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Cahier de doléances

Outre-mer

Vie chère, continuité territoriale, spécificités ultramarines.

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Problème n° 521

Sortir du tout-voiture pour le pouvoir d'achat et l'emploi.

En outre-mer, l'absence de transports collectifs fiables impose une dépendance totale à l'automobile. Ce modèle asphyxie nos économies et les foyers :

Un gouffre financier : véhicules surtaxés à l'import, pièces et carburants hors de prix absorbent une part disproportionnée du budget des familles, déjà touchées par la vie chère.

Une paralysie quotidienne : des millions d'heures sont perdues dans les embouteillages des axes littoraux saturés, ruinant la productivité et la vie de famille.

Un frein majeur à l'embauche : sans voiture, pas de travail. L'immobilité subie exclut directement les jeunes de l'emploi.

Problème n° 900

Créer des pôles d'ingénierie d'excellence dans les Outre-mer pour retenir nos talents

Les Outre-mer sont trop souvent réduits à une image injuste de « boulet budgétaire » et cantonnés à une économie de comptoir (tourisme, grande distribution, surconsommation). Faute de filières d'excellence et de débouchés technologiques à haute valeur ajoutée sur place, notre jeunesse la plus brillante subit un exil contraint vers l'Hexagone ou l'étranger. Cet exil prive nos territoires de leur matière grise au moment où les transitions écologique et numérique s'accélèrent.

Problème n° 895

Métaux stratégiques et IA : sanctuariser nos fonds marins et créer des mines urbaines

La course mondiale à l'IA exige des quantités massives de métaux critiques et de terres rares. La France dispose du 2e domaine maritime mondial grâce aux Outre-mer, dont les sous-sols marins renferment d'immenses réserves qui attisent déjà les convoitises de puissances étrangères. Or, exploiter ces fonds abyssaux avec les techniques actuelles détruirait des écosystèmes irremplaçables, tandis que nous laissons s'échapper ou s'enfouir des tonnes de déchets électroniques sans filière de valorisation digne de ce nom.

Problème n° 641

Etablir la continuité territoriale en matière de transport entre tous les français et notamment pour nos compatriotes d'outre mer,
- prévoir des dispositions pour favoriser la production locale dans les DOM et le commerce avec les pays environnants (EX: actuellement le pétrole raffiné en Martinique vient de Norvège, alors que les voisins de la Martinique regorgent de pétrole).

Problème n° 463

Du fait de leur détachement géographique du continent, toutes les îles ont un surcoût lié au transport et à l'octroi de mer.
Il est inadmissible que ceux qui sont éloignés soient moins bien traités que ceux en métropole.
Ils sont la France comme nous, métropolitains.

Problème n° 5704

. Outre-mer : Guadeloupe, Martinique, Guyane, Réunion ; continuité territoriale est un mensonge et billets d’avion trop chers ; vie chère (octroi de mer, importations, distributions) marges importantes des importateurs et distributeurs ; la crise de l’eau qui est un scandale en Guadeloupe coupures d’eau à répétition vétusté des infrastructures idem en Martinique, chlordécone, sargasses ; Pointe-à-Pitre bidonville, retour au pays pour travailler quasi impossible.
. Pouvoir d’achat : vie chère, loyers, prix des produits alimentaires, transport, lutte contre l’illettrisme,

Problème n° 2821

Vie chère :dépendance a l'importation des produits de 1ere nécessité
Transport /ecologie: trop de voitures !embouteillages interminables et consommation d'énergie fossile ++

Problème n° 8002

La situation institutionnelle en Nouvelle-Calédonie !
= Il y a eu 3 référendums qui refusent systématiquement l’indépendance et leur légitimité démocratique n’a pas été respectée.
= Une partie des indépendantistes usent de la violence (émeutes de 2024) et de la menace pour imposer un projet d’indépendance qu’ils sont incapables de préciser concrètement.
= La confiance et le dialogue sont rompus.

Problème n° 7447

Ici aussi nous sommes la France. La Guyane, un territoire oublié de la campagne présidentielle.
Les enjeux du territoire guyanais sont multiples et il est difficile d’aborder les problématiques point par point car tout semble imbriqué.
Comment parler du coût de la vie alors que tout est importé et soumis à une taxe d’octroi de mer ?
Comment parler de revalorisation des salaires alors que le chômage explose et concerne 17 % de la population active en Guyane en 2024 ?
Comment parler de revalorisation du secteur de l’industrie alors qu’il n’y a pas d’unité de production sur le territoire ?
Comment parler éducation alors que tout le territoire est une carte en REP+++ avec des problématiques d’accès au système éducatif, d’accès aux études supérieures ?
Comment parler infrastructures et bâti pour l’école alors que la croissance démographique explose sur le territoire et que nous n’avons pas assez de bâtiments scolaires sur le territoire ?
Comment parler sauvegarde de la biodiversité alors que l’ONF compte seulement 90 gardes forestiers pour 90 % du territoire guyanais couvert par la forêt amazonienne ?
Comment parler énergie et politique énergétique alors que le barrage de Petit-Saut ne suffit plus à couvrir les besoins en énergie électrique sur le territoire et qu’on construit encore une centrale à hydrocarbure pour y pallier en 2026 !? Aberration écologique et énergétique qui montre bien la prise en charge à la petite semaine des réalités du territoire en pleine crise des hydrocarbures.
Comment parler de politique de santé publique alors que les hôpitaux sont à flux tendu quotidiennement autant par manque de personnel que de moyens techniques pour assurer des soins de qualité ?
Comment parler de justice alors que les taux de criminalité sont en constante augmentation et que le système judiciaire est totalement engorgé en Guyane ?
Face à ces défis, comment galvaniser à nouveau les esprits ? Comment fédérer plutôt que diviser ? Ici aussi… Nous sommes la France.

Problème n° 3646

Les territoires d'outre-mer sont trop souvent considérés comme des territoires à part au lieu d'être pleinement considérés comme appartenant au territoire national. Ces territoires ont des qualités géographiques et des ressources inexploitées. Mayotte ou la Guyane française sont comme laissées à l'abandon et ce, malgré tout l'argent qui peut y être injecté car il n'y aucune politique spécifique et intelligemment conduite : c'est un problème qui relève finalement de notre système démocratique une fois de plus : vertical, parisien, descendant, uniformisé.

Problème n° 1804

La valorisation de la biodiversité ultramarine, gisement inexploité de notre souveraineté sanitaire et scientifique

Les Outre-mer concentrent plus de 80 % de la biodiversité française, constituant un réservoir naturel exceptionnel de molécules d'intérêt thérapeutique, dermo-cosmétique et nutraceutique. Pourtant, ce potentiel souffre d'un manque criant de passerelles structurées entre les écosystèmes universitaires locaux et les capacités de développement de l'industrie de santé nationale. Cette absence de continuum entre recherche fondamentale et valorisation industrielle prive nos territoires de filières d'excellence et laisse le champ libre aux dépôts de brevets par des acteurs étrangers.

Problème n° 1110

La France a une spécificité géographique (présente sur 4 continents et 3 océans) qu'elle ne partage en Europe qu'avec...le Royaume-Uni (hors UE donc...).

Problème n° 5795

Ancien habitant de Nouvelle-Calédonie (pendant 12 ans), marié à une Calédonienne, récemment revenu en France (contre notre gré, suite aux émeutes), j’ai toujours un problème avec le traitement qui est fait de la question d’indépendance.

1) C’est quoi l’indépendance ? Dans l’esprit des Kanaks (et je le sais de source sûre car ils me l’ont longuement expliqué pendant les émeutes, pendant qu’on montait la garde la nuit), les clans reprennent la main sur les terres (et tout ce qui s’y trouve). Pour Nouméa, c’est le clan Djubéa qui reprendrait le contrôle, et il faudrait faire la coutume (comprendre : donner de l’argent) chaque année pour garder sa maison. Sinon, le chef peut nous expulser et mettre quelqu’un d’autre dedans. Difficile de comprendre ça dans notre logique occidentale, mais allez expliquer à votre banque que vous ne voulez plus rembourser l’emprunt parce que vous avez été dépossédé de votre habitation. Idem pour le chef d’entreprise qui se fait sortir de son local…

2) J’ai un problème avec les bien-pensants autoproclamés, qui ne veulent pas que je puisse voter en NC, après plus de 10 ans de vie locale, mais qui veulent que n’importe quel étranger puisse voter en France. Est-ce une haine des Français ? On refuse que les Français votent ailleurs, et on veut diluer leur vote ici ?

3) La population calédonienne a voté 3 fois NON à l’indépendance, conformément aux accords de Nouméa. Tout s’est passé dans les règles, sous la supervision de l’ONU, mais on ne semble toujours pas reconnaitre. L’État reste faible sur cette question, et le FLNKS en profite pour continuer à vouloir discuter, tant que la discussion parle d’indépendance. Bref, rien n’avance, et le pays ne pourra pas avancer tant que le flou persistera.

4) L’indépendance, c’est livrer le reste du nickel mondial et le pays à la Chine.

La liste pourrait être encore longue, mais ce qu’il faut retenir : qu’il faut des perspectives d’avenir claires.

Problème n° 4445

L’orpaillage illégal en Guyane contamine au mercure les eaux et les poissons que les populations pêchent. Le mercure contenu dans les poissons empoisonne les populations, les enfants et les fœtus. Mais leur interdire de consommer le produit de leurs rivières serait perçu comme une injustice, car par quoi remplacerait-on le poisson qu’ils pêchent eux-mêmes ?

Problème n° 3392

Il y a tout à faire dans les outres mer. Il faut établir une continuité territoriale ( où les billets d’avion abordables quelques soient la période de déplacement).
Il y’a la possibilité de créer des pôles d’excellence et de faire venir des investisseurs étrangers pour les développer.
Beaucoup de nos compatriotes quittent la France pour les pays voisins étrangers. Pourquoi la France œuvre pas pour garder ses talents.
Il n’est pas normal que le ministre de l’outre mer ne soit pas issue des outres mer. Comment peut-on avoir de la légitimité quand on ne connaît pas vécu les réalités locales.
Peux supprimer cette obligation d’importation depuis la métropole et permettre à chacun d’importation depuis les pays voisins.
Le coût de la vie dans les outres mer est extrêmement élevé par rapport aux autres îles de la Caraïbes et rien de logique ne le justifie. Il faut que cela cesse car l’on devient des territoires du tiers monde.
Pour finir l’insécurité et l’immigration dans nos outremer doivent etre traité en bonne intelligence. C’est la population locale qui en souffre et les actions actuelles sont inadaptées.

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