Je suis cadre de l'éducation nationale. J'ai vu les choses se dégrader chaque jour depuis 15 ans. Lutter contre l'absentéisme des élèves et pénaliser les familles qui pour la plupart excusent en mentant concernant les absences de leurs enfants. Faire du social n'a fait que du tort aux élèves. Donner le dernier mot aux équipes pédagogiques concernant l'orientation. Ne plus attendre la 3 ème pour orienter un élève : c'est trop tard et en plus s'il est turbulent il aura pénaliser les "bons" élèves. Les parents sont rentrés dans les collèges, les lycées et ce n'est pas pour le mieux : ils savent tout et surtout dans le déni des difficultés rencontrées par leur rejeton, sont dans la défiance permanente vis à vis de l'institution. Depuis la COVID et l'enseignement à distance toutes les barrières ont sauté vis à vis du corps enseignant. Ce sont souvent des parents qui ont eux-mêmes un problème non réglé avec l'EN. D'un autre côté les enseignants (surtout en collège REP) victimisent les élèves et leurs familles et excusent toutes les attitudes surtout si c'est le collègue qui en fait les frais ! Les enseignants ne sont pas du tout formés à la prise en charge d'une classe et d'un groupe d'adolescents, les formations ne parlent que de contenus pédagogiques et de référentiels. Formés par des formateurs hors sols à l'INSPE. R
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 4060
3 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Revoir les formations de l’Inspé, former d’abord à la gestion d’une classe. Payer et bien payer les heures de remplacement des profs absents : les élèves ne doivent plus passer des heures en permanence mais doivent être devant un prof. Idem pour les contractuels : 3 mois de formation : j’ai vu des contractuels ne sachant ni lire, ni écrire mais assez doués pour du prosélytisme.
Pénaliser les familles dont les enfants sont absentéistes.
Remettre de l’ordre dans le « pas de vagues », l’institution ne protège pas ses fonctionnaires en cas de problèmes de type agressions. Les inspecteurs sont déconnectés de la réalité du terrain et les chefs d’établissement sont pour la plupart des fonctionnaires qui fonctionnent et pensent aussi à leur carrière
Bloquer les effectifs de classe à 18 élèves dans tout le primaire.
Rouvrir des structures pour les enfants en situation de handicap lourd impossibles à intégrer à plein temps dans une classe ordinaire.
Redonner de l’autorité aux enseignants face aux parents.
Possibilité d’aménagement de fin de carrière pour les enseignants qui le souhaitent. Créer un accueil spécialisé pour les enfants étrangers arrivant en France pour leur première année. Créer de vrais emplois de fonctionnaires pour accompagner les enseignants.
Remettre le concept de « travail » au centre :
- travail à l’école,
- travail rémunéré en entreprise,
- travail volontaire en association.
Remettre le concept de « création de valeur » au centre :
- le travail génère de la création de valeur,
- la création de valeur met les gens en mouvement sur une œuvre commune positive,
- la création de valeur permet d’augmenter le niveau de vie collectif.
Éduquer à la relation « travail/création de valeur » par des expériences concrètes :
- des visites régulières d’entreprises privées de type PME,
- le jumelage de chaque classe de collège et de lycée à 3 PME,
- le jumelage de chaque PME à 3 classes,
- la définition de sujets communs de travail classe/entreprise aboutissant à des livrables valorisés par l’entreprise (ex. : un programme logiciel de comptage de l’absentéisme d’une classe développé par les élèves et valorisé 500 € par l’entreprise sur l’année) aboutissant à une dotation budgétaire accordée à la classe sur le modèle de 1 € engagé par l’entreprise = 1 € doublé par l’État (soit 1 000 € sur l’exemple), dotation alors investie ensuite par les élèves sur un investissement améliorant la vie en classe (ex. : une décoration pédagogique de la classe + un don à une classe jumelle moins favorisée + un achat d’un tee-shirt « made in France » commun à tous et représentant la classe).
Morale de l’histoire :
- je travaille sur un sujet utile à un client qui le valorise = j’améliore la qualité de vie de ma classe, de mes camarades et de moi-même ainsi que ma fierté d’avoir réalisé quelque chose de concret utile à tous.
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