Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

← Industrie

Cahier de doléances · Industrie

Problème n° 141

Difficultés de recrutement dans l'industrie :

L'État a peu à peu renoncé aux formations techniques qui alimentaient les industries françaises en chaudronniers, soudeurs, usineurs, etc.
Pourtant, de nombreuses entreprises en France ont besoin de ces compétences et pourraient créer davantage de richesse si elles recrutaient à hauteur de leurs besoins.

Parmi les alternatives : la formation continue quand elle subsiste encore (certains AFPA agonisent quand les besoins existent bel et bien), la formation en interne avec ses limites, la sous-traitance. Parfois, il s'agit d'abandonner une solution pourtant techniquement supérieure : exemple vécu de l'hydraulique remplacée par l'électrique faute d'opérateurs de maintenance qualifiés.

Il faut que l'État participe à reconstruire un système de formation technique aligné sur les besoins industriels.

Depuis Moselle (57) · 4 octobre

5 solutions proposées

Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.

Solution n° 142Préférée des inscritsNiveau : État

1. S'appuyer sur les réseaux d'entreprises et les moyens publics (bâtiments, ateliers quand ils subsistent) pour construire des filières d'excellence, aux débouchés clairement identifiés, qui offrent un véritable avenir aux jeunes et leur donnent envie de s'engager dans ces formations. Les WorldSkills sont déjà une superbe vitrine. Le modèle des compagnons doit nous inspirer également. Je l'ai déjà dit ailleurs : mettons fin au CIR pour financer véritablement la réindustrialisation.
2. Modifier en profondeur le discours public sur la formation : non, le bac général pour tous n'est pas la panacée. Cf. les angoisses d'une part importante des bacheliers face à Parcoursup et à l'offre de formation supérieure sans débouchés. L'excellence peut prendre diverses formes, du technicien hautement qualifié à l'ingénieur.

Depuis Moselle (57) · 4 octobre
Solution n° 6806Niveau : État

Action 1 - Adapter les formations aux besoins de l’industrie

Pilote : ministère de l’Éducation nationale, régions, branches professionnelles

Réaliser chaque année une cartographie des métiers en tension et ajuster le nombre de places et les filières de formation en conséquence (soudage, usinage, maintenance, chaudronnerie, métallurgie, etc.).

Action 2 - Redonner de la valeur aux diplômes

Pilote : ministère de l’Éducation nationale

Rehausser progressivement le niveau d’exigence du brevet et du baccalauréat afin qu’ils redeviennent de véritables indicateurs de connaissances et de compétences.

Action 3 - Mieux orienter les élèves

Pilote : ministère de l’Éducation nationale

Orienter davantage les élèves selon leurs aptitudes et leurs résultats, plutôt que de pousser la quasi-totalité d’une génération vers les mêmes parcours généraux.
(Cela implique de pouvoir dire non, et de ne pas donner les diplômes à tous.)

Action 4 - Reconstruire les filières techniques

Pilote : ministère de l’Éducation nationale et régions

Ouvrir ou rouvrir des formations techniques là où les entreprises peinent à recruter, afin de répondre aux besoins réels de l’économie.

Objectif

La France a besoin d’ingénieurs, mais aussi de techniciens, d’usineurs, de soudeurs, d’électriciens et de chaudronniers. L’enjeu est de former davantage de jeunes aux métiers dont le pays a besoin, tout en redonnant de la valeur aux diplômes et à l’orientation scolaire.

Depuis Eure-et-Loir (28) · 19 octobre
Solution n° 1275Niveau : État

Il faut améliorer la relation entre les professeurs du technique et les services RH formation des entreprises recruteuses. Il faut intégrer les manageurs de première ligne dans la construction des cursus. Il faut favoriser et valoriser le tutorat dans les entreprises et valoriser les professeurs qui s'investissent dans la création et la réalisation des formations adaptées à la demande des entreprises, en aidant en priorité les petites et moyennes entreprises. Il faut aussi valoriser les métiers techniques et leurs rémunérations.

Depuis Bouches-du-Rhône (13) · 5 octobre
Solution n° 2745Niveau : État

Je pense que cette difficulté n'est pas spécifique à l'industrie et qu'elle touche tous les métiers techniques et/ou manuels. Je pense notre société malade de ce qu'elle a créé. Nous avons, au fil des générations, toujours eu plus, et la société nous y encourage sans cesse. La hausse fulgurante de l'immobilier et des énergies a fait que nos trains de vie ont augmenté, et notre besoin de salaires conséquents avec. Tous nos métiers d'ouvriers dans le technique ont du mal à proposer ces salaires conséquents sans grande contrepartie de type grand déplacement ou autre.

Donc, désolé, ma solution n'en est peut-être pas une pour vous, mais pour moi, il faut réformer notre capitalisme libéral et mettre un grand coup de cutter dans tout le marketing, les influenceurs et autres systèmes qui nous poussent toujours à vouloir plus. Vivre sans smartphone ne doit plus être une hérésie. Et faut trouver des solutions pour le logement aussi.

Depuis Bouches-du-Rhône (13) · 7 octobre
Solution n° 6514Niveau : État

1- Informer et donner envie aux jeunes de s’orienter vers certains métiers. Il y a trop de formations où chaque année il n’y a plus assez de candidats et qui conduisent à la fermeture de filières, dont l’industrie manque.
2- Redonner la possibilité aux industries de voir de l’avenir en France et d’y maintenir des activités.
Des métiers disparaissent aujourd’hui, car les sites industriels sont délocalisés ou la réglementation nationale ou européenne fait fermer ces sites. Par exemple, la fabrication et l’assemblage de moteurs thermiques, l’entretien et la vente de véhicules performants actuellement trop taxés, qui vont conduire à la perte de toutes les compétences liées à ces métiers (mécaniciens, automaticiens, pneumaticiens, concepteurs moteurs, opérateurs, …) et seront relocalisés à l’étranger.

Depuis Territoire de Belfort (90) · 18 octobre

Proposer une solution à ce problème

Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.

Je propose une solution

Partager cette page

Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.

Faire un don Je souhaite rejoindre

Rejoindre le mouvement

Je souhaite rejoindre

L’inscription est gratuite, et le don facultatif. Laissez votre adresse : vous recevrez votre invitation par courriel.

Protection de vos données. Les deux champs sont obligatoires. Natacha Polony traite ces informations, ainsi que la source de votre visite, sur la base de votre consentement, uniquement pour vous tenir informé de ses prochaines étapes et mesurer la provenance des participations. Votre inscription est enregistrée dès l’envoi du formulaire. Vous pouvez retirer votre consentement et exercer vos droits à tout moment. En savoir plus sur vos droits et l’utilisation de vos données.

Déjà inscrit ? Connectez-vous.