Mauvaise gestion du temps des étudiants et des professeurs des écoles.
Journée trop longue pour les étudiants et les professeurs.
Coupures dans l'emploi du temps.
Travaux extrascolaires pour les étudiants et les professeurs.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 960
2 solutions proposées
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Afin de réorganiser la gestion du temps des étudiants et des professeurs des écoles, il serait intéressant de diminuer leur temps de travail effectif à 5 heures par jour, sur 5 jours par semaine, ce qui équivaut aux 900 heures actuelles par an.
Ces 5 heures seraient entrecoupées de la pause déjeuner.
Ce qui réserverait l'après-midi à des activités extrascolaires encadrées pour les étudiants et qui dégagerait du temps pour les professeurs.
36 semaines pour 5 heures, 16 semaines de repos annuelles.
40 semaines pour 4,5 heures, 12 semaines de repos annuelles.
Et si nous repensions profondément l’organisation de l’École, non seulement autour des apprentissages, mais aussi autour des besoins des élèves et de leur développement personnel ?
Aujourd’hui, les journées scolaires sont souvent trop longues, tant pour les élèves que pour les enseignants. Au lycée, les temps de transport et les emplois du temps fragmentés par les spécialités et les options allongent encore les journées. À cela s’ajoutent le travail personnel, la fatigue et une pression importante sur les résultats scolaires.
**Nous demandons toujours plus aux élèves et aux enseignants, sans nécessairement leur donner les moyens de répondre à ces exigences.**
Pourquoi, par exemple, ne trouve-t-on pas au collège l’équivalent des enseignants spécialisés des RASED du premier degré ?
Les difficultés d’apprentissage ne disparaissent pas à l’entrée en sixième. Certaines, jusque-là compensées, deviennent plus visibles lorsque les exigences augmentent. La dyslexie peut devenir particulièrement coûteuse, tandis que certains troubles du langage peuvent être identifiés tardivement.
Des enseignants spécialisés à dominante pédagogique, comme les maîtres E, pourraient accompagner ces élèves et constituer de véritables personnes-ressources pour les équipes.
De même, **des enseignants spécialisés à dominante relationnelle auraient toute leur place au collège**, à une période où les adolescents peuvent traverser d’importantes difficultés émotionnelles, relationnelles ou comportementales.
Mais pourquoi s’arrêter là ?
**Et si nous limitions, par exemple, les enseignements disciplinaires à cinq heures par jour ?**
Le reste du temps pourrait être consacré à la découverte, à la culture, au sport, à la méthodologie, aux projets collectifs, aux compétences psychosociales, à la relaxation ou simplement au repos.
Ces activités ne seraient pas nécessairement encadrées par des enseignants. Des éducateurs spécialisés et d’autres professionnels de l’éducation pourraient intervenir, chacun apportant ses compétences dans le cadre d’un véritable travail d’équipe.
Il ne s’agirait pas de faire moins apprendre, mais de créer de meilleures conditions pour apprendre, en respectant davantage les rythmes et les besoins des élèves.
**Et si l’École devenait un lieu où l’on se sent bien ?** Un lieu accueillant, sécurisant, où l’on peut découvrir, expérimenter, se tromper et progresser sans vivre constamment sous la pression des évaluations, des contraintes et des sanctions.
Cela ne signifie pas renoncer au cadre ni aux exigences, mais construire un environnement dans lequel le bien-être et les apprentissages se renforcent mutuellement.
Finalement, **pourquoi chercher toujours à adapter les élèves à l’organisation scolaire plutôt que d’adapter davantage l’École aux besoins des élèves ?**
L’École ne serait alors plus seulement un espace d’acquisition des connaissances, mais **un véritable lieu de développement personnel, dans toutes ses dimensions : intellectuelle, émotionnelle, relationnelle, sociale, physique et culturelle.**
Une École où apprendre, grandir et s’épanouir feraient partie d’un même projet éducatif. Une École dans laquelle les élèves auraient plaisir à venir et où les professionnels disposeraient des moyens nécessaires pour les accompagner.
**Et si nous commencions par nous demander quelle École nous aimerions voir nos enfants fréquenter, avant de réfléchir à ce que nous voulons leur enseigner ?**
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