La défense passe par une Europe unie ! Contraindre les pays européens à acheter le matériel militaire européen et interdire d’acheter autre part qu’en Europe… Pas de F35… mais des avions de chasse des pays européens… (Finlande, Allemagne, etc.) Du matériel européen, c’est pas compliqué…
Cahier de doléances · Défense
Problème n° 1860
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Constat partagé sur le fond. Une large part du matériel militaire acheté par les pays européens vient encore de l’extérieur, et surtout des États-Unis. Cette dépendance pose un problème de souveraineté : celui qui fournit l’équipement contrôle aussi les pièces, les mises à jour et parfois son utilisation. Elle prive en plus l’industrie européenne de commandes et d’emplois. Interdire purement et simplement les achats hors d’Europe se heurte toutefois aux traités européens et aux engagements de l’OTAN, et ne pourrait pas être imposé par un seul pays. Il faut donc rendre le choix européen nettement plus avantageux que l’achat extérieur. Voici quelques pistes de travail proposées.
Rendre le matériel européen plus attractif. Piste proposée : un mécanisme de soutien financier pour les pays de l’Union qui achètent des équipements de défense produits en Europe (subventions, prêts à taux réduit, garanties publiques). Il serait réservé aux équipements dont la grande majorité du contenu est réellement fabriquée en Europe.
Le Rafale au prix France pour nos partenaires européens. Piste proposée : chaque pays de l’Union européenne qui achète des Rafale les paierait au même prix que l’armée française. Ce prix couvrirait l’avion complet : armement, formation et soutien logistique. L’État compenserait la différence avec le prix export auprès du constructeur. Le Rafale deviendrait ainsi l’avion de combat le plus compétitif du marché face au F-35 américain, sans aucune dépendance pour l’acheteur. Les commandes supplémentaires relanceraient les chaînes de production et créeraient des emplois durables chez le constructeur et ses centaines de sous-traitants, partout en France. Les recettes fiscales et sociales générées par cette activité viendraient compenser une grande partie de l’effort de l’État.
Fixer un cap clair. Piste proposée : un objectif progressif d’augmentation de la part des achats de défense européens, suivi publiquement année après année.
Exiger la réciprocité. Les États-Unis protègent leur propre industrie de défense par des règles strictes. Piste proposée : quand un équipement est acheté hors d’Europe, exiger en contrepartie de vrais transferts de technologie et une part de production en Europe.
Renforcer la base industrielle européenne. Pour que l’Europe puisse fournir, il faut qu’elle produise en quantité et à temps. Piste proposée : soutenir les industriels européens de défense, et en particulier les PME sous-traitantes, par des garanties publiques et des commandes pluriannuelles qui leur donnent de la visibilité.
Fil conducteur : une Europe de la défense ne se décrète pas, elle se construit en faisant de l’achat européen le choix le plus avantageux, au service de notre sécurité comme de nos emplois.
Hélas, chaque pays européen joue le jeu de l’OTAN, qui devrait être remplacée par un traité européen, sous parapluie nucléaire français…
Ainsi ils n’auront plus l’illusion que les USA viendront leur porter secours en cas de problème majeur, qui peut encore croire que des Américains viendront se faire tuer sans, en contrepartie, mettre l’Europe à leur botte… Ce sont bien les Européens qui doivent assurer eux-mêmes leur défense.
Et de fait s’obligeront à produire et/ou acheter leurs équipements en Europe.
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