Rétablir l'autorité à l'école et rétablir le respect de l'enseignant. Et ça commence par réformer l'Institution, qui défend depuis trop longtemps l'indéfendable en privilégiant le « pas de vagues » pour ne pas hypothéquer le statut et préserver la carrière des hauts responsables.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 3808
3 solutions proposées
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Commencer par imposer la transparence et supprimer le fameux « pas de vagues ».
Rétablir une formation sérieuse et enfin revaloriser le métier par une rémunération qui à l’heure actuelle est honteusement basse.
Est-ce que l’on sait que la rémunération des enseignants est calculée sur 10 mois répartis sur 12 pour compenser les congés qui font l’objet d’attaques récurrentes tout comme les horaires qui obèrent les préparations de cours, les corrections de copies, les dossiers d’orientation, etc. ?
On pourrait surtout en primaire, sous forme de jeu, proposer un ensemble de règles et les faire respecter dans un premier temps quelques minutes puis allonger le jeu progressivement au fur et à mesure des jours.
L’idée est de montrer progressivement les bienfaits du respect du professeur et des autres élèves.
Et que l’ordre n’est pas une punition mais au contraire la démocratie et la bienveillance collective.
En complément de ma contribution numéro 3809.
La répartition sur 12 mois du traitement des fonctionnaires sur 10 mois (décret de 1946) n’est plus vraie.
C’est l’absence de primes ou leurs montants inférieurs à ceux octroyés dans les autres administrations qui font qu’au même indice un enseignant est moins bien payé.
Il faut absolument rendre le métier attractif en revalorisant la carrière.
Les différents concours ne font plus le plein de candidats, y compris ceux des chefs d’établissement.
De jeunes professeurs sont affectés sur 2 voire 3 établissements… De quoi les dégoûter d’avoir été reçus à l’agrégation.
D’autres, non titulaires, sont recrutés à la va-vite pour « boucher les trous » devant élèves.
On a recruté il y a quelques années des mères de famille à la seule condition qu’elles aient eu 3 enfants… Heureusement, c’est terminé.
Mais on en arrive à avoir des professeurs qui font des fautes d’orthographe au tableau, sont parfois moins cultivés que certains élèves de milieux favorisés ou ne connaissent pas les tables de multiplication.
Ça ne favorise pas non plus le respect fût-il indispensable.
Le ministère change de ministre tous les ans, cela ne facilite pas la cohérence des décisions.
Au lieu de se gargariser avec des termes fumeux qui portent surtout à rire (le concept bondissant par exemple pour le ballon) et obliger les professeurs des écoles à changer de méthode d’apprentissage de la lecture chaque année, il faudrait que les inspecteurs pédagogiques soient plus souvent dans les classes et moins assommés de paperasses à remplir pour pouvoir le faire.
J’aurais encore beaucoup à dire mais je ne veux pas devenir envahissant.
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