Trop d'usines françaises ferment suite à des investissements de fonds de pension. Achat/ revente avec croissances artificielles, les capitaux financier et humain sont essorés jusqu'à liquidation des entreprises et sinistre de zones géographiques entières.
C'est a chaque fois un peu de souveraineté et de savoir faire que nous perdons. Il est urgent de réfléchir à un comité de surveillance et de régulation dès lors que des capitaux de fonds de pension s'invitent dans des secteurs industriels critiques.
Cahier de doléances
Industrie
Usines, délocalisations, réindustrialisation, filières.
Les problèmes qui ont la cote
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Les solutions qui ont la cote
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Ils méritent plus d’attention
Encore peu lus ou sans solution, tirés au sort à chaque visite.
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Rétablir la compétitivité française et revaloriser le travail
Le problème rencontré : le travail surtaxé, le dumping mondial récompensé et le déclassement des travailleurs
Le modèle économique français repose sur une anomalie destructrice : faire peser l'essentiel du financement de la protection sociale (santé, retraites, famille) sur le travail via les cotisations sociales. Ce mécanisme crée une double impasse économique et civique :
- Un fossé béant entre salaire brut et salaire net : les prélèvements massifs sur la fiche de paie réduisent considérablement le revenu disponible réel du salarié. L'écart de revenu entre un travailleur modeste (soumis aux frais de transport, de garde d'enfants, d'habillement et aux horaires contraints) et une personne vivant exclusivement de la solidarité nationale et des aides sociales connexes est devenu trop étroit. La valeur travail s'en trouve dépréciée, créant un sentiment d'injustice chez les classes moyennes et populaires laborieuses.
- Une concurrence déloyale organisée contre nos usines et nos artisans : pendant que le travail national est lourdement taxé, nos frontières restent grandes ouvertes à des produits fabriqués à l'autre bout du monde. Ces biens importés cumulent :
- Un dumping social et fiscal : salaires de misère, absence de couverture maladie, conditions de travail indignes et subventions d'État massives (notamment en Chine) qui faussent les prix réels.
- Un désastre écologique impuni : production alimentée aux centrales à charbon, normes de rejets inexistantes et transport maritime lourd générateur de pollution, sans que ces externalités ne se répercutent sur le prix en rayon.
Le système actuel subventionne le dumping étranger, détruit nos emplois industriels et taxe le citoyen qui travaille, tout en creusant les déficits de nos comptes sociaux.
Difficultés de recrutement dans l'industrie :
L'État a peu à peu renoncé aux formations techniques qui alimentaient les industries françaises en chaudronniers, soudeurs, usineurs, etc.
Pourtant, de nombreuses entreprises en France ont besoin de ces compétences et pourraient créer davantage de richesse si elles recrutaient à hauteur de leurs besoins.
Parmi les alternatives : la formation continue quand elle subsiste encore (certains AFPA agonisent quand les besoins existent bel et bien), la formation en interne avec ses limites, la sous-traitance. Parfois, il s'agit d'abandonner une solution pourtant techniquement supérieure : exemple vécu de l'hydraulique remplacée par l'électrique faute d'opérateurs de maintenance qualifiés.
Il faut que l'État participe à reconstruire un système de formation technique aligné sur les besoins industriels.
Arrêter le pillage de l'industrie française par les fonds d'investissement/sociétés américains ou autres. Garder la souveraineté pour les industries/services vitaux du pays.
Trop de « made in China », entre autres.
Marche arrière sur la fiscalité punitive des véhicules thermiques : L'acharnement fiscal contre les automobilistes utilisant des moteurs thermiques pénalise injustement les populations rurales et périurbaines qui n'ont pas d'alternative de transport viable.
Rejet du tout-électrique : L'imposition de la voiture électrique relève de l'hérésie industrielle et écologique. Sa durée de vie limitée, son bilan environnemental global discutable (extraction minière, dépendance géostratégique pour les ressources, complexité et coût du recyclage) en font une impasse.
Trop de commerces ne présentent pas à la vente des produits français et/ou européens alors que le produit existe. Exemple : Leroy Merlin a des rayons complets « Made in China » en luminaires, ampoules, cadres, carrelage, etc. Les albums jeunesse sont tous imprimés en Chine : voir Cultura, la Fnac.
Réindustrialiser la France pour créer de la richesse et diminuer la dépendance.
De nos jours, l'état subventionne des produits d'importation hors UE. Ainsi l'intégralité des panneaux solaires installés sont chinois, les pompes à chaleur non européenne ainsi que les eoliennes.
Cesser de financer les entreprises, par réduction de charges ou octroi de subventions, sans résultat ni obligation.
Il faut plus de lycées techniques ,les jeunes ne sont pas tous intéressés par les " longues " études mais aimerais apprendre un métier ,les ouvriers proches de la retraite pourraient aider à former ces jeunes.
Arrêtons de délocaliser nos entreprises françaises pour avoir plus d'argent, car c'est une vision à court terme.
On vend notre connaissance et notre propriété intellectuelles à des pays premier prix.
Respect de la propriété immobilière, gestion des squats et des locataires indélicats qui mettent les petits propriétaires dans la misère.
Connaissez-vous le projet ITER ? Il y a quelques mois, toutes les blouses blanches (ingénieurs français) ont été remplacées par des Japonais qui, eux, ont le niveau requis. Le problème : nos écoles d'ingénieurs proposaient autrefois 70 % de formation technique et 30 % de savoir-être. Maintenant, c'est l'inverse. On forme les personnels à être gentils, mais pas à être pros. La conséquence est que, dans l'entreprise, seules les compétences de management sont valorisées. Un bon ingénieur ou un bon technicien ne peut pas évoluer sur des compétences techniques, comme expert, mais doit faire de l'encadrement. La conséquence est qu'un bon ingénieur restera au mieux 3 ans dans un domaine technique avant de partir faire du « reporting » et de la réunion. Valorisons les compétences. Un technicien n'est pas forcément un bon manager, et inversement.
La perte de notre souveraineté productive :
J’ai le sentiment qu’en France, nous prenons le problème économique à l’envers. Le débat tourne presque exclusivement autour de la dette, des dépenses publiques, des impôts et des charges. Comme si réduire ces différents postes suffisait à rendre notre pays plus prospère.
Mais comment espérer retrouver durablement des finances saines quand nous avons progressivement abandonné une partie de notre appareil productif et que nous dépendons de puissances étrangères pour des technologies et des biens essentiels ?
Ce qui m’inquiète, c’est cette incapacité à faire de notre souveraineté économique une véritable priorité, au-delà des discours. Nous raisonnons trop souvent à court terme, en oubliant que la richesse d’une nation repose aussi sur sa capacité à produire, à innover et à maîtriser son destin industriel.
Arrêtons d’arrêter les réacteurs nucléaires (Superphénix et Fessenheim) pour satisfaire les écologistes. Relançons des réacteurs nucléaires qui permettront le développement de la voiture électrique à bas prix mais également le développement d’entreprises à forte consommation électrique et l’exportation de notre électricité aux pays européens
Conditionner les aides publiques aux entreprises à des engagements de maintien de l'activité industrielle
Constat
Lorsqu'une entreprise industrielle française en difficulté est reprise par un groupe français ou étranger, les pouvoirs publics peuvent apporter des aides financières afin de préserver l'activité, les emplois et le savoir-faire industriel.
Mais certaines reprises peuvent se solder, quelques années seulement après leur réalisation, par une liquidation judiciaire, la fermeture du site et la vente ou le transfert de machines et d'équipements industriels vers d'autres pays.
Dans ces situations, une question essentielle se pose : qu'advient-il de l'argent public versé pour soutenir l'activité et préserver les emplois ?
Des mécanismes de remboursement existent déjà pour certaines aides, mais leur application dépend des dispositifs et des engagements contractuels.
Le fait qu’une régulation excessive finisse par tuer l’innovation n’est pas un mythe. L’exemple des drones est éclairant : en Chine, ils sont utilisés dans l’agriculture, dans la lutte contre les incendies, mais aussi dans l’enseignement, où des enfants apprennent à les assembler et à les faire voler.
Qu’un écolier chinois puisse apprendre à fabriquer et à piloter des drones n’est pas anecdotique : c’est l’assurance que, demain, l’industrie chinoise du drone disposera d’une main-d’œuvre abondante, expérimentée et bien formée.
Pendant ce temps, en France, des entreprises comme Dronisos sont conduites à effectuer une partie de leur R&D dans des pays où l’expérimentation n’est pas rendue impossible par un carcan réglementaire : hors d’Europe.
À force de vouloir encadrer l’innovation avant même qu’elle ait pu se développer, nous prenons le risque de conserver la réglementation et de perdre l’industrie qu’elle était censée encadrer.
La production industrielle française s'est délocalisée à l'étranger ; notre agriculture est concurrencée par l'étranger = moins d'emplois, moins de rentrées fiscales, etc.
Les prix internes de cession des produits entre une usine et le lieux de facturation permet de déporter la valeur ajoutée payée dans un pays ayant une fiscalité avantageuse. C'est ce qui se passe souvent en cas de rachat par un groupe international. De ce fait, le bénéfice généré auparavant se retrouve en partie, ou en totalité, hors du pays. Reste pour l'usine juste de quoi subsister et des investissements souvent réduits à leur plus simple expression. Ajoutons à cela les subventions (type chômage partiel) pour que l'usine conserve ses employés, le résultat obtenu n'étant pas à la hauteur de l'actionnaire (les prix internes de cession n'étant pas suffisamment élevés). Cela m'apparait comme un racket organisé (et légal, malheureusement).
Le groupe ayant racheté l'usine en question profite ainsi de toutes les infrastructures du pays (transport, santé, éducation, ....) en payant un minimum d'impôt.
Déclin de l'industrie française par une concurrence déloyale de la chine notamment. Bientôt l'industrie automobile disparaîtra comme les autres ont disparu auparavant : textile, métallurgie etc.
Pas assez de production sur nos territoires et une balance du commerce extérieur pitoyable.
Nous devons impérativement être capables d'être souverains dans le Cloud et l'IA, qui sont des infrastructures aussi fondamentales que l'électricité.
Depuis 40 ans, les politiques ne se sont guère souciés d’économie. On voit où cela nous a menés : ventes de fleurons industriels, Alstom et deux groupes chez qui j’ai pu travailler, Alcatel et Lafarge. Il est temps de retrouver une souveraineté industrielle et enfin de faire entendre la voix de la France au niveau européen, de sortir du mécanisme européen concernant le prix du kWh. Il faut en finir avec des injonctions européennes à rebours de notre indépendance énergétique.
Beaucoup d’entreprises françaises qui construisent des machines ferment, car le marché est très concurrentiel, les grands utilisateurs finaux achètent des machines à l’étranger et les charges salariales sont trop élevées.
La disparition de la fabrication française de machines destinées à l’industrie, quelle qu’elle soit.
Décarbonation, lutte contre les gaz à effet de serre, indépendance énergétique, réindustrialisation… !
Et si la reconquête de notre souveraineté industrielle et technologique commençait par une véritable stratégie nationale de formation des compétences scientifiques et techniques ?
Si la France ambitionne de réindustrialiser son territoire, de reconquérir des capacités de production dans des secteurs stratégiques et de maîtriser les technologies de demain, sommes-nous réellement en capacité de former suffisamment d’ingénieurs, de techniciens et de chercheurs dans les spécialités dont notre pays aura besoin ?
Plutôt que de dimensionner notre politique de formation à partir des capacités actuelles de nos établissements, ne devrions-nous pas partir de la vision industrielle et technologique que nous souhaitons pour la France à 10, 15 ou 20 ans, identifier les compétences humaines nécessaires à sa réalisation, puis adapter en conséquence notre appareil de formation, ses capacités d’accueil, ses filières et ses implantations territoriales ?
En d’autres termes, construire ainsi une véritable stratégie nationale des compétences, associant l’État, les territoires, les établissements de formation, les organismes de recherche et les acteurs industriels, afin de faire de la formation des ingénieurs, des techniciens et des chercheurs un levier central de notre réindustrialisation, de notre autonomie technologique et de notre souveraineté ?
Et si la lutte contre la désindustrialisation passait aussi par la reconquête de notre capacité à produire à partir de nos propres ressources ?
Début 2026, Toyota a annoncé un investissement dans une usine circulaire en Pologne, destinée à développer un modèle industriel fondé sur les principes « réduire, réutiliser, recycler ». L’objectif est de traiter les véhicules en fin de vie pour récupérer les composants encore utilisables, reconditionner certains équipements, notamment les batteries et les roues, et valoriser des matières premières telles que le cuivre, l’acier, l’aluminium et les plastiques, afin de les réintroduire dans la fabrication de véhicules neufs.
Cet exemple illustre le potentiel de l’industrie circulaire, qui consiste à concevoir des activités industrielles capables de récupérer les ressources issues des produits en fin de vie pour les réintégrer dans de nouveaux cycles de production. Au-delà du recyclage, il s’agit de créer de véritables filières économiques associant collecte, démantèlement, réparation, reconditionnement et réutilisation des matières et des composants, afin de limiter le gaspillage des ressources et de conserver la valeur ajoutée au sein de l’appareil productif.
Comment la France pourrait-elle s’inspirer de cette approche pour développer un véritable réseau d’usines et de filières industrielles circulaires sur son territoire ? En transformant nos véhicules, équipements, machines et autres produits en fin de vie en nouvelles ressources pour notre industrie, nous pourrions relocaliser des activités productives, créer des emplois, réduire notre dépendance aux matières premières importées et faire de la transition écologique un levier de réindustrialisation et de souveraineté nationale.
Hier, le 30 octobre 2026 fermait ce qui a été la plus grande usine de moteurs thermiques au monde : la Française de mécanique à Douvrin. Usine Peugeot/Renault fondée en 1969 pour anticiper la fermeture des dernières mines dans le Nord-Pas-de-Calais. Usine devenue PSA groupe en 2013 puis Stellantis en 2021. Elle a fermé et une usine de batteries « ACC » a ouvert à immédiate proximité.
Le groupe PSA a une autre usine de moteurs thermiques en France dans l’Est à Trémery. Quand on comparait les performances « coût » des 2 sites, celui de Douvrin coûtait au groupe 5 € de plus en taxes par moteur produit que celui de Trémery. Il s’agissait de taxes locales/régionales supérieures dans le Nord. Cela contraignait le site pénalisé à trouver d’autres pistes de productivité pour compenser ce désavantage.
Votre campagne repose si j’ai bien compris sur la réindustrialisation faite sur le sol français. Je me pose une question à double sens. L’état actuel du dérèglement climatique voit une montée non négligeable d’une forme de décroissance des produits carburés, aujourd’hui peu d’industries se soucient vraiment de que sera notre planète dans 50 ans pourtant il est déjà presque trop tard pour agir… Ne serait-il pas opportun affiner votre propos en mentionnant que ces industries devront répondre à un cahier des charges de production qui devra tenir compte des prérogatives écologiques ?
Nous ne pouvons pas projeter quels seront les métiers d’ici 10 ou 20 ans puisque l’évolution des métiers s’accélère fortement. Comment planifier les secteurs et filières industrielles à soutenir ?
Désindustrialisation de masse par concentration des pouvoirs financiers.
Oui à une réindustrialisation au plus près de nos territoires. Des exemples existent et fonctionnent bien. Nous devons exploiter de façon intelligente et efficace les savoir-faire locaux
Nos usines perdent en compétitivité faute de capacité à recruter des compétences clés dans les métiers techniques (mécaniciens, électriciens, maintenanciers…), en raison de la désaffection des filières qui forment à ces métiers. On a donc des quantités de postes non pourvus, ce qui est un comble au regard de la situation du chômage.
D’un côté on a un problème d’épargne : énormément d’argent est immobilisé par les Français sous la forme d’épargne : 6 400 milliards d’euros. Cet argent est assez difficilement fléchable vers l’économie réelle (beaucoup arrive sur le marché secondaire) et encore moins vers l’économie française.
D’un autre côté on a aujourd’hui un État qui réfléchit à vendre certaines propriétés (participations dans des entreprises mais aussi actifs fonciers ou à valeur culturelle importante) tant pour soulager un peu le fardeau de la dette que pour financer d’autres projets industriels importants (industries de la défense, par exemple), avec les objections afférentes en termes de souveraineté en cas de vente à des étrangers.
Le travail détaché
Le travail détaché est un fléau pour nos entreprises.
L’Europe se détruit elle-même en introduisant une concurrence déloyale entre pays sans imposer de couvertures sociales identiques.
Problème de compétitivité de nos entreprises provenant selon moi d’une concurrence déloyale ; on autorise des produits à rentrer dans le pays dont la fabrication ou le produit en lui-même ne respecte pas certaines normes ou philosophies écologiques, sécuritaires, de justice sociale…
Depuis 50 ans, la désindustrialisation du bassin creillois sud de l’Oise crève les yeux : multiplication de zones en friche, murs d’anciennes usines tagués ou qui s’écroulent. Une grande tristesse. J’attends qu’on redynamise la France pour nos enfants et petits-enfants. Quel avenir pour eux ? Ce sera long mais je compte sur vous
Bonjour,
Nous entendons souvent que nos entreprises peinent à exporter dû à un
coût du travail trop élevé.
Les industries européennes se sont fait dépasser par l’industrie chinoise, voitures électriques, panneaux solaires, robots, matériaux.
Le retard est estimé à 6 ans et les perspectives ne sont pas bonnes pour nous car nous avons négligé l’essentiel : la fabrication du graphène.
Aujourd’hui, aucune industrie en Europe ni aux USA ne sait produire des nanotubes de graphène SW single-wall.
Les principales applications sont les batteries des voitures électriques chinoises CATL et BYD qui se rechargent en moins de 10 min, avec une puissance de 600 à 1 000 kW. Si c’est l’élément principal du succès des VE chinoises, il y a aussi le différentiel du coût du travail, mais surtout l’automatisation poussée et la qualité des composants en plastique, élastomère, résine ou aluminium, tous chargés de nanotubes de graphène SW ou MW, qui rendent les composants très légers et plus robustes. Qui plus est la Chine T1200 et le Japon T1300 fabriquent en série des filaments de carbone graphénisés
Ces filaments sont utilisés dans la fabrication des missiles hypersoniques qui ont une autonomie de 25 000 km et une vitesse de 30 000 h.
Tous les futurs avions de chasse utiliseront des filaments qui sont pour l’instant 10 à 12 plus robustes mais qui s’améliorent rapidement.
En France les sachants conseillers techniques des politiques ne croient pas au graphène
Utilisés pour les pales d’éoliennes de 20 MW.
Le problème, c’est le déficit de la France qui n’est en fait qu’un indicateur de la régression dans tous les domaines, économique, social, etc.
Les achats d’usine par des sociétés étrangères.
Mon sujet est beaucoup plus général que l’industrie et relève davantage d’une intuition que d’un constat. La désindustrialisation de la France est probablement pour beaucoup dans dans le mal-être des Français. Mais j’ai le sentiment qu’ils sont, culturellement, profondément hostiles au néolibéralisme qui est contraire à leur histoire. Or tous les discours que l’on a entendus la droite qui nous invitait à nous adapter, la gauche qui a fait le contraire de ce qu’elle laissait croire les ont profondément meurtris. En fait, le néolibéralisme et la financiarisation de l’économie sont foncièrement contraires au « génie » français.
Malheureusement, je ne vois guère comment sortir de cette contradiction.
On veut bien une usine mais pas à proximité de notre jardin.
Il y a très peu d’emplois pour les gens peu formés dans l’industrie. L’industrie, sauf celle de pointe, dégage peu de marge pour les actionnaires. Pour des raisons de coût social, les produits industriels sans forte valeur ajoutée sont beaucoup moins chers dans les pays à bas coût qu’en France. Le choix de bénéficier des prestations chômage plutôt que de travailler est souvent le plus intéressant économiquement, mais entraîne des comportements qui nuisent à la production française.
Avant de fermer une usine, que fait-on de son savoir-faire ?
La fermeture d’un site industriel ne devrait jamais se résumer à l’arrêt des machines et à la suppression des emplois. Que deviennent les compétences des salariés, les connaissances accumulées pendant des décennies et les actifs industriels encore valorisables ?
L’exemple de la Française de mécanique à Douvrin pose une véritable question de fond.
Ayant travaillé comme chef de projet carry over, je suis convaincu que nous devons mieux capitaliser sur l’existant. Le carry over permet justement de réfléchir à la réutilisation des solutions éprouvées, à la transmission des compétences et à la valorisation des moyens industriels.
Pourquoi ne pas prévoir, avant toute fermeture définitive d’un site, une démarche systématique d’identification et de sauvegarde de ce patrimoine industriel ?
Réindustrialiser la France, ce n’est pas seulement construire de nouvelles usines. C’est aussi préserver et transmettre ce que des générations de salariés ont mis des décennies à bâtir.
Les usines de production s’installent au plus proche des matières premières dont elles ont besoin. (C’est loin la Chine) La France ne possède plus que 2 hauts fourneaux. 1 dans le Nord, l’autre dans les Bouches-du-Rhône. Problème, ils appartiennent à ArcelorMittal depuis 2006, (merci le traité de Lisbonne)
De plus, comme la majeure partie des commandes européennes sont faibles (par manque d’usines de fabrication) et oui, l’électricité étant devenue prohibitive en Europe (merci le traité de Lisbonne) sans oublier les taxes carbone de l’UE… concurrence libre et non faussée… LOL. Ce système est intrinsèquement destructeur.
Je suis pharmacienne d’officine depuis 40 ans, et une partie de mes préoccupations sont les ruptures de médicaments.
Comment favoriser la production des principes actifs sur notre territoire français ou européen en tenant compte des enjeux énergétiques, décarbonations et environnementaux, déchets polluants et continuer à payer de moins en moins cher, les médicaments anciens alors que les prix des nouveaux explosent ?
Perte de notre industrie au profit de pays tiers et plus spécifiquement des pays asiatiques
La laine issue de la tonte notamment des brebis élevées pour la viande, n’est pas valorisée. Elle est détruite au lieu d’être utilisée pour un textile français ou des matériaux isolants pour la construction par exemple dans de nouvelles filières. C’est symptomatique d’un gaspillage de nos ressources disponibles qui pourraient être valorisées en circuit court.
Ne pas utiliser ces ressources signifie plus de pollution, plus de CO2, moins de travail local, et plus de dépendance à des partenaires asiatiques.
Circulation des marchandises et des biens, ainsi que le déplacement des personnes
Les industriels sont chassés de France depuis 30 ans. Le poids financier des taxes aussi diverses que lourdes est insoutenable pour un développement de production. Il y a besoin de place, de main-d’œuvre et de cerveaux mais qui veut s’implanter dans une ruralité vidée de son attractivité ?
Pour réindustrialiser, il faut des machines, des robots, du transport. Bref, toute production nécessite de l’énergie. La Chine nous bat grâce à son charbon, les États-Unis grâce à leur pétrole et gaz de schiste. Comment produire davantage d’énergie en France ? Seule l’électrification semble permettre de relever le pays mais si peu de candidats parlent d’augmenter notre production d’énergie pour augmenter la richesse du pays et notre capacité d’action !
Fonderie de Bretagne : préserver les savoir-faire industriels et la souveraineté nationale
La liquidation judiciaire de la Fonderie de Bretagne, à Caudan, le 15 octobre 2026, entraîne la disparition de 244 emplois et menace des savoir-faire industriels développés depuis soixante ans.
Au-delà du drame humain et économique pour le bassin lorientais, cette fermeture pose la question du maintien de capacités industrielles stratégiques en France. La fonderie avait notamment vocation à diversifier son activité vers la production de composants destinés à la défense.
Dans un contexte de tensions internationales et de menace russe, préserver notre autonomie industrielle est un enjeu de sécurité nationale. Il est essentiel d’étudier les possibilités de maintien ou de reprise du site, de ses équipements et de ses compétences, afin de ne pas laisser disparaître un outil de production susceptible de contribuer aux besoins industriels civils et de défense.
Le capitalisme aujourd’hui privilégie la vision de court terme ; l’industrie, ce sont des investissements à long terme et qui ne produisent pas un ROI suffisamment rapide pour les financeurs d’aujourd’hui. À force de proposer des LBO et les opérations de cash out, les financeurs ont perdu le sens du financement de l’économie réelle.
Utiliser l’énergie de la houle en mer qui peut être transformée en électricité
Hydrogène naturel en Moselle : et si la France passait à côté d’une opportunité stratégique majeure ?
Alors que la France cherche à renforcer sa souveraineté énergétique, à réduire sa dépendance aux importations et à réindustrialiser ses anciens bassins miniers, la découverte annoncée d’un immense gisement d’hydrogène naturel en Moselle pourrait représenter une occasion historique.
Le problème est simple : si ce gisement confirme son potentiel économique et industriel, la France saura-t-elle transformer cette richesse de son sous-sol en emplois, en énergie et en avantage stratégique, ou risque-t-elle de laisser passer cette opportunité faute d’investissements, de décisions politiques et d’un cadre d’exploitation adapté ?
Combien d’emplois, de valeur industrielle et d’indépendance énergétique pourrions-nous perdre en ne préparant pas dès maintenant son exploitation ?
La vraie question n’est donc pas seulement de savoir si ce gisement existe, mais si la France saura en tirer parti.
Chiffres clés et localisation
• Lieu : en Moselle (notamment dans la région de Folschviller et à Pontpierre, près de Saint-Avold et Faulquemont).
• Volume estimé : les estimations varient entre 34 millions et 46 millions de tonnes selon les modèles scientifiques, ce qui pourrait en faire l’une des plus grandes réserves d’hydrogène naturel au monde.
• Profondeur des forages : un puits de recherche a atteint 3 655 mètres de profondeur à Pontpierre, avec des concentrations d’hydrogène mesurées jusqu’à près de 50 % à certains niveaux.
• Acteurs : la découverte a été mise en évidence par des chercheurs du CNRS et de l’Université de Lorraine (via le laboratoire GeoRessources et le programme Regalor), en partenariat avec l’entreprise La Française de l’Énergie (FDE).
Avec les avancées de l’IA, des technologies et robotiques, la vision de notre industrie va extrêmement changer.
L’être humain va devenir de moins en moins sollicité et utile.
Imaginez, ne serait-ce qu’il y 10 ans un entrepôt tel que le plus grand centre de tri Amazon à Dunkerque aurait eu besoin d’une multitude personnes pour maintenir son activité… aujourd’hui, une petite poignée est suffisante.
Une vision nouvelle et rapide doit être trouvée pour le financement de l’humanité.
Nous sommes trop dépendants d’autres pays en termes de production. Nous le vivons régulièrement et de plus en plus. Moi qui suis diabétique par exemple, parfois je suis en panne de médicaments car la France n’est pas prioritaire à l’achat par rapport à d’autres pays. Nous devons pouvoir faire face à nos propres besoins sur des points stratégiques.
Les grandes entreprises comme L’Oréal qui reçoivent beaucoup de subventions d’argent public ou carrément des sociétés d’État comme La Poste mettent en concurrence de manière déloyale des intégrateurs de lignes de production avec des sociétés chinoises. Bien entendu, ces grandes entreprises françaises achètent les lignes de production aux sociétés chinoises qui installent du matériel chinois (mécanique, automatismes, moteurs électriques, etc.)
Cela produit des casses sociales en France et plus largement en Europe qui produit des fermetures de sociétés et donc du chômage.
Bonjour,
Je travaille pour un site de vente de matériel de cuisine professionnelle. La majorité des matériels ont pour origine des produits d’origine extra-européenne.
Je pense qu’il faut se sortir de cette dépendance.
Quelles solutions voyez-vous car les gens achètent un prix ?
Lilian
Désindustrialisation de la France
Mise en place d’un new deal
Les entreprises bénéficient de subventions diverses, sans forcément de contrepartie en termes maintien de l’emploi industriel.
Dans le domaine de la recherche publique scientifique, il n’y a quasiment plus d’industriels qui produisent des instruments de mesure sur le territoire national. C’est la base de la production scientifique, sans mesure, pas de sciences !
Les entreprises ont été achetées par de grands consortiums internationaux ou quand des startups émergent, elles sont revendues pour rembourser les investisseurs, peu importe à qui se fait la vente !
Bonjour
Pas de soutien aux startups artisanales en Aquitaine surtout dans les Landes (40).!!!
Au Pays basque oui mais non éligible car critère géographique !!!?
Ni aide institutionnelle ni économique tangible. Pas d’argent pour les petits.....
Donc impossible de créer de l’emploi et se développer sur des solutions locales
Bref....
Des décennies de désindustrialisation ont rendu la France dépendante de l’étranger pour de nombreux produits, composants et technologies essentiels. Lorsqu’une usine ferme, ce sont aussi des emplois qualifiés, des compétences, des sous-traitants et parfois toute une filière qui disparaissent.
Nos industriels doivent parallèlement supporter le coût de l’énergie, la complexité administrative et des normes exigeantes, tout en affrontant des concurrents étrangers qui ne respectent pas toujours les mêmes règles sociales, environnementales ou économiques.
La France ne maîtrise ni la conception ni la fabrication des puces capables d’exécuter les modèles d’IA les plus avancés.
Souveraineté industrielle et commande d’entreprise : orienter les achats de véhicules vers les constructeurs français
L’économie s’est financiarisée. Cela signifie qu’il y a décorrélation entre le propriétaire, le dirigeant et le travailleur. Les propriétaires peuvent aller loger la production dans des endroits et les pays les moins-disants. En parallèle, les profits s’évaporent vers l’étranger. Comment s’assurer que la richesse produite reste chez nous, particulièrement dans le cas où l’État subventionnerait des filières ou flécherait ses achats vers des entreprises françaises ?
Créer plus de richesse
La réglementation américaine ITAR (International Traffic in Arms Regulations) qui encadre la vente par un État tiers de matériel militaire est une arme redoutable de guerre économique. La moindre pièce fabriquée aux États-Unis, montée dans un équipement militaire par un pays tiers, peut devenir un prétexte pour freiner voire bloquer un contrat export par ce pays. En 2018, Wahington a bloqué la vente de 12 rafales au gouvernement égyptien, car une puce électronique US équipe les missiles SCALP montés sur l’avion français (« Une législation américaine bloque la vente de « Rafale » à l’Égypte par la France » – RFI le 16 février 2018))
Le système est redoutable lorsque le mécanisme menace d’affaiblir la souveraineté de la France. En 2014, lors de la vente d’Alstom Power à General Electric (GE), les Américains ont pris le contrôle des usines qui fabriquent les turbines montées dans les centrales nucléaires françaises avec l’accord du gouvernement de l’époque qui a dû rétropédaler 10 ans plus tard avec le rachat de la branche concernée par EDF et la création de l’entité Arabelles solutions.
Aujourd’hui, des éléments ITAR figurent dans les nomenclatures des produits fabriqués par certains industriels français. L’État via la DGA pour la partie militaire, doit s’emparer de cette question :
- Demander aux industriels l’identification et le remplacement des composants critiques par une solution française voire européenne quand cela est possible. Suivre un indicateur de réduction ;
- Développer les filières industrielles manquantes en France et en Europe ;
- Rendre obligatoire la déclaration des dépendances ITAR dès la conception des programmes d’armement.
Les successions d'entreprise multiplient les actionnaires , peuvent créer des conflits d'intérêts au détriment de l'entreprise , et forcer au versement des dividendes impôrtants pour payer la vie des actionnaires -
Produire en France coûte plus cher que de produire à l’étranger
Produire en France coûte plus cher que de produire à l’étranger.
Comment réattribuer l'aide aux entreprises de 230 milliards vers les services publics (hôpitaux, EHPAD, nécessiteux, etc.) ?
La part de l'industrie dans le PIB en France a fortement chuté ces 20 dernières années pour atteindre environ 10,6 % (contre près de 18,6 % en Allemagne), et cette faiblesse industrielle a un impact direct, fort et négatif sur la balance commerciale du pays. A titre d'illustration, ces dernières années le déficit commercial correspond à environ 50% du déficit public.
Notre dernière entreprise de fabrication d’obus dans le Sud Ouest est en difficulté financière malgré des millions reçus, comment est ce possible?
Des milliers d’Euro de subventions sont distribués par les régions sans avoir la garantie de son investissement , sans contrôle réel, sans aucune contrepartie.
Nos entreprises industrielles sont désarmées face à une concurrence Européenne, voir internationale. Les donneurs d’ordre, acheteurs recherchent toujours à acheter moins cher. Face à des impôts, taxes élevées nos entreprises réduisent leurs marges pour garder leur marché, n’investissent plus, perdent en compétitivité et finissent par fermer.
La désindustrialisation française est le recul prolongé du poids de l'industrie dans l'économie depuis le milieu des années 1970. La France est l'un des pays d'Europe où ce recul a été le plus prononcé.
Ampleur du phénomène
Emplois : l'industrie employait environ 6 millions de personnes au milieu des années 1970, contre un peu plus de 3 millions aujourd'hui. Près de la moitié des emplois industriels ont donc disparu en cinquante ans.
Poids dans l'économie : l'industrie manufacturière représente aujourd'hui environ 10 à 11 % de la valeur ajoutée. C'est nettement moins qu'en Allemagne (environ 18-20 %) ou qu'en Italie, et c'est l'un des taux les plus bas de la zone euro.
Commerce extérieur : la balance des biens est structurellement déficitaire depuis le milieu des années 2000, alors que l'Allemagne dégage d'importants excédents.
La Drôme (et d'autres, sur 820km) va être traversée par un gazoduc pour transporter de l'hydrogène renouvelable produit en Espagne.... pour être utilisé en Allemagne, et le tout, en plus, sans indemnisation pour les communes traversées!!! sans être scientifique, cela me paraît faire partie de l'avenir énergétique... On s'en occupe?
On doit créer les conditions permettant à nos entreprises innovantes de naître, de grandir et de prospérer en France.
Nous ne pouvons pas continuer à financer, former et accompagner des entrepreneurs français pour ensuite voir nos pépites partir chercher ailleurs, notamment aux États-Unis, les capitaux, la fiscalité, la simplicité administrative et les conditions de croissance qu’elles ne trouvent plus suffisamment chez nous.
C'est une perte de souveraineté économique.
Soutenir l'industrie française en privilégiant l'installation et la réinstallation des industries en France :
Comment redonner l’envie d’entreprendre ?
En 1991, j’ai commencé à travailler chez un industriel du secteur métallurgique, dans l’Aisne. À l’époque, la France occupait une place de leader dans le domaine de la chaudronnerie de pointe. Chaque jour, nous avions de la demande, des commandes et des visites d’industriels venant des quatre coins du monde, notamment des USA, de la Chine, de l’Inde, de la Russie et de la Corée. L’ensemble du personnel, production et bureaux, était fier de travailler pour la société, et nous avions le sentiment d’accomplir de belles choses ensemble.
Mais le déclin était déjà en route. En quelques années, cette ancienne société déposait le bilan. Pas de repreneur : 1998 fut la fin. J’ai eu de la chance d’être repris par l’un de nos fournisseurs. Pendant 10 ans, j’ai sillonné la France. Mes clients étaient des dizaines de grands et moyens industriels (métallurgiques), les mêmes que ceux de mon ancienne société, qui, eux aussi, petit à petit, étaient en train de mourir. Pourtant, la demande mondiale ne baissait pas. C’est la production (et le savoir-faire qui va avec) qui s’est déplacée sous nos yeux. En 2026, la très grande majorité des pièces et des appareils chaudronnés (naval, nucléaire, pétrochimie, machinerie, énergie, etc.) sont manufacturés en dehors de l’Europe.
C’est bien connu : sans production dans un pays, pas de création de richesse, perte de compétences, augmentation de la dépendance, aggravation de la situation des dettes.
Comment stimuler l’industrialisation ?
(Pardonnez-moi d’avoir été longue. Merci.)
Plus une question à Natacha Polony qu’un problème : j’adhère totalement à l’idée de réindustrialiser notre pays, qui ne produit plus ce qu’il consomme.
Mais ma question est simple : comment revenir sur 40 ans de désindustrialisation dans un contexte de compétition internationale et de défense de notre environnement ?
Produire en France : (secteur industriel)
En tant qu’artisan en autos anciennes, je suis attentivement l’activité économique automobile. Il n'échappe à personne que c'est un désastre.
Nos marques françaises fabriquent leurs autos en Turquie, au Maroc, en Roumanie, etc., car les charges y sont sûrement moins lourdes.
Remettre la formation industrielle au cœur de nos apprentissages. Ce n’est as normal de perdre des compétences ex le famas fabriqué à St Etienne et abandonné faute de perte de compétences pour les réparer
Nos administrations ne travaille pas avec des produits français….
Stopper la vente de nos fleurons industriels (Alstom chaudière dans la nucléaire par exemple. Vente faite par Macron et Hollande qui a mis des centaines d’emplois à la poubelle et réduit notre souveraineté nationale) sous le manteau !
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