Bonjour,
Notre réarmement étant un problème épineux tant au niveau du financement que des ressources, j'habite dans une région ou l'industrie militaire occupée une grande place mais ou il est difficile de recruter il faut pouvoir monter en cadence très rapidement sans être sur que les commandes suivront. (c'est le cas notamment des munitions ).
Comment à la manière Ukrainienne pouvons nous collectivement être plus réactif?
Cahier de doléances · Défense
Problème n° 1076
2 solutions proposées
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Il y a aujourd'hui sur le marché du travail beaucoup de personnes qui ne trouve pas d'emploi après 50 ans (trop diplômé trop cher...)Je propose d'étudier un Contrat de travail spécifique au domaine militaire qui permettrait à des "senior" d'obtenir des poste à temps complet ou partiel dans le complexe industriel militaire français moyennant des allègement de charge. Il s'agirait d'une initiative patriote sur un secteur stratégique en tension. le but serait de remettre en situation d'emploi des personnes tout en permettant à l'industrie militaire d'avoir des personne sur des durée moins longue (une personne de 50 ans quittera l'entreprise au plus tard au bout de 15 ans) qui correspond à notre besoin de reconstitution des stocks de munition et de modernisation de nos outils de défense. Cela permettrait aussi d'aider d'avantage des pays dans le besoin comme l'Ukraine.
Pour les productions stratégiques, notamment les munitions, l’État pourrait cesser de raisonner uniquement en nombre d’unités commandées et acheter également une capacité de production garantie. Une ligne capable de produire beaucoup plus en cas de crise a une valeur même lorsqu’elle fonctionne au ralenti : machines entretenues, fournisseurs sécurisés, personnels formés et capacité à augmenter rapidement les cadences. L’État pourrait donc contractualiser sur plusieurs années le maintien de lignes de production et définir avec les industriels les délais et volumes qu’ils doivent être capables d’atteindre en cas de besoin. Nous paierions ainsi une forme d’assurance industrielle : non pas pour produire continuellement des millions de munitions dont nous n’avons pas immédiatement besoin, mais pour être certains de pouvoir les produire rapidement si la situation l’exige.
Cette stratégie suppose aussi de résoudre le problème du recrutement, particulièrement sensible dans des territoires industriels comme la Gironde. Une campagne publique d’information pourrait mieux faire connaître les métiers de la défense et leur finalité, tout en laissant chacun libre de son appréciation éthique : travailler dans cette industrie ne consiste pas seulement à fabriquer des armes, mais participe également à la capacité d’un pays à assurer sa défense et à dissuader une agression. Il faudrait montrer les femmes et les hommes derrière ces métiers — usineurs, soudeurs, électroniciens, ingénieurs, logisticiens, spécialistes de la qualité — et présenter les compétences, les conditions de travail et les débouchés réels. L’objectif serait aussi de permettre à ceux qui écartent aujourd’hui cette industrie pour des raisons morales d’en connaître la fonction de défense et de dissuasion avant de faire leur choix.
Enfin, nous pourrions créer des formations rémunérées avec engagement réciproque. Un jeune sélectionné pour un métier dont l’industrie manque pourrait recevoir pendant sa formation un véritable salaire, financé conjointement par l’entreprise et la puissance publique. En contrepartie, il s’engagerait, dans un cadre juridique protecteur, à travailler quelques années dans l’entreprise après l’obtention de son diplôme ; celle-ci s’engagerait parallèlement à lui proposer l’emploi et les conditions prévus. L’étudiant pourrait alors consacrer pleinement son temps à acquérir une qualification exigeante au lieu de devoir cumuler études et travail alimentaire tard le soir pour vivre. L’argent public financerait ainsi simultanément une qualification, un emploi et une compétence stratégique dont notre industrie sait à l’avance qu’elle aura besoin. Ce genre de cas existe déjà, comme par exemple, l'ENTPE.
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