Face à des crises majeures, la protection de la population repose sur des services publics et des professionnels indispensables, qui peuvent toutefois être fortement sollicités lorsque les perturbations s’étendent ou se prolongent.
La préparation de la population et sa capacité à contribuer à l’effort collectif constituent un complément potentiel encore insuffisamment structuré. Or, une société mieux préparée peut réduire certaines vulnérabilités, faciliter l’action des secours et renforcer sa capacité à traverser les crises.
Il ne s’agit pas de transférer aux citoyens les responsabilités de l’État, ni de rendre chacun opérationnel, mais de reconnaître que la résilience nationale dépend aussi des capacités que la société développe en amont.
Cahier de doléances · Défense
Problème n° 4148
1 solution proposée
Faire de l’engagement citoyen volontaire un complément organisé de la préparation et de la réponse aux crises.
Cette politique pourrait se développer progressivement autour de trois priorités :
- Préparer la population : proposer à tous une sensibilisation accessible aux principaux risques, aux gestes utiles et aux comportements à adopter en situation de crise, sans instaurer d’obligation de service.
- Former les volontaires : développer et coordonner les dispositifs existants afin de permettre à ceux qui le souhaitent d’acquérir des compétences, de s’entraîner régulièrement et de s’engager dans la durée au service de la collectivité.
- Organiser une capacité de renfort : évaluer la possibilité de constituer progressivement des unités territoriales volontaires, formées et mobilisables sur convocation des autorités compétentes. Elles pourraient soutenir les services de secours et les populations sinistrées, notamment par la mobilisation d’unités de territoires voisins.
Cette organisation devrait reposer sur des missions clairement définies, une coordination territoriale placée sous l’autorité des responsables publics compétents, des moyens adaptés et des garanties pour les volontaires.
À terme, les besoins et les résultats obtenus permettraient de déterminer si une réserve citoyenne de résilience, structurée à l’échelle départementale, est nécessaire et comment l’articuler avec les dispositifs de sécurité civile, de défense et de sécurité intérieure existants.
L’ambition est de passer progressivement d’une population qui subit les crises à une population mieux préparée, capable de s’entraider et, pour ceux qui le souhaitent, de participer activement à la protection collective.
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