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Problème n° 49

Les chercheurs et enseignants-chercheurs consacrent beaucoup trop de temps à des tâches administratives, notamment pour rechercher des financements.
C'est un énorme gâchis intellectuel et économique : ce temps perdu n'est pas consacré à la valorisation de leur expertise scientifique au bénéfice de la communauté (scientifique, tissu industriel ou société tout entière).
L'ironie est que les dossiers produits sont examinés par des non-experts qui retiennent des critères parfois ubuesques (mots-clés à la mode ou critère arbitraire pour distinguer un dossier parmi d'autres tout aussi intéressants).

C'est le résultat de la raréfaction des moyens publics et d'une réponse inadaptée de l'administration publique.

Il faut réfléchir à des modes de financement plus efficaces et plus agiles, qui :
- libèrent les chercheurs qui font ce pour quoi ils ont été (chèrement) formés ;
- encouragent les axes stratégiques définis par la communauté nationale ;
- renforcent les coopérations recherche-industrie.

Les économies ne passent pas nécessairement par moins de financement, mais par un meilleur usage de nos ressources, y compris humaines !

Problème n° 3621

Comment continuer à former des chercheurs et garder une recherche publique de haut niveau ?
Nous étions enviés par de nombreux pays européens mais pas que, nous perdons nos chercheurs chevronnés et nous n’en formons plus ;)

Problème n° 5339

Le métier de chercheur ne donne plus envie. Les jeunes qui sont formés en recherche sont souvent démobilisés dès la fin de leur thèse parce qu’ils ont vu les lourdeurs administratives, les difficultés à trouver des financements et c’est de pire en pire, avec des financements souvent fléchés vers des thématiques particulières dans lesquelles des équipes déjà reconnues ont bien plus de chances d’obtenir les financements que d’autres.
Le métier passion n’intéresse plus et les difficultés font s’évanouir la passion.
Les campagnes politiques mentionnent toujours la recherche, « histoire de ». Mais la recherche, c’est la base de l’innovation, c’est la base des brevets, c’est la base d’une puissance économique. Elle devrait être au cœur de tous les débats, elle devrait animer tous les politiques, elle est riche d’intérêt dans tous les domaines (numérique, énergie, santé, environnement, société). C’est un investissement, bien évidemment, mais il peut être gagnant. Malheureusement, au même titre que l’Éducation nationale et la santé, il est grand temps de redonner du dynamisme à la recherche et de financer ses acteurs de manière intelligente et dynamique.

Problème n° 8853

La France forme des docteurs qu’elle ne sait pas lire.

Un doctorat est le plus haut diplôme de la République, huit années d’études et trois à quatre ans de recherche. En Allemagne, en Suisse, au Luxembourg, aux Pays-Bas ou dans les pays nordiques, c’est un titre que lisent les entreprises, les administrations, les banques centrales, les agences d’évaluation des politiques publiques : on y recrute des docteurs parce qu’ils savent mesurer, tester et conclure. En France, ce titre n’ouvre presque aucune porte hors de l’université. Les entreprises préfèrent le diplôme d’école, lisible par le rang de sortie ; les administrations recrutent par concours conçus pour d’autres parcours ; les postes d’évaluation des politiques publiques sont tenus par les corps d’inspection, formés dans les écoles qui ont conçu ces politiques. Le docteur, lui, n’entre dans aucune grille.

La conséquence est mécanique. Les docteurs que nous formons partent là où leur titre est lu, et le pays qui a payé leur formation en perd le rendement ; ceux qui restent se reconvertissent en dessous de leurs compétences ou survivent de contrats courts. Pendant ce temps, l’État qui dit vouloir évaluer ses politiques, mesurer ses résultats et réformer sur des preuves se prive précisément des gens formés à le faire.

Je suis personnellement docteur en économie. J’ai fait ma thèse à l’étranger faute de contrat doctoral à Paris, et je m’apprête à travailler en Suisse faute d’un poste en France où mon diplôme compte. Je ne suis pas un cas isolé, c’est le parcours ordinaire d’une génération de docteurs français, et je suis surpris que peu en parlent et surtout MESURENT l’ampleur du phénomène.

Le problème n’est donc pas seulement selon moi de financer la recherche ou de payer les chercheurs, comme le disent justement d’autres doléances de ce cahier. C’est qu’un pays obsédé par les grilles n’a pas de grille pour reconnaître ses éléments les plus formés, et qu’il les exporte.

Problème n° 3655

La recherche doit devenir le fer de lance de notre économie pour le bien commun : pour la santé (recherches contre le cancer, etc.), pour la défense, pour des transports plus écologiques, des villes intelligentes, etc. La recherche, c'est l'avenir, et c'est un investissement qui coûte cher mais pour quelles retombées ! être potentiellement guéri, vendre à l'étranger nos technologies, nos soins. L'université doit prendre son indépendance et redevenir la tête de notre nation, tournée vers l'avenir.

Problème n° 8262

Sauver notre système de sécurité sociale de l’implosion totale et définitive. Étant un médecin généraliste à la retraite, j’ai pu constater pendant ma carrière un certain nombre de problèmes qu’il n’est pas toujours bon de dire à voix haute :
1) On nous parle en permanence de prévention, mais à part des programmes de dépistage pour quelques maladies, rien n’est fait à la base même des causes
2) La France, comme beaucoup d’autres pays, s’est rendue progressivement dépendante d’une véritable mafia pharmaceutique qui vend des médicaments de plus en plus chers sous prétexte de coûts élevés de production et de recherche. Certains de ces produits atteignent des prix absolument exorbitants.
3) Le tout gratuit non seulement n’est plus possible, mais il est contreproductif parce qu’il incite à une surconsommation injustifiée en soins inutiles
4) Le constat que les médecins (souvent sous la pression des patients) prescrivent trop de médicaments est vieux et partagé par une majorité des professionnels, mais, si les solutions non médicamenteuses existent bel et bien, la prescription en est en grande partie impossible. Par conséquent, les praticiens s’en servent essentiellement comme conseil associé, tout en sachant qu’il ne sera sans doute pas suivi.

Problème n° 7267

Alors que la France cherche à garantir sa souveraineté énergétique et à sortir de sa dépendance aux ressources fossiles, lancer un programme national de recherche indépendant, ambitieux et transparent sur les phénomènes énergétiques encore insuffisamment explorés devient fondamental. Ce programme porterait notamment sur les possibilités de production d'énergie à partir de sources ambiantes ou de mécanismes physiques encore mal compris, comme l'énergie libre.

Dans la lignée des travaux de Nikola Tesla sur les phénomènes électromagnétiques et la transmission de l'énergie, mais aussi des hypothèses contemporaines avancées par Nassim Haramein, qui a d'ailleurs déjà développé des technologies expérimentales en la matière, il est non seulement pertinent, mais urgent, à mon avis, de soumettre ces pistes, ainsi que d'autres approches émergentes, à une évaluation scientifique rigoureuse. Celle-ci serait financée sur fonds publics et menée à l'abri des conflits d'intérêts industriels.

L'objectif sera de vérifier expérimentalement ce qui est physiquement possible, d'écarter ce qui ne l'est pas et d'explorer des voies énergétiques susceptibles de transformer fondamentalement notre avenir !

Problème n° 6210

La recherche, un domaine où, là aussi, nos chercheurs doivent passer du temps pour trouver des fonds ; pendant ce temps-là, ils ne font pas de recherche. Pour avoir un pays qui progresse, il faut que la recherche avance aussi bien pour la santé que pour nos entreprises. Leur donner les moyens de travailler seulement sur les projets ; faciliter le travail des chercheurs avec les entreprises qui pourraient soutenir financièrement ceux-ci. Nous avons pris beaucoup de retard et pourtant nous avons des chercheurs compétents qui ont fait des découvertes mais qui sont partis à l’étranger faute de moyens pour les exploiter, quand ce ne sont pas les chercheurs qui partent. Les Chinois l’ont très bien compris et c’est pour ça qu’ils ont tellement progressé et nous ont même dépassés (attention, je ne dis pas qu’il faut tout copier)
Soutenir aussi la recherche fondamentale
Avec l’Europe, nous ne devrions pas être dans cette situation si elle avait suivi celle voulue par le général de Gaulle.

Problème n° 5970

Dynamiser nos institutions en plaçant des responsables motivés à tout niveau Supprimer l’emploi à vie dans ces institutions Appliquons la méritocratie au CEA, au CNRS, à la Sécurité sociale…

Problème n° 5452

La France décroche dans le domaine de la recherche scientifique.
Or, les pays les plus puissants sont ceux qui investissent dans la recherche scientifique, non seulement pour son potentiel d’innovation technologique et de puissance économique mais aussi pour la formation intellectuelle nécessaire aux ingénieurs et politiques de haut niveau pour prendre des décisions techniques, économiques et stratégiques responsables pour la société.

Problème n° 5161

Les décideurs politiques et de la haute administration font preuve d’une inculture scientifique patente. Il devrait y avoir un minimum assuré dans leur formation (à l’INSP), et les décideurs devraient être conseillés par une personne pertinente sur ces sujets, comme en Angleterre où il y a un conseiller scientifique en chef du gouvernement britannique et un Office gouvernemental pour la science. Cela pourrait éviter les « aventures » comme celles de Superphénix/ASTRID.

Problème n° 5150

La France finance à grand renfort d’argent public les bénéfices privés de l’enseignement supérieur privé lucratif :
1. l’enseignement supérieur lucratif bénéficie d’un financement en grande partie public, mais sa dépense n’est qu’en petite partie pédagogique ;
2. le gouvernement a créé une sorte d’espace de non-droit qui permet aux acteurs prédateurs de prospérer sur la vulnérabilité des jeunes ;
3. ce système génère du « dégoût » du monde du savoir ou une défiance à l’égard du monde du travail.
Il va falloir choisir entre continuer à financer des bénéfices privés (qui, sans argent public, se seraient déjà écroulés) ou rediriger cet argent vers nos universités qui en ont le plus besoin, à la fois pour l’enseignement et la recherche.
Pour aller plus loin, le blog de Julien Gossa « Docs en stock : dans les coulisses de la démocratie universitaire » pose bien le problème.

Problème n° 4794

Dans notre pays il y a beaucoup d’idées innovantes, malheureusement beaucoup de celles-ci restent dans les tiroirs, bien dommage.

Problème n° 4420

L’ANR (Agence nationale de la recherche) est un problème pour le financement de la recherche car elle fixe toutes les thématiques de recherche et les financements qui vont avec. Résultat, c’est la course à l’échalote pour les équipes de recherche qui consacrent leur temps et énergie à tenter de décrocher en vain des financements au détriment de leurs travaux de recherche. La recherche fondamentale n’est quasi plus possible en France, car l’ANR ne finance que de la recherche appliquée. Enfin les crédits impôt recherche financent des entreprises qui ne font pas de recherche fondamentale (Carrefour, Michelin…)

Problème n° 3157

## LE PROBLÈME

En 2010, lorsque j'ai créé ma startup, j'ai personnellement rencontré de grandes difficultés pour trouver des financements.

Malgré le caractère innovant de mon projet, je n'ai pas obtenu les financements publics recherchés. Les banques étaient également très réticentes à accompagner une entreprise dont le modèle économique restait à démontrer.

J'ai finalement dû me tourner vers des business angels pour financer mon développement.

Cette expérience m'a convaincu d'une chose : **on ne peut pas demander aux entrepreneurs d'innover tout en exigeant d'eux les garanties financières d'une entreprise déjà solidement établie.**

Depuis, la France a développé de nombreux dispositifs de soutien à l'innovation, notamment à travers Bpifrance et les programmes nationaux de recherche et d'investissement.

Ces progrès sont réels. Mais ils ne règlent pas toutes les difficultés.

Les entreprises innovantes doivent souvent financer plusieurs années de recherche, de développement ou de commercialisation avant de devenir rentables.

Or, les financements disponibles ne correspondent pas toujours à leurs besoins, particulièrement pendant les premières étapes ou lors du passage à une production à grande échelle.

Les États-Unis disposent d'un marché du capital-risque plus développé, capable de mobiliser davantage de capitaux privés.

La France et l'Europe doivent également se poser la question de leur capacité à conserver leurs chercheurs, leurs entrepreneurs et les entreprises issues de leurs laboratoires.

Problème n° 3115

Ma fille a un Master de neurobiologie.
Elle voulait faire de la recherche et donc une thèse en 4 ans. Son directeur de recherche était prêt. Le sujet de recherche était prêt. Ils n'ont jamais eu les financements. Elle a abandonné, écœurée. On travaille pour que nos enfants étudient s'ils en ont les capacités. Et on les laisse au bord de la route, faute d'argent et d'investissement dans la recherche et dans l'avenir du pays.

Problème n° 2308

À l'université, des enseignants-chercheurs qui ne font même pas le minimum syndical, alors que de jeunes chercheurs bien plus compétents et dynamiques ne trouvent pas de poste.

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