Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances · Industrie

Problème n° 2238

Plus une question à Natacha Polony qu’un problème : j’adhère totalement à l’idée de réindustrialiser notre pays, qui ne produit plus ce qu’il consomme.
Mais ma question est simple : comment revenir sur 40 ans de désindustrialisation dans un contexte de compétition internationale et de défense de notre environnement ?

Depuis Hérault (34) · 6 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 5124Niveau : État

Nous avons énormément de savoir-faire en France qui sont encore parmi les meilleurs du monde

Certains nous ont déjà échappé et je pense qu’il est vain de vouloir inverser la vapeur

En revanche, identifions nos forces actuelles et faisons un plan de développement de ces activités via la formation, l’apprentissage, la consolidation des entreprises, la promotion des savoir-faire.

Je reprends l’exemple de Notre-Dame de Paris
Le savoir-faire artisanal français est fabuleux
Le monde entier est impressionné
La France pourrait devenir un leader mondial dans ce domaine et pourrait exporter son savoir-faire

Ce sont des métiers manuels d’excellence qui plaisent beaucoup aux jeunes

Depuis Landes (40) · 14 octobre
Solution n° 5368Niveau : État

Il se trouve que j’ai placé le climat, la gestion énergétique ainsi que la transition écologique comme préoccupations principales dans la liste des sujets qui nous sont proposés à l’inscription sur le site. Influençable me direz-vous ? Sûrement.
Mais en tout cas têtu, je vous propose ici de partager les bonnes raisons qui me font trouver ces sujets importants et probablement les mieux à même de réinventer une industrialisation du XXIe siècle.
En aussi peu de mots je n’espère pas modifier vos priorités ou vous convaincre de porter le réchauffement climatique en tête de vos doléances, je vous propose seulement des raisons d’intégrer ces problématiques à vos réflexions et aux solutions qu’il nous faut trouver.

1- Pourquoi ce sont des sujets qui doivent entrer dans une campagne politique et dans les réflexions qui la conduisent.
2- En quoi ces sujets impactent beaucoup des autres préoccupations exprimées, depuis la défense nationale jusqu’à l’agriculture en passant par le logement, la ruralité, la biodiversité, le transport sans mentionner le nucléaire et quantité d’autres sujets (…)
3- Surprise : comment les pistes de traitement font partie des solutions à nombre de nos doléances.
La transition écologique ainsi que la gestion énergétique sont de formidables outils pour influer l’économie, relocaliser des industries, participer de la souveraineté nationale… et pour créer une cohésion nationale sur de nouveaux défis.

Mon premier point :
Un programme ou des solutions ponctuelles qui n’intègrent pas les changements climatiques ou la déplétion des ressources naturelles (pétrole en tête) ne sont pas crédibles, ils seront torpillés par des données factuelles qui nous rattraperont si on leur tourne le dos. On peut disqualifier les candidats qui les ignorent, on peut plaindre les petits bras qui n’osent pas les intégrer à leurs plans, on peut tenter de parler chiffres et ordres de grandeur à ceux qui pensent le monde à l’aune des dernières décennies… On ne peut pas ignorer les constats des scientifiques qui travaillent sur le sujet.
Cette prise en compte de la question écologique est actuellement cantonnée chez « les écologistes » et saupoudrée de-ci de-là sans grande cohérence chez les autres. Au-delà du discours de surface « je partage vos soucis » il n’y a pas de cohérence dans la réponse politique. Or l’éclairage scientifique permet de placer la question écologique dans un espace transpartisan : il s’agit de faits.
On peut se démarquer résolument des autres offres politiques présentes en respectant l’intelligence de nos interlocuteurs (et électeurs souhaités ?). D’abord en intégrant ces faits dans nos réflexions, et surtout dans nos solutions.

C’est mon deuxième point : appeler à intégrer les solutions que propose la transition aux sujets qui nous importent. Les conséquences des changements commencent à devenir des évidences de bon sens, mais quantifier leurs relations avec les politiques à conduire demande davantage de travail.
Par exemple
- Peut-on balayer les questions suivantes puisqu’il est prouvé que les capacités de production de pétrole ne peuvent que baisser (dans une échelle de temps en rapport avec celle de la planification à l’échelle d’un État) ?
- En quoi la hausse du prix de l’énergie entraîne-t-elle une diminution de la richesse nationale et conséquemment le besoin de travailler plus longtemps ?
- Que peut être une armée privée de carburant (l’actualité récente pose la question au-delà des stocks stratégiques (180 jours) ou de la diversification des approvisionnements) ?
- C’est quoi la ruralité sans transports ? Et la vie citadine en bouilloire thermique ? (L’habitat ?)
- Peut-on avoir une industrie sans énergie et une école sans débouché faute d’industrie ?
- Quid de l’agriculture gourmande en eau et en pétrole ? …
Par exemple encore puisqu’il est mesuré que la quantité de poissons pêchés diminue malgré l’intensification des moyens, faut-il que l’Europe continue de subventionner les gros chalutiers qui sont responsables de 99 % de la surpêche sur nos plateaux continentaux…
Des laboratoires d’idées, des scientifiques et des fondations ont compilé des données et proposé des solutions. Nous devons les utiliser autant par honnêteté intellectuelle que pour relativiser et ordonner nos doléances.

Enfin et c’est mon troisième point : contre toute attente en embrassant résolument des solutions adaptées nous pouvons construire une économie tonique non délocalisable, que nous pouvons vouloir autosuffisante sur le plan alimentaire sans être protectionniste, qui pourrait répondre à des attentes de sécurité (médicaments, conditions de vie…) et, cerise sur le gâteau, qui peut maintenir un PIB constant (croissant ?).

Dans la mesure de mes modestes moyens je suis à votre disposition pour vous proposer des liens et des références pour étayer les points qu’il vous intéresserait de creuser.

Depuis Maine-et-Loire (49) · 14 octobre

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