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Cahier de doléances

Défense

Armée, dissuasion, équipements, engagements militaires.

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Problème n° 1041Avec des chiffres

Je suis convaincu que notre avenir dépend de notre industrie. Pour dépenser de l'argent, il faut créer de la richesse et il n'y a que par le développement de notre industrie que nous y arriverons. l'industrie quelle qu'elle soit créée des emplois, si les gens ont un emploi , ils consomment et si ils consomment cela diminue les aides et fait rentrer des taxes qui paieront la dette.
Quand je dis industrie, je dis au sens large la production de biens manufacturé aussi bien que des produits agricoles. Il nous faut des produits performants et de qualité pour doper nos exportations et avoir une balance du commerce extérieur positive .
J'ai été profondément choqué par le résultat de la commission d'enquête du sénat sur l'utilisation des aides publiques aux grandes entreprises et à leurs sous-traitants (Soutien à l’investissement, aide à l’apprentissage, crédit impôt recherche, tarifs réduits sur la taxe sur la valeur ajoutée, prêt garanti par l’État…). Il ressort de cette enquête que 211 milliards d'Euro ont été distribués et c'est une estimation car les services de l'état sont incapables de dire exactement combien ils ont donné et à qui. Surtout l'état est incapable de dire a quoi cela a réellement servit. J'ai regardé presque tous les vidéos de cette enquête. Michelin a reçu 5 M€ pour acheter des machines pour une usine en France. Il en ressort que les machines sont au Portugal. L'état a donné des aides a GOOGLE France qui n'a pas voulu répondre sur le montant et l'utilisation faite de ces aides. Seuls Total a jouer Franc Jeu et a expliqué qu'ils n'avaient pas solliciter d'aides car ils estiment que l'on ne peut pas en demandé quand on distribue des dividendes a des actionnaires.
Avant de dire qu'il faut que les Français se serrent la ceintures , il faut d'abord savoir gérer l'argent de nos impôts. ne pas savoir a qui ont été donné ces aides et surtout quels retours sont attendus et réalisés, c'est de la part de l'état de l'abus de bien public.

Problème n° 803

Nous aurons de plus en plus besoin d'une défense saine et forte. Nous avons de plus en plus besoin de communiquer l'amour de la France à de nombreux jeunes en errance, à de nombreux jeunes mal intégrés à notre pays et mal adaptés à nos coutumes.

Un système très formateur, très égalitaire, très moralisateur existait : le service militaire obligatoire.

Certes, cela coûte à la société, mais combien de retours positifs existaient aussi ! Certains y apprenaient un métier, certains passaient leur permis de conduire. J'y ai appris à rencontrer les autres, à jouer aux échecs, à savoir ce qu'est un fusil-mitrailleur sans avoir besoin de l'acheter illégalement. J'y ai appris certaines règles de la vie en communauté, le respect du plus gradé, souvent du plus âgé.

Rétablissons le service militaire obligatoire.

Problème n° 997

Depuis 2022, le conflit russo-ukrainien est débattu quotidiennement sur les chaînes info.

Pour ma part, j'ai souvent l'impression qu'on nous « bourre le crâne » avec l'idée que Poutine veut « envahir l'Europe ». Je souhaiterais que nos politiques arrivent à aborder le problème avec plus de clairvoyance. Les « causes profondes » évoquées par Poutine sont entendables (élargissement de l'OTAN, coup d'État en Ukraine). J'ai beaucoup apprécié le discours de Jeffrey Sachs au Parlement européen : il met en perspective les origines du conflit sur plusieurs années (https://www.jeffsachs.org/recorded-lectures/shw6yhjhpnbf8dpfnazyjywjwdjy5l).

Je crains que les discours bellicistes des leaders européens nous conduisent à la guerre. Je suis désolée de voir que seuls les extrêmes proposent aujourd'hui une vision plus pragmatique de la situation. Poutine a fait une énorme erreur, mais l'Ukraine ne va pas gagner la guerre et nous, on se prive des ressources russes qui pourraient aider notre économie.

Problème n° 1035

Rétablir le service militaire, ou tout du moins réfléchir à un équivalent… une version moderne
Peut être cela permettrait il à certains jeunes d’apprendre les valeurs de RESPECT, Fraternité, Égalité, Travail

Problème n° 5

Pouvez vous s il vous plait clarifier votre opinion sur la guerre en Ukraine. En effet, quand bien meme nous devons nous rearmer par nous meme et penser a redevenir une nation forte, la Russie a bien envahi la Crimee puis l Ukraine.. Ses tentatives de destabilisation sont bien reelles...Ne faut il donc pas selon vous aider egalement les Ukrainiens a la bloquer ? Jusqu ou peut elle aller ?

Problème n° 3269

Sous la présidence de Jacques Chirac, le service militaire a été supprimé. Plus récemment, sous Emmanuel Macron, un service civique basé sur le volontariat a été instauré. Ce programme, qui dure entre 6 et 12 mois, permet aux jeunes de s'engager dans des missions variées tout en recevant une formation civique et aux premiers secours (PSC1).

Depuis quelques années, un manque de civisme chez les jeunes a été observé, probablement dû à un manque de repères et d'éducation, possiblement lié à une absence d'autorité parentale. Il est alarmant de constater jusqu'où certains comportements inacceptables peuvent aller. Serait-il judicieux de réintroduire un service militaire obligatoire pour tous les jeunes, filles et garçons inclus, pour une durée d'un an, comme par le passé ?

Une telle initiative pourrait offrir de nombreux avantages, surtout en jouant un rôle crucial dans la discipline. Elle contribuerait à transmettre aux nouvelles générations des valeurs essentielles telles que le respect, le civisme et le vivre-ensemble dans un cadre structuré et éducatif.

En outre, compte tenu du contexte géopolitique actuel, marqué par une instabilité croissante et des menaces qui pèsent sur l'Europe et, de ce fait, sur la France, ne faudrait-il pas réévaluer la stratégie de défense nationale ? Le retour d'un service militaire pourrait aider à renforcer les effectifs et la capacité opérationnelle de l'armée, permettant ainsi d'anticiper et de répondre plus efficacement aux potentielles menaces pesant sur notre territoire et nos valeurs communes. Une armée mieux préparée, avec des ressources humaines mobilisables rapidement, pourrait jouer un rôle clé dans la sécurisation de notre futur collectif.

Problème n° 1091

Dissoudre l'indépendance militaire française en termes opérationnels et industriels.

Sarkozy a réintégré la France dans le commandement intégré de l'OTAN. Cela procure de belles fins de carrière à certains officiers français. Tant mieux pour eux -ils peuvent se faire financer des cours d'Anglais...

Pendant ce temps là, la France vend toujours aussi mal son matériel militaire à des pays OTAN, si ce n'est quelques frégates à la Grèce et une poignée de Rafale d'occasion. Toujours pendant ce temps, les pays de l'OTAN continuent à se fournir en matériel US puisque l'OTAN est aussi et surtout LE débouché de l'armement US.

La France s'est interdite de remplacer son "clairon" -le célèbre FAMAS préférant acheter des mitraillettes...allemandes...

L'armée de terre est passée en 20 ans d'un format de 150 régiments à 90. Espérons que la dissuasion nucléaire restera intégralement française tant dans la fabrication de ses matériels que dans sa mise en œuvre...

Problème n° 23+1 personne l’a aussi écrit

SANTE / Hôpital public
Constat : les hôpitaux publics utilisent une multitude de logiciels qui communiquent mal entre eux. Un médecin changeant d'établissement doit réapprendre de nouveaux outils ; dans un même hôpital, plusieurs logiciels peuvent être nécessaires pour consulter le dossier, prescrire, voir la biologie ou accéder à l'imagerie! Cette fragmentation fait perdre énormément de temps aux soignants et nuit à la continuité des soins.

Problème n° 3726

Dépendances militaires : une décision extérieure peut limiter la liberté d’action des Européens

Disposer d’un équipement ne signifie pas toujours pouvoir l’utiliser, l’entretenir ou le faire évoluer indépendamment. L’accès aux pièces, aux mises à jour, à certaines données et aux services de soutien peut dépendre de décisions étrangères ou de priorités commerciales.

Selon le SIPRI, les États-Unis ont fourni 58 % du volume des armements majeurs importés par les membres européens de l’OTAN entre 2021 et 2025. Ce chiffre porte sur les importations, pas sur l’ensemble des équipements ni des dépenses militaires européennes. Il illustre néanmoins l’importance de la relation de fournisseur.

Une restriction d’accès, un retard de livraison ou une divergence politique peut donc affecter plusieurs pays simultanément. L’incertitude sur le soutien américain renforce ce risque sans permettre de conclure à un retrait général déjà décidé.

Le remplacement précipité de matériels encore utilisables serait lui aussi coûteux : nouveaux achats, formations, infrastructures et coexistence prolongée de plusieurs équipements.

Le problème est une liberté d’action partiellement conditionnée par des dépendances difficiles à remplacer rapidement, alors qu’une substitution improvisée pourrait augmenter les coûts sans restaurer une autonomie réelle.

Problème n° 2799

Les guerres actuelles ont mis en lumière notre incapacité à produire la masse face aux guerres de drones
Les conflits contemporains en Ukraine et au Proche-Orient ont bouleversé la réalité militaire. Face aux systèmes d'armes d'exception comme le Rafale ou les chars lourds (indispensables mais hors de prix et livrés au compte-gouttes), la décision tactique se fait désormais par la saturation, les drones low-cost, les munitions télé opérées et l'usure de haute intensité.
Notre base industrielle reste conçue comme une orfèvrerie de temps de paix, incapable de sortir rapidement des milliers d'équipements consommables par mois. Parallèlement, nos usines mécaniques et automobiles civiles perdent des marchés et menacent de fermer faute de débouchés.
Pire encore, le discours officiel sur « l’économie de guerre » est resté lettre morte. Sans visibilité pluriannuelle ni bons de commande fermes de la part de l'État, aucun industriel ne peut réorienter ses chaînes de montage ou embaucher sur de simples déclarations d'intention. Ne pas organiser cette conversion par des contrats clairs crée une dépendance mortelle aux composants asiatiques et nous expose à un décrochage stratégique immédiat.

Problème n° 1860

La défense passe par une Europe unie ! Contraindre les pays européens à acheter le matériel militaire européen et interdire d’acheter autre part qu’en Europe… Pas de F35… mais des avions de chasse des pays européens… (Finlande, Allemagne, etc.) Du matériel européen, c’est pas compliqué…

Problème n° 1076

Bonjour,
Notre réarmement étant un problème épineux tant au niveau du financement que des ressources, j'habite dans une région ou l'industrie militaire occupée une grande place mais ou il est difficile de recruter il faut pouvoir monter en cadence très rapidement sans être sur que les commandes suivront. (c'est le cas notamment des munitions ).
Comment à la manière Ukrainienne pouvons nous collectivement être plus réactif?

Problème n° 981

Ne plus dépenser des dizaines de milliards dans un armement déjà dépassé.
Un porte-avions à 12 milliards pour 2038, quand on connaît l'efficacité des porte-avions américains engagés dans les conflits actuels.

Problème n° 8762

J’ai écouté attentivement votre dernière prise de parole intitulée « Le courage de la paix contre la folie de la guerre ». Sur le fond je peux vous suivre sur la validité de votre position dans la recherche d’une solution diplomatique d’une part et sur l’importance d’adopter une position souveraine pour la France et l’Europe qui se distingue de celle des USA. En revanche sur la forme j’émets quelques réserves. En effet, face à Vladimir Poutine qui est lancé dans une fuite en avant non pas tant pour reconstituer l’Empire russe démantelé après la chute de l’Union soviétique que pour se maintenir au pouvoir par un régime autoritaire et dictatorial d’une extrême brutalité, il n’est pas indiqué de dévoiler aussi naïvement ses positions. La politique s’apparente parfois à une partie de poker menteur où le bluff tient une place plus importante que le jeu effectif qu’on a dans les mains. Se dévoiler ainsi comme partisan de la paix et prêt à faire des concessions pour y parvenir avant même d’être arrivé aux affaires donne déjà un signe de faiblesse qui sera immédiatement exploité par la partie adverse. Au contraire affirmer que l’on est prêt à se défendre coûte que coûte soi-même ainsi que ses alliés nous donne une position plus favorable pour aborder des négociations face à un adversaire qui n’a plus rien à perdre. Je pense donc que votre prise de parole pourrait être légitime dans le cadre de la campagne présidentielle française à l’intention de vos électeurs, mais si un jour vous vous trouvez en position d’avoir à vous assoir à la table des négociations face à Poutine, elle vous placera en position de faiblesse.

Problème n° 5725

Les conflits se multipliant, bientôt la France y sera confrontée directement et il n’est jamais trop tard pour s’y préparer, je pense qu’il faut rétablir un vrai service militaire obligatoire pour tous les jeunes garçons et filles, une durée de 4 à 6 mois serait suffisante pour apprendre l’essentiel

Problème n° 3722

Innovation militaire : les délais administratifs peuvent rendre une réponse dépassée avant son arrivée dans les unités

Les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient montrent que les équipements et leurs usages évoluent très rapidement. Une réponse conçue pour une menace observée plusieurs mois auparavant peut perdre une partie de son utilité avant son déploiement.

Le rapport sénatorial de juillet 2026 sur les drones rapporte un ordre de grandeur de six semaines entre l’apparition d’une innovation et sa diffusion ou l’élaboration d’une contre-mesure. Ce rythme n’est pas universel, mais il illustre le décalage possible avec des décisions d’achat et de formation beaucoup plus lentes.

Ce décalage produit un double coût : les personnels restent exposés plus longtemps et l’État peut financer des matériels déjà moins adaptés. À l’inverse, multiplier des expérimentations locales sans partager leurs résultats peut faire payer plusieurs fois le même apprentissage.

L’apparition de drones plus rapides, notamment à réacteur, et la diversification des moyens d’interception compliquent encore l’actualisation des besoins. Les informations publiques sur leurs performances restent d’une fiabilité variable.

Le problème est la lenteur de transformation d’un enseignement vérifié en décision d’équipement ou de formation, ainsi que la difficulté à arrêter rapidement une solution qui ne répond plus au besoin.

Problème n° 3699

Cyberdéfense : une attaque informatique peut interrompre une mission militaire ou une livraison indispensable

La puissance militaire dépend aussi de systèmes numériques moins visibles que les avions ou les navires : maintenance, approvisionnement, communications, dossiers techniques et outils de production. Leur indisponibilité ou l’altération de leurs données peut retarder une opération, immobiliser des équipements ou compromettre des informations sensibles.

Le risque s’étend aux fournisseurs. Une entreprise qui produit une pièce difficilement remplaçable peut devenir un point de rupture pour plusieurs programmes. Protéger les grands groupes et les réseaux militaires ne suffit donc pas à garantir la continuité de la chaîne industrielle.

En 2025, 1 366 incidents ont été portés à la connaissance de l’ANSSI, contre 1 361 en 2024. Ce décompte concerne son périmètre d’observation national, pas les seules armées ; il ne mesure ni toutes les attaques ni leur gravité. Il illustre une pression persistante, sans permettre d’affirmer une explosion annuelle des incidents.

Des moyens de cyberdéfense et d’accompagnement des industriels existent. Mais disposer d’un diagnostic, d’un contrat de sécurité ou d’une sauvegarde ne prouve pas que les failles prioritaires sont corrigées ni que l’activité pourra effectivement reprendre dans un délai acceptable.

La dépendance à des prestataires, à des logiciels anciens et à des services distants complique encore la maîtrise du risque. Une interruption extérieure peut avoir des effets même sans intrusion dans les réseaux militaires.

Le défi est de rendre la continuité des missions vérifiable, jusque chez les fournisseurs indispensables. Les informations publiques ne permettent pas de chiffrer précisément les vulnérabilités militaires ; cette limite interdit de conclure à une défaillance générale comme à une protection suffisante.

Problème n° 3693

Renseignement : une information abondante ne garantit pas une décision indépendante et éclairée

Une alerte tardive, une information mal recoupée ou une analyse trop dépendante d’un partenaire peuvent conduire à sous-estimer une menace, engager des moyens inadaptés ou retarder la protection de nos ressortissants et de nos forces. L’enjeu n’est pas seulement de recueillir des informations, mais de comprendre ce qu’elles signifient et leurs limites.

Le rapport parlementaire sur le renseignement pour 2025 fait état de 16 150 agents dans les services spécialisés en 2024 et de 3,4 milliards d’euros de crédits de paiement en fonds normaux pour la politique du renseignement. Ces chiffres couvrent un périmètre interministériel, au-delà du seul renseignement militaire, et excluent les fonds spéciaux du montant cité.

Malgré la progression des moyens, ce rapport relève des difficultés de recrutement et de fidélisation, ainsi qu’un retard dans l’exploitation des sources ouvertes. Les situations diffèrent selon les services : un diagnostic uniforme de défaillance serait donc injustifié.

La multiplication des données ajoute une difficulté : plusieurs informations apparemment concordantes peuvent provenir d’une même source, reproduire une erreur ou relayer une manipulation. Leur volume ne constitue pas une preuve de fiabilité. L’automatisation peut accélérer leur traitement, mais aussi diffuser plus vite une conclusion erronée.

Enfin, les renseignements transmis par nos alliés sont précieux, sans garantir une couverture correspondant toujours aux priorités françaises. Une restriction d’accès peut affecter notre appréciation d’une crise.

Le problème est donc de préserver une expertise humaine durable, de distinguer faits et hypothèses et de disposer d’une analyse nationale suffisamment autonome pour décider, y compris lorsque les informations sont incomplètes ou contradictoires.

Problème n° 3593

On a tendance à oublier que la guerre, les conflits civiles sont une partie intégrante de l'humanité malheureusement. Nous évoluons dans une société développé, très spécialisée qui néglige la polyvalence, et plus précisément en Fance, nous avons tendance à dénigrer les multi compétences.
Le fait d'oublier ces deux éléments nous rend vulnérables en confiant notre pays à une poignée de "spécialistes" militaires ou civils, qui si bons soient-ils ne sont que des exécutants avec une vision à dimensions limitées.
Aujourd'hui la guerre est hybride, le terrorisme est hybride, donc soyons le également. Le seul problème est que l'Etat ne nous donne pas les moyens de l'être, tout au plus d'être une future victime et de se taire.

Problème n° 3544

Une aviation très sollicitée, avec des marges limitées pour durer et se renouveler

Protéger l’espace aérien, assurer la dissuasion, intervenir à l’étranger et transporter des forces mobilise simultanément les avions, les équipages et les mécaniciens. Lorsque ces sollicitations se prolongent, elles réduisent les marges disponibles pour l’entraînement, les grandes opérations d’entretien et la préparation des relèves.

Lors de son audition au Sénat le 5 mai 2026, le chef d’état-major de l’armée de l’air et de l’espace rapporte qu’un soir de mars, en pleine crise au Moyen-Orient et pendant un exercice de dissuasion, plus de 80 % des avions de chasse étaient engagés dans le monde, toutes missions confondues. Ce chiffre décrit une sollicitation ponctuelle, pas un taux moyen de disponibilité.

La difficulté ne concerne pas seulement les avions de combat. Un manque de ravitailleurs, de transport ou de surveillance peut limiter l’emploi de l’ensemble de la force aérienne. Un appareil supplémentaire apporte peu si l’équipage, le soutien ou les moyens d’accompagnement ne suivent pas.

Le renouvellement des flottes crée également un risque de rupture. Retirer des avions anciens avant que leurs remplaçants soient utilisables réduit temporairement les capacités. Les conserver trop longtemps peut, à l’inverse, absorber des crédits d’entretien et du personnel au détriment de la modernisation.

Enfin, attendre un futur standard plus performant peut laisser persister un manque actuel ; acheter immédiatement peut entraîner des coûts ultérieurs de transformation. Cet arbitrage doit porter sur la capacité réellement obtenue dans le temps.

Les données publiques permettent d’identifier ces tensions, mais pas de calculer précisément le nombre d’appareils disponibles pour chaque scénario, information légitimement sensible.

Problème n° 3532

Des forces terrestres modernisées, mais une capacité à durer encore sous tension

Une armée de Terre peut recevoir des véhicules modernes sans disposer, au même rythme, de tous les personnels qualifiés, des appuis et du temps d’entraînement nécessaires pour les employer ensemble. Le risque est alors de pouvoir engager une première force, mais de devoir affaiblir d’autres unités pour la compléter, la soutenir ou la relever.

Une difficulté est publiquement documentée. Lors de son audition au Sénat le 13 mai 2026, le chef d’état-major de l’armée de Terre indique que les forces terrestres ont réalisé en 2025 seulement 71 % de la norme annuelle d’activité visée pour 2030. Il souligne que l’augmentation du coût de l’entretien des matériels pèse sur cette activité. Ce chiffre mesure un écart à une norme d’activité, pas un taux d’aptitude au combat.

Les exigences se cumulent : missions en cours, protection du territoire, présence outre-mer, engagements alliés et préparation à une confrontation plus intense. Si ces demandes absorbent trop de personnels et de moyens, l’entraînement collectif et la remise en condition deviennent les variables d’ajustement.

Parallèlement, la diffusion des drones, la guerre électronique et la rapidité d’évolution des menaces rendent insuffisante une modernisation reposant uniquement sur le renouvellement des véhicules. La cohérence entre les différentes fonctions militaires devient déterminante.

L’enjeu ne se résume donc pas au nombre de chars ou de soldats : il concerne les formations réellement disponibles, entraînées et soutenues, ainsi que leur relève. Les données publiques ne permettent pas d’en déduire une durée précise de résistance à une guerre ; toute affirmation selon laquelle l’armée ne tiendrait que quelques jours ou semaines serait trop simplificatrice.

Problème n° 3493

Une industrie de défense performante, mais encore vulnérable dans sa capacité à produire davantage

La France peut concevoir des équipements militaires de premier plan sans pouvoir en augmenter rapidement la production. Une seule entreprise défaillante, une compétence devenue rare ou un composant soumis à une autorisation étrangère peut retarder toute une chaîne. Pour les armées, cela signifie des livraisons différées et une dépendance envers des décisions prises ailleurs.

Le problème touche particulièrement les sous-traitants. Dans son rapport de novembre 2025 sur le budget 2026, le Sénat indique que plus de 75 % du marché de la défense passe par les grands maîtres d’œuvre industriels. Une perspective de commande annoncée à un grand groupe ne garantit donc pas à une PME un volume ferme lui permettant d’embaucher ou d’acheter une machine.

Le même rapport reprend une estimation de 4,1 à 5,8 milliards d’euros de besoins de financement en fonds propres et assimilés, à l’horizon 2030, pour les capacités industrielles. Ce montant ne représente ni une facture à payer intégralement par l’État ni un déficit de financement encore intact aujourd’hui.

La hausse des commandes pose aussi un problème de trésorerie : les fournisseurs doivent engager des dépenses avant de recevoir le paiement des livraisons. Les entreprises les plus fragiles peuvent ainsi manquer de moyens au moment même où leur activité augmente.

Des dispositifs de soutien et des relocalisations existent déjà. La difficulté est de transformer l’effort financier en capacités de production durables sur toute la chaîne, sans financer des installations inutilisées ni laisser subsister des dépendances qui limitent notre liberté d’action.

Problème n° 3239

Le remplacement tardif des munitions consommées ou cédées fragilise les réserves

Une munition utilisée en opération ou à l’entraînement, donnée à un partenaire ou vendue à partir des réserves militaires sort immédiatement des stocks. Son remplacement peut prendre beaucoup plus longtemps. Pendant cet intervalle, les armées disposent de moins de munitions pour leurs propres besoins, alors que leurs missions peuvent rester inchangées ou s’accroître.

Le problème est ce décalage : autoriser une cession ou financer une commande de remplacement ne rétablit pas immédiatement la capacité perdue. Il faut encore produire, livrer et accepter les nouvelles munitions. Lorsque plusieurs pays cherchent simultanément à reconstituer leurs réserves, leurs commandes sollicitent les mêmes capacités industrielles et approvisionnements.

Les exportations produites directement par les industriels ne prélèvent pas, en elles-mêmes, les stocks des armées françaises. Elles peuvent cependant mobiliser des capacités de production également nécessaires à leur renouvellement.

L’actualisation de la programmation militaire prévoit un effort supplémentaire de 8,5 milliards d’euros pour les munitions sur 2026-2030. Mais une hausse des achats peut servir à compenser des consommations et des cessions, sans augmenter d’autant les réserves réellement disponibles. La loi reconnaît cet enjeu en prévoyant le recomplètement des stocks cédés à l’Ukraine et la préservation de la préparation des forces françaises.

Si les livraisons ne compensent pas assez vite les sorties, la reconstitution reste incomplète. Le risque est alors de devoir arbitrer entre entraînement, engagements en cours, aide aux partenaires et capacité à répondre à une nouvelle crise.

Les données publiques ne permettent pas de mesurer complètement ce décalage. L’enjeu est néanmoins concret : pendant combien de temps une consommation ou une cession réduit-elle les moyens effectivement disponibles pour la France ?

Problème n° 3109

Des équipements militaires dont l’indisponibilité réduit la capacité d’action

Posséder un avion, un navire ou un blindé ne suffit pas à pouvoir l’utiliser. Il faut des pièces, des mécaniciens qualifiés, des ateliers et un soutien industriel capable de réparer dans les délais nécessaires. Certaines immobilisations sont normales, notamment les grandes révisions. D’autres se prolongent faute de moyens ou à cause de difficultés d’organisation.

Selon la Cour des comptes, 6,58 milliards d’euros ont été dépensés en 2025 sur le poste « entretien programmé du matériel ». Ce montant ne représente pas tout le coût de la maintenance, qui mobilise aussi des personnels et des infrastructures financés sur d’autres lignes.

Dans son contrôle publié en 2024 sur la maintenance aéronautique entre 2018 et 2023, la Cour constatait des progrès de disponibilité depuis 2018, mais des résultats encore inférieurs aux besoins des armées. Dans son analyse du budget 2026, le Sénat souligne que la sophistication des équipements et le renchérissement de leur entretien absorbent une partie des moyens supplémentaires.

Les difficultés diffèrent selon les matériels : coexistence de générations anciennes et nouvelles, pièces longues à obtenir, compétences rares, capacités industrielles limitées et contrats complexes. Pour 2025, la Cour relève encore des reports de signature de contrats de maintenance.

Ces immobilisations réduisent les possibilités d’entraînement et concentrent l’utilisation sur les matériels disponibles. Elles peuvent aussi rendre les forces plus dépendantes des délais et des décisions de leurs fournisseurs.

Enfin, la restriction de publication des indicateurs depuis 2024 complique l’évaluation publique des progrès. Le problème concerne donc à la fois la disponibilité réelle, la capacité à réparer durablement et la mesure des résultats obtenus avec les budgets engagés.

Problème n° 2861

Défense : un écart difficile à apprécier entre les missions annoncées et les moyens réellement disponibles

La France doit assurer sa dissuasion, protéger son territoire et ses ressortissants, contribuer à la sécurité européenne et honorer ses engagements extérieurs. Ces missions peuvent se cumuler et solliciter les mêmes personnels, équipements et moyens de soutien.

La Revue nationale stratégique de 2025 retient l’hypothèse d’un engagement majeur en Europe accompagné d’attaques hybrides sur le territoire national. La loi du 16 août 2026 a ajouté 36 milliards d’euros à la programmation militaire sur 2026-2030. Cette hausse programmée ne démontre pas, à elle seule, la capacité à assurer simultanément toutes les missions.

Une capacité militaire dépend d’un ensemble : équipements disponibles, personnels entraînés, munitions, transport, maintenance et soutien médical. Un matériel livré peut manquer d’équipage ; une unité prête peut dépendre d’un soutien allié indisponible. Les moyens nécessaires à la relève comptent autant que ceux du premier déploiement.

Des contrats opérationnels existent déjà pour fixer les capacités attendues des armées. Mais dans son analyse de l’exécution budgétaire 2024, publiée en 2025, la Cour des comptes constate une diminution de l’information publique sur la préparation des forces, avec des indicateurs ne permettant pas toujours d’apprécier si les niveaux d’activité sont suffisants.

Le problème n’est donc pas l’absence de stratégie. Il réside dans la difficulté à apprécier la cohérence entre ambitions, capacités utilisables, durée des engagements et financement. Les données publiques ne permettent pas d’affirmer une durée unique pendant laquelle « l’armée française pourrait tenir une guerre » : celle-ci dépend du conflit, des missions et du concours des alliés.

Problème n° 2580

Avoir un système de défense souverain, non tributaire d'approvisionnements extérieurs, permettant de faire face à l'éventualité d'un engagement militaire de haute intensité.

Problème n° 2486

Le réarmement de la France implique des capacités de stockage accrue en munitions et, plus largement en explosifs. Les règles actuelles sont particulièrement contraignantes dans ce domaine. Il me paraîtrait judicieux d'inciter les services de l'Etat compétent (la DREAL notamment) à simplifier les démarches de manière à permettre aux entreprises qui le souhaitent de pouvoir investir et réaliser des lieux de stockage sécurisés plus rapidement (actuellement il faut deux ans minimum entre une décision d'investissement et la réalisation effective du stockage).

Problème n° 215+1 personne l’a aussi écrit

Notre Président de la République continu a agité le drapeau de la peur en nous parlant de guerre "hybride" avec la Russie, terme qui pour moi ne veut rien dire, mais qui crispe un peu plus les relations avec ce pays.

Problème n° 9177

Que penser de ce fait divers ? Le porte-avions Charles de Gaulle a été repéré lors de son positionnement dans le détroit d’Ormuz par l’usage d’une montre connectée d’un officier avec une application sportive Strava en mars 2026 ?

Problème n° 9139

Je souhaite le rétablissement du service militaire obligatoire pour tous les jeunes Français, sans distinction de sexe, d’origine ou de milieu social.
Autrefois, le service militaire constituait une étape importante dans la vie des jeunes citoyens. Il favorisait la discipline, le respect de l’autorité, le sens du devoir, la solidarité, la responsabilité individuelle et l’apprentissage de la vie en collectivité.
Il permettait également à des jeunes issus de milieux sociaux très différents de se rencontrer, d’apprendre à vivre ensemble et de partager un sentiment d’appartenance à une même nation.
Aujourd’hui, face à la montée des incivilités, au manque de respect envers les institutions et à l’affaiblissement du lien social, il me paraît indispensable de redonner à notre jeunesse des repères communs et le sens des valeurs républicaines.
Le retour du service militaire obligatoire ne doit pas être considéré uniquement comme une préparation à la défense nationale, mais également comme une véritable école de la citoyenneté, du civisme, de l’engagement et du respect d’autrui.
Ce service devrait être adapté aux réalités de notre époque, avec une formation militaire, une initiation aux premiers secours, une sensibilisation aux institutions républicaines et des missions d’intérêt général.
Une République forte doit transmettre ses valeurs, enseigner les droits mais aussi les devoirs, et rappeler que la liberté individuelle s’accompagne toujours de responsabilités envers la collectivité.
Je suis convaincu que le rétablissement d’un service militaire universel et obligatoire contribuerait à renforcer la cohésion nationale et à reconstruire le respect mutuel dont notre société a tant besoin.

Problème n° 9094

DÉFENSE 2
L’Europe unie pourtant si nécessaire en matière de défense ne semble pas être pour l’instant un succès… Il n’y a qu’à voir ce que sont devenus les projets franco-allemands (SCAF et MGCS). L’Allemagne cherche à réarmer son industrie et des entreprises comme Dassault Aviation l’ont bien compris en protégeant leur savoir-faire. Il faut surtout que nos gouvernants défendent nos entreprises à l’export de façon beaucoup plus efficace. La France dispose historiquement d’une longueur d’avance dans plusieurs domaines de la défense — héritage de la politique d’indépendance stratégique voulue par le général de Gaulle. Elle a développé une véritable filière industrielle, fondée sur des compétences, des technologies et un savoir-faire reconnu. Or, cette avance est aujourd’hui menacée et nous risquons progressivement de perdre ce que nous avons mis des décennies à construire. Je ne comprends pas pourquoi la France, seule puissance nucléaire dans l’UE, ne pèse pas plus pour les questions de défense notamment pour défendre la filière française. On se demande quelle est la contrepartie de la dissuasion nucléaire « parapluie nucléaire » dont font pourtant partie 10 pays dont l’Allemagne, le Danemark, la Suède et la Finlande… pays qui s’opposent par ailleurs à la volonté française de renforcer le « Made in Europe » en adoptant une approche plus ouverte leur permettant de conserver des partenariats industriels et commerciaux avec des pays extérieurs à l’UE, notamment le Royaume-Uni, le Canada et les États-Unis… Il y a là une contradiction qui mérite d’être clairement posée : peut-on véritablement construire une défense européenne commune sans solidarité industrielle, sans réciprocité et sans défense des intérêts stratégiques de chacun de ses membres ?

Problème n° 9092

DÉFENSE 1
Ni la France ni l’Europe ne semblent aujourd’hui véritablement préparées à faire face à un conflit de grande ampleur en cas d’invasion. S’agissant de la Russie, la guerre hybride n’est pas une perspective future mais une réalité déjà engagée depuis plusieurs années. Quant aux solutions diplomatiques, on est bien obligé de constater qu’elles demeurent actuellement inefficaces quand il s’agit de résoudre les conflits dans le monde. Comment ignorer, par ailleurs, la volonté clairement exprimée par les Ukrainiens de préserver leur indépendance et leur souveraineté ? La question dépasse d’ailleurs le seul cadre de l’Ukraine et concerne plus largement les États issus de l’ex-URSS confrontés aux ambitions de Moscou. Sommes-nous prêts à reproduire les erreurs du passé en demeurant spectateurs face aux ambitions révisionnistes d’un dictateur déterminé à restaurer l’influence de l’ancien empire russe ? Qui peut affirmer avec certitude où s’arrêterait cette dynamique de conquête ? Et sommes-nous prêts à assumer les conséquences d’une réaction trop tardive face à une éventuelle agression contre l’Union européenne ? Ces questions renvoient également aux limites actuelles de la construction européenne. L’Union européenne demeure avant tout un marché intégré plutôt qu’une véritable puissance politique, et il n’existe toujours pas de politique de défense européenne pleinement intégrée. Dans ces conditions, l’Europe peut-elle réellement assurer seule sa sécurité et sa défense sans l’appui des États-Unis ? Les réponses à ces interrogations sont à mon avis complexes et ne peuvent se résumer à des positions manichéennes. Elles méritent un débat lucide, fondé à la fois sur les réalités géopolitiques, les capacités militaires européennes et les aspirations des peuples concernés.

Problème n° 7510

Notre industrie de l’armement est insuffisante dans les domaines des drones, terrestres, marins et aériens.

Problème n° 6693

Depuis 2022, le soutien militaire français à l’Ukraine est estimé à 6-7 milliards d’euros (source : Sénat). Sans débat public, sans explication sérieuse des motifs, sans consultation de la population. Je crois que la situation budgétaire ne l’autorise pas, que la priorité doit être donnée au soutien à notre territoire et à son peuple. Mais ce n’est que mon point de vue, ce qui compte avant tout, c’est celui de la majorité citoyenne.

Problème n° 6666

Intervenir militairement par le biais des casques bleus ne sert littéralement à rien, puisque les casques bleus ont l’interdiction formelle et absolue d’attaquer ou de défendre quelqu’un. Voici un cas d’école qui sert d’exemple aux casques bleus : « Vous voyez une enfant de huit ans qui se fait battre à mort par un milicien islamiste. Vous avez le droit de regarder, mais vous avez l’interdiction de protéger l’enfant, même si elle meurt. »

Outre le fait de coûter de l’argent pour rien, le déploiement des casques bleus nous coûte parfois des vies humaines, puisque les casques bleus ont des règles à respecter pour mesurer le droit de se défendre aussi. Cela semble absurde, pourtant c’est ce qui a condamné les deux militaires français F. Montorio et A. Girardin, tués dans une embuscade du Hezbollah. L’effet de surprise les a empêchés de mesurer la nécessité d’une riposte. Après, rassurons-nous (ironie), ces évènements sont rares, parce que les terroristes ont bien remarqué l’inoffensivité des patrouilles bleues.

Problème n° 6108

Fonderie de Bretagne : préserver les savoir-faire industriels et la souveraineté nationale

La liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, le 15 octobre 2026, entraîne la disparition de 244 emplois et menace des savoir-faire industriels développés depuis soixante ans.
Au-delà du drame humain et économique pour le bassin lorientais, cette fermeture pose la question du maintien de capacités industrielles stratégiques en France. La fonderie avait notamment vocation à diversifier son activité vers la production de composants destinés à la défense.
Dans un contexte de tensions internationales et de menace russe, préserver notre autonomie industrielle est un enjeu de sécurité nationale. Il est essentiel d’étudier les possibilités de maintien ou de reprise du site, de ses équipements et de ses compétences, afin de ne pas laisser disparaître un outil de production susceptible de contribuer aux besoins industriels civils et de défense.

Problème n° 6040

La France a perdu toute crédibilité sur les questions de diplomatie internationale en alignant sa position sur celles des Américains. Au sein de l’OTAN, la France a perdu l’indépendance stratégique de sa défense nationale, de surcroît, avec une dépendance aux logiciels et matériels militaires états-uniens. Les États-Unis imposent leurs conflits (Iran), puis exigent l’augmentation des investissements budgétaires des pays de l’OTAN pour les financer. Je suis pour un nouvel indépendantisme français.
La France doit retrouver sa grandeur et sa voix garante de la paix.

Problème n° 5950

Il faut arrêter de voir la France comme une nation démilitarisée, les sous-marins atomiques sont les plus performants du monde, notre porte-avions a été largement sollicité sur les derniers conflits, je ne vous parle pas du prochain, qui nous garantit la souveraineté de notre espace maritime, sans parler des frégates et autres bateaux de guerre dont nous disposons, nous avons les meilleurs canons au monde, le CAESAR, nos chars Leclerc XLR hyper performants sont plébiscités un peu partout dans le monde, la cerise sur le gâteau, un ou le meilleur avion du monde, le Rafale, le plus vendu au monde actuellement, que tous les pays d’Europe et du monde jalousent et tentent de voler sa technologie avancée en termes de radars, pilotage, et de détections, les Allemands en premiers. À cela, arrivera le Rafale F5, la crème de l’aviation, qui a le pouvoir de transporter la dernière génération de missiles hypersoniques nucléaires.
Notre armée peut compter sur contingent de près de 280 000 femmes et hommes, toutes armes confondues.
Alors stop, la dévalorisation de notre puissance, par les sceptiques et la propagande européenne et mondiale antifrançaise.

Problème n° 5949

Je ne suis pas du tout favorable à l’aide financière à l’Ukraine ; que l’on revienne aux accords de Minsk et après on verra !
Dominique de Villepin me semble la personne ad hoc pour vous conseiller !
Bien à vous

Problème n° 5535

Bonjour Madame,
Pouvez-vous justifier votre position pro-Poutine (comme dévoilée sur les chaînes info depuis l’annonce de votre candidature) ?
Comment vous positionnez-vous vis-à-vis de l’Ukraine et quelles seront les actions engagées par votre gouvernement pour mettre fin à cette guerre ?
En vous remerciant
Respectueusement

Problème n° 5468

Il faut sortir de cette posture aussi moraliste qu’attentiste en matière de relations internationales et de défense : le monde ne connaît qu’un seul langage qui puisse produire la paix, et c’est l’équilibre des puissances. Redonnons du crédit – dans tous les sens du terme – à notre armée et à notre diplomatie, protégeons nos frères européens et nos (vrais) alliés partout dans le monde, arrêtons de courber l’échine devant des tyrans (ça nous aura menés au même point avec l’Allemagne en 1939 qu’avec la Russie en 2022 : à la guerre), ne courbons pas davantage l’échine devant des organisations internationales qui n’ont aucune sorte de légitimité démocratique, et arrêtons enfin de nous laisser enfermer dans une lecture droits-de-l’hommiste des événements qui nous prive de tout moyen d’action.

Problème n° 5296

L’UE consacre encore 60 % de son budget de défense à l’achat de matériels US, alors que son industrie est compétente dans tous les compartiments

Problème n° 5049

Notion de patrie, de nation oubliée par un trop grand nombre.
Manque de budget pour la défense dans ce moment si délicat que nous vivons.

Problème n° 4867

Je fais partie d’une génération qui a connu le service militaire obligatoire, suspendu sous Jacques Chirac. Et je suis convaincue que son rétablissement serait un véritable bienfait pour notre société.
Deux de mes amis, notamment, avaient découvert parmi leurs camarades certains qui savaient à peine lire et écrire, voire pas du tout. Ils avaient alors consacré une partie de leur temps libre à leur apprendre les bases de la lecture et de l’écriture. Imaginez ce que cela a pu changer dans la vie de ces garçons !
Pour mesurer l’importance de cet apprentissage, en 2003, le ministère de la Justice avait lancé une opération intitulée « 1000 mots », destinée à enrichir le vocabulaire de jeunes en grande difficulté, notamment incarcérés. Le ministère soulignait alors que certains de ces jeunes ne maîtrisaient qu’environ 200 mots. Deux cents mots ! Comment espérer s’exprimer correctement, défendre ses idées, comprendre les autres et trouver sa place dans la société avec un vocabulaire aussi limité ? L’accès au savoir n’est pas un détail : il peut changer une vie. Et certains s’en sont sortis parce que leurs camarades d’armée leur ont appris les bases.
Mais l’armée, c’est aussi l’apprentissage de la discipline, du respect des règles et de l’autorité. Pour certains qui grandissent aujourd’hui sans véritable cadre éducatif pour une raison ou une autre ou parce que leurs parents sont dépassés, une année structurée, avec des responsabilités et des règles clairement établies, représente une occasion de retrouver des repères. Se confronter à une autorité où désobéir entraîne une sanction immédiate est sans aucun doute nécessaire pour certains de nos jeunes sans repères.
Et n’oublions pas les possibilités de formation ! Certains y passaient leur permis de conduire, parfois même leur permis poids lourd, et pouvaient ainsi accéder directement à un métier à leur retour à la vie civile.

Problème n° 4823

L’Europe n’est pas en ligne pour acheter européen le matériel militaire, ce qui ne permet pas une autonomie stratégique et encore moins d’alimenter nos industries.

Problème n° 4804

Dans un monde marqué par le retour des rapports de force, la France doit pouvoir protéger son territoire, sa population et ses intérêts sans dépendre entièrement d’autres puissances.
Mais une défense crédible exige des investissements de long terme, une industrie capable de produire nos équipements et une doctrine claire sur l’engagement de nos forces. La décision d’envoyer des Français combattre ne peut pas devenir une conséquence automatique de décisions prises par nos alliés.

Problème n° 4588

Le service militaire créait du lien entre les différentes couches de la société et construisait un esprit national. Il faisait connaître à chacun des gens différents qui vivent dans la même nation.

Problème n° 4540

Une armée, c’est bien, mais il faut aussi l’intendance qui suive et pour cela, vu notre dépendance industrielle et technologique, je suis pas sûr qu’on puisse tenir bien longtemps.

Problème n° 4537

Les guerres de haute intensité des 5 dernières années révèlent l’inadaptation des armées post-chute du mur de Berlin à la réalité des combats d’aujourd’hui, notamment au niveau de l’approvisionnement en munitions, de la soutenabilité économique et industrielle de l’effort de guerre, de la disproportion entre la coûteuse défense haut de gamme mobilisée face à des menaces « low-cost » comme les drones de saturation.

Israël et les USA sont tombés dans ce piège de la consommation de munitions, au point de menacer leurs stocks de munitions et leurs capacités de réaction/dissuasion face à d’autres crises, et de compromettre la durabilité et crédibilité de leurs dômes défensifs, en revanche l’Ukraine semble avoir développé une adaptation, un bricolage des moyens et l’émergence de filières telles que les drones, qui lui permettent de prolonger son effort de guerre et de briller sur la scène mondiale de la défense.

La France, qui mobilise des Rafale au Moyen-Orient et dans les pays baltes, qui abat des drones équivalents Shahed avec des missiles guidés coûteux, doit tirer les enseignements de ces « interceptions réussies » qui constituent autant d’échecs logistiques en vidant les stocks de missiles et usant un matériel haut de gamme dispendieux, pour apprendre à se battre pour moins cher, avec des balles, des obus, des drones, peut-être en armant des Alpha Jet pour des patrouilles aériennes à bas coût face à de basses menaces.

Même si la France n’est pas en première ligne des menaces de conflits de haute intensité, son statut de puissance militaire européenne, de partenaire défense au Moyen-Orient, de grand exportateur historique d’armements, implique de s’ouvrir à ces solutions de masse et de plus faibles coûts, afin de conserver son rang face à la nouvelle ère militaire qui s’ouvre.

Problème n° 4328

Dans la composante réserve des armées, la composante « issue de la société civile » n'est peut-être pas assez valorisée ?

Problème n° 4148

Face à des crises majeures, la protection de la population repose sur des services publics et des professionnels indispensables, qui peuvent toutefois être fortement sollicités lorsque les perturbations s’étendent ou se prolongent.
La préparation de la population et sa capacité à contribuer à l’effort collectif constituent un complément potentiel encore insuffisamment structuré. Or, une société mieux préparée peut réduire certaines vulnérabilités, faciliter l’action des secours et renforcer sa capacité à traverser les crises.
Il ne s’agit pas de transférer aux citoyens les responsabilités de l’État, ni de rendre chacun opérationnel, mais de reconnaître que la résilience nationale dépend aussi des capacités que la société développe en amont.

Problème n° 3876

La limite d'âge d'intégration dans nos armées est un grand frein capacitaire. Entre durée des études et autres projets, je suis toujours resté juste hors des limites possibles malgré une vocation certaine, quoique tardive. Pourtant, bien des armées étrangères recrutent désormais jusqu'à 40 ans et même au-delà, à l'image des États-Unis qui viennent encore de repousser l'âge d'intégration à 42 ans.

Problème n° 3874

Les réservistes de nos armées sont des engagés volontaires, valeureux, capables d'exercer un emploi au civil et, malgré tout, de s'intégrer aux armées régulières. Cependant, leur potentiel est encore largement sous-exploité, les réservistes n'étant que rarement sollicités pour leurs compétences hors cursus militaire.

Problème n° 3728

Coalitions européennes : les annonces d’effectifs ne garantissent ni la disponibilité des moyens ni un partage soutenable de l’effort

Une coalition réunit des pays dont les décisions politiques, les calendriers et les contraintes diffèrent. Additionner leurs effectifs ne suffit pas à produire une force utilisable : commandement, soutien, autorisations et financement doivent également être compatibles.

L’ambition franco-britannique annoncée en juillet 2025 porte sur une force conjointe pouvant aller jusqu’à 50 000 militaires. Ce plafond annoncé ne constitue pas, à lui seul, une mesure de disponibilité permanente ou de capacité à soutenir un engagement prolongé.

Pour un pays assumant la direction d’une coalition, les conséquences peuvent être lourdes : mobilisation de spécialistes rares, charge de coordination et fourniture de moyens de soutien qui profitent à tous. Sans engagements précis des partenaires, le dispositif risque d’être réduit ou de peser davantage sur quelques budgets nationaux.

La multiplication des états-majors et des procédures peut aussi consommer des ressources sans augmenter proportionnellement les moyens réellement disponibles.

Le problème est de convertir une ambition politique commune en contributions utilisables et financées, tout en évitant que le rôle moteur de la France se traduise par une accumulation de charges insuffisamment partagées.

Problème n° 3724

Protection des forces : une réponse efficace peut devenir financièrement et matériellement impossible à tenir dans la durée

Intercepter une menace protège immédiatement des personnes et des installations. Mais si chaque action consomme une ressource rare, coûteuse et longue à remplacer, une succession d’attaques peut épuiser les moyens du défenseur.

Le Sénat relève, dans son rapport de juillet 2026, le déséquilibre économique observé face aux drones employés en masse en Ukraine et au Moyen-Orient, y compris lors des affrontements impliquant l’Iran. Il ne suffit donc pas de savoir si une protection fonctionne une fois ; sa soutenabilité compte aussi.

Le prix affiché d’un équipement ne suffit pas davantage. Une solution peu chère mais peu fiable, difficile à entretenir ou dépendante d’un composant indisponible peut coûter plus qu’une alternative mieux conçue pour durer.

À l’inverse, appliquer à tous les matériels les exigences d’un système destiné à plusieurs décennies peut renchérir inutilement des équipements dont la technologie change rapidement.

Le problème est de disposer d’une protection et de matériels remplaçables compatibles avec une consommation prolongée, sans sacrifier la fiabilité ni immobiliser les crédits dans des stocks rapidement obsolètes.

Problème n° 3720

Crises majeures : une population mal informée et des moyens dispersés aggravent les conséquences d’une interruption des services

Une panne prolongée d’électricité, une rupture de télécommunications ou une évacuation désorganisée peut rapidement affecter l’accès aux soins, à l’eau et aux secours. Les habitants les plus fragiles sont particulièrement exposés lorsque les consignes ne sont pas comprises ou que les moyens d’assistance ne sont pas disponibles.

En novembre 2025, la Cour des comptes relevait que FR-Alert restait insuffisamment connu et que sa doctrine d’emploi devait être clarifiée. Le problème ne tient donc pas seulement à l’existence d’un outil : recevoir un message n’assure ni sa compréhension ni la possibilité d’appliquer la consigne.

La multiplication des plans et des acteurs peut également laisser des responsabilités mal comprises au moment critique. Un équipement acheté localement peut être indisponible, non entretenu ou impossible à mutualiser faute d’accord préalable.

Ces défaillances entraînent des interventions plus coûteuses, des achats d’urgence et une mobilisation accrue des secours, voire des armées, pour des besoins qui auraient pu être anticipés.

Le problème est l’écart entre une préparation administrative et la capacité concrète à protéger la population, avec des conséquences humaines et financières dès les premières heures d’une crise.

Problème n° 3718

Engagements militaires : des objectifs mal réévalués et des coûts incomplets peuvent prolonger une dépense sans résultat suffisant

Une opération peut réussir ses missions immédiates sans atteindre durablement son objectif politique. Lorsque les conditions changent, poursuivre le même dispositif peut immobiliser des effectifs, user des équipements et réduire la préparation à d’autres crises.

La difficulté est aggravée par une vision financière fragmentée. Le coût visible d’un déploiement ne comprend pas nécessairement toute la remise en état des matériels, leur remplacement anticipé ou les conséquences sur l’entraînement.

En avril 2026, le Sénat constatait un écart moyen d’environ 250 millions d’euros par an, entre 2019 et 2025, entre la provision OPEX et les dépenses exécutées pour ces opérations. Ce chiffre concerne un périmètre précis et ne représente pas le coût total de tous les engagements extérieurs.

Les citoyens et le Parlement peuvent ainsi disposer d’informations sur les moyens engagés sans pouvoir relier clairement résultats, durée et coût complet. Cette situation complique la comparaison avec une réduction du dispositif, un relais par un partenaire ou une action diplomatique renforcée.

Le problème est l’insuffisante visibilité de ces arbitrages dans la durée, avec un risque d’engagement prolongé par inertie et de dépenses reportées sur l’entretien futur des forces.

Problème n° 3716

Défense européenne : la fragmentation des commandes fait payer plus cher des capacités parfois difficiles à utiliser ensemble

Lorsque plusieurs pays recherchent une capacité proche mais multiplient les variantes, ils réduisent la taille des séries et dispersent les dépenses de qualification, de formation et de maintenance. Le prix d’achat ne reflète alors qu’une partie du surcoût.

L’Agence européenne de défense identifie la planification nationale insuffisamment coordonnée comme un obstacle récurrent à la coopération. Pour les forces, les conséquences peuvent être concrètes : pièces non interchangeables, stocks séparés, équipes de soutien distinctes et difficulté à partager les matériels.

La coopération peut elle-même devenir coûteuse lorsque chaque partenaire ajoute ses exigences et réclame une organisation industrielle particulière. Un programme commun ne garantit donc ni un délai plus court ni une économie.

Ce fonctionnement pénalise aussi les entreprises : des commandes fragmentées rendent l’investissement et les volumes futurs moins prévisibles. Les petites séries entretiennent des prix élevés et compliquent l’approvisionnement.

Le problème est de transformer des besoins proches en capacités réellement compatibles, sans laisser les négociations administratives et industrielles absorber les économies attendues.

Problème n° 3714

Réserve militaire : des volontaires disponibles trop tard ou insuffisamment équipés ne constituent pas un renfort utilisable

Le recrutement d’un réserviste ne garantit pas sa disponibilité au moment nécessaire. Formation, équipement, aptitude, calendrier professionnel et paiement doivent fonctionner ensemble. Une convocation annulée ou tardive fait perdre du temps au volontaire, à son employeur et à l’unité.

Le Sénat recensait 48 595 réservistes opérationnels fin octobre 2025. Il relevait simultanément des équipements encore insuffisants et des difficultés à libérer les salariés, parfois contraints d’utiliser leurs congés. Il constatait aussi un délai moyen de paiement ramené sous soixante jours en 2025, ce qui laisse néanmoins une avance de trésorerie possible pour le réserviste.

Ces obstacles réduisent l’utilité de la dépense : une formation peut rester sans emploi, un spécialiste renoncer et une unité d’active conserver une charge qu’un renfort devait alléger.

Le problème n’est donc pas seulement le volume de volontaires. C’est le décalage entre l’engagement signé et la capacité réellement mobilisable, aggravé lorsque la gestion administrative, les moyens d’entraînement et les besoins des unités progressent à des rythmes différents.

Problème n° 3712

Personnel militaire : former des spécialistes puis les perdre fragilise les unités et renchérit le remplacement

Le départ d’un militaire expérimenté ne se résume pas à une ligne vacante. Il retire une compétence, mobilise un nouveau recrutement et impose une formation pendant laquelle les collègues supportent une charge supplémentaire. Dans les métiers techniques, remplacer une personne ne signifie pas retrouver immédiatement le même niveau d’autonomie.

Le Sénat a documenté en 2024 les effets des mobilités, des conditions de vie et de la gestion des carrières sur l’attractivité des armées. Les départs ont ensuite diminué, selon les données ministérielles reprises dans un avis sénatorial de mai 2026. Cette amélioration ne fait pas disparaître les tensions dans certaines spécialités.

Pour les familles, une mutation peut entraîner un déménagement, une rupture d’emploi du conjoint ou une difficulté de garde. Lorsque ces conséquences se répètent sans nécessité opérationnelle suffisamment claire, elles peuvent rendre le départ plus rationnel que la poursuite de la carrière.

Le problème est aussi budgétaire : des recrutements répétés peuvent masquer une perte d’expérience et absorber des moyens de formation. Une politique centrée sur le nombre d’entrées, sans mesurer les compétences durablement conservées et le coût des départs évitables, peut coûter davantage pour une disponibilité moindre.

Problème n° 3710

Espace militaire : des interruptions de service peuvent priver les forces d’informations et de communications essentielles

Une unité qui perd ses communications ou reçoit trop tard une image utile voit sa capacité d’action diminuer, même si ses équipements restent disponibles. Les services spatiaux sont devenus des infrastructures critiques, exposées aux pannes, aux brouillages et aux restrictions d’accès décidées par un fournisseur.

Le renouvellement des capacités ne se fait pas sans difficulté. Les travaux parlementaires de juin 2026 signalent des reports de calendrier pour les programmes de renseignement spatial CELESTE et IRIS, ce dernier concernant l’imagerie. Ces décalages compliquent la continuité entre les équipements vieillissants et leurs successeurs.

Le risque financier est également concret : prolonger un système ancien tout en finançant son remplacement peut augmenter les coûts de maintien en service. Des achats de données ou de connectivité effectués séparément peuvent aussi faire payer plusieurs fois des prestations similaires.

Enfin, multiplier les fournisseurs n’assure pas une véritable indépendance lorsque leurs services reposent sur une même infrastructure ou lorsque les terminaux ne permettent pas de changer facilement d’opérateur.

Le problème est donc une continuité de service difficile à garantir et à chiffrer, avec le risque de cumuler dépenses de transition, dépendances et incompatibilités.

Problème n° 3548

Dissuasion nucléaire : préserver notre indépendance sans fragiliser le reste de notre défense

La dissuasion protège les intérêts vitaux de la France, mais sa crédibilité exige des engagements financiers et industriels sur plusieurs décennies. Une décision budgétaire de court terme peut donc créer une difficulté durable, tandis qu’une dépense mal maîtrisée peut réduire les moyens disponibles pour les autres missions militaires.

Selon le Sénat, les crédits consacrés à la dissuasion passent de 6,36 milliards d’euros en 2024 à 7,38 milliards en 2026. Le renouvellement des composantes océanique et aéroportée est déjà engagé. Le problème n’est donc pas l’absence de modernisation, mais la maîtrise de son coût complet et de ses conséquences sur l’ensemble du budget de défense.

La dimension européenne ajoute une difficulté politique. La « dissuasion avancée », annoncée en mars 2026, organise une coopération renforcée tout en conservant une décision exclusivement française. Les partenaires peuvent néanmoins avoir des attentes différentes quant à la protection offerte et aux obligations réciproques. Une divergence d’interprétation en période de crise pourrait affaiblir la confiance et accroître les risques d’escalade.

Enfin, l’arme nucléaire ne constitue pas une réponse adaptée à toutes les agressions, aux sabotages ou aux attaques informatiques. Elle ne dispense donc pas de forces conventionnelles capables d’agir.

Le défi est de concilier quatre exigences : l’indépendance de décision, la continuité de la dissuasion, des engagements européens crédibles et une défense conventionnelle suffisamment financée. Le secret nécessaire aux opérations rend le contrôle plus délicat ; il ne supprime pas l’enjeu de responsabilité dans l’utilisation des fonds publics.

Problème n° 3546

Une présence maritime trop difficile à maintenir face à l’étendue des responsabilités françaises

Les espaces maritimes français dépassent 10 millions de km² et se situent à 97 % outre-mer. Cette dispersion impose des distances et des délais considérables pour surveiller, secourir et intervenir. Une zone peut être observée à distance sans qu’un navire soit disponible assez rapidement pour agir.

Les besoins se cumulent : protection des approches, lutte contre les trafics et la pêche illégale, secours aux populations, protection des communications sous-marines et engagements militaires. Lorsqu’un bâtiment est immobilisé ou envoyé vers une crise extérieure, la continuité des autres missions peut être fragilisée.

La programmation actualisée en août 2026 conserve un format de 15 frégates de premier rang. Ce chiffre ne représente ni toute la flotte ni quinze bâtiments disponibles en permanence : entretien, préparation et relève limitent la disponibilité simultanée. Les patrouilleurs remplissent des missions indispensables, mais ne possèdent pas les mêmes capacités qu’une frégate de combat.

Outre-mer, le remplacement des frégates de surveillance par des corvettes est décalé dans cette programmation, avec prolongation des bâtiments existants. Cette transition expose à une hausse des coûts d’entretien et à des interruptions de présence si le soutien ne suit pas.

Enfin, un navire supplémentaire ne crée une capacité durable qu’avec un équipage formé, des pièces, des installations portuaires adaptées et un entretien financé. La surexploitation des marins ou des bâtiments peut améliorer momentanément la présence tout en dégradant la capacité future.

Le problème est donc la continuité de notre capacité d’action, en métropole et outre-mer, et non la seule taille de la flotte sur le papier. Les données publiques ne permettent pas de mesurer précisément toutes les insuffisances locales.

Problème n° 3510

Des attaques aériennes répétées peuvent épuiser nos moyens de protection

La multiplication des drones et des missiles pose un problème de durée : repousser une attaque ne garantit pas de pouvoir faire face aux suivantes. Une défense peut manquer de moyens disponibles, de personnels ou d’intercepteurs, même lorsque ses équipements sont performants.

Le rapport du Sénat du 7 juillet 2026 sur la guerre des drones souligne qu’aucun moyen de lutte ne répond seul à toutes les menaces. Il rapporte aussi une intégration encore insuffisante des différents moyens de protection des forces déployées et des véhicules. Ces constats ne signifient pas que la France serait dépourvue de défense aérienne.

Les conflits en Ukraine et au Moyen-Orient illustrent également une difficulté économique : l’attaquant peut imposer des dépenses de protection très supérieures au prix de ses engins. Employer un missile coûteux peut être parfaitement justifié pour protéger des vies ou une installation essentielle. Mais répéter ces interceptions peut consommer rapidement des stocks longs à reconstituer.

La menace évolue : diversité des trajectoires, drones plus autonomes ou plus rapides, attaques nombreuses et répétées. Un dispositif performant contre certains petits drones ne protège pas automatiquement contre les autres menaces aériennes.

Enfin, les moyens doivent répondre à plusieurs besoins simultanés : protection des forces, des bases et d’infrastructures essentielles, en métropole comme outre-mer. Une même unité ne peut être comptée comme disponible partout au même moment.

Les objectifs publics de livraison renseignent sur l’effort engagé, mais pas sur la protection réellement assurée dans chaque situation. Le déficit précis de couverture ne peut être déduit des seules données ouvertes, et les vulnérabilités détaillées doivent rester confidentielles.

Problème n° 3497

Des équipements utiles arrivent trop tard, et leur achat devient plus coûteux

Lorsque l’achat d’un équipement prend plus de temps que l’évolution du besoin, les militaires doivent prolonger l’utilisation de matériels inadaptés ou attendre une solution qui risque d’être dépassée à sa livraison. Les retards ont aussi un coût : maintien d’anciens équipements, études supplémentaires et réduction possible des quantités achetées à budget constant.

Dans son rapport de novembre 2025 sur le budget 2026, le Sénat souligne que certaines technologies observées en Ukraine deviennent obsolètes en quelques semaines. Il rapporte parallèlement les difficultés de préparation des partenariats d’innovation : complexité des règles, multiplication des actes contractuels et prudence des acheteurs. Ces constats concernent des mécanismes précis ; ils ne permettent pas d’attribuer tous les retards à la bureaucratie.

Le problème apparaît également lorsqu’un besoin initial s’enrichit progressivement d’exigences supplémentaires. La recherche d’un matériel répondant à toutes les situations peut retarder une première capacité pourtant utile. À l’inverse, acheter rapidement sans prévoir formation, entretien et compatibilité peut produire des équipements peu utilisables.

Enfin, un prototype concluant ne constitue pas encore une capacité déployée : sans décision d’achat, financement et organisation du soutien, l’expérimentation peut rester sans suite. Les entreprises mobilisées supportent alors une incertitude qui fragilise particulièrement les plus petites.

La difficulté est donc de maîtriser toute la durée allant du besoin à l’utilisation effective, ainsi que le coût total. Cependant, les informations publiques ne permettent pas de chiffrer une économie globale ni d’affirmer que les procédures internes existantes ignorent ces enjeux.

Problème n° 3340

Dépenser des milliards pour une hypothétique guerre, faire fructifier des milliards pour des entreprises capitalistes françaises et étrangères.

Problème n° 3334

Une armée ne peut pas durer si son soutien ne suit pas

Disposer de soldats entraînés et d’équipements modernes ne suffit pas : un engagement peut être limité par le manque de transport, de ravitaillement ou de personnels capables de prendre en charge les blessés. La conséquence est directe : des moyens de combat deviennent inutilisables ou doivent réduire leur activité, tandis que les personnels de soutien et de santé s’épuisent.

Le soutien médical présente des tensions documentées. Dans son rapport de novembre 2025 sur le budget 2026, le Sénat relève 109 postes non pourvus en médecine des forces, soit 14 % des effectifs jugés nécessaires, ainsi que des difficultés dans certaines spécialités hospitalières. Ces chiffres décrivent la situation rapportée à cette date, pas nécessairement celle d’aujourd’hui.

Le risque augmente lorsqu’il faut simultanément soutenir un engagement extérieur, poursuivre les missions habituelles et accueillir des blessés sur le territoire national. Un lit sans équipe soignante, un véhicule sans conducteur ou un contrat de transport indisponible au moment nécessaire ne constituent pas une capacité réellement mobilisable. Le recours à des soignants réservistes peut aussi déplacer la pénurie vers leurs établissements civils.

Des renforcements sont déjà engagés. Les données publiques ne permettent cependant pas de mesurer précisément l’écart restant entre les ambitions militaires et les capacités de soutien effectivement disponibles dans la durée. Cette confidentialité est légitime ; elle impose de distinguer les fragilités établies des insuffisances supposées.

Problème n° 3100

Un budget militaire en hausse, mais des engagements financiers qui réduisent les marges d’action

La défense exige des décisions qui engagent plusieurs décennies : recrutement, commandes industrielles, entretien des équipements et renouvellement des stocks. Les paiements, eux, dépendent de budgets annuels. Un décalage entre ces deux calendriers peut fragiliser la préparation des forces et la trésorerie des fournisseurs.

La programmation militaire actualisée en août 2026 prévoit 57,1 milliards d’euros en 2026 et 75,7 milliards en 2030 pour la mission Défense, hors pensions. Mais une hausse annoncée ne correspond pas intégralement à des capacités nouvelles : elle finance aussi des engagements antérieurs et l’évolution des coûts.

Selon la Cour des comptes, les reports de charges atteignaient 8,08 milliards d’euros fin 2025, contre 3,88 milliards fin 2022. Il s’agit de dépenses basculées sur l’exercice suivant, notamment pour des prestations déjà réalisées. Elles ne constituent pas toutes des factures en retard, mais mobilisent d’emblée une partie du budget suivant. Les intérêts de retard ont néanmoins coûté 64,2 millions d’euros en 2025.

La loi actualisée prévoit déjà de ramener ces reports à 13 % des crédits hors personnel en 2030. Le Sénat souligne cependant qu’une baisse en pourcentage peut masquer une hausse du montant à payer lorsque le budget augmente.

À cela s’ajoutent les incertitudes sur les prix, les livraisons et les opérations imprévues. Elles compliquent les décisions industrielles et peuvent conduire à reporter des commandes, de l’entretien ou de l’entraînement.

Le défi est donc financier autant que militaire : l’augmentation des crédits coexiste avec une rigidité croissante des dépenses et une visibilité imparfaite sur ce que les budgets futurs pourront réellement financer.

Problème n° 2713

Notre appartenance à l’OTAN. En effet, cette organisation me paraît obsolète, reliquat de la guerre froide.
Sortir de l’OTAN, c’est un enjeu de souveraineté et de liberté de parole !
Et cela n’empêcherait pas des alliances bilatérales.

Problème n° 2711

Le niveau des armées est très faible en termes d'hommes et d'équipements. Les exemples de l'Ukraine mais aussi du Moyen-Orient montrent que la France n'est pas capable de soutenir un allié hors d'un "effet de masse" OTAN donc sous égide américaine. Ses problématiques sont notamment celles : du recrutement et du budget au regard du coût exponentiel des matériels.
110 000 soldats d'actives armée de terre 200 chars de bataille Leclerc. En 1990, environ 300 000 hommes et 1300 chars. Pour mémoire, l'Ukraine a perdu sans doute plus de 2000 chars en Ukraine.

Problème n° 2534

Sonnez le tocsin !

Citoyennes, citoyens, sortez du mainstream et ouvrez les yeux, putain !
Notre gouvernement nous dit à longueur de temps que la caisse est vide !
Mais regardez le PLF déposé par notre gouvernement mesquin et malin :
Le budget de l’armée est augmenté sept fois plus que l’éducation, un génocide.

Défense : +13,5 %, éducation : +1,9 %, alors que l’inflation est de 3 %, foutaise !
Donc, en fait, le budget de l’éducation diminue puisqu’il ne suit pas l’inflation !
Notre gouvernement préfère la fabrication de drones militaires et tueurs, malaise,
À la fabrication d’une nouvelle génération de citoyens libres et non nazillons.

Et ce n’est pas tout : dans ce budget du 1er octobre 2026 de nos gouvernants,
Défense et Sécurité (Intérieur) sont protégées ou renforcées au détriment de l’éducation.
Un esprit retors pourrait conclure : pas besoin d’éducation pour de futurs combattants !
Non, mes enfants n’iront pas mourir pour Dantzig ou Kiev ! Je me fous de ces nations !

Citoyens, ce gouvernement est infernal, et je pèse mes mots. Il nous envoie à l’abattage !
Voulez-vous la guerre ? Que des millions de gamins tombent dans leur sang ?
Que sonne le tocsin pour réveiller tous nos concitoyens, de tous les villages !
Que toutes les mères et tous les pères se galvanisent contre ce sordide gouvernement.

Problème n° 253

Dysfonctionnements structurels multiples en matière de sécurité, de santé et de travail…
Désalignement entre les attentes de la population (fondements du « vivre ensemble ») et l’offre politique des gouvernants (et des postulants)…
Absence de communication « top/down » et de prise en compte « bottom/up »…
Absence de compte rendu de la part des gouvernants…

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