Les chasseurs sont une minorité dans la ruralité. Pourtant ils imposent leur point de vue. Je suis pour un référendum sur l'interdiction de la chasse le dimanche. Pour arrêter le lobbying des chasseurs.
Cahier de doléances · Ruralité
Problème n° 1550
3 solutions proposées
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Le débat sur la chasse en France oppose trop souvent écologie urbaine punitive et défense aveugle des traditions. Pour sortir de cette impasse par la science plutôt que par l’idéologie, la mise en place d’un moratoire expérimental de trois ans interdisant totalement la chasse dans 15 % des départements français, avec une perspective évolutive, apparaît comme une solution de bon sens.
Ce gel temporaire n’est pas une interdiction dogmatique, mais un laboratoire grandeur nature à l’échelle de quinze territoires pilotes. Les parcs nationaux français, comme la Vanoise, les Écrins ou les Cévennes, prouvent depuis des décennies que l’absence totale de chasse rééquilibre durablement les écosystèmes sans provoquer de catastrophe sanitaire. Sous l’œil d’un comité scientifique indépendant, il s’agira d’évaluer objectivement cette capacité d’autorégulation. Parmi les bienfaits immédiats attendus pour la nature figurent la baisse drastique du stress pour la faune sauvage, le retour naturel de petits prédateurs pour éliminer les rongeurs dévastateurs, et la régénération de la flore forestière. Si l’expérience s’avère concluante et validée par les données scientifiques, ce pourcentage de départements sans chasse aura vocation à évoluer et à s’étendre progressivement.
L’écologie enracinée ne doit pas exclure les ruraux : elle doit les impliquer. Durant cette période, les chasseurs des territoires concernés troqueront définitivement le fusil contre des outils de reconstruction via le programme « Sentinelles de la biodiversité ». Leur fine connaissance du terrain sera mise au service de l’intérêt général : replantation massive de haies bocagères avec les agriculteurs, restauration des mares, comptages scientifiques et veille sanitaire.
Pour les passionnés désireux de poursuivre la pratique, un mécanisme de solidarité territoriale sera activé. Un système de « permis d’accueil temporaire » encadré par des quotas stricts permettra d’exercer l’activité exclusivement dans les départements voisins restés ouverts, en priorité là où les populations de grand gibier nécessitent des bras pour la gestion.
À l’issue de ces trois ans, les conclusions scientifiques de l’expérience dicteront la marche à suivre, ouvrant la voie à plusieurs scénarios. Si la régénération de la faune s’accompagne d’un besoin de régulation ponctuel, une reprise de la chasse pourra être envisagée dans ces départements, mais selon un modèle profondément renouvelé, plus strict et axé sur la gestion écosystémique. Bien que l’éloignement du terrain pendant trois ans réduise mécaniquement le nombre de pratiquants locaux, l’activité ne serait pas définitivement proscrite si son utilité publique est démontrée. À l’inverse, si l’autorégulation s’avère un succès total, le modèle pourra évoluer vers une extension du moratoire ou la création d’un service public de l’environnement, laissant la science et le pragmatisme décider de l’avenir de la pratique.
Ce grand armistice temporaire avec le vivant réconcilie la sécurité des promeneurs et la responsabilité environnementale. Il est temps de sortir des postures et de passer à l’expérience pour bâtir une écologie humaniste et populaire.
Les chasseurs ne veulent pas imposer leur point de vue. Ils veulent faire entendre leurs voix et leur passion transmise par les générations qui les ont précédés. Il ne faut pas attribuer à tous les chasseurs les dérives médiatisées. Bien qu’en minorité, ils ont une utilité publique quasiment gratuite pour le contribuable et qu’ils ont du mal à réaliser car, selon les secteurs, ils ne sont pas assez nombreux.
- La principale utilité publique est de limiter la prolifération des sangliers et cervidés qui font des dégâts dans les cultures et vont même dans les villes. Leur prolifération concerne tous les pays, pas uniquement la France.
- Ce sont les fédérations de chasse qui remboursent les dégâts sur les cultures. Cultures destinées entre autres à notre alimentation.
- Ils connaissent le terrain.
- Ils ont une connaissance de la nature qui n’est pas celle des scientifiques.
- Ils entretiennent les espaces naturels, plantent des haies là où ils le peuvent.
- Ils apportent de l’eau à la faune sauvage pendant les périodes de sécheresse.
- Ils font des observations pour évaluer l’état de la faune sauvage.
- Ils ont aussi des structures de soin pour la faune sauvage qui ne concernent pas uniquement le gibier.
- Ils sauvent des jeunes animaux ou des couvées des machines pendant les périodes de fenaison.
- Ils savent s’organiser en équipe. Ce qui les a rendus efficaces pour fournir les repas aux pompiers pendant les incendies en Gironde.
Toutes ces actions gratuitement pour le contribuable. S’ils disparaissent, il faudra les remplacer par des salariés. Donc cela aura un coût pour le contribuable. Être une minorité ne justifie pas de les supprimer. Il y a beaucoup de minorités dans notre monde.
On peut ne pas aimer la chasse, mais admettre que certains ont besoin de faire partie de la nature au point d’y prélever une partie de leur alimentation sauvage. Comme beaucoup aiment aller aux champignons, glaner des fruits.
Qu’est-ce qu’il faudrait faire ?
- Revoir les réglementations pour éviter les dérives.
- Trouver le moyen d’écarter de la chasse des personnes qui pourraient avoir un comportement inapproprié (visite médicale, permis plus rigoureux…)
- Interdire certaines formes de chasse qui ne sont en fait pas de la chasse comme les lâchers de gibier la veille ou peu de temps avant l’ouverture de la chasse.
- Chercher le dialogue plutôt que la confrontation. Essayer de se comprendre mutuellement afin de trouver un terrain d’entente.
- Les chasseurs pourraient inviter les personnes du village lorsqu’ils font un sanglier à la broche. (C’est mieux que du cochon d’élevage industriel.)
- Faire travailler ensemble les associations de défense de la nature avec les fédérations de chasse.
- Arrêter les désinformations et les stigmatisations.
- Orienter la protection de la nature sur des bases concrètes, systémiques et globales, non basées sur de l’idéologie. De même pour la diffusion de l’information.
- Développer les moyens pour commercialiser la viande de sanglier ou de cervidés sauvages auprès du grand public. Cela pourrait remplacer une partie des porcs industriels.
Ne pas oublier que parmi les chasseurs il peut y avoir votre voisin, votre garagiste, votre plombier, un infirmier…
Il faut distinguer les différentes sortes de chasse.
Être chasseur coûte cher. Il faut privilégier les chasseurs de gibier invasif (ex. : sangliers), qui fait des dégâts partout et dont il faut bien freiner l’évolution, par rapport aux chasseurs qui s’attaquent à du gibier sans défense.
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