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Cahier de doléances · Industrie

Problème n° 1281

Depuis 40 ans, les politiques ne se sont guère souciés d’économie. On voit où cela nous a menés : ventes de fleurons industriels, Alstom et deux groupes chez qui j’ai pu travailler, Alcatel et Lafarge. Il est temps de retrouver une souveraineté industrielle et enfin de faire entendre la voix de la France au niveau européen, de sortir du mécanisme européen concernant le prix du kWh. Il faut en finir avec des injonctions européennes à rebours de notre indépendance énergétique.

Depuis Loire-Atlantique (44) · 5 octobre

2 solutions proposées

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Solution n° 2293Niveau : État

Concernant les fleurons industriels, il faudrait que le Parlement soit impliqué, et pas seulement le ministre de l’Économie, et donne son aval pour la vente sur présentation d’arguments valables.
Pour le prix du kWh, faire comme l’Espagne : résister à la Commission européenne.

Depuis Loire-Atlantique (44) · 7 octobre
Solution n° 4859Niveau : État

Constat largement partagé. Alstom, Alcatel, Lafarge : en quelques décennies, la France a laissé partir des fleurons industriels qui faisaient sa puissance, souvent dans l’indifférence des responsables politiques. Le résultat, ce sont des emplois perdus, des savoir-faire disparus et une dépendance croissante, que la crise sanitaire puis la crise énergétique ont cruellement révélée. Voici quelques pistes de travail proposées, secteur par secteur.

Faire revenir la production partie à l’étranger. Piste proposée : les entreprises qui rapatrient en France au moins 20 % de la production qu’elles ont délocalisée depuis l’an 2000, et qui s’engagent à créer des emplois et de la valeur sur cinq ans, bénéficient d’allègements fiscaux et sociaux. Ces aides ont une particularité : elles portent sur une activité qui, sans relocalisation, n’aurait de toute façon rien rapporté à l’État, puisqu’elle était réalisée à l’étranger. L’État ne renonce donc à aucune recette existante. Il accepte de percevoir un peu moins sur une activité nouvelle qui, sans cela, n’aurait jamais existé en France. En contrepartie, les engagements sont contrôlés, et l’entreprise qui repartirait avant le terme rembourserait les aides perçues.

Protéger ce qui reste et ne plus laisser filer nos entreprises stratégiques. Pistes proposées :
renforcer le contrôle des investissements étrangers et réviser chaque année la liste des secteurs protégés (défense, nucléaire, énergie, espace, santé, numérique, intelligence artificielle, médias)

établir chaque année une cartographie publique de nos dépendances aux matières et composants critiques (terres rares, semi-conducteurs, batteries, principes actifs des médicaments), pour agir avant la pénurie plutôt qu’après.

Financer l’industrie avec l’épargne des Français. Piste proposée : un nouveau produit d’épargne populaire, volontaire et sécurisé, qui finance les entreprises produisant en France. L’épargne des Français doit servir d’abord à leur pays.

Une concurrence fiscale loyale. Une PME française paie aujourd’hui proportionnellement plus d’impôts qu’une multinationale capable de déplacer ses bénéfices. Piste proposée : appliquer strictement l’impôt minimum mondial de 15 % et renforcer le contrôle des montages d’optimisation.

Médicaments : ne plus dépendre de l’Asie. La grande majorité des principes actifs de nos médicaments est produite en Chine et en Inde, et les ruptures se multiplient. Pistes proposées :
créer un établissement public chargé de produire en France les médicaments les plus critiques du quotidien, comme le paracétamol, l’ibuprofène, l’amoxicilline et le salbutamol, avec un stock stratégique de six mois, pour les autres médicaments, permettre à l’Assurance maladie de conclure des contrats d’approvisionnement de longue durée, qui garantissent des volumes aux fabricants en échange d’une production majoritairement européenne et de stocks de sécurité.

Défense : faire du choix européen le plus avantageux. Pistes proposées : un mécanisme de soutien financier pour les pays européens qui achètent des équipements produits en Europe ;
proposer le Rafale aux pays de l’Union au même prix qu’à l’armée française, l’État compensant la différence, pour relancer la production et créer des emplois durables, exiger des transferts de technologie en contrepartie des achats hors d’Europe.

Une électricité au juste prix pour l’industrie. Le nucléaire est un atout que l’industrie française doit retrouver dans ses factures. Sortir seul du marché européen se heurterait aux traités et nous priverait des échanges d’électricité, dont la France est le premier exportateur. La réforme européenne de 2024 offre en revanche les outils pour reprendre la main. Pistes proposées : des contrats de long terme à prix stable entre la production nucléaire et les industriels ; un tarif industriel compétitif pour les secteurs stratégiques, financé par une partie des revenus du nucléaire ; l’extension du tarif réglementé aux très petites entreprises et aux copropriétés.

L’intelligence artificielle : le défi qu’il faut relever dès maintenant. Les États-Unis, la Chine et l’Inde investissent massivement et forment des centaines de milliers de spécialistes. La France a d’excellents chercheurs et de belles entreprises, mais elle voit trop souvent ses meilleurs talents partir à l’étranger. Si nous ne formons pas nos propres experts, nous dépendrons demain des technologies des autres, comme nous dépendons aujourd’hui de leurs médicaments. Piste proposée : créer une École nationale de l’intelligence artificielle, une formation d’excellence publique qui forme ingénieurs et chercheurs, en lien avec la recherche et l’industrie, pour garder nos talents en France et bâtir une véritable souveraineté technologique. Cette école s’accompagnerait d’infrastructures de calcul et d’hébergement des données souveraines, pour que nos administrations et nos entreprises ne dépendent plus de plateformes soumises à des lois étrangères.

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 14 octobre

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