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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 3990

Le niveau global décroche complètement depuis trop longtemps. La France est devenue la risée des pays développés et aucune volonté de sursaut gouvernemental ne se fait ressentir. Les "mesures" se succèdent alors que la régression bat son plein. C'est une véritable atrophie du cœur de notre nation, la France des Lumières, pourtant unie par le savoir et pour le savoir. La locomotive « Éducation nationale » s'enfonce dans un tunnel opaque. Cette trajectoire ne semble avoir qu'une issue : le repliement individuel ou communautaire, au sein d'un enfer sociétal où les individus ne sauront plus communiquer que par messages de 280 caractères ou par agents IA interposés.
Dévoyée au fil des décennies, l'institution qui fut le pilier de nos Républiques s’est peu à peu muée en une simple garderie sociale, un dépôt d’enfants soumis à des dogmes idéologiques. Au lieu d'éveiller les consciences, ce système cantonne la réflexion et désarme la jeunesse de son esprit critique à l'ère de l’artificialisation 2.0.
À ce naufrage s’ajoute une crisis d'autorité profonde, marquée par un irrespect grandissant qui achève de consumer l’institution. L'Ecole subit en première ligne les élèves en fracture avec la nation et les parents devenus consommateurs vindicatifs. Au cœur de ces ruines, les professeurs subissent un déclassement total, à la fois financier, social et moral. Ils sont aujourd'hui précarisés, abandonnés par leur hiérarchie et réduits au rang de cibles ou de simples prestataires. Par démagogie ou par lâcheté, le politique a méthodiquement refusé de rétablir une verticalité saine sans laquelle aucune société n'est possible.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 11 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 3991Niveau : État

Face au constat du décrochage de notre système éducatif, l’État doit engager une restructuration profonde qui abandonne les ajustements cosmétiques pour restaurer l’exigence académique, valoriser les enseignants et moderniser la gouvernance locale. Ce projet propose un nouveau modèle systémique qui unifie la formation des élèves de leurs six ans à leurs dix-huit ans au sein d’une architecture cohérente, humaine et décentralisée.
La première étape de ce redressement s’articule autour d’un cycle primaire entièrement recentré sur la maîtrise absolue des savoirs fondamentaux. Afin de garantir l’assimilation réelle des bases, le parcours des élèves est jalonné par un contrôle continu annuel et validé par une évaluation de confirmation des acquis, tandis que l’examen de la dernière année revêt un caractère national et uniforme. Ce grand examen national conditionne l’obtention d’un certificat d’études, indispensable pour accéder au collège, alors que le redoublement redevient une mesure de protection obligatoire dès que l’enseignant et la direction de l’établissement constatent des difficultés trop importantes.
À partir du collège, une révolution des rythmes scolaires est introduite pour optimiser les capacités d’attention des adolescents en condensant les enseignements exclusivement sur la matinée, de huit heures à treize heures, sous la forme de modules intensifs de quarante-cinq minutes. Ce calendrier resserré, compensé par la réduction des petites vacances à une seule semaine par période, permet de libérer les après-midis. Si la présence des élèves n’y est plus obligatoire, l’institution garantit l’existence, au sein de chaque établissement, d’un accueil structuré proposant des devoirs accompagnés ainsi que des activités culturelles ou sportives prises en charge par la collectivité. Le collège unique est supprimé au profit d’un cycle de trois ans organisé en classes de base hétérogènes combinées à des groupes de niveaux mobiles et flexibles pour les matières pivots. Le volume horaire y est modulé pour donner plus de temps aux élèves en difficulté au sein de groupes restreints où l’adulte est replacé au cœur de la compréhension, tandis que les élèves avancés basculent sur des modules d’approfondissement. La formation numérique y est repensée pour développer la compréhension et l’esprit critique, permettant à la jeunesse de dominer la technologie plutôt que de la subir passivement.
Le parcours se prolonge par le collège supérieur, un cycle de transition de deux ans conçu pour accompagner la maturité des élèves en associant, lors de la première année, un tronc commun académique à plusieurs stages de découverte professionnelle sur le terrain. La seconde année amorce une spécialisation progressive qui prépare l’entrée au lycée, lequel restaure les voies traditionnelles et identifiées, qu’elles soient littéraires, économiques, scientifiques, technologiques ou professionnelles, toutes couronnées par un baccalauréat revalorisé et doté d’options pointues en rapport avec la filière choisie.
Pour soutenir cette ambition, l’État doit engager un choc d’attractivité en s’obligeant à rémunérer les enseignants au moins jusqu’au salaire médian européen en l’espace de temps de cinq ans, tout en déployant un plan national de rénovation du bâti scolaire étalé sur dix ans. La bureaucratie est rationalisée par la création d’ensembles scolaires de secteur qui unifient les structures d’un même territoire sous une direction unique, garantissant un suivi fluide des élèves de l’enfance à la majorité. Enfin, la gestion administrative et financière globale est transférée aux régions, leur permettant d’ajuster au plus près du terrain les programmes en dehors du tronc commun national, tandis que les directions locales obtiennent la liberté de recruter leurs professeurs sur projet avec la garantie d’un salaire minimum établi et protégé par l’État.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 11 octobre
Solution n° 8180Niveau : État

La France est passée du 14e en 2000 au 30e rang en 2026 (PISA) et est avant-dernière au classement PEARLS. 20 % des collégiens ne savent pas lire, ni écrire, ni compter. Le bac aujourd’hui : l’avoir n’apporte rien, ne pas l’avoir empêche tout. Le mur de notre école s’est fissuré quand on lui a demandé de faire plus d’éducation que d’instruction (loi Jospin 1989). L’instruction, c’est l’affaire de l’école, l’éducation est celle de la famille !
Instaurer 2 cycles : du CP à la 5e et de la 4e à la terminale. « Moins d’école, mais mieux d’école » : matières fondamentales le matin et l’après-midi sera consacrée au soutien scolaire, au sport, à la musique. Remplacer les cours magistraux par des pédagogies dynamiques, interactives et recruter les enseignants sur un profil de poste. Reconversion des 11 % du corps des enseignants qui n’ont pas la charge d’une classe.
Renforcer l’alternance pour tous les élèves dès le 2e cycle : il faut insérer pour former et pas le contraire.
Un ministère de l’Instruction et de la Formation professionnelle et un observatoire en ligne pour les bonnes pratiques pédagogiques en fonction des métiers porteurs actuels et futurs.
Métier d’assistant pédagogique scolaire (APS) : élèves concernés par un handicap + le soutien scolaire + le tutorat des élèves en difficulté scolaire.

Depuis Côte-d'Or (21) · 26 octobre

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