Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances

Ruralité

Villages, services de proximité, écoles rurales.

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Problème n° 296Avec des chiffres

Il est devenu bien difficile de vivre à la campagne.
1. Le chômage : les emplois sont rares en milieu rural. L’industrie y est quasi inexistante et l’agriculture se meurt. Dans mon département, le plus gros employeur est une entreprise de services à la personne.
2. Les déserts médicaux : l’accès aux soins est très compliqué et il est difficile de trouver un médecin traitant. Il faut parfois se rendre dans un autre département pour consulter un spécialiste ou accoucher. Les difficultés sont les mêmes en matière de santé mentale.
3. La fermeture des services de proximité : les bureaux de poste ferment, les centres des finances publiques s’éloignent et les délais pour rencontrer une assistante sociale deviennent interminables.
4. La petite enfance et l’enseignement : les crèches et les écoles ferment, faute de moyens et d’enfants.
5. Les transports : à la campagne, la voiture personnelle est indispensable pour aller travailler, faire ses courses ou accéder aux soins. Il est presque impossible de vivre sans véhicule, tandis que les transports en commun sont quasi inexistants.
La ruralité se meurt. Les jeunes quittent la campagne pour les grandes villes, à la recherche d’un emploi. Les villages sont peu attractifs, sauf lorsqu’ils se trouvent à proximité d’une grande ville. La situation démographique est préoccupante : les jeunes y sont bien moins nombreux que les aînés. Les commerces ferment les uns après les autres.
Il est également difficile de se loger : les logements disponibles à la location sont trop peu nombreux, et l’accès à la propriété semble réservé à une poignée de privilégiés.

Problème n° 165Avec des chiffres

Le problème : pendant que les grandes villes saturent et que les loyers y explosent, nos villages se vident. Maisons à l'abandon, commerces qui ferment, écoles menacées : la ruralité perd ses habitants faute d'une politique qui donne envie de s'y installer.

Problème n° 14

En zones rurales, l'apport volontaire des déchets est un fiasco: des personnes âgées ou handicapées se retrouvent en difficulté pour cette gestion, nous avons perdu beaucoup en terme d'hygiène notamment l'été. Le coût de la redevance a triplé (ex: Dordogne) alors même que le porte à porte est suspendu. Donc plus d'impôts pour moins de service.
Le coût d'une ouverture de benne est exorbitant, encourageant donc les decharges sauvages. Tout le contraire une démarche écologique, sans compter de la multiplication des allers retours individuels en voiture (et du coût du gasoil).
Des collectifs de particuliers se sont montés, mais là justice tranche en faveur des gestionnaires.
C'est un vrai sujet de préoccupation quotidien de plus en plus de français. Sujet a prendre au sérieux.

Problème n° 546Avec des chiffres

J'ai bien aimé un de vos posts sur les services publics, notamment le bureau de poste en campagne. On commence par réduire les horaires, de sorte que les personnes actives n'aient plus de créneau pour s'y rendre (évidemment, on ferme le samedi matin). Ensuite, on se rend compte que la fréquentation baisse et on considère qu'il n'est plus utile de le maintenir.

Problème n° 3073

Madame Polony,

J'habite un petit village de province et souhaite apporter mon témoignage à votre cahier de doléances sur la réalité de nos territoires métropolitains oubliés.

Dans notre commune, il n'existe aucun transport en commun. La voiture individuelle n'est pas un confort ni un « choix polluant », c'est une condition stricte de survie au quotidien.

Concrètement, sans véhicule personnel :

Impossible de se ravitailler : Le premier commerce de proximité a disparu. Faire ses courses alimentaires impose de faire des kilomètres.
Impossible de se soigner : Accéder à un médecin généraliste ou à une pharmacie relève du parcours du combattant, au cœur d'un désert médical qui s'aggrave.
Isolement social et précarité : Pour les personnes âgées qui ne peuvent plus conduire, les jeunes sans permis ou ceux dont le budget carburant prend le dessus sur le reste, la vie de village se transforme en assignation à résidence.
On nous parle de transition écologique, de sobriété et de mobilités douces, mais la réalité de nos campagnes est le vide des services publics et l'absence totale d'alternatives à l'automobile. Nous subissons de plein fouet les hausses des coûts de transport sans aucune solution de repli.

Il est urgent que la puissance publique réinvestisse nos territoires : par la réimplantation de services de santé de proximité, le soutien aux commerces locaux et le développement de transports collectifs adaptés au milieu rural (navettes à la demande, réouverture de petites lignes).

Merci de porter la voix de cette France rurale qui ne demande pas de privilèges, mais simplement le droit de vivre dignement chez elle.

Problème n° 3898

Dans ma région (Haut-Jura, au-dessus de Champagnole), on manque de transports en commun. Les quelques bus de ligne ne font que quelques allers-retours par jour. C'est insuffisant. Sans voiture, on ne peut rien faire. À quand une politique ambitieuse de développement des bus de ligne et des TER ?

Problème n° 453

Première étape : mieux orienter les subventions vers les projets qui profitent à plusieurs communes

La France compte environ 35 000 communes. Près de 18 000 ont moins de 500 habitants et 11 300 comptent entre 500 et 2 000 habitants. Beaucoup ont des moyens limités pour investir seules.

L’État pourrait demander à ces communes de recenser leurs projets et leurs besoins avec les communes voisines. Les subventions seraient accordées en priorité aux investissements qui servent aux habitants d’un même bassin de vie : 3 ou 4 communes pour une rénovation d’une école, un équipement sportif ou culturel, de la voirie, un espace associatif ou un service de proximité.

Les projets destinés à une seule commune resteraient éligibles. Ils seraient moins prioritaires, sauf s’ils répondent à un besoin essentiel ou à une obligation de sécurité.

L’objectif est de financer davantage d’équipements partagés et de mieux répartir les investissements entre les communes d’un même secteur.

Stop aux city dans chaque commune : un city pour une commune et un minibus pour faire le lien entre villages.

Problème n° 157+1 personne l’a aussi écrit

Ne pas faire des intercommunalités, en les développant, des structures qui s'affranchissent de leurs administrés.
J'ai en tête Nantes Métropole, qui est devenue une véritable machine technocratique propre à broyer toute initiative qui ne sort pas d'elle.

Problème n° 1197

La taxe d’ordures ménagères en campagne reste calculée comme celle de la ville, alors que les services de ramassage ont été supprimés. En campagne, c’est l’apport volontaire, mais avec le coût de la ville où tous les services restent présents. C’est également au m² que celle-ci se calcule, et non au nombre d’habitants du logement.

Problème n° 468Avec des chiffres

Réformer la participation électorale en instaurant le vote obligatoire

Chaque électeur inscrit serait tenu de participer aux élections nationales et locales. Le vote blanc serait comptabilisé séparément et publié dans les résultats. Il permettrait de distinguer l’abstention du refus des choix proposés.

Les personnes empêchées pourraient être dispensées de cette obligation pour des motifs légitimes, comme la maladie, le handicap, un déplacement professionnel ou une difficulté majeure.

Cette mesure viserait à renforcer la participation électorale, tout en laissant à chacun la liberté de ne choisir aucun candidat.

Problème n° 7653

Les petites communes – selon les régions – deviennent des dortoirs. Les services publics (ce qu’il en reste) et les commerces de proximité sont parfois inexistants, pénalisant certaines tranches de la population. Les commerces meurent ou désertent les centres-villes des petites ou moyennes villes de province. Que font, que peuvent faire, les structures territoriales pour endiguer cela et réinitier une économie locale encourageant une « économie » sociale ?

Problème n° 7496

Je voudrais parler des communautés de communes qui ne sont que des feuilles en plus dans le mille-feuille de la ruralité. Conçues en réalité pour faire des économies pour les petites communes. En fait, ne font commenter les dépenses. Il vaudrait mieux faire des groupements de petites communes qui se touchent ainsi, on pourrait par exemple faire un stade dans une commune. Un tennis dans l’autre, une piscine dans une autre. Plutôt que chacune des communes sa piscine son terrain de foot et son terrain de tennis. Chez nous quatre communes dans un mouchoir de poche. Donc quatre maires plusieurs employés municipaux dans chaque commune, et chacun son matériel pour entretenir. Alors que tout ça pourrait être regroupé

Problème n° 7360

Les pouvoirs publics dépensent pour attirer des habitants dans des territoires dont ils ferment les services.

En juin 2025, le CNER, qui fédère les agences d’attractivité, a publié une étude sur ce qui rend un territoire attirant. Elle est écrite par des professionnels du sujet. Elle dit ceci :

« L’une des principales raisons réside dans la difficulté d’accès aux services essentiels : écoles, commerces, santé, transports. »

« Les fermetures de classes, de commerces et de cabinets médicaux ont souvent éloigné les habitants de ces infrastructures essentielles. »

Et quand ces mêmes professionnels classent les facteurs d’attractivité, vingt-quatre sur trente citent en premier l’accessibilité du territoire. Avant le foncier, avant les aides.

Le diagnostic est donc posé, par ceux dont c’est le métier.

Regardez maintenant ce que la même étude recommande : mieux accueillir, créer une marque de territoire, animer des clubs d’ambassadeurs, accompagner les arrivants. De la communication et de l’accompagnement, c’est-à-dire ce qui ne coûte presque rien.

Pas un seul levier ne porte sur la cause qu’elle vient d’identifier. Pas une ligne sur rouvrir, maintenir ou financer une école, un commerce, un cabinet médical.

C’est cette contradiction que je signale, et elle est quotidienne : l’État ferme une classe dans un village et subventionne au même moment une campagne destinée à y attirer des familles. Le département finance une politique d’accueil pendant que la ligne de car disparaît.

En Saône-et-Loire, où je vis, le solde migratoire est positif depuis des années : il arrive plus de gens qu’il n’en part. Le département perd pourtant environ mille habitants par an. Attirer n’a jamais été le problème. On ne retient pas.

Tant qu’on traitera l’attractivité comme un problème de communication, on financera des brochures pour des villages sans école.

Problème n° 7112

La majorité des grands évènements ou institutions culturelles se déroulent à Paris ou dans les grandes métropoles. Les personnes habitant dans la Meuse, la Creuse ou l’Indre, par exemple, ont très peu accès à la culture sauf en version numérique. Voir un Cézanne en vrai n’a rien de commun avec le voir en vrai. Cette situation contribue à créer une division et une incompréhension mutuelle entre citadins et ruraux.

Problème n° 4225

Les ministères sont tous à Paris et trop éloignés des réalités des régions et notamment de la ruralité. Avec un entre-soi parisien bien détestable. Le décalage entre les décisions prises au national et les réalités des territoires impacte trop négativement les territoires régionaux et crée des différences de privilèges ou services (transports, services publics, déserts médicaux, etc.).

Problème n° 3901

Tout d'abord, je tiens à vous remercier d'offrir à beaucoup d'entre nous la possibilité de reprendre goût à l'engagement politique. Faire en sorte de cesser de subir, mais avoir la volonté de participer et d'agir, de partager.

J'ai 59 ans et j'ai cessé de voter contre depuis de nombreuses élections. J'aimerais enfin pouvoir voter pour. J'espère que vous m'offrirez cette possibilité. Je le crois. Il y a une certaine urgence à ce qu'un autre mouvement contrecarre celui en cours, belliqueux et dangereux.

Les doléances sont très nombreuses, mais elles ont presque une même cause, un dénominateur commun, entre incompétences et prédations.

J'habite la campagne, un endroit que j'aime et respecte beaucoup. Très belle région du sud Vienne, la Charente limousine. Paisible. Enclavée.

Plus de transports en commun, ou faméliques. Peu de travail — de moins en moins. Paupérisation d'une grande partie de la population. Villages et villes moyennes qui se vident. Superbe patrimoine architectural rural qui pâtit de ce mécanisme de l'abandon.

À l'origine, terre d'élevage. Nombreux bocages, bois, forêts — chênes surtout —, rivières.

Là apparaissent les prédateurs. Nombreux investisseurs à qui l'on offre légalement de procéder à la saignée.

En premier : les promoteurs privés de l'énergie. Éoliennes surtout rentables pour ces différentes sociétés et les fonds de pension étrangers, leurs actionnaires. Juteux contrats d'investissement sur 25 ans.

Un détail : éoliennes qu'on importe de Chine.

Hectares recouverts de panneaux photovoltaïques. Autres prédateurs, même système.

Je n'oublie pas le dumping chinois, là encore, sur ce savoir-faire de notre industrie, qu'on a laissé étouffer sans rien dire.

D'autres mutilations à venir, je crains.

Mais certains aussi agissent pour contrer, et c'est heureux, même si ça doit s'avérer vain. Je pense aux nombreuses associations qui se sont créées pour tenter de ralentir ce processus.

P.-S. : Je ne suis en rien contre les énergies renouvelables.

Problème n° 3505

Je ne comprends pas : pendant les années 50-60, la France se redressait, mais n'était pas encore relevée de la guerre. Dans mon village, il y avait 3 bars, 2 médecins, 1 pharmacie, une poste, une gendarmerie, un boulanger, un boucher, une petite épicerie… Maintenant que la France est « riche », du moins sur le papier, on n'a plus qu'un médecin, une pharmacie, les pompiers, et c'est la mairie, ouverte seulement le matin, qui fait poste. Donc seulement de 9 h à midi les samedis pour les salariés. Où passe l'argent ?

Problème n° 1550

Les chasseurs sont une minorité dans la ruralité. Pourtant ils imposent leur point de vue. Je suis pour un référendum sur l'interdiction de la chasse le dimanche. Pour arrêter le lobbying des chasseurs.

Problème n° 451

Bonjour,
Je souhaitais parler d'un sujet que j'avais vu à la télé concernant la fermeture des boîtes aux lettres jaunes dans les petites communes, car il y a peu de passage — ce qui peut être compréhensible en termes de rentabilité pour La Poste. Pourquoi ne pas mettre en place à la mairie, car toutes les communes possèdent des mairies, un système de collecte du courrier que la mairie peut transmettre au facteur lors de son passage ?

Problème n° 9104

Vivre en ruralité n’est pas chose facile car celle-ci a été totalement oubliée. Commerces, médecins, emplois, culture, services publics tout disparaît alors qu’avant tout cela existait. On efface cette vie de village comme s’il n’y avait que les villes qui comptent. Les ruraux sont des Français comme les autres avec les mêmes droits

Problème n° 8829

Depuis des décennies on vide les campagnes pour faire grossir les métropoles. Ce phénomène lié à la mondialisation et permis par l’exploitation des énergies fossiles montre aujourd’hui ses limites. Au début de l’exode rural, le lien ville-campagne pouvait être entretenu par le lien familial, il devient de plus en plus rare et laisse au monde rural un sentiment d’abandon.
On n’a pas encore compris les conséquences de cette rupture car le système permet toujours de remplir les magasins. L’augmentation des prix de l’alimentation en lien avec l’augmentation du prix de l’énergie mais aussi la montée des violences sont les conséquences de cette pensée qui n’a cessé d’éloigner l’homme des sources du vivant.
Ce déséquilibre entre villes et campagnes se ressent par la montée du vote pour l’extrême droite au sein du monde rural. Le sentiment de détenir un moyen de se venger de la domination des urbains, domination politique, médiatique et économique.
On a juste oublié que ce qui nourrit les villes sort de nos campagnes. L’évolution de l’agriculture avec la fin des transmissions familiales et le réchauffement climatique va révolutionner nos modes de vie et rien n’a été fait pour anticiper la réalité qui va s’imposer à nous.
J’exposerai ci-dessous quelques solutions, des solutions qui ont fait réagir un homme récemment disparu et qui m’a fait l’honneur d’écrire ces quelques mots :
« Votre initiative a le mérite de lier la revitalisation des villages à la détoxication des villes »

Problème n° 8802

Née en cité et donc en ZEP, j’ai bénéficié de temps d’activités (fin des cours 15 h 30 et activités jusqu’à 17 h, gratuites) sans compter les MJC et tout était à proximité. Je pensais évoluer dans la société en devenant agricultrice et en faisant grandir mes enfants au vert. Eh bien mes enfants ont tellement peu de propositions d’épanouissement et de découvertes d’ateliers (artistiques ou artisanaux). J’ai l’impression de leur offrir un cadre de vie tellement moins varié. En campagne si vous voulez que vos enfants découvrent la vie, il faut se battre. Travailler, faire le taxi, chercher les bonnes infos, rien ne vient à vous et c’est tellement plus chronophage et cher… Finalement notre ado n’a qu’une hâte, c’est de quitter sa campagne, c’est dommage.
D’ailleurs même quand ils ont l’âge de se débrouiller pour sortir, tout est un frein, pas de bus les mercredis après-midi ni les week-ends. On ne met plus ou beaucoup moins les enfants sur des scooters ou autres mobylettes, on ne les laisse plus faire du stop, trop dangereux. Vu le prix des voitures d’occasion, on ne leur achète pas de voiture, de toute façon ils n’auraient pas de quoi y mettre de l’essence…

Problème n° 8319

Le rat des villes contre le rat des champs…
Je veux soulever là non pas un problème particulier, mais une situation générale qui ne fait que se dégrader dans la ruralité…
Le rat des villes qui représente 80 % de la société française ne comprend pas ou plus le rat des champs : l’agriculteur empoisonne, le chasseur pratique une activité d’un autre âge, on est des pollueurs parce qu’on ne roule pas à l’électrique, on y voit des camions d’animaux, remplis de bétail, comment est-il possible de vivre sans un cinéma, un centre social ou un transport en commun au pied de sa porte… La liste pourrait être longue, mais je vais m’arrêter là.
Mais comme le rat des villes est représenté par 70 à 80 % des élus, c’est son point de vue qui s’impose et nous autres, rats des champs, avons l’impression d’être bridés par des réglementations et des lois qui ne correspondent pas à ce dont nous avons besoin.

Problème n° 8215

La baisse du taux de natalité entraîne mathématiquement une baisse des effectifs dans les écoles rurales, l’État supprime alors des postes d’enseignants.
Avant d’envisager la fermeture de l’école, certaines communes ont actuellement 2 options : créer des classes uniques ou créer des RPI.
Si le DASEN se veut rassurant en expliquant qu’il s’agit plus de répartir différemment les enseignants sur le territoire, il n’en demeure pas moins que ces 2 options sont à surveiller de près car l’Éducation nationale reste sur une logique comptable. Elle admet que les classes uniques sont statistiquement moins formatrices… et que pour les RPI il est envisagé de nommer un seul directeur pour 2 voire 3 établissements… Sachant que ce directeur doit « accessoirement » assurer les cours, je pense qu’on en demande beaucoup.
Une école qui ferme, c’est une agence postale ou des commerces de proximité qui sont moins fréquentés et donc condamnés. C’est une commune qui est moins attractive et qui est d’autant plus dépendante du bourg-centre, généralement le siège de l’intercommunalité où sont déjà concentrés la plupart des services.

Problème n° 8140

Alors que notre petite commune a fait l’effort de créer un lotissement communal (4 lots) pour faire venir de nouveaux habitants, un jeune couple a dû renoncer car son permis a été refusé car le PLUI impose pour les habitations des toits en ardoises. Leur projet était sur la base d’une petite habitation avec toit en tôles style Bacacier, beaucoup moins onéreux. Les technostructures des intercommunalités et des parcs régionaux sont souvent « tenues » par des techniciens hors sol qui imposent aux élus des choix déconnectés des possibilités des citoyens de base et des réalités de terrain. À la montagne tous les chalets sont en Bacacier ce qui ne choque personne, de même il m’est arrivé de voir en Bretagne, des maisons avec toit en tôle au milieu des habitations plus traditionnelles en ardoises sans que cela ne choque personne non plus.

Problème n° 6524

Pas de transport, pour se rendre aux marchés locaux, commerces, etc. Nous avons beaucoup de personnes qui nous disent vouloir faire les marchés locaux, mais sans transport impossible.

Problème n° 6018

Les postes disparaissent de plus en plus y compris dans les villages (rupture du service public), plus de 400 fermetures sont encore prévues en 2027

Problème n° 5671

Maire d’Aprey (52250) et cadre technique forestier, je suis engagé au quotidien pour les mondes rural, agricole et forestier : membre du conseil d’administrateurs du Parc national de forêts, vice-président du premier syndicat de gestion forestière de France et des Communes forestières du Grand Est, élu communautaire en charge de l’urbanisme et de l’environnement. Je défends une écologie pragmatique de terrain — celle qui fait vivre ensemble la production, la protection des ressources et l’intérêt des territoires.

Les enjeux de ma commune et de mon canton sont concrets : vitalité des mondes agricole et forestier, accès à l’eau et qualités des ressources, redynamisation de nos communes (services publics, attractivité, transmission des exploitations).

Je me reconnais pleinement dans ce projet de production et de souveraineté. J’apporte mon soutien à la candidature et je me tiens à disposition de l’équipe de campagne pour mon parrainage d’élu, ainsi que pour tout échange sur les réalités de nos territoires : forêt, eau, agriculture, revitalisation rurale.

Stéphane Martin — maire d’Aprey

Problème n° 5491

Un problème très concret, je vis à Dabo en Moselle, village « frontalier » de l’Alsace. Nous nous trouvons littéralement aux portes de l’Alsace, je pense que 40 pour cent des habitants qui travaillent le font du côté alsacien, pourtant malgré une gestion de la région Grand Est des transports en commun pas un bus qui passe la frontière !
Nous nous sommes tous installés ici pour éviter les prix astronomiques de l’immobilier alsacien et nous voilà tous déclassés par le prix du carburant ! Mais nous payons tout autant…

Problème n° 5266

L’aménagement du territoire, un vieux problème datant de 1945.
Les métropoles siphonnent les habitants des campagnes pour parfois la simple raison de devenir métropole européenne et toucher des subventions européennes. Les élus des grandes villes, dans une posture égoïste, ne se rendent même plus compte du mal qu’ils font.

Problème n° 4808

Ce qu’on nomme « diagonale du vide » dépérit. Montluçon a perdu un quart de ses habitants : 56 000 en 1975, 33 000 en 2023. Conséquences : effondrement des commerces et petits commerces, des restaurants, des activités sociales qui font le rire, le plaisir, le bonheur des gens. Saint-Dizier, Vierzon, ont perdu + 25 % de leurs populations sur les quarante dernières années. Decazeville, 50 % de sa population. Cela rend le territoire moins attractif, intensifiant les déserts médicaux, l’absence d’investissement, piscines municipales ou absence d’universités. Le serpent se mord alors la queue : moins de perspectives d’avenir, ces territoires se vident, encore moins de perspectives.
Les Vosges ou la Meuse deviennent petit à petit des villes-dortoirs, avec une population travaillant en Suisse, au Luxembourg. Le coût de l’immobilier n’en est pas moins cher, car ces territoires deviennent la proie des maisons secondaires des Parisiens. Les municipales ne combattent pas cet état de fait, ce qui donne la situation absurde qu’un Meusien qui souhaiterait vivre à Verdun n’a pas de perspective d’emploi, donc aucune possibilité d’acheter une maison dont le prix se décuple avec les maisons secondaires. Ce Meusien est confiné dans l’arrière-pays, loin de villes aux accès complexifiés puisque le réseau ferroviaire a été démantelé dans ces régions. C’est le processus à Alençon dans l’Orne, les Parisiens achètent des maisons secondaires et contraignent les locaux à se déporter dans l’arrière-pays, là où il y a encore moins de travail et moins d’activité sociale.

Problème n° 4526

La ruralité devient de moins en moins attractive parce qu’elle n’est pas adaptée à la réalité des jeunes aujourd’hui. L’agriculture et l’industrie d’antan ne reviendront pas, les gens recherchent des bassins d’emploi larges et variés, et des zones de vie connectées et desservies.
Il faut réfléchir à un plan de modernisation du territoire, pour prendre en compte les nouvelles réalités, en densifiant autour des grands bassins d’emploi et en connectant mieux les territoires les plus éloignés, que ce soit à une bonne connexion internet d’abord, mais aussi aux grandes villes via le train et d’autres transports.
En somme, créer de multiples mini-Île-de-France sur tout le territoire.

Problème n° 4448

La campagne se désertifie.
Plus de commerces, plus d’écoles, plus de transport… Si on n’a pas de voiture, on est mort… Il faudrait plus aider à l’installation de nouveaux artisans et jeunes agriculteurs en bio.

Problème n° 4073

L’intercommunalite hors métropoles est contrôlée de fait par les services de l’Etat qui visent toujours à obtenir la fusion des communes : son périmètre devrait être librement choisie par ses composantes sur la base d’une mutualisation volontaire des services. Par exemple, trop peu d’intercommunalites ont mis en commun les écoles puisqu’il s’agit d’une compétence complètement négligée par les incitations financières de l’Etat.

Problème n° 2940

en zone rurale, il est souvent difficile de se déplacer si on n' a pas de véhicule. le covoiturage n' est pas assez développé, les plateformes coûtent cher. il faudrait réhabiliter d' anciennes lignes de chemin de fer, creer une plateforme de covoiturage (regionale ?) moins chere, proposer aux personnes qui font du covoiturage des incitations financieres, ... beaucoup de possibilités à développer

Problème n° 1887

Le coût du service rendu par une petite mairie (municipalité inférieure à 500 habitants) pour un grand nombre d’actes administratifs (urbanisme, état civil…) est très élevé. Et le service rendu par ces petites mairies peut être optimisé par un regroupement bien pensé de petites mairies dans le cadre de la loi n° 62-827 du 26 juillet 1962, et par le développement d’Espaces France Services. En 2023, parmi les 35 000 communes de France, 10 400 (≈ 29 %) comptaient moins de 500 habitants et concernaient 2,2 millions d’habitants (chiffres à vérifier par un expert). Le réseau « Espace France Services » compte aujourd’hui plus de 2 865 lieux. Le service rendu par ces Espaces France Services (et les heures d’ouverture) n’est pas assez étendu.

Problème n° 1193

Trop d'obligations coûteuses pour les TPE et PME, comme l'obligation, chaque année, de faire contrôler ses extincteurs, son tableau électrique, même lorsqu'aucune modification au sein de l'entreprise n'a été faite.

Problème n° 928Avec des chiffres

À une époque, là où nous vivons, nous étions entourés de champs où paissaient des vaches.
Peu à peu, celles-ci ont disparu et laissé place à des légumiers qui ne se gênent pas en matière de produits divers et variés.
L'agriculture se meurt, faute de moyens. La grande distribution y est pour beaucoup.
Quand le lait que nous buvons arrivera des pays de l'Est, il sera trop tard pour pleurer.
Il faut aider les petits et moyens agriculteurs et non les assommer de règles en tout genre !!
Beaucoup d'entre eux respectent l'environnement. Les légumiers, j'en doute…

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