Faire du rôle moteur français un organisateur de contributions et de soutiens partagés
Objectif : permettre à la France de diriger une coalition efficace sans supporter seule ses moyens et ses frais communs.
Existant. La coopération franco-britannique, les états-majors multinationaux et les cadres européens et de l’OTAN offrent déjà des structures. La proposition consiste à choisir et préparer un cadre adapté à chaque mission, plutôt qu’à multiplier les structures permanentes.
1. Compléter les accords avec les partenaires volontaires en précisant les contributions : unités, commandement, transport, santé, logistique et financement. Pour chaque contribution, distinguer l’engagement politique, le financement voté et la disponibilité effectivement vérifiée.
2. Désigner un état-major existant comme noyau de commandement, avec des renforts préaffectés. Identifier un responsable par fonction commune. Les États conserveraient leurs décisions nationales d’engagement, avec leurs restrictions connues avant la planification.
3. Préparer trois types de missions, par exemple : protection d’infrastructures, évacuation de ressortissants et réassurance d’un allié. Pour chacune, définir les moyens indispensables et un scénario réduit si certaines contributions manquent. Ne pas annoncer une capacité complète sur la seule base d’effectifs théoriques.
4. Fixer avant l’engagement une règle de financement des coûts communs, tenant compte des moyens apportés en nature. La contribution française ne devrait pas être déterminée par défaut par les manques des partenaires. Toute augmentation majeure serait soumise à un arbitrage national explicite.
5. Organiser un exercice multinational annuel vérifiant le commandement et le soutien. Sur les fonctions logistiques mutualisables, viser une baisse de 10 % du coût par journée de force soutenue, à service comparable, par rapport à une organisation séparée. Publier un bilan financier agrégé ; protéger les détails de disponibilité.
Financement et économies. Affecter aux fonctions communes les crédits correspondants des participants, avec un budget approuvé ensemble. Les gains viendraient de transports, de stocks de soutien, de formations et de contrats de maintenance partagés. Déduire les coûts de coordination et d’interopérabilité.
Un transfert de facture de la France vers un partenaire améliore le partage de charge, mais n’est pas une économie pour la coalition : les deux effets seraient présentés séparément.
Responsabilités. Le gouvernement et l’état-major français négocieraient les engagements avec leurs homologues. Chaque Parlement financerait sa participation selon ses règles. Les autorités locales contribueraient uniquement aux fonctions civiles d’accueil et de soutien relevant de leurs compétences, avec compensation des charges spécifiques.
Bénéfices attendus : des contributions plus fiables, un effort mieux réparti et une influence française fondée sur une capacité d’organisation démontrée.