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Cahier de doléances · Défense

Problème n° 997

Depuis 2022, le conflit russo-ukrainien est débattu quotidiennement sur les chaînes info.

Pour ma part, j'ai souvent l'impression qu'on nous « bourre le crâne » avec l'idée que Poutine veut « envahir l'Europe ». Je souhaiterais que nos politiques arrivent à aborder le problème avec plus de clairvoyance. Les « causes profondes » évoquées par Poutine sont entendables (élargissement de l'OTAN, coup d'État en Ukraine). J'ai beaucoup apprécié le discours de Jeffrey Sachs au Parlement européen : il met en perspective les origines du conflit sur plusieurs années (https://www.jeffsachs.org/recorded-lectures/shw6yhjhpnbf8dpfnazyjywjwdjy5l).

Je crains que les discours bellicistes des leaders européens nous conduisent à la guerre. Je suis désolée de voir que seuls les extrêmes proposent aujourd'hui une vision plus pragmatique de la situation. Poutine a fait une énorme erreur, mais l'Ukraine ne va pas gagner la guerre et nous, on se prive des ressources russes qui pourraient aider notre économie.

Depuis Isère (38) · 5 octobre

6 solutions proposées

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Solution n° 1636Préférée des inscritsNiveau : État

Poutine n'a pas les moyens de nous envahir (pour l'instant), mais il peut nous contrôler en aliénant notre souveraineté par les énergies fossiles ou en faisant son possible pour faire monter des partis pro-russes comme le RN ou LFI. Il faut lutter contre cela.

Depuis Gironde (33) · 6 octobre
Solution n° 998Niveau : Europe

Arrêter de dire que Poutine veut nous envahir, arrêter d'identifier la Russie comme l'ennemi. Reconnaître les arguments des 2 parties. Proposer des négociations : Ukraine hors OTAN et hors UE, avec un statut de pays neutre. Nouer rapidement un dialogue avec la Russie. Nous avons raté la fin de l'URSS et suivi les USA qui ne voulaient pas un rapprochement UE-Russie. Il faut revenir sur ce point.

Armement de l'UE sans urgence, uniquement avec une production UE. Se mettre en état d'acheter du gaz et du pétrole russes en attendant d'arriver au tout électrique.

Depuis Isère (38) · 5 octobre
Solution n° 3679Niveau : Europe

La seule manière, à mon sens, d’avoir une Europe forte, c’est de ne plus dépendre des gros blocs internationaux que sont la Russie, la Chine et les USA.

Nous n’avons actuellement aucun poids pour intervenir auprès de Poutine qui, comme Trump, ne comprend que les rapports de force.

L’armement est un signe clair de puissance qu’il faudrait renforcer. Les pays européens devraient parler d’une seule voix en ce qui concerne la défense et apporter des réponses beaucoup plus rapides aux problèmes de sécurité. En tant que puissance nucléaire, la France devrait, je pense, être capable d’imposer plus de cohésion européenne en ce qui concerne la défense.

Depuis Haute-Loire (43) · 10 octobre
Solution n° 5714Niveau : État

Je propose d’aider techniquement les Ukrainiens afin qu’ils soient encore plus performants dans la production et l’utilisation des drones… qui se révèlent diablement efficaces contre l’usine à trolls : depuis les frappes de ce mois-ci sur les datacenters de Yandex, le trafic des bots russes s’est effondré, et avec lui la propagation des fake news. Nous devons remercier le peuple ukrainien, grâce à qui nous ne sommes pas en guerre. Pour rappel : fin 2021, Poutine a clairement fait savoir ce qu’il voulait, et il le veut toujours :
– la Russie dans les frontières de l’URSS ;
– les pays de l’ancien bloc soviétique neutres « comme avant » (hors UE, hors OTAN).

Depuis Isère (38) · 15 octobre
Solution n° 6559Niveau : État

Ne pas aider l’Ukraine, c’est refaire l’erreur de la France en 1936 en n’aidant pas l’Espagne, ce qui n’a pas empêché la 2e Guerre mondiale.
La fermeté tout de suite prévient aussi la Chine avec Taïwan, les USA avec le Canada, le Groenland ou St-Pierre-et-Miquelon que les frontières ne se font plus par la force.
Les moyens de communication longue distance, la guerre hybride, la guerre économique font que nous dépendons de dictatures (US ou Russie, ou Chine) et que nous payons déjà par l’inflation les lubies de Poutine ou du président US.
Oui, c’est un sacrifice, mais ne vaut-il pas un sacrifice financier que du sang de nos enfants ?
Faire des contrats de longue durée avec nos entreprises notamment munitions, canons au niveau français ou européen est important pour ne pas dépendre des États-Unis.

Depuis Aisne (02) · 18 octobre
Solution n° 9159Niveau : Europe

Je dois reconnaître considérer les propos de Natacha Polony sur la Russie très… naïfs.
Pour négocier, il faut être deux à le vouloir. Et aujourd’hui Poutine ne le veut pas.
Il considère au contraire chaque tentative, chaque proposition de concession, comme un signe de faiblesse qui l’incite à continuer vers son objectif.
Et l’OTAN et ses membres ne cessent de lui signifier qu’ils ne veulent surtout pas entrer dans le conflit. Ce qui est, là aussi, une marque de faiblesse qu’il se charge d’exploiter auprès des populations européennes.
Entendons-nous bien, je ne veux PAS de guerre ! J’ai des enfants, des petits-enfants. Et je ne veux pas qu’ils aient à endurer une telle épreuve.
Mais Poutine ne sera prêt à discuter que s’il a peur.
Nous devons, de manière concertée, répondre coup pour coup à chaque attaque informationnelle ou cyber que nous percevons.
L’Europe est 10x supérieure technologiquement à la Russie. Il est plus que temps de cesser de subir le jeu de Poutine.

Depuis Isère (38) · 2 novembre

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