Je suis professeur des écoles depuis 2001, directrice depuis 2007. J'ai été également principale adjointe de collège durant 2 ans.
Vécu de l'intérieur, le système Éducation nationale montre des dysfonctionnements bien pires encore que ce que l'on peut observer de l'extérieur.
La multiplication des commandes administratives, facilitées par les applications (souvent défectueuses), nourrit un monstre. Ce monstre, c'est principalement le personnel d'encadrement dont la carrière et les promotions se font au gré de sa capacité à communiquer. Il n'est pas rare de voir des postes occupés quelques mois, ces postes étant des marchepieds pour les ambitieux.
Combien de projets lancés en fanfare et abandonnés quelques mois après pour une autre cause ?
Derniers exemples : le plan maths pour les filles ; pire, la NEFLE, des millions d'euros dépensés pour un abandon au bout de 2 ans et des projets en plan...
Bref, des discours, de la communication, de l'hypocrisie et des personnels qui tentent de survivre.
Cahier de doléances · Éducation
Problème n° 585
3 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
La réforme dans l'Education Nationale doit commencer dans les inspections académiques, les rectorats et le ministère.
L'organisation des services, les promotions, le système hiérarchique, la nomination des cadres, tout est à revoir.
Aucune amélioration à attendre dans les établissements scolaires tant qu'une vaste réforme de l'encadrement n'aura pas été réalisée.
J’ai été enseignante contractuelle, j’ai été admise au concours. Mais j’ai vu les dégâts, j’ai arrêté l’enseignement, pour moi c’est le plus beau métier du monde bien que je touchasse que 1600 euros. Le problème, c’est l’administration, les inspecteurs qui font la pluie et le beau temps donnent des missions aux copains. Et si ces derniers ne vous aiment pas, c’est la mort pour vous. Les évaluations sont faites à charge, les augmentations également. Et certains profs sont là juste pour faire des heures et passent leur frustration sur les élèves. Certains ne respectent pas les PAI, les PAP mis en place, insultent les élèves et j’en passe. Il ne faut pas juste un concours pour enseigner, il faut le savoir-être, la bienveillance… Et ça, l’Éducation nationale ne connaît pas.
Supprimer une grande partie des cadres supérieurs qui nourrissent des usines à gaz et qui ne sont même pas comptables de leurs résultats car ils migrent souvent sur d’autres postes. Leur passage à l’Éducation nationale fait bien sur le CV.
Cela dégagera des moyens bien utiles sur le terrain !
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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