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Cahier de doléances · Éducation

Problème n° 1789

Je suis inquiète de voir que les enfants et les adolescents utilisent l'IA pour faire leurs devoirs, pour tout.
Nous, nous sommes adultes et nous avons nos acquis qui nous permettent d'être critiques vis-à-vis des réponses de l'IA. Mais qu'en sera-t-il dans 25 ans ? Quand les enfants nés en 2025 auront grandi avec l'IA qui est partout ? Il me semble qu'il faut les préparer à ne pas se laisser manipuler. Et à savoir chercher les informations pour les croiser et se faire une opinion.

Depuis Rhône (69) · 6 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 1790Préférée des inscritsNiveau : État

- Démarrer par la restructuration des maternelles et généraliser, au moins dans les quartiers défavorisés, l'initiative menée par Céline Alvarez à Argenteuil il y a 10 ans. Les enfants savaient lire à 4 ans, étaient avides d'apprentissage et, à la fin de la grande section, avaient un niveau en maths équivalent à un CE2. Nous avons besoin que les forces vives de la nation sachent lire et compter couramment.
- Continuer les expérimentations en primaire pour augmenter les apprentissages, mettre de l'instruction civique tous les jours et ouvrir sur l'environnement, mais sans démagogie : apprendre les saisons, les fruits et légumes de saison, à ne pas jeter les détritus par terre… Bannir l'utilisation des écrans ou autres tablettes.
- Introduire l'apprentissage de l'IA dans le cursus scolaire : avoir des cours de programmation. Objectif : que les enfants puissent se rendre compte de ce qu'il y a derrière. Les professeurs de technologie devront être formés pour assurer cet enseignement. Cela me paraît clé de ne pas avoir d'IA en amont et d'avoir une formation qui permet de mieux comprendre comment fonctionne le mécanisme.
- Remettre les filières d'excellence en place pour éviter que ceux qui vont bien ne perdent leur temps. Il faut définir un socle minimum de compétences, puis ensuite des sujets en fonction des niveaux des enfants. Ceux dans les classes d'excellence pourraient aussi aller une demi-journée dans les classes des enfants ayant des problèmes pour les aider en maths ou en français. Ça permettrait de créer une sorte d'émulation et de respect, tout en respectant le rythme de chacun.

Je suis prête à en discuter, car je considère que c'est clé pour que la France se redresse et garde sa souveraineté.

Depuis Rhône (69) · 6 octobre
Solution n° 7408Niveau : État

Pour rebondir sur votre inquiétude vis-à-vis de l’IA, je prendrai l’exemple de ma génération, qui a vécu, je pense, une expérience similaire.

Je suis né en 2000, à cette époque, Internet n’en était encore qu’à ses débuts, du moins pour les usages par les particuliers. Ma génération a grandi dans un monde drastiquement différent de celui dans lequel les générations précédentes ont grandi. Je pense qu’à cette époque, il existait des inquiétudes similaires à celles suscitées par l’IA aujourd’hui. Personnellement, je me souviens que les adultes répétaient perpétuellement que « tout ce qui est sur Internet n’est pas forcément vrai », c’était très caricatural, avec une défiance excessive envers les contenus Internet.

Comme la majorité de ma génération, j’ai appris à me servir de ce nouvel outil seul et bien plus vite que mes parents ou mes professeurs. Aujourd’hui, je constate une fracture générationnelle entre les moins de 60 ans et les plus de 60 ans. Le deuxième groupe est « média-dépendant » : pour une grande partie d’entre eux, ils sont incapables de s’informer autrement que par la presse écrite, la radio ou la télévision. Je pense même qu’ils ne sont pas suffisamment armés pour pouvoir s’informer efficacement en ligne et que, dans leur cas, cela serait contre-productif.

À mon humble avis, les inquiétudes vis-à-vis de l’IA sont mal orientées : ce ne sont pas les plus jeunes qu’il faut protéger contre les manipulations, mais les adultes trop sûrs de nous que nous sommes. Actuellement, sur Internet, il y a pléthore d’images générées par IA.

Si l’on prend plusieurs individus de 10 à 70 ans et qu’on leur montre une image ou une vidéo faite par IA, comme on en trouve sur tous les réseaux sociaux, vous pouvez être certain que les premiers à distinguer que la vidéo n’est pas réelle seront les plus jeunes. Et même pire que cela, au-delà de 50 ans, la majorité des individus n’y verront que du feu.

Pour en être convaincu, posez-vous la question suivante : le clip de campagne de Natacha Polony a-t-il été fait avec l’IA ?

La réponse est oui. Du haut de mes 26 ans, j’ai dû regarder le clip une deuxième fois pour en être certain, là où mes parents, même en leur disant où regarder, ont eu besoin de faire des arrêts sur image et de s’y reprendre à plusieurs reprises. Je n’ai pas montré le clip à un moins de 20 ans, mais je suis certain que la majorité d’entre eux aurait reconnu les passages faits par IA dès le premier visionnage.

Tout ça pour vous dire que je suis convaincu que les plus jeunes seront bien plus capables d’utiliser l’IA que nous et que les risques de manipulation menacent beaucoup plus les personnes pétries de certitudes acquises au cours de leur vie.

Depuis Indre-et-Loire (37) · 22 octobre

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