Organiser une préparation locale simple et mutualisée aux premières journées de crise
Objectif : protéger les habitants pendant les premières 72 heures et réduire les achats d’urgence et les moyens inutilisés.
Existant : les dispositifs ORSEC, les plans communaux et intercommunaux de sauvegarde, FR-Alert et les réserves de sécurité civile existent. La proposition renforce leur mise en œuvre commune ; elle ne crée pas une nouvelle administration.
1. D’ici fin 2027, établir dans chaque intercommunalité concernée un inventaire partagé des moyens utilisables : accueil, eau, alimentation, secours électriques et transport des personnes vulnérables. Préciser le propriétaire, la disponibilité, la maintenance et l’autorité d’activation. Intégrer ce travail au plan existant.
2. Mutualiser les équipements dont l’usage ne nécessite pas une présence dans chaque commune. Définir les priorités en cas de crise simultanée et conserver les capacités de proximité indispensables. Préférer, lorsque c’est adapté, des conventions de disponibilité avec des fournisseurs à l’achat de matériels rarement employés.
3. Organiser chaque année un exercice de décision court et, au moins tous les trois ans, un exercice pratique associant les services et une partie de la population. Articuler ces exercices avec les obligations existantes. Tester la compréhension des consignes, les contacts de secours et l’accès effectif aux lieux d’accueil.
4. Diffuser un document local d’une page, accessible sur papier et en ligne, indiquant comment être informé et où demander assistance. Utiliser les canaux nationaux existants ; prévoir aussi des moyens d’information en cas de réseau indisponible. Accompagner les ménages vulnérables plutôt que supposer que chacun peut financer seul son autonomie.
5. Expérimenter dans vingt intercommunalités, urbaines, rurales et ultramarines, une organisation mutualisée. Viser une baisse de 10 % du coût annuel d’achat, de stockage et d’entretien des moyens concernés, à capacité de protection au moins équivalente. Mesurer séparément les améliorations qui nécessitent des moyens supplémentaires.
Financement et économies : réunir les crédits de préparation déjà mobilisés sur le périmètre pilote et supprimer les achats redondants après vérification des besoins. Financer explicitement les investissements manquants et leur entretien. Comparer les économies aux coûts de mutualisation, sans considérer les bénévoles comme une ressource gratuite et illimitée.
Responsabilités : l’État et les préfets organiseraient la coordination et l’alerte ; les maires conserveraient leurs responsabilités locales ; les intercommunalités mutualiseraient les moyens. Départements, régions, services de secours et opérateurs contribueraient dans leurs compétences respectives. Les armées resteraient un recours complémentaire.
Bénéfices attendus : des habitants mieux protégés, des équipements réellement disponibles et moins de dépenses improvisées.