des études réalisées, donc payées, qui sont ensuite abandonnés.
Tant de gaspillage... parce que le bâti se dégrade donc on met des pansements en attendant les travaux.

Problème n° 2680

Parents et école : construire une coopération accessible à toutes les familles

La réussite scolaire suppose que les élèves reçoivent des messages cohérents des adultes qui les entourent. Les parents doivent pouvoir comprendre les attentes de l’école, signaler une difficulté et être entendus. Les enseignants doivent pouvoir exercer leur métier dans un cadre respecté.

Des droits existent déjà : le Code de l’éducation prévoit au moins deux rencontres par an et par classe entre parents et enseignants, sous des formes diverses, ainsi qu’une information régulière sur les acquis des élèves. Le défi est de rendre ce dialogue effectivement accessible.

Aux élections des représentants des parents de 2025, la participation atteignait 55,35 % dans le premier degré, mais seulement 19,45 % dans le second degré. Ces chiffres mesurent la participation électorale, pas l’attention portée à ses enfants. Ils interrogent néanmoins la capacité des instances scolaires à mobiliser les familles, particulièrement au collège et au lycée.

Horaires professionnels, difficultés linguistiques, séparation familiale, maîtrise limitée des outils numériques ou mauvaise expérience scolaire peuvent compliquer les échanges. Une absence à une réunion ne permet pas, à elle seule, de conclure à un désengagement.

Il faut organiser une relation régulière, compréhensible et réciproque : expliquer les apprentissages, prévenir les difficultés et traiter les désaccords avant qu’ils ne s’enveniment. Cette coopération doit préserver l’autorité pédagogique des enseignants, les droits des parents et la parole de l’élève.

Problème n° 2675

Numérique et intelligence artificielle : garantir que l’élève apprend à penser par lui-même

Utiliser quotidiennement un téléphone ou obtenir une réponse d’une intelligence artificielle ne signifie pas savoir rechercher une information, vérifier une source ou construire un raisonnement.

Selon l’enquête ICILS 2023, 42,7 % des élèves français de quatrième présentent de faibles compétences en littératie numérique (niveau 1 ou inférieur). La France se situe dans la moyenne européenne, mais les élèves socialement favorisés obtiennent de meilleurs résultats que les élèves défavorisés. L’équipement ne suffit donc pas à assurer une maîtrise partagée du numérique.

L’IA générative ajoute un défi : un travail correctement rédigé peut masquer une compréhension insuffisante. Elle peut aussi aider à expliquer, s’entraîner et rendre des contenus accessibles. L’enjeu est de distinguer la qualité du résultat obtenu avec assistance de ce que l’élève a réellement appris et sait reproduire seul.

Un cadre ministériel existe depuis juin 2025. Il prévoit notamment une sensibilisation au primaire sans manipulation directe d’IA générative et un usage accompagné à partir de la quatrième. Il faut traduire ces principes en pratiques compréhensibles pour les élèves, les familles et les enseignants.

L’objectif doit être double : donner à tous une culture numérique solide et préserver l’effort intellectuel nécessaire pour lire, écrire, calculer, mémoriser et argumenter. Les investissements doivent être jugés sur ces apprentissages, leur accessibilité et leur coût complet.

Problème n° 2672

Peu de considération, dans la société, pour tous les personnels, non enseignants, des établissements scolaires, sans qui les établissements ne fonctionneraient pas.

Problème n° 2670

Orientation et voie professionnelle : permettre un choix éclairé et une qualification reconnue

L’orientation doit permettre à chaque élève de choisir une formation adaptée à ses aptitudes et à ses aspirations, avec une information concrète sur les métiers. Elle ne doit pas réduire la voie professionnelle à une destination réservée aux élèves en difficulté.

Les résultats d’insertion montrent l’importance d’un accompagnement solide. Selon la DEPP, parmi les jeunes sortis d’études en 2024 après une dernière année de formation sous statut scolaire, 24 % des sortants de CAP et 39 % des sortants de bac professionnel occupent un emploi salarié six mois plus tard. Ces taux ne sont pas des taux de chômage : ils ne recensent pas toutes les autres situations et dépendent aussi de la conjoncture.

Par ailleurs, 58 % des élèves inscrits en dernière année de bac professionnel en 2023-2024 poursuivent une formation l’année suivante. Cette voie doit donc préparer à la fois à exercer un métier et à continuer d’apprendre.

Depuis la rentrée 2025, le plan Avenir prévoit quatre demi-journées annuelles de découverte des métiers et des formations, de la cinquième à la terminale. Il prévoit aussi des immersions et des passerelles. L’enjeu est de rendre ces possibilités effectives pour tous, indépendamment du réseau familial et du lieu de résidence.

Revaloriser la voie professionnelle suppose des stages réellement formateurs, des équipements adaptés, des enseignements généraux solides et la possibilité de changer de parcours. Son attractivité doit reposer sur la qualité de la formation et les perspectives offertes.

Problème n° 2652+1 personne l’a aussi écrit

Cela commence par là. Et c’est sans doute pour cette raison entre autre que notre pays s’appauvrit. Respect de l’autre. J’insiste grandement là dessus. Le vivre ensemble. Ne serait-ce que dans l’espace publique, dans le RER, la musique et les conversations, les séries, les réseaux, sans écouteurs. Les citoyens sont pourtant sensibilisés, mais rien à foutre. Je réclame de la répression. Le respect de l’autre et le vivre ensemble. Cela doit être une priorité car nous sommes malade de ces comportements. Quant au niveau scolaire, que comprend l’écriture, le niveau de lecture, la culture générale. Cette éducation aussi doit être une priorité

Problème n° 2638

Ecroulement du niveau moyen des élèves, en mathématique, histoire... mais surtout en français : sans maîtrise de la langue, pas de pensée possible.

Problème n° 2621

Handicap à l’école : garantir une scolarité effective et un accompagnement adapté

Selon la DEPP, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a triplé entre 2006 et 2024. Cette progression représente une avancée, mais une inscription ne garantit ni un temps de scolarisation suffisant, ni les adaptations nécessaires pour apprendre.

Le rapport conjoint IGÉSR-Igas de janvier 2026 constate que, chaque année, 8 à 10 % des élèves disposant d’une notification d’accompagnement ne bénéficient pas de l’aide prévue, avec une aggravation signalée à la rentrée 2025. Il souligne aussi la précarité salariale des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) : environ 1 000 € nets mensuels pour une quotité moyenne proche de 62 % d’un temps complet.

Le Défenseur des droits relève des accompagnements absents ou inadaptés, des locaux et supports insuffisamment accessibles et des difficultés de coordination. Les familles doivent alors multiplier les démarches ; les enseignants et les AESH se retrouvent à gérer des situations pour lesquelles les moyens ou l’appui spécialisé manquent.

Le problème ne peut donc être réduit au nombre d’AESH. Il concerne aussi la formation, l’organisation des emplois, les adaptations pédagogiques, les équipements et l’accès aux professionnels médico-sociaux.

L’objectif doit être la progression, l’autonomie et le bien-être de chaque enfant, avec un parcours construit avec sa famille. L’accompagnement humain et l’accessibilité de l’école doivent avancer ensemble, sans faire supporter aux parents les carences de l’organisation.

Problème n° 2615

Une partie de l'argent des familles part dans l'achat de vêtements de marque pour les enfants, ces derniers suivant la mode. Ce qui entraîne une discrimination des enfants de familles plus pauvres qui ne peuvent acheter ce type de vêtements. De plus, ces marques ne sont pas françaises et donc ne contribue pas à l'économie française.

Problème n° 2521

J'aimerais soulever une question concernant la lourdeur des programmes en école primaire.
Entre la grande section et la classe de CP, je trouve que la marche est considérable...
Les enseignants sont contraints de sacrifier les activités artistiques, sportives, nécessaires à des enfants de 6-7 ans, pour péniblement aller au bout d'un programme très dense.
Sans compter les devoirs le soir, qui demandent aux enfants un effort supplémentaire de concentration que beaucoup ont du mal à fournir...
Quand les parents sont contraints de déposer l'enfant à 7 h 30 à l'école et ne peuvent le récupérer avant 18 h 30, voyez un peu l'amplitude horaire.
Et malgré ces programmes surchargés, nos enfants arrivent au collège avec des carences considérables en orthographe, en calcul, etc.
Je rappelle que la France se situe à la 26e place en Europe, en matière d'éducation...

Problème n° 2500

Je travaille en collège depuis 30 ans et je constate aujourd'hui que le collège unique ne fonctionne plus. Les élèves entrent en 6e dans un "tunnel" et de plus en plus en sortent cabossés, démotivés, ayant perdus toute estime d'eux et sans poursuite d'étude.
Pourquoi ?
Les élèves arrivent avec des connaissances et des compétences très hétérogènes et on doit leur enseigner un même programme avec les mêmes exigences pour les préparer au même DNB. Et tout cela dans des classes à 30 élèves. On voit des élèves pourtant volontaires perdre toute énergie malgré les aides, décrocher et pour certains ne plus rien faire.
Dans ces classes à 30 on a:
- des enfants qui viennent de classe ULIS et qui sont censés suivre en collège général.
- des allophones
- des enfants en situation de handicap. Certains ont des aménagements, adaptations voire 5-6 heures d'aides par une AESH. D'autres atteints de troubles plus lourds comme TDA(H) ou TSA pas toujours pris en compte médicalement sont en situation de souffrance car nous n'avons ni les compétences, ni les moyens humains pour qu'ils soient en situation d'apprentissage.
- enfin d'autres enfants arrivent sans diagnostic en 6e. On leur propose des tests pour la SEGPA ou LUIS. Les tests sont positifs mais il n'y a pas de place. Donc ils restent dans le cursus général jusqu'au DNB et n'ont pas d'orientation.
En 3e se pose la question de l'orientation. De plus en plus d'élèves souhaitent des études courtes et s'orientent vers les filières pro. Ces 2 dernières années beaucoup se retrouvent sans solution car le nombre de places n'a pas augmenté. Comment expliquer aux élèves que malgré leurs résultats honorables ils ne pourront pas prétendre au bac pro de leur choix et qu'ils devront se rabattre sur un apprentissage si ils trouvent un patron.

Problème n° 2490

Directeur d'une école primaire en REP+ depuis 11 ans, en décharge totale, et anciennement enseignant en REP dans la même ville durant 7 ans, je suis confronté à de multiples problèmes mais également des réussites.
Je souhaite faire part d'une problématique qui concerne exclusivement le secteur des REP+ mais qui est très symptomatique du fonctionnement de notre institution.
Chaque enseignant en REP+ dispose d'un droit à la formation de 18 demi-journées en interdegrés (1er et 2nd degrés). Ce droit est mis en oeuvre par la mise à disposition de brigades de remplacement envoyées dans les écoles. Aujourd'hui, compte tenu du manque de moyens de remplacement, il n'est possible de mettre en place que 6 demi-journées. Les objets de travail sont choisis chaque année, avec des redites et avec la sensation pour les enseignants de "tourner en rond" indéfiniment autour des mêmes problématiques (compréhension, résolution de problème, apprentissage du lexique...). Des formateurs académiques interviennent (lorsque cela est possible et lorsque l'intervention n'est pas annulée au dernier moment) sur une durée très courte (entre 2 et 3 h), devant s'adapter à un public d'enseignants allant de la TPS à la 3ème. Il est demandé ensuite aux enseignants de mettre à profit ces éléments de formation durant les autres demi-journées de façon autonome sous couvert du pilotage pédagogique du directeur/de la directrice.
Chacun fait son travail avec engagement, les pilotes du réseau, les conseillers pédagogiques, le coordonnateur de réseau, les formateurs et bien entendu les enseignants.
Ces heures de formation, qui seront finalement peu suivies d'effet auprès des élèves, représentent des moyens financiers importants, de l'argent public peu efficace. Elles donnent une sensation de vacuité des moyens donnés aux enseignants de REP+.
Cette expérience/témoignage issue de la REP+ est peut-être partagée ailleurs sous différentes formes.

Problème n° 2468

Depuis des décennies on laisse passer en sortie de primaire ers le collège des enfants qui ne savent ni compter, ni lire, ni écrire

Problème n° 2466

Depuis des décennies on laisse passer en sortie de primaire ers le collège des enfants qui ne savent ni compter, ni lire, ni écrire

Problème n° 2461

Bonjour. Je ne souhaite pas signaler un problème particulier mais plutôt m'investir pleinement dans cette initiative. Je suis professeur agrégé d'économie-gestion et suis en fin de carrière. Si j'éprouve le besoin, la nécessité de poser le constat des dysfonctionnements de l'éducation nationale, je souhaite également apporter des propositions de solutions. Des mesures de court terme ne suffiront pas mais un plan à moyen à long terme...

Problème n° 2457

Inégalité sur l'accès aux études supérieures : en zone rurale, les jeunes doivent partir étudier à des km, cela implique un coût d'études très supérieur à ceux vivant en ville et restant chez leurs parents (transport, logement, nourriture, stress...)

Problème n° 2407

Dévalorisation financière et morale des enseignants depuis Allègre, avec une déprofessionnalisation puisque l'expertise de l'enseignant n'est plus reconnue (ce sont les parents qui choisissent).
Montée de la violence physique et verbale des élèves et des parents sans soutien de l'EN ni de la justice : j'ai été frappée par un lycéen à Rambouillet, en 2022. Ma plainte a été classée sans suite par la justice.
Problème de l'inclusion systématique à des fins d'économie. Or, certains handicaps ne peuvent pas être gérés par l'école et mettent les enfants en grande souffrance.
Augmentation de l'absentéisme des élèves justifié par les parents.
Problème des rythmes scolaires (journées trop longues et surtout mal organisées).

Problème n° 2399

La liberté de manifester est un droit, la liberté d’accéder aux établissements scolaires en est un autre. Les fervents défenseurs du premier font bien peu de cas du deuxième. Ainsi, au Havre ; les lycées sont ouverts mais l’accès reste bloqué. Je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer ! Et tous les jeunes, quelque soit leur situation partagent les mêmes sentiments : abandon, colère, incompréhension.
Personne ne porte la voix des lycéens et étudiants qui veulent aller en cours. La lâcheté des décisions politiques et le silence de la presse sur ce point sont largement aussi condamnables que les violences des premiers jours qui ont rendu inaudible le débat de fond qui mérite pourtant d’être mené.
Dans certains campus parisiens, 10 bloqueurs empêchent des centaines d’étudiants motivés de rentrer. Les seuls à tenter de les déloger sont les extrémistes d’extrême droite, pas plus fréquentables que les bloqueurs, mais qui sauront, le cas échéant, tirer eux aussi quelques lauriers de la situation.
La jeunesse est en colère car personne ne l’entend et ses accès de rage font le beurre des partis extrémistes, des syndicats en quête de visibilité et des journalistes à la recherche du sensationnel.
En laissant la jeunesse à l’extérieur des établissements scolaires, nous ne savons pas à qui nous la confions !
C’est dans les salles de classe que l’on apprend la mesure, la structure de la pensée, la patience et le débat contradictoire, pas dans la rue !
Il est urgent que les jeunes puissent exprimer leurs revendications de façon apaisée, qu’ils obtiennent des réponses argumentées et surtout qu’ils RETOURNENT EN COURS pour préparer leur avenir!

Problème n° 2384

Problème : la note au bac ne permet plus de juger du niveau des élèves.
Pour 2 raisons :
-> 40 % de cette note est issue du contrôle continu. Or, les établissements n'ont pas la même rigueur dans la notation en cours d'année. Il en résulte que votre note au bac n'a pas la même valeur selon que vous avez passé votre examen à Henri-IV (où un 15/20 est très difficile à obtenir) ou dans un lycée plus populaire où les exigences en cours d'année sont moindres.
-> Le tassement des notes du bac vers le haut : depuis 20 ans, le nombre de mentions « très bien » a explosé, alors que le niveau réel s'effondre, la faute à un examen de moins en moins exigeant. Aujourd'hui, un bon élève peut avoir les félicitations du jury. Ce « tassement vers le haut » ne permet plus de différencier les « bons élèves » des « excellents » et des « exceptionnels » dans les admissions post-bac. Alors, la sélection se fait non plus en fonction de la note ou de la mention, mais du lycée d'origine ou d'éléments extrascolaires (lettres de motivation, parcours associatifs, entretiens, etc.) où les CSP++ sont très favorisées par rapport aux autres.

Problème n° 2369

Le coût des études supérieures est un frein. Les prêts étudiants sont une possibilité. Le remboursement coûte aux jeunes salariés et/ou à leurs parents.

Problème n° 2363

Nos enfants ne sont pas suffisamment accompagnés dans leur choix quant à leur avenir personnel et professionnel. Un service d'orientation développé, disponible dès le collège, sans a priori ni préjugé, est absolument nécessaire.

Problème n° 2346

Je suis enseignante en collège depuis 2003 et je constate un effondrement du niveau scolaire des élèves et une dégradation des conditions de travail des enseignants. Aujourd'hui l'inclusion d'élèves en situation de handicap pose d'importants problèmes et contribue à l'effondrement du niveau scolaire. Comment peut-on "adapter" des enseignements en collège quand on a devant nous des élèves qui n'ont pas le niveau CP, ne savent pas lire, écrire, compter ? Certains élèves posent de tels problèmes de comportement que faire cours devient impossible. La présence de quelques uns nuit à l'ensemble de la classe et tire tout le monde vers le bas. Aujourd'hui je suis désabusée et je ne sais plus comment faire pour faire progresser mes élèves. La politique d'inclusion à tout prix, quelque soit le handicap, est aujourd'hui une politique de maltraitance pour les enfants handicapés et pour les autres élèves aussi.

Problème n° 2301

On observe depuis déjà quelques années un manque d’empathie chez les jeunes et des difficultés à penser le monde dans lequel ils vivent.

Problème n° 2286

Le découragement des élèves dans l'apprentissage des langues étrangères.

Maîtriser une langue étrangère est un plus, mais concrètement, l'École peut difficilement garantir qu'une classe d'âge atteigne la maîtrise.

Et il y a un déséquilibre entre le coût pour la collectivité (plus de 16 milliards par an) et le bénéfice réel pour les élèves, à l'heure où l'usage des technologies de traduction automatique (toujours plus bluffantes) se démocratise.

Problème n° 2278

Inégalités scolaires : donner à chaque enfant des chances réelles de réussir, quel que soit son milieu ou son territoire

Dans PISA 2022, les élèves français appartenant au quart le plus favorisé socialement dépassent de 113 points en mathématiques ceux du quart le plus défavorisé, contre 93 points en moyenne dans l’OCDE. Cet écart ne mesure pas seulement l’action de l’école, mais il montre que les conditions sociales restent fortement associées à la réussite.

La DEPP constate, dans son étude de mai 2024, que la ségrégation sociale entre collèges a peu changé à l’échelle nationale. Les écarts de composition sociale entre enseignement public et privé se sont creusés. Les situations varient fortement selon les départements et la ségrégation résidentielle.

La mixité peut améliorer la vie scolaire, sans suffire à relever les apprentissages. L’évaluation présentée par le Conseil scientifique de l’Éducation nationale, comparant 56 collèges pilotes à 56 collèges témoins, observe des bénéfices pour le bien-être et les relations entre élèves, mais pas d’effet significatif à court terme sur les résultats scolaires.

Deux défis doivent donc être traités ensemble : améliorer concrètement les conditions d’apprentissage dans les établissements défavorisés et réduire les séparations sociales lorsque la géographie le permet. Dans les territoires isolés, la priorité est aussi l’accès aux enseignants, aux équipements et à une offre éducative complète.

Déplacer les élèves sans améliorer leur scolarité ne suffit pas. Inversement, renforcer les moyens sans examiner leur répartition et leurs effets ne garantit pas une réduction des inégalités.

Problème n° 2276

Simplification administrative : rendre du temps aux équipes et clarifier qui décide

L’enquête Talis 2024, publiée par la DEPP en octobre 2025, indique que les tâches administratives constituent une source importante de stress pour 61 % des enseignants à l’école élémentaire et 58 % au collège. Au collège, 62 % citent également l’évolution des exigences institutionnelles.

Cela ne démontre pas que toute administration est inutile : la même enquête situe à 3 % la part moyenne du temps consacrée aux tâches administratives, contre 5 % au collège dans les pays européens comparés. Leur complexité et leur instabilité méritent donc autant d’attention que leur volume.

Il faut aussi distinguer les métiers. Le rapport du Sénat sur le budget 2026 recense, pour 2024-2025, 56 310 personnels administratifs, soit 16 % des non-enseignants, principalement dans les établissements. Supprimer indistinctement des postes non enseignants toucherait aussi l’accompagnement du handicap, la surveillance et les services qui permettent aux professeurs d’enseigner.

Une circulaire de juillet 2024 prévoit déjà de rapprocher les documents de pilotage des collèges et lycées. L’enjeu est de vérifier les résultats de ces simplifications et de les prolonger : demandes répétées, saisies multiples, validations successives et responsabilités partagées doivent être examinées procédure par procédure.

L’objectif doit être mesurable : moins de travail administratif inutile, des réponses plus rapides et davantage de moyens disponibles pour l’enseignement, sans transférer les tâches supprimées aux enseignants ou aux familles.

Problème n° 2273

Des cours prévus qui doivent être réellement assurés

La continuité de l’enseignement est une condition de l’égalité entre les élèves. Lorsque les cours disparaissent, les apprentissages sont interrompus et les familles doivent trouver des solutions de garde ou de soutien.

Selon la DEPP, en 2024-2025, 9,8 % des heures prévues dans les collèges et lycées publics, hors Mayotte, n’ont pas été assurées. Sur l’ensemble des heures prévues, 7,5 % correspondent à des absences non remplacées, soit 15,4 millions d’heures, et 2,3 % à des fermetures d’établissements, notamment pour les examens.

Les absences non remplacées comprennent des motifs individuels, mais aussi des formations et des missions institutionnelles. Ce chiffre ne mesure donc pas seulement les conséquences des arrêts maladie.

Dans le primaire public, le rapport annuel de performances 2025 indique que 79,2 % des demi-journées d’absence ont été remplacées en 2024-2025, hors Mayotte. Cela laisse environ une demi-journée d’absence sur cinq sans remplacement. Ce taux porte sur les absences, pas sur l’ensemble du temps scolaire.

Des brigades de remplacement, des titulaires sur zone et des heures rémunérées existent déjà. Le défi consiste à disposer du bon enseignant, dans la bonne discipline et au bon endroit, suffisamment rapidement, tout en anticipant les absences prévisibles.

Accueillir les élèves et leur assurer un enseignement sont deux services à suivre séparément. Une permanence surveillée peut être nécessaire, mais elle ne suffit pas à rattraper un cours. L’objectif est de préserver une progression pédagogique réelle et d’informer clairement les familles.

Problème n° 2261

Bonsoir, pour le PLF 2027 déposé le premier octobre 2026 par notre gouvernement, le budget de la défense augmente de 13,5 % (+ 8 milliards), alors que celui de l'Éducation nationale augmente de 1,9 % (1,2 milliard d'euros), en dessous de l'indice d'inflation estimé à 3 %.

Les gentils médias mainstream indiquent qu'il n'y a pas d'argent.

Notre budget, tel que proposé, pourrait, avec un esprit retors, conclure que ce n'est pas la peine de donner trop d'éducation à une future viande combattante...

Mais restons optimistes et déclarons que nous pouvons trouver de l'argent dans le budget d'augmentation de l'armée, à hauteur de 50 %, soit 4 milliards à redistribuer à l'Éducation nationale ?

Quelle est notre priorité ?
Fabriquer plus de drones tueurs ?
Fabriquer de meilleurs futurs citoyens français ?

Problème n° 2182

Création de "l'école des parents "
Des jeunes enfants seuls dans la rue, des parents en particulier dans les quartiers sensibles qui ne respectent pas les horaires d'écoles, le non respect des enseignants, des enfants dont les repas sont balances par la fenêtre par des mères peu scrupuleuses etc ..doivent être sujets de signalements systématiques avec obligations pour les parents de suivre des cours à 'L'école des parents " sous peine de suppression des allocations familiales.

Problème n° 2174

Comment redonner ses lettres de noblesse à l'Éducation quand, en 6e, les élèves arrivent sans maîtriser les compétences de base en lecture, en écriture ?
Comment parler d'égalité des chances quand l'école inclusive se substitue à des instituts spécialisés ?
Les 90 % de réussite au baccalauréat, est-ce une finalité si le reste ne suit pas ? Accueil des étudiants dans les universités, dans les villes étudiantes ?
Que deviennent les étudiants quand, après leur licence, ils se retrouvent bloqués avec Mon Master ?
Qu'en est-il de la réforme des études de médecine ?
Qu'est-ce que l'on peut faire quand les réformes et les ministres de l'Éducation nationale se succèdent sans cohérence ?

Problème n° 1983

Le problème de la rémunération des étudiants en santé. Ce sont des études très dures où les jeunes peuvent difficilement avoir un job à côté,de plus on les envoie en stage loin de chez eux et ils doivent se débrouiller la plupart du temps pour se loger. Ma fille en 3eme année de mayeutique va gagner environ 200€ annuel pour avoir fait je ne sais combien de garde de 12h(de jour comme de nuit) et elle arrive encore à assumer un job étudiant de 14h/semaine mais ça risque de ne pas durer. Comment font les jeunes qui n'ont pas une famille pour les aider,il n' y a pas d'égalité des chances dans les filières santé !

Problème n° 1977

La gestion d’une classe élémentaire devient de plus en plus difficile pour les professeurs des écoles. Ils accueillent des élèves qui exigent des adaptations particulières, autant au niveau des apprentissages qu’à celui des comportements perturbants. Les professeurs s’épuisent et ne savent plus comment enseigner à un groupe d’élèves tellement hétérogène. Ils ne peuvent plus avoir d’exigences vis-à-vis des élèves à cause d’un manque de temps et de disponibilité. Ils ont tendance à baisser le niveau pour que ce soit gérable au quotidien. Ils doivent prévoir toutes les activités d’adaptation pour les élèves qui bénéficient d’une AESH. Celle-ci n’a pas de formation pédagogique et débarque dans la classe sur des plages horaires non appropriées. Les professeurs doivent adapter leur emploi du temps selon les disponibilités de l’AESH. Comment faciliter la prise en charge de ces élèves au sein d’une classe et d’une école ?

Problème n° 1976

La proportion d'employés dans l'éducation nationale chargée .....de ne pas enseigner est certainement très importante. Je n'en connais pas le chiffre: est il connu ?
Si, comme je le pense, il approche des 40 %, ne serait il pas temps de revoir la copie d'ensemble ? Il manque d'une façon générale des opérateurs de terrain comme les enseignants (j'en suis) dont les revenus n'augmentent pas pour la plupart (les situations sont à nuancer très fortement).
Comment diminuer la part des administratifs et contrôleurs de tout poil pour redonner de la force et de la confiance aux enseignants ?

Problème n° 1963

Les rythmes scolaires sont épuisants pour les élèves et inadaptés à leurs besoins biologiques et cognitifs.

- Au collège, les élèves peuvent faire des journées de 7 h de cours. Commencer à 8 h / 8 h 30 et finir à 17 h. Dans mon collège, le matin, les élèves enchaînent 4 h de cours avec seulement 12 minutes de pause en milieu de matinée. Oui, précisément 12 minutes. Si l'on compte le temps de sortir de leur salle de classe et de rejoindre la cour de récréation, il ne leur reste que quelques minutes pour souffler, manger un goûter, se dégourdir les jambes, aller aux toilettes... Se défouler, jouer librement, se reposer ? Pas le temps, il faut déjà retourner en cours...
- Au lycée, des journées de cours qui commencent à 8 h et finissent à 18 h. Avec le temps de transport, certains élèves se lèvent à 6 h du matin et rentrent chez eux à 19 h. 32 h de cours par semaine. Le travail personnel en plus. C'est ce que j'ai vécu comme élève... Ce n'est franchement pas favorable aux apprentissages et c'est dangereux pour la santé mentale.

Problème n° 1942

Je souhaiterais que l'on arrête de classifier les problèmes par profession au sein des établissements publics ou religieux. Les problèmes de viols, d'attouchements ou autres concernent tous les personnels enseignants, du plus petit échelon au plus haut, laïques ou religieux, dans un établissement.

Personnellement, un de mes fils a croisé le chemin d'un professeur en CE1 qui, en fin d'année scolaire, a été mis en examen, puis condamné un an plus tard à de la prison pour attouchement. Le temps de son procès, un comité de soutien de plusieurs autres enseignants s'est mis en place, laissant entendre aux élèves de la classe qu'ils étaient coupables de cette situation.

Ce monsieur a fini par être condamné à de la prison pour attouchement, mais il avait fait bien d'autres humiliations à l'ensemble de ses élèves en cours d'année. Nous avons aussi appris que ce monsieur avait été déplacé deux fois par l'Éducation nationale pour les suspicions de faits.

Après le procès, l'école a fait comme s'il ne s'était rien passé. Mon fils a dû changer d'établissement en cours d'année suivante après avoir craqué.

Problème n° 1940

Un professeur d’école doit maîtriser toutes les matières et tout enseigner. Un professeur des écoles ne devrait enseigner que les fondamentaux : lire, écrire, compter, plus les matières d’éveil : sciences, histoire, géographie, instruction civique. Les activités artistiques et sportives devraient être dispensées par des professeurs spécialisés pour offrir un enseignement de qualité à nos élèves. L’enseignement artistique et sportif est un enseignement au rabais, ne développant pas les capacités musicales et créatives des élèves. C’est du bricolage.

Problème n° 1930

La SÉGRÉGATION sociale inacceptable entre secteur public et privé.

La dégradation de l'école publique entraîne une fuite vers le privé qui aggrave les fractures que connaît notre pays. L'école publique concentre alors toutes les difficultés, tandis que les établissements privés rassemblent les enfants issus des milieux les plus favorisés. Il est stupéfiant de voir que, dans certains secteurs, l'IPS (indicateur de positionnement social) le plus faible des établissements privés (autour de 110) correspond à peu près à l'IPS le plus élevé des établissements publics.

Les enfants de milieux sociaux différents ont peu de chances de se rencontrer, ce qui représente une menace pour la cohésion sociale. La promesse républicaine d'égalité des chances est clairement rompue.

Problème n° 1874

Faisons participer les étudiants pour mettre à niveau leur établissement ! 60 milliards pour l’Éducation nationale et le bâti est vétuste ! C’est un manque de respect pour les jeunes !

Créons dans chaque établissement une équipe d’étudiants pour négocier, arbitrer, suivre et coacher les entreprises qui réactualisent leur établissement. Les entreprises devront leur proposer des devis (par local : toilettes, salle de classe, etc.) avec des prix et les spécifications de ce qu’elles proposent… L’équipe des étudiants se comportera en chef de projet. Ce seront des TP pour les étudiants.

Les entreprises ont tendance à profiter des ministères… Et là, les étudiants pourront négocier, analyser, corriger, pénaliser (si nécessaire), communiquer et contrôler de bout en bout… le projet.

Évitons de passer par de longs et fastidieux appels d’offres (on palliera un appel d’offres avec des devis de plusieurs entreprises)… Avec cette solution, on maîtrise les coûts, on intéresse et on responsabilise les étudiants.

Problème n° 1873

Le redoublement ?
Comment penser que tous les enfants ont les mêmes compétences ?
Certains cerveaux développent leurs capacités intellectuelles plus lentement que leurs capacités physiques ou artistiques.
Pourquoi bâcler le cursus scolaire en ne laissant pas la chance aux élèves d'assimiler les bases avec un peu plus de temps, surtout lorsqu'il s'agit des bases de la lecture et du calcul élémentaire (très bon pour la réflexion) ?

Problème n° 1871

Comment remettre les professeurs au cœur de l'enseignement et redorer son blason, lui qui était au centre du savoir et de la transmission ? Alors que « Professeur » était un titre honorifique, il est aujourd'hui devenu désolation et moquerie.
Le respect des élèves envers leurs professeurs passe par une légitimité et le respect de l'institution envers ses professeurs, et le salaire fait partie du sujet (« un professeur qui pèse, ça a plus de gueule et donc plus respectable »).
Doit-on rééduquer les parents ?
Doit-on réenseigner l'éducation civique dès la maternelle, et cela jusqu'au collège ?
Comment donner conscience aux élèves que l'apprentissage, c'est la richesse et l'émancipation ? Comment donner envie d'apprendre aux enfants avant qu'ils soient adultes ?

Problème n° 1865Avec des chiffres

Les classes surchargées.

Je suis face à des classes de 25 à 28 élèves dans un collège d'éducation prioritaire. Cet établissement fait partie de ceux qui concentrent le plus de difficultés scolaires, qui accueillent des élèves très agités et qui demandent un encadrement et un accompagnement particulièrement soutenus. Il n'est pas possible de garantir un enseignement de qualité et d'apporter à chaque élève l'aide dont il aurait besoin dans des classes surchargées.

Problème n° 1843

Classes surchargées. École inclusive qui, sans moyens, n’est qu’un leurre. Métier d’enseignant qui n’est plus attractif (paupérisation, violences scolaires et climat dégradé, réformes ineptes et non évaluées).

Problème n° 1789

Je suis inquiète de voir que les enfants et les adolescents utilisent l'IA pour faire leurs devoirs, pour tout.
Nous, nous sommes adultes et nous avons nos acquis qui nous permettent d'être critiques vis-à-vis des réponses de l'IA. Mais qu'en sera-t-il dans 25 ans ? Quand les enfants nés en 2025 auront grandi avec l'IA qui est partout ? Il me semble qu'il faut les préparer à ne pas se laisser manipuler. Et à savoir chercher les informations pour les croiser et se faire une opinion.

Problème n° 1777

Pouvoir enseigner et apprendre dans une école qui protège

L’école doit garantir aux élèves des conditions d’apprentissage sûres et aux personnels la possibilité d’exercer leur mission avec une autorité respectée. Les insultes, menaces, agressions et situations de harcèlement compromettent ces deux objectifs.

Selon la DEPP, en 2024-2025, les écoles ont signalé 4 incidents graves pour 1 000 élèves, et les collèges et lycées, 14 pour 1 000. Ces signalements sont en léger recul par rapport à l’année précédente. Ils recensent les faits remontés dans l’enquête, pas l’ensemble des violences vécues. Les victimes sont, à parts presque égales, des élèves et des personnels.

Les auto-évaluations réalisées en novembre 2025 identifient une situation de harcèlement chez 3 % des écoliers interrogés, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens. Ces résultats reposent sur des atteintes répétées déclarées par les élèves et sur leur perception de la vie scolaire.

Des dispositifs existent déjà : programme Phare, numéro 3018, procédures disciplinaires et protection fonctionnelle des agents publics. Le défi est de garantir leur application effective, avec des interlocuteurs disponibles, des décisions suivies et une protection qui dure.

Une règle connue, une alerte prise au sérieux et une réponse proportionnée rendent l’autorité de l’école crédible. Cela suppose de soutenir les personnels victimes, de protéger les élèves, y compris contre les violences d’adultes, et de permettre aux familles de contester une décision par des voies identifiées.

L’objectif est une école où les difficultés sont traitées rapidement, où les victimes ne restent pas seules et où chaque élève peut continuer à apprendre.

Problème n° 1749

Orientation en apprentissage encore très majoritairement faite par défaut pour des jeunes jugés incapables d’aller plus loin scolairement.

Problème n° 1745

Enseignant en lycée agricole, je forme de jeunes paysagistes en 2nde notamment, et en bac pro ensuite. On n'a aucun moyen ! Une tondeuse pour 30 jeunes, par exemple. On nous demande de faire des chantiers d’aménagement au sein du lycée avec... RIEN ! Nous avons besoin de matériaux : sables, ciment, bois. Des choses que l'on retrouve sur des chantiers normaux de conception paysagère actuels, mais ce n'est pas possible. Je dénonce ici la disparité qu'il y a entre lycées, agricoles pour ma part. On continue à faire le taff dans des conditions de m... mais on le fait quand même, et rien ne change. Pas de matériel, 30 jeunes à occuper tant bien que mal.

Des lycées de ma région regorgent, eux, de matériels récents. Je bave...

Problème n° 1627Avec des chiffres

On donne aujourd'hui à l'école et aux professeurs (quel que soit le niveau) beaucoup trop de rôles. Les enfants ne veulent/savent plus lire ou compter, mais savent qu'il faut trier les poubelles.

Problème n° 1574

36 élèves par classe, on n'en laisse un certain nombre sur la route. Par contre on supprime des postes au nom de la démographie.

Problème n° 1561

Des enseignants mieux préparés à enseigner et accompagnés dans la durée

Maîtriser une matière, savoir l’expliquer, faire progresser des élèves de niveaux différents et conduire une classe nécessitent une préparation solide, puis une formation régulière au contact du terrain.

L’enquête TALIS 2024, publiée par la DEPP en 2025, montre que six enseignants sur dix à l’école élémentaire et un sur deux au collège ne jugent pas leur formation initiale de grande qualité.

Au collège, selon l’OCDE, seuls 17 % des enseignants ayant jusqu’à cinq ans d’expérience déclarent disposer d’un mentor, contre 26 % en moyenne dans les pays participants de l’OCDE. Par ailleurs, 35 % des enseignants français de collège déclarent que les formations suivies dans les douze derniers mois ont amélioré leur enseignement, contre 55 % en moyenne dans l’OCDE.

Ces données décrivent des perceptions, pas une mesure directe des compétences. Elles concernent aussi une situation antérieure à la réforme engagée en 2026, dont on ne peut pas encore évaluer les résultats.

Cette réforme prévoit déjà un master rémunéré pour les lauréats concernés, des stages progressifs et du tutorat. Le défi est désormais de garantir la qualité réelle de ces parcours, puis de prolonger l’accompagnement après la formation initiale.

Une formation utile doit aider à préparer un cours, repérer une incompréhension, enseigner la lecture ou les mathématiques, gérer un conflit et adapter une activité. Elle exige des formateurs compétents, des collègues disponibles et du temps effectivement dégagé. Sans ces conditions, l’obligation de se former risque de rester une formalité.

Problème n° 1558Avec des chiffres

Des enseignants au bon endroit, avec des équipes qui peuvent durer

Le recrutement enseignant s’améliore, mais les résultats nationaux ne suffisent pas à garantir une équipe complète et stable dans chaque établissement.

Selon le ministère, 98,5 % des postes du concours externe de professeur des écoles sont pourvus en 2026, contre 92,1 % en 2025. Cette progression accompagne une session exceptionnelle réunissant les nouvelles voies à bac+3 et les voies transitoires à bac+5. Elle doit être confirmée dans la durée. Dans l’enseignement professionnel, seuls 85,7 % des postes du concours externe de professeur de lycée professionnel sont pourvus en 2026.

Réussir un concours et disposer immédiatement d’un enseignant formé devant chaque classe sont deux réalités différentes. Il faut aussi faire correspondre les recrutements aux disciplines et aux territoires, puis permettre aux enseignants de s’y installer.

La stabilité mérite également un suivi précis : selon la DEPP, 17 % des enseignants fonctionnaires du premier degré public ont changé d’établissement à la rentrée 2025. Ce chiffre inclut les mutations souhaitées et ne mesure donc pas, à lui seul, une instabilité subie.

Le défi consiste à identifier les postes durablement vacants et les équipes dont le renouvellement répété fragilise le suivi des élèves. Une politique d’affectation doit tenir compte du logement, des déplacements et de la vie familiale, tout en préservant les droits à la mobilité.

L’objectif est double : rendre les postes difficiles à pourvoir plus accessibles et permettre aux enseignants qui le souhaitent d’y construire une carrière durable.

Problème n° 1525Avec des chiffres

Rémunération des enseignants : reconnaître durablement le métier, en priorité à l’école primaire

La rémunération doit permettre d’attirer des candidats qualifiés, de conserver les enseignants et de reconnaître leur responsabilité dans la formation des élèves. Au primaire, cette responsabilité est déterminante : les professeurs des écoles construisent les apprentissages dont dépend toute la suite de la scolarité.

Le diagnostic doit tenir compte des revalorisations récentes. Selon la DEPP, les enseignants fonctionnaires ou assimilés percevaient en moyenne 3 090 € nets mensuels en 2024, avec une hausse de 4,3 % après inflation par rapport à 2023. Cette moyenne, tous niveaux et toutes anciennetés confondus, ne décrit toutefois ni le salaire d’un débutant ni celui d’un professeur des écoles en milieu de carrière.

L’attractivité demeure inégale. En 2025, les concours du premier degré public comptaient environ deux candidats présents par poste, et seulement un à Créteil et Versailles (DEPP). Ces chiffres ne permettent pas d’attribuer les difficultés au seul salaire : logement, affectations, conditions d’exercice et perspectives de carrière interviennent aussi.

La question est donc celle d’une rémunération de base suffisante et prévisible, avec une progression lisible. Les missions supplémentaires doivent être rémunérées, mais elles ne doivent pas devenir le passage obligé pour améliorer son revenu.

Comment engager une revalorisation durable, prioritaire pour le primaire, sans annoncer des montants nets trompeurs ni faire reposer son financement sur des économies administratives encore hypothétiques ?

Problème n° 1515

1 assistante sociale pour un bassin enseignement ( elbeuf) soit 2 lycées de 1200 élèves chacun 3 ou 4 collèges, et des écoles. Idem pour les infirmières! Que devient.la protection de l enfance là dedans . Honteux!

Problème n° 1507

L'inclusion ! Chouette idée… au départ.
Aujourd'hui, les classes de certains CAP ne sont constituées que d'élèves en situation de handicap ? Où est l'inclusion ?
Les profs ne sont pas formés au handicap. Nous devons tenter de créer des séquences sans outils et sans aide. Oups ! Sauf passer le CAPPEI, qui est un certificat très difficile à obtenir, et sur notre temps perso ! Comme d'habitude…

Problème n° 1505

Prof d’éco-gestion en lycée pro depuis 22 ans, je vois que le niveau est tiré vers le bas. On nous oblige, au moment du bac et des corrections, à remonter les notes. Pourtant, au sortir du CM2, les élèves ont acquis des savoirs et des compétences. Il y a donc, pour moi, un problème au collège, c’est certain.

Au LP, je m’efforce et m’épuise, mais ce n’est pas grave, à utiliser au moins 1 h par semaine pour faire des débats sur l’actualité ou sur des sujets qui les intéressent. Et oui, pourquoi n’ont-ils pas de philosophie et des heures de français qui s’amenuisent ? Ah oui, pour en faire de bons et « simples » ouvriers sans avis ! Je dis NON ! À chaque débat, l’élève doit avoir son avis et essayer d’imaginer pourquoi un autre élève de la classe a un avis différent. L’empathie et la compréhension de l’autre sont les clés du monde qui arrive, j’en suis certain.

Problème n° 1484

Je suis plombier chauffagiste depuis 25 ans. Il m'a été proposé d'aller enseigner dans un AFPA pour une période de deux mois pour former sept personnes à devenir « aide plombier »… Personne au sein de l'établissement n'a su me dire ce qu'était un « aide plombier », mais visiblement, les entreprises de la région avaient besoin de main-d'œuvre. Enseigner est très gratifiant, mais comment le faire lorsque, sur sept personnes, seule une maîtrisait à peu près notre langue… Ne serait-il pas préférable de leur apprendre le français avant de les diriger vers une formation ?

De plus, le salaire proposé pour être formateur est juste une blague, inacceptable. D'autant que les formateurs de cette association font face à de gros manques de moyens. C'est dommage, l'apprentissage est primordial à mon avis.

Problème n° 1475

Parcoursup est vomi par beaucoup. Il me semble que c’est un faux problème.
Parcoursup est une interface entre lycéens et écoles post-bac.
Ce n’est pas Parcoursup qui trie, qui utilise un algorithme, qui oriente. Ce sont les écoles post-bac qui choisissent leurs futurs élèves selon leur capacité d’accueil.
Il est vrai que cette étape est stressante pour les lycéens et leurs familles. Mais avant Parcoursup (et APB), la procédure papier était plus opaque que maintenant. De plus, la visibilité des différentes formations et la facilité pour candidater sont un réel progrès avec Parcoursup.

Problème n° 1454

Ma fille, en petite section de maternelle, est mise toutes les semaines devant un dessin animé après la sieste… Le maître assure que le contenu est adapté : n’y a-t-il pas mieux à faire avec des enfants de petite section ??

Mon fils aîné, en CP, a un manuel de mathématiques (Hachette) avec des QR codes afin qu’il puisse faire des exercices sur le téléphone de ses parents…
Comment expliquer aux gens les dangers des écrans sur le développement du cerveau des enfants si l’école publique les expose aussi tôt sans voir le problème ? Complètement schizophrène !

Problème n° 1443

Société :
La différence entre le salaire et les aides accordées (chômage / RSA) ne donne pas envie d’aller au travail pour certains !!!
Difficulté des futures familles à trouver des crèches.

Problème n° 1415Avec des chiffres

Depuis plusieurs décennies, j'assiste à une baisse du niveau d'exigence à l'école ainsi qu'au délitement de l'autorité des adultes au sein des établissements. J'ai 50 ans et j'ai un enfant de 18 ans. Mon parcours scolaire se termine en 1995, année de réforme du baccalauréat et début de la baisse de l'exigence de travail. S'ensuit un parcours universitaire tout en étant maître d'internat.

J'ai assisté durant six années (collège-lycée) à une érosion progressive du niveau scolaire ainsi qu'à la montée du refus d'autorité et à la remise en cause même des enseignements proposés. Cette tendance s'est amplifiée tout au long de la scolarité de mon enfant qui, à l'entame de ses études supérieures, reconnaît les lacunes accumulées tout au long de sa scolarité.

La remise en cause de l'autorité des professeurs (tant au niveau des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être) par les élèves et parfois leurs parents a pour conséquences la baisse du niveau d'exigence et l'abandon de certains enseignements. Elle influence négativement la cohésion nationale.

Problème n° 1301

Mouvement lycéen. Quelques réflexions personnelles :

➡️ Condamnation de toutes les violences. Inadmissible de voir ces agents de l'État agressés (personnels de l'Éducation nationale, policiers, pompiers…). Ces lycées vandalisés, ce mobilier urbain détruit, etc. Insupportable et terrifiant aussi de voir nos jeunes (parfois nos propres enfants) blessés, parfois gravement.

➡️ Méfiance vis-à-vis de toutes les récupérations possibles. D'où qu'elles viennent. On serait bien naïfs de ne pas voir que ce mouvement est travaillé, comme à chaque fois historiquement, par des forces politiques qui cherchent soit à l'instrumentaliser, soit à s'en servir pour leur propre agenda, leurs propres objectifs.

🫵 Mais franchement, chacun de nous voit bien, au fond de lui, notamment s'il est parent d'élève, que nous sommes face à un problème de FOND. La colère des jeunes ne peut être mise de côté, réduite à des émotions adolescentes, des récupérations politiques, voire à du « jeune-bashing », comme on le lit/voit parfois.

🤔 Quelle école donne-t-on à nos jeunes, quel avenir au sens large ? Quelle place pour la jeunesse dans notre société ?

L'Éducation nationale, comme l'hôpital, a été abandonnée par les gouvernants. Ses métiers sont dévalorisés, sous-payés, ringardisés même. Le recrutement est devenu problématique, les exigences attendues au concours sont en chute libre, la machine bricole à tout-va… pour faire quoi ? Donner l'illusion que la promesse républicaine tient toujours…

Problème n° 1137

Rédiger une charte des devoirs parentaux afin que l'éducation commence à la maison, par les parents, et que l'école soit réservée aux apprentissages et non à la gestion quotidienne de manquements disciplinaires chronophages et énergivores, qui tirent l'ensemble d'un groupe vers le bas.
(Assister à des réunions scolaires durant lesquelles les parents sont inattentifs, discutent entre eux, explosent de rire lorsque le professeur principal annonce des problèmes de discipline dans la classe est tout simplement inadmissible. Cela en dit long sur notre société, incapable d'inculquer aux plus jeunes le respect de ceux qui contribuent à leur valeur ajoutée.)
Il est grand temps que l'élégance du cœur fasse son retour sur les banc de l'école.

Problème n° 1048

Durant plus de dix ans, j'ai tenu la fonction de déléguée aux parents d'élèves des différentes classes de ma fille jusqu'à la fin de sa scolarité en 2022, ce qui m'a permis d'observer de l'intérieur les différents dysfonctionnements de l'école. Et Dieu sait qu'ils sont nombreux !
- Tout d'abord, depuis quand précisément les élèves passent en classe supérieure même s'ils ne le méritent pas ? (insuffisance de leur moyenne générale, problèmes de comportement tout au long de l'année. L'école n'a-t-elle pas un rôle pédagogique ? Passer en classe supérieure sans avoir fait le moindre effort avec des résultats catastrophiques : cela est-il pédagogique ? Quel est le message que l'on veut faire passer ? A quoi sert l'effort dans ce cas-là ?
- Certains profs, un fois leur certification obtenue, ne jugent pas utile d'organiser des cours structurés afin que les élèves comprennent. J'en veux pour preuve des profs de langue donnant des photocopies et disant aux élèves d'aller chercher la signification des mots sur Google alors qu'eux ouvrent un livre ou jouent sur leur téléphone. Véridique et fréquent !
- Les suggestions d'orientations se font souvent en dépit du bon sens pour cause d'incompétence des profs vis à vis du monde extérieur (de l'entreprise). Il n'y a pas suffisamment de passerelles entre le monde éducatif et le monde du travail dans son ensemble. Résultat : les profs ne comprennent rien à l'extérieur et donc ne peuvent pas être personnes ressource dans les logiques d'orientation des jeunes.
- Beaucoup trop de phénomènes de racket liés au signes extérieurs de richesse provocateurs dans certains cas.

Problème n° 960

Mauvaise gestion du temps des étudiants et des professeurs des écoles.
Journée trop longue pour les étudiants et les professeurs.
Coupures dans l'emploi du temps.
Travaux extrascolaires pour les étudiants et les professeurs.

Problème n° 909

L'enseignement catholique tend à devenir trop axé sur la transmission de l'Évangile de façon un peu trop traditionnelle en ce moment, et parfois à contourner la laïcité.

Problème n° 855

La place publique est polluée par la religion. Elle est devenue plus identitaire qu'elle ne l'était et illustre très bien le malaise vécu par le peuple qui ne se reconnaît plus dans les valeurs de son pays. Cela répond de plus en plus au besoin d'appartenance. Si la République est laïque, il n'en demeure pas moins que la France a une histoire judéo-chrétienne qu'il ne faut ni renier ni nier.

Quelles sont les valeurs de la République ? Comment se caractérise-t-elle ? Ces sujets sont développés à l'école, mais restent très abstraits.

Problème n° 851

Les élèves qui quittent le collège et entrent au lycée manquent cruellement de méthodologie. Ils n'ont pas appris à apprendre, ne savent pas mettre à profit les savoirs qui leur ont été transmis. Pour beaucoup, le programme ne leur paraît d'aucune utilité. Ils sont assommés par des programmes que l'on distille sur tout leur cursus. On leur demande de faire un stage de fin de 3e sans leur donner les outils pour aller le chercher, se repérer et comprendre le monde professionnel.

Résultat : à l'entrée au lycée, ils n'ont pas les prérequis pour s'autonomiser. Cela se constate dans leur manière passive d'apprendre. Or, pour devenir un citoyen accompli, un adulte autonome, il faut être en capacité de comprendre son environnement pour s'y repérer, de mettre en place des stratégies, de savoir se fixer des objectifs étape par étape.

Les jeunes ont besoin d'apprendre à être autonomes, d'apprendre à apprendre, de comprendre leur monde pour mieux s'y situer.

Ce n'est pas quand l'enfant commence à décrocher qu'il faut l'aider à raccrocher, c'est avant même qu'il n'y pense. L'école doit être un espace d'émancipation qui modèle de futurs adultes conscients, pas un abattoir où l'attention est concentrée sur ceux qui suivent, et tant pis pour les autres.

Problème n° 819

Les manifestations des lycéens ne devaient pas aboutir à un blocus complet des lycées ni empêcher ceux qui le souhaitent d'entrer et de travailler.

Problème n° 763

Comment mieux protéger les élèves face au harcèlement scolaire, lorsque chacun peut être tenté de renvoyer la responsabilité à l’autre ?

Depuis 2021, le programme pHARe a renforcé la prévention et la prise en charge du harcèlement, avant d’être généralisé et rendu obligatoire en 2023. La loi du 2 mars 2022 a également créé un délit spécifique de harcèlement scolaire.

Pourtant, on dénombre toujours autant de cas. Si ce n'est plus.

Que faire lorsqu’un élève parle mais que sa parole est minimisée ? Lorsqu’un établissement préfère éviter les « vagues » ? Lorsqu’un parent refuse d’envisager que son enfant puisse être auteur de harcèlement ? Lorsqu’un témoin sait mais n’ose pas parler ?

Comment éviter que l’inaction des uns ne permette aux actes des autres de continuer ?
Comment mieux définir la responsabilité de chacun : élèves, parents, témoins, personnels éducatifs et institution ?
Et surtout, comment garantir qu’un signalement entraîne une réponse rapide, adaptée et réellement protectrice pour la victime, sans attendre que la situation devienne dramatique ?

Problème n° 750

J’ai été frappé par le contraste entre votre pensée sur l’école — transmission, exigence, instruction, que je suis depuis déjà longtemps — et votre récente vidéo, qui reprend largement le discours convenu sur le manque de moyens.

Je me souviens que votre critique portait encore, il y a quelques mois, sur la philosophie globale du projet et sur le désastre de ses résultats, camouflés sous les truquages et mensonges des examens.

Bien sûr qu’il faut mieux payer les professeurs et leur donner de bonnes conditions de travail. Mais votre originalité était précisément de rappeler que la crise de l’école est d’abord une crise de sa mission : instruire et transmettre.

Ne perdez pas ce fil-là. Vous êtes la seule à pouvoir porter ce regard à un niveau politique, c’est-à-dire dans le monde de l’action.

Ça ne m’empêchera pas de vous soutenir.

Avec toute ma sympathie.

Problème n° 682

L'EN est devenue une "fabrique à crétins".
Sous prétexte de ménager les susceptibilités , la recherche de l'excellence est interdite.
L'encadrement est pléthorique et déconnecté du terrain. Il finit par être coûteux et inefficace.
Une grande partie des enseignants distribue une idéologie et non un enseignement.

Problème n° 655Avec des chiffres

Le classement PISA l'a montré, nos étudiants sont de moins en moins bons chaque année. Alors que certains pays rafflent systématiquement les prix nobels, la France n'en obtient que très très rarement.
De plus, même si cela est peut être lié à notre langue, pourquoi sommes nous toujours aussi mauvais en langues étrangères alors que nos voisins latins (espagnols et italiens) parlent souvent bien mieux anglais que nous.

Problème n° 642

Moins un problème qu'une question à poser, à soulever, et des pistes ou des solutions, au moment d'une échéance électorale qui peut lui donner la force et l'efficacité nécessaires.
En question : le poids de l'école (un service public) et des valeurs républicaines dans la société française, l'autorité des enseignants, leur formation, leur motivation, leur rémunération : ces points forment un système.
Un levier historique : la baisse démographique à l'école, d'où des décisions à prendre sur l'emploi enseignant et éducatif, l'organisation de la scolarité, le dynamisme territorial, corrélativement, bien sûr, aux finances publiques.

Problème n° 611

Apparement, il existe un problème dans les collèges et les lycées: Les professeurs, les proviseurs, les directeurs ont peur des parents. C'est grave. Les parents trop souvent agressifs font le lit de cette peur. J'ai vu un proviseur appeler la gendarmerie pour harcèlement parce qu'un parent très calme voulait faire inscrire son enfant à une activité périscolaire, alors qu'il restait encore de la place pour cette activité. C'est très dommage d'en arriver là... mais je comprends aussi le proviseur devant l'insistance de ce père qui a finalement réussi à faire inscrire son fils par un autre moyen.
Les professeurs, enseignants ont peur des parents, ont peur de certains adolescents mais que faire : la peur est un sentiment que ne se commande pas !!!

Problème n° 591

L'école ne joue plus du tout son rôle de brassage et de cohésion sociale : de véritables ghettos (d'enfants de CSP- et de CSP+) se sont consolidés année après année.

Problème n° 585

Je suis professeur des écoles depuis 2001, directrice depuis 2007. J'ai été également principale adjointe de collège durant 2 ans.
Vécu de l'intérieur, le système Éducation nationale montre des dysfonctionnements bien pires encore que ce que l'on peut observer de l'extérieur.
La multiplication des commandes administratives, facilitées par les applications (souvent défectueuses), nourrit un monstre. Ce monstre, c'est principalement le personnel d'encadrement dont la carrière et les promotions se font au gré de sa capacité à communiquer. Il n'est pas rare de voir des postes occupés quelques mois, ces postes étant des marchepieds pour les ambitieux.
Combien de projets lancés en fanfare et abandonnés quelques mois après pour une autre cause ?
Derniers exemples : le plan maths pour les filles ; pire, la NEFLE, des millions d'euros dépensés pour un abandon au bout de 2 ans et des projets en plan...
Bref, des discours, de la communication, de l'hypocrisie et des personnels qui tentent de survivre.

Problème n° 576

Les retraites plombent les finances publiques et le système actuel a prouvé ses limites, n’ayant plus assez d’actifs. Les gens qui travaillent actuellement ne peuvent pas non plus partir en retraite à 70 ans sous prétexte qu’il faut financer un système dont ils ne pourront même pas bénéficier et qui ne repose que sur leur seule bonne volonté. Tout cela en permettant à certains de ne pas travailler de leur vie, de bénéficier malgré tout d’aides gouvernementales et d’obtenir un minimum vieillesse auquel ils n’auront jamais participé.

Problème n° 570Avec des chiffres

Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure... Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays ! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.

4) L'inclusion des élèves à besoins particuliers.

PAS DE PLACE... C'est la réponse que nous recevons lorsque nous voulons orienter nos élèves en situation de handicap dans les domaines du langage dans des classes « ULIS ». On laisse donc ces élèves dans des classes « classiques » en demandant aux enseignants d'assurer l'inclusion de ces enfants en personnalisant le travail... On ne gère pas les pathologies de cette façon, et surtout pas sans être formé ! Pas de place non plus dans les ITEP, les SEGPA... On vend l'inclusion comme si c'était une chose magnifique, et en montrant méchamment du doigt ceux qui oseraient dire que certains enfants ont besoin de structures spécialisées... C'est invivable pour ces enfants, leurs familles, et aussi leurs enseignants...

Problème n° 567Avec des chiffres

La mesure phare d’E. Macron et de ses ministres successifs (J.-M. Blanquer notamment, mais aussi E. Geffray, DGESCO pendant 5 ans, numéro 2 du ministère) est le dédoublement des GS, CP, CE1. Le coût de cette mesure est très élevé : 800 millions par an. Que d’argent dépensé pour rien, parce que les résultats sont quasiment inexistants : les évaluations nationales en témoignent (cf. les rapports de la DEP) ! Et pourtant, ce dédoublement est toujours mis en avant par les macronistes de tous bords. Si nos élèves sont faibles aux évaluations PISA et TIMSS, une des causes est bien les difficultés que rencontre l’école avec un certain nombre d’élèves, dans le 1er degré notamment, en REP+ et en REP, mais aussi, pour d’autres, en zone ordinaire. Ils y sont certes moins nombreux, mais leur nombre est significatif. Si ce dédoublement est intéressant, pourquoi cela ne marche-t-il pas ? La réponse se situe au niveau des démarches pédagogiques et didactiques, par conséquent des compétences des enseignants. Dédoubler ne sert à rien sans modification importante des démarches et dispositifs que la réduction du nombre d’élèves permet.

Par ailleurs, l’opposition syndicale aux documents d’accompagnement des programmes estampillés Blanquer, donc repoussoirs pour ces organisations professionnelles, n’en a pas facilité l’usage, ce qui est fort regrettable. J’ai vu (lorsque j’étais IEN) et je vois encore (dans les cahiers de mes petits-enfants) de graves erreurs dans les deux domaines essentiels de l’apprentissage de la lecture et des mathématiques. La majorité des enseignants est dépourvue de solutions face aux difficultés des élèves et pourtant, celles-ci sont nombreuses et accessibles.

L’autre maillon faible est le collège. Celui-ci a été conçu sur la base d’un petit lycée. Cela se révèle être aujourd’hui une grave erreur. Il faut le réformer d’urgence.

Problème n° 541

Être enseignant en France aujourd'hui est une gageure... Je ne sais par où commencer tant ce dossier est critique pour l'avenir de notre pays ! Je vais donc sectionner les problèmes afin de les séparer.

2) Une école à plusieurs vitesses...

Une école primaire est bâtie, entretenue et gérée par la mairie de la ville dans laquelle elle est installée, là où un collège dépend du département, et un lycée, de la région...

Cela crée des inégalités inacceptables entre les élèves ! Ainsi, un élève scolarisé dans une commune « riche » aura accès à une école moderne, équipée de moyens dernier cri, avec un bâti en bon état, là où un élève scolarisé dans une commune « pauvre » devra supporter les locaux vétustes, le manque de moyens matériels, les conditions de travail compliquées (froid l'hiver, chaud l'été...).

Enseignant dans une commune pauvre qui regroupe 7 groupes scolaires (7 écoles maternelles et 7 écoles primaires), j'observe cela au quotidien. Je complèterai que, dans cette commune, trois groupes scolaires sont situés en REP+ et bénéficient, eux, de subventions se chiffrant en dizaines de milliers d'euros pour les rénovations du bâti et la réalisation de projets.

Mon école n'étant pas située dans ces secteurs de la ville, elle ne bénéficie de rien. Sauf que force est de constater que, si les indicateurs sociaux sont un peu plus élevés, les élèves ont un niveau scolaire similaire et méritent eux aussi de meilleures conditions de travail...

Problème n° 527

Le niveau d'anglais est désastreux et les relations avec les pays étrangers pas toujours faciles.

Problème n° 523

Propriété industrielle et intellectuelle. Pour les salariés bien souvent spoliés par leur patron (dont je fais partie), pour les fonctionnaires mal reconnus. Pourtant, aujourd'hui, on ne parle que d'innovation, et elle doit être valorisée, favorisée et récompensée.

Problème n° 519Avec des chiffres

Revenir aux fondamentaux au primaire : un élève doit sortir du cycle en sachant parfaitement écrire, maîtriser la grammaire et l'orthographe, lire de façon fluide et calculer. Il faut réintégrer « la culture » du respect de l'autorité et intégrer les parents dans cette démarche. Le reste viendra après, mais comment construire un avenir sérieux et solide sans la maîtrise parfaite de ces bases ? Ensuite, il est nécessaire, au collège, de réapprendre l'histoire de France, ce qui a construit notre pays, notre nation, sans rien dissimuler. Viendront ensuite, au lycée, les apprentissages plus techniques, plus pratiques, plus ciblés.

Problème n° 501

La question de la cohésion nationale vers des valeurs républicaines partagées : comment faire sens dans un parcours citoyen fragmenté et le rendre efficace en actes sur un territoire ? Comment mettre en place un continuum républicain ?

Problème n° 465

L’éducation dans son ensemble. Et l’IA ne va pas aider. Les universitaires ne savent plus écrire, entre autres.

Problème n° 456Avec des chiffres

Un nombre suffisant d'enseignants et d'établissements spécialisés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que moins d'élèves par classe, favoriseraient à coup sûr les conditions d'apprentissage. D'autant plus si on choisit de limiter l'utilisation du numérique et de stopper le développement de l'intelligence artificielle !

Problème n° 430

Parcoursup est un système obscur qui met une pression insoutenable sur les lycéens de première et terminale

Problème n° 401Avec des chiffres

Second problème que je souhaite évoquer : la baisse du niveau de nos élèves…
J’ai été le témoin, jeune instituteur, de la refonte des programmes de l’école et des collèges, sous l’influence de pédagogistes comme Monsieur Philippe Meirieu.
Alors qu’on massifiait l’arrivée des élèves au collège puis au lycée, on a opté pour un enseignement intellectuellement jubilatoire, mais qui ne s’adressait qu’à une élite : apprendre à apprendre plutôt qu’apprendre… Et vous savez où l’on en est.

Problème n° 396

Comment retrouver une cohésion sociale et comment faire aimer la France aux plus jeunes ? Comment se rencontrer entre citoyens, malgré les différences de milieu social ? Si le service militaire n'est pas l'unique solution, un service national obligatoire d'un an à la fin des études semblerait utile.

Problème n° 377

J’ai débuté par l’École normale d’instituteurs, pour devenir instituteur, en 3 années de formation ultra pratiques, en permanence aux côtés d’élèves dans ce qu’on appelait alors des classes d’application. Les instits, choisis par l’École normale, nous les regardions enseigner. Ils nous laissaient la main pour des séquences de plus en plus longues et assuraient un « débriefing » avec nous et tous les collègues de la promotion. Nous étions 14 élèves « apprentis-instituteurs ». Au cours de ces 3 années de formation, j’ai dû passer 2 ans sur le terrain, dans des classes.

Puis je passe mon CAPES de musique et, malgré ma formation d’instit, on m’oblige à faire cette année de formation pédagogique post-CAPES. Le CPR ! Une horreur absolue : un universitaire qui nous parle de la relation pédagogique, à 80 dans un amphi ! J’ai hurlé ma colère et je suis parti de cette tartufferie.

Aujourd’hui, en toute fin de carrière, je sais que les politiques, dans les années 80, se sont trompés :
Ils ont calqué la formation des désormais professeurs des écoles sur la formation des profs, en 5 ans d’études universitaires, complètement théoriques. Et lorsqu’un sortant de concours découvre des élèves après le CAPES et qu’on s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour ça, c’est trop tard… J’ai été tuteur de sortants de concours et, lorsque je m’apercevais que ce jeune enseignant n’était pas fait pour l’être, dans le pire des cas, il refaisait un an de formation avant d’être titularisé quand même… Compliqué de dire à un étudiant bac+5 qu’il n’est pas fait pour enseigner…

Problème n° 372

Actuellement, on oblige les élèves à passer le bac, alors qu'ils ne sont pas tous faits pour les études.
Un simple test de lecture de 10 pages en fin de 3e permettrait de voir lesquels sont intéressés par les études et lesquels ne le sont pas. Et ce n'est pas grave : on peut très bien réussir sa vie et sa carrière professionnelle en étant manuel. Actuellement, on n'a plus assez de maçons ou d'électriciens dans le pays...
Les revendications actuelles des lycéens qui se plaignent de cadences infernales sont représentatives du fait que certains ne sont pas du tout à leur place et n'ont rien à faire dans une filière les amenant au bac, général ou technologique.

Problème n° 319

1. Programmes trop chargés et trop changeants.
2. L'excellence et le travail ne sont plus valorisés.
3. La notation par compétences acquises ou non ne permet pas de mesurer réellement des progrès : tous les élèves arrivent en 6e, bons ou pas.
4. Problèmes de respect des enseignants, des adultes dans l'école, des autres enfants.
5. Charge de travail administratif trop lourde : il faut tout justifier et tout expliquer en remplissant des documents qui servent souvent à alimenter des statistiques nationales et dont on ne voit pas l'utilité dans le quotidien d'une classe.

Les problèmes dépassent largement le cadre scolaire.

Problème n° 312

À quand une réelle politique éducative avec une loi de programmation comme dans l’armée ?
Pourquoi ne pas profiter de la baisse démographique pour ne plus avoir des classes surchargées ?
Pourquoi ne pas créer des places supplémentaires dans les IME ou ITEP ?
Pourquoi ne pas alléger l’effectif de la classe quand on a un élève notifié, comme en Italie ?
Pourquoi ne pas avoir de budget pour acheter des manuels ? Pourquoi le budget alloué par élève varie-t-il tant d’une municipalité à une autre ?
Enfin, à quand une véritable revalorisation salariale ? Quand le salaire des professeurs des écoles sera-t-il aligné sur celui des certifiés et surtout des fonctionnaires de catégorie A ?

Problème n° 287

Temps de vacances estivales beaucoup trop long : 2 mois.
Tous les parents n'ont pas 2 mois de vacances estivales et n'ont pas tous un soutien familial et/ou financier pour gérer cette longue période de vacances scolaires et faire garder leurs enfants. Durée d'absence trop longue pour les élèves sans école : oubli des apprentissages.

Problème n° 205

Il me semble essentiel de conserver Parcoursup : ce site centralise des informations précieuses pour les parents et les lycéens sur les formations disponibles, les critères d'admission et les débouchés. Sa suppression ne supprimerait pas la sélection à l'entrée de certaines études — elle obligerait juste les candidats à renvoyer des dossiers papier (?) à chaque établissement.

Problème n° 150Avec des chiffres

Comment accueillir correctement des élèves en situation de handicap sans les moyens humains promis ?

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