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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 4430

J’habite à Chardonnay, en Saône-et-Loire. Il n’y a pas d’école dans le village : les enfants rejoignent en car un regroupement pédagogique intercommunal, dans une commune voisine. Plus personne ne s’en étonne. C’est pourtant le point d’arrivée d’un mécanisme national, et ce mécanisme continue de tourner ailleurs.

Le 25 avril 2019, le président de la République s’est engagé à ce qu’aucune école ne ferme sans l’accord du maire. L’engagement porte sur l’école. Il ne porte pas sur la classe.

Or une école ne ferme jamais d’un coup. Elle perd une classe, puis une autre. Elle passe en classe unique, puis en regroupement pédagogique intercommunal. Quand la fermeture arrive enfin, le maire donne son accord parce qu’il ne reste plus rien à défendre. L’engagement de 2019 protège le dernier maillon d’une chaîne qu’il laisse entièrement libre.

Les chiffres le montrent. À la rentrée 2022, 123 écoles rurales ont fermé, dont 68 en rural éloigné, sur 8 122 — et toutes « en accord avec les communes ». À la rentrée 2025, le premier degré a perdu 80 000 élèves, et la baisse s’accélère en 2026.

Et chaque classe fermée fait partir un ménage avec de jeunes enfants vers le bourg-centre, ce qui fait baisser l’effectif de l’année suivante. La fermeture d’aujourd’hui fabrique celle de l’an prochain.

Pour une famille qui envisage de s’installer, l’école est le premier critère. Un village sans école ne se dépeuple pas brutalement : il cesse simplement d’être une option.

Depuis Saône-et-Loire (71) · 13 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 4431Niveau : État

Étendre à la fermeture de classe la règle d’accord du maire qui s’applique déjà à la fermeture d’école. Sans cela, l’engagement de 2019 restera sans effet, puisqu’il ne protège rien de ce qui produit les fermetures.

Y ajouter une condition d’alternative : aucune fermeture tant qu’une solution de remplacement n’a pas été constatée sur place, temps de transport des enfants compris. Ce principe n’est pas une invention — il existe déjà en droit français. L’Arcep l’impose à Orange pour la fermeture du réseau téléphonique en cuivre : aucune coupure technique sans alternative viable vérifiée commune par commune, avec un préavis de douze mois.

Ce qui vaut pour une ligne téléphonique devrait valoir pour une classe, non ?

Depuis Saône-et-Loire (71) · 13 octobre
Solution n° 8605Niveau : commune

Je ne suis pas d’accord. Les écoles de campagne ne devraient pas exister car cela ne répond pas du tout au besoin de mixité sociale de notre pays, et cela coûte par ailleurs très cher à l’État. Il faut en revanche axer nos efforts sur les transports en commun pour redynamiser nos villages et revenir aux épiceries d’antan, qui proposaient plusieurs services à la fois : commerce, poste, café, service Internet. Et que les permanences du service public puissent avoir également un endroit où s’installer au lieu de se balader en camionnette. Enfin, je pense que c’est ridicule d’avoir une mairie et un conseil municipal pour un village de moins de 500 habitants. Ça coûte encore de l’argent et cela facilite la collusion d’intérêts. Je pense qu’il faut MUTUALISER les moyens avec d’autres villages pour mieux redistribuer l’argent. Pour finir, je suis d’accord pour un budget participatif. Que le conseil municipal puisse nous demander notre avis et que ce dernier pèse sur les décisions prises.

Depuis Somme (80) · 29 octobre

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