Je propose de renforcer les moyens de nos armées afin de garantir notre souveraineté nationale, notre indépendance stratégique et notre capacité de défense, tout en développant une coopération militaire européenne respectueuse de la souveraineté des États.
Je préconise le rétablissement d’un service militaire obligatoire, mixte et universel de douze mois, à partir de 18 ans, avec possibilité d’incorporation anticipée dès 17 ans dans certaines situations, notamment pour les jeunes en décrochage scolaire, sous réserve d’un encadrement adapté.
Ce service ne doit pas constituer une simple parenthèse dans le parcours des jeunes, mais devenir une véritable académie nationale à encadrement militaire, associant instruction militaire, formation citoyenne, poursuite des études et acquisition de compétences professionnelles.
1. Une formation militaire commune.
Chaque jeune recevrait une instruction militaire adaptée, comprenant discipline, préparation physique, secourisme, connaissance des institutions, défense nationale et apprentissage des responsabilités collectives. L’objectif serait de développer l’esprit de corps, le dépassement de soi, le respect d’autrui et le sentiment d’appartenance à la Nation.
2. La continuité des parcours éducatifs.
L’année de service ne devrait pas interrompre les études. L’académie proposerait des enseignements scolaires, universitaires, techniques et professionnels adaptés aux niveaux et aux aspirations de chacun. Elle permettrait également de découvrir des métiers et de révéler des aptitudes insuffisamment valorisées par le système scolaire traditionnel.
3. La valorisation des compétences individuelles.
Des évaluations permettraient d’identifier les capacités intellectuelles, manuelles, physiques, artistiques et relationnelles de chaque jeune. Des parcours différenciés favoriseraient l’orientation, la réussite et l’insertion professionnelle, sans distinction d’origine sociale.
4. Une formation humaine et sociétale obligatoire.
Tous les jeunes seraient sensibilisés concrètement aux réalités de la petite enfance, du vieillissement, du handicap et de la dépendance. Des périodes d’immersion encadrées auprès de structures spécialisées favoriseraient l’empathie, la solidarité, l’inclusion et la compréhension des fragilités humaines.
5. Une véritable mixité sociale.
Les jeunes de toutes origines géographiques, sociales et culturelles partageraient un cadre de vie commun. L’académie constituerait un lieu de rencontre, de transmission des valeurs républicaines et de lutte contre les fractures territoriales et sociales.
6. Une prolongation volontaire valorisante.
À l’issue des douze mois obligatoires, chaque jeune pourrait prolonger son engagement de six mois afin d’obtenir des qualifications reconnues, notamment les permis de conduire, de la moto aux véhicules super-lourds, ainsi que des certifications approfondies de secourisme et de sauvetage.
7. Un tremplin vers l’emploi et l’engagement.
Les compétences acquises durant le service devraient être officiellement reconnues et valorisées dans les parcours professionnels. Cette année pourrait également susciter des vocations vers les métiers de la défense, de la sécurité, du secours, de l’éducation et de l’accompagnement social.
8. Une contribution durable à la défense nationale.
Les jeunes volontaires pourraient intégrer la réserve opérationnelle à l’issue de leur service, afin de renforcer les capacités de mobilisation de la Nation et de maintenir un lien entre l’armée et la population.
Cette réforme doit permettre de concilier souveraineté nationale, cohésion sociale, égalité des chances et formation de la jeunesse. L’année de service ne serait plus une année soustraite à la vie des jeunes, mais une année investie dans leur avenir et celui de la Nation.