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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 5177

Alerte santé mentale des enfants-adolescents. Je suis enseignant depuis 20 ans, en collège depuis 10 ans et je suis confronté quotidiennement à des ados entre 11 et 14 ans qui vont mal, très mal. Une bonne partie souffre de troubles (comportement, attention, opposition systématique, hyperagitation, etc.), une autre bonne partie est mutique (certains élèves ne s’expriment jamais) et « rase les murs », une petite partie suit le mouvement du moment (bon public des perturbateurs) et enfin une toute petite partie est là pour travailler, participer, progresser mais en est empêchée parce que toute notre attention est portée vers les élèves ingérables. Bref, la grande majorité est en souffrance et chaque année un peu plus. Ce constat est général dans mon collège, pas que dans mes classes, et les collègues d’autres collèges aussi ainsi que ceux de lycées qui sont confrontés aujourd’hui à ce profil d’élèves.
Et que fait l’institution Éducation nationale depuis quelques années ? Rien, absolument rien. C’est effrayant !

Depuis Vaucluse (84) · 14 octobre

1 solution proposée

Solution n° 6282Niveau : État

Remettre une infirmière dans les établissements et un psychologue référent, joignable facilement par l’équipe éducative, les parents ou l’élève. Notre jeunesse ne va pas bien. Il est temps de lui redonner de l’espoir et l’envie de découvrir, d’étudier, de s’investir dans des activités valorisantes pour les encourager et les valoriser dès que possible. Former les profs aux neurosciences pour les intégrer dans leur pédagogie. Instaurer un climat de confiance et de respect mutuel qui amène le dialogue, l’écoute et une réponse adaptée et réelle. Les jeunes ont trop souvent l’impression de ne pas être écoutés, entendus… L’actualité nous le démontre une fois de plus. Cela ne justifie en rien la violence observée mais, peut-être, cela pourrait l’éviter en partie. Mettre en place une véritable aide aux devoirs durant le temps du périscolaire au primaire. Cela pour soulager les parents qui n’ont pas forcément l’envie ou le temps de surveiller les devoirs de leurs enfants. Organiser aussi des heures d’aide aux devoirs au collège, durant les heures d’étude par exemple, plutôt qu’une simple surveillance (lorsqu’elle existe). Toutes mesures permettant à notre jeunesse de réussir et de retrouver le plaisir d’étudier !

Depuis Loire-Atlantique (44) · 17 octobre

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