L’immigration semble aujourd’hui non contrôlée. C’est peu de le dire, et chacun le voit, ce qui fait monter les votes d’extrême droite. Or, ces personnes doivent trouver une place dans notre société — cela s’appelle l’insertion — ou sinon repartir.
Cahier de doléances · Immigration
Problème n° 93
19 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
Et surtout mettre en place une immigration choisie telle que la pratique le Canada. La France a besoin de l’immigration du fait de son déclin démographique, mais cette immigration doit être choisie et contrôlée. Une grande partie de l’immigration doit être sélectionnée selon des critères économiques (qualification, expérience…) et des besoins du marché du travail. Et bien sûr, à une adhésion sans faille aux valeurs républicaines de la France.
Je pense que toute décision d’accueil durable devrait engager la République et le nouvel arrivant
Je pense que la politique migratoire relève d’abord de la souveraineté nationale. La France ne devrait ni considérer l’immigration comme un droit automatique à entrer sur son territoire, ni refuser par principe d’accueillir. Elle devrait décider en fonction de ses besoins, de ses capacités et de ses devoirs humanitaires, dans le respect des engagements juridiques qu’elle a librement souscrits.
Mais toute décision d’accueil crée une responsabilité. Lorsqu’une personne a vocation à s’installer durablement en France, la République ne devrait pas se contenter d’autoriser son arrivée puis de la laisser naviguer entre plusieurs administrations. Aujourd’hui, préfectures, OFII, OFPRA, France Travail, CAF, Assurance maladie, Éducation nationale, collectivités et associations interviennent chacun sur une partie du parcours, sans qu’une autorité soit réellement responsable de l’intégration dans son ensemble.
Je pense que nous pourrions confier cette mission à une responsabilité unique, en réorganisant si nécessaire des structures existantes plutôt qu’en en créant une nouvelle. Cette autorité suivrait le parcours dans sa globalité : langue, emploi, logement, scolarisation des enfants, démarches administratives, compréhension des institutions et création de liens avec la population. Elle devrait pouvoir savoir où en est chaque personne, quelles difficultés subsistent et ce qui empêche encore son intégration.
L’objectif serait simple : ne plus gérer une succession de procédures, mais accompagner un véritable parcours humain jusqu’à l’entrée pleine et entière dans la communauté nationale.
Je pense également que l’intégration devrait être une obligation réciproque. La République aurait le devoir d’offrir un accompagnement clair, exigeant et adapté. En retour, celui qui choisit de s’établir durablement en France devrait s’engager à suivre ce parcours et à accomplir les démarches nécessaires pour rejoindre pleinement la Nation.
Ce parcours comprendrait notamment la maîtrise de la langue française, la connaissance de l’histoire de France, de ses institutions, des droits et des devoirs attachés à la vie en République, ainsi que la compréhension et le respect des principes fondamentaux qui régissent notre pays.
Le droit de s’établir durablement pourrait être lié à la réussite de ce parcours, selon des critères objectifs, transparents et identiques sur tout le territoire. L’intégration ne devrait pas être seulement déclarée : elle devrait pouvoir être constatée dans les actes et dans les progrès accomplis.
Des évaluations régulières permettraient de mesurer ces progrès, d’identifier les difficultés et d’adapter l’accompagnement. Il ne s’agirait pas de surveiller les personnes, mais de vérifier que le parcours avance réellement et de donner à chacun les moyens de satisfaire aux exigences qui lui sont demandées.
Cette intégration ne devrait pas être seulement administrative. Elle pourrait aussi s’appuyer sur des citoyens engagés, capables d’accompagner les nouveaux arrivants dans la découverte du pays, de ses usages et de sa vie quotidienne, notamment à travers les Parrains de la République.
Il me semble également juste de distinguer clairement la difficulté du refus. Une personne qui apprend lentement, rencontre des obstacles ou échoue temporairement devrait continuer à être accompagnée. En revanche, le refus volontaire, répété et injustifié de participer au parcours pourrait entraîner le non-renouvellement ou le retrait du droit au séjour, dans les conditions prévues par la loi.
Cette exigence ne suppose pas d’effacer les origines. Chacun doit rester libre de conserver ses attaches familiales, culturelles, religieuses ou linguistiques. Mais ces appartenances ne devraient pas se substituer à l’appartenance politique commune. Elles peuvent enrichir une identité personnelle ; elles ne peuvent remplacer la Nation.
Je crois donc que nous devrions regarder l’accueil et l’intégration comme une seule décision. Une République responsable ne se contente pas d’autoriser une personne à vivre sur son territoire. Elle lui donne les moyens de rejoindre pleinement la communauté nationale et lui demande, en retour, d’accomplir sa part du chemin.
Il existe des associations qui tentent de trouver des emplois pour tous ces migrants, mais elles sont débordées et ne font, de fait, qu’un travail partiel. Il faudrait :
- mieux contrôler les frontières ;
- un guichet unique, d’État, avec un ministère dédié à l’immigration qui doit rendre des comptes, pour étudier chaque cas avec diligence et bienveillance, mais exigence aussi.
Ceux qui ne veulent pas s’intégrer (langue et culture, travail) devront repartir et ne pas être logés par l’État, et encore moins traîner dans des tentes le long du boulevard de la Villette !
Constats : trop de migrants, des conditions d'accueil déplorables qui laissent toute la place à la délinquance et à la violence, des intérêts financiers de divers intervenants.
Solutions proposées :
1. Ne plus déléguer aux associations la gestion des migrants. C'est à l'État de reprendre la main en réorganisant toutes les parties prenantes en une seule structure.
2. Modifier la Constitution pour que nous soyons souverains en matière d'immigration et non soumis aux diktats de l'UE.
3. Instaurer un moratoire de 3 ans qui permettrait de trouver des solutions (logement, langue, formation) pour les migrants arrivés avant d'en accueillir d'autres (si nécessaire).
4. Faire pression sur les pays qui ne veulent pas reprendre leurs OQTF et prolonger la durée légale jusqu'à 18 mois en CRA, comme le permettent les règles européennes.
5. Ouvrir des centres de rétention hors de l'UE pour accueillir les délinquants et les migrants irréguliers.
6. Réintroduire le délit de séjour irrégulier.
7. Exiger des nouveaux migrants une véritable volonté de s'intégrer et de respecter le pays qui les accueille (à faire au moment de leur arrivée, à travers la formation proposée).
8. S'inspirer du Danemark sur sa politique d'immigration : accorder le droit d'asile temporairement, à renouveler tous les 2 ans selon le comportement.
L’immigration choisie, utilisée dans de grandes démocraties (Canada, p. ex.), est une piste, car on a besoin d’immigrants, mais surtout pour combler nos déficits d’emplois.
Il faut développer très fortement l'aide à l'intégration : maîtrise de la langue ET DES COUTUMES. On ne peut plus continuer à recevoir autant de migrants sans imposer les limites à une bonne intégration dans notre pays. En Italie, de nombreux migrants entrent dans des associations d'aide à la personne. Il n'est pas nécessaire d'avoir un gros bagage intellectuel pour aider les personnes : un peu de cœur pour s'intégrer et se sentir aimé des autres.
Le tout cadeau donné aux migrants arrivant en France ne doit pas exister. Il ne faut pas attirer la moitié de l'Afrique avec des promesses qu'on ne peut plus tenir.
Stopper le droit à la nationalité française par la naissance. La nationalité française doit être obtenue par ceux qui la méritent, acceptent nos coutumes et notre histoire et ne cherchent pas à nous imposer leurs façons de voir.
Il faut arrêter de tout accepter, arrêter de renoncer à nos « vacances de Noël » ou « de Pâques » uniquement pour faire plaisir à des populations non intégrées.
Au-delà de l'immigration, il y a la question de l'intégration. Il y a, d'une part, un manque de moyens et d'accompagnement chez nos nouveaux arrivants, mais il y en a trop. Résultat : nous sommes débordés.
Il faut, dans un premier temps, couper toutes les voies d'immigration temporairement, pendant environ un an. L'Allemagne l'a fait il y a quelques années, c'est juridiquement possible. Nous laissons uniquement les étudiants étrangers. Pendant ce laps de temps, il faut traiter les migrants sur place. En parallèle, il faut aussi revoir nos conditions d'accueil pour mettre en place une exigence plus importante dans les voies légales et surtout illégales de cette immigration.
Ensuite, renvoyer les migrants, c'est facile à dire. Encore faut-il que les pays acceptent de les récupérer, notamment pour les OQTF. Il faut donc engager une diplomatie avec les pays de départ pour qu'ils reprennent leurs habitants.
Il faut également comprendre pourquoi les gens partent de chez eux. Avant d'arriver en France, les gens quittent leur propre pays. Guerre, conditions économiques, conditions climatiques, persécutions, etc. Il faut, une nouvelle fois, engager un travail diplomatique pour que les gens ne partent pas de chez eux.
Prendre ses responsabilités et aussi faire des choix éclairés, et savoir les expliquer en les justifiant.
La montée de l'extrême droite est un signal dramatique dans l'histoire et est due à un besoin de protection et de renfermement contre ce que l'on craint. L'immigration est une opportunité qu'il faut savoir accompagner et réguler. Il faut être courageux pour le dire sans partir dans les travers de l'extrême droite.
Nos services publics ne sont plus dimensionnés pour offrir un service à la hauteur des Français. Le service public doit profiter aux personnes qui en ont besoin, et une immigration non accompagnée, non intégrée dans la société française, va nécessiter un besoin de service plus important et plus longtemps. Une immigration choisie facilite l'intégration (solution simple et élitiste). Une immigration sociale coûte d'autant plus qu'elle n'est pas suffisamment accompagnée.
Faisons le choix de réguler pour mieux accompagner et intégrer dans le système actif l'immigration de demain. Et faisons un effort pour accompagner et mettre en activité l'immigration d'hier qui ne trouve pas sa place. L'éducation et l'industrialisation sont des clés pour l'intégration.
La France a des ambassades partout dans le monde. La seule et unique entrée en France doit passer par un visa et l’ambassade. Donc aucun autorisation illégale sur le territoire doit être accepté et aucun privilège social aussi.
Les demandes doivent etre faites depuis le pays d’origine via l’ambassade.
On doit être capable de définir le nombre de migrants que le pays accueille avec décence. C’est pas du racisme mais de l’humanité.
On accueille pas des gens si l’on est pas capable de leur donner un accueil et un travail décent.
Ceux qui rentre illégalement tolérance zéro c’est le renvoi !
Flécher une AFD réajustée strictement sur des programmes de développement dans les principaux pays d’émigration, avec un contrôle strict de la diplomatie et non des ONG.
Sur la question de l’immigration, de l’intégration et des dépenses engagées par l’État dans ce cadre, je crois qu’il y a à s’interroger sur ce qui crée le sentiment d’appartenance à une même nation, comme il existe aux États-Unis.
En effet, paradoxalement, alors que la ségrégation a sévi longtemps dans ce pays et qu’aujourd’hui le système en place poursuit les migrants sans papiers de façon violente, devenir et être américain a de la valeur.
Il faut donc croire que le passé colonialiste d’un pays n’est pas forcément un obstacle au sentiment d’appartenance à cette nation. Tout dépend de ce que fait cette nation de son histoire.
Or, pour la France, le passé colonialiste est présenté comme une faute indélébile qui l’oblige envers certaines nations. En particulier, s’agissant de l’Algérie, la France priorise l’accueil des ressortissants algériens candidats à l’immigration en France par rapport à d’autres étrangers qui pourtant font montre d’une réelle implication dans la vie économique française en travaillant et s’intégrant.
La France doit reprendre en main sa politique d’accueil sans considération d’un passé lointain. Elle doit fixer des règles claires, des exigences envers ceux qui choisissent d’y vivre et d’y élever leurs enfants. Elle doit être intransigeante sur le renvoi dans leur pays de délinquants et prêcheurs qui remettent en cause la sécurité et les valeurs de notre pays.
Si elle accueille des réfugiés, elle doit avoir la même exigence envers eux : apprendre la langue et s’engager au respect de notre droit et de nos valeurs.
La France peut exiger de personnes qui rentrent sur son territoire pour y vivre et qui n’ont pas de formation, de se former à un métier.
La natalité ne doit pas être un critère pour justifier une politique d’accueil des immigrés : le chômage chez les jeunes issus de l’immigration est important et nous cherchons des ressources pour financer les retraites. Il faut accueillir des travailleurs et valoriser leur intégration dans ce cadre.
Beaucoup de bon sens dans les solutions, mais toutes ont le même écueil : comment ? Mieux contrôler les frontières : lesquelles ? Nous sommes dans l'UE. Si l'Espagne ouvre grand les siennes, ils pourront circuler librement ensuite, CQFD. Expulser plus : comment ? Nos juges seront encore là après l'élection et bloqueront tout durcissement, on le sait tous. Et si vous croyez qu'ils seront contraints par la loi, je vous rappelle que la majorité des condamnations en matière délictuelle n'atteignent pas le quart des peines encourues prévues par les législateurs.
Je suis pour plus de statistiques et d'informations : on ignore le coût et les avantages de l'immigration, le citoyen est partiellement et partialement informé. L'OCDE souhaite des statistiques ethniques pour ses membres, alors chiche. Toute action politique et publique doit être faite sur des choses mesurables et contrôlables, pas sur du ressenti et des rumeurs.
Immigration
Clairement, nous avons besoin des immigrés : pour palier à la baisse de la démographie française, palier à l’emploi non pourvu dans des secteurs économiques de notre pays, pour accroitre les cotisations sociales perçues par leur travail.
De fait, nous avons besoin d’une réelle politique d’integration et de retrouver notre vocation du pays des droits. À ce niveau, la France est une honte et n’a plus une once d’humanité.
Recherche
Pour retrouver des pistes de développement économiques, industrielles… il est indéniable que l’investissement dans la R&D.
Economie
Le discours ambiant sur le besoin d'économie dans le budget, le remboursement de la dette, reste dans un sens unique ponctionner les français modestes. Alors qu’il serait preferable que l’on mette en place des plans de recettes qui seraient financés par l'imposition des plus riches, des emprunts rémunérés pour les francais qui souhaitent investir dans le futur de leur pays. Cela me semble plus utile que de laisser l’argent dormir sur les livrets A.
De même un réel plan ambition de reconversion écologique est plus que nécessaire : salutaire ! Tant sur le plan écologique et tant sur le plan économique avec des creations d’emploi.
Santé
Tout monde fait le constat du manque de moyens dans le domaine de la santé… Mais cela reste toujours au niveau du discours. Pas d’action.
Il faut certes augmenter les dotations dans la santé , mais aussi simplifier la charge administrative des praticiens. À titre d’exemple, ma fille psychiatre passe environ 25% de son temps à l’administratif…(cotation des actes, feuilles d’activité…).
L’éducation
Je pense qu’il faut vraiment la remettra à plat : financement, politique, règles, niveaux..,).
Il y a encore des axes prioritaires à commencer par la culture.
Voici un plus précisément quelques-uns de mes avis plutôt que les réponses très sommaire à votre questionnaire.
Bien à vous
Peut-être créer un ministère de l'insertion sociale qui comprendrait celle des émigrés.
Rechercher les causes de départ et travailler conjointement avec le pays d’origine des migrants à l’aide au développement, la lutte contre les conflits (terrorisme…) et les enjeux climatiques. Nos entreprises, nos collectivités, nos institutions ont les moyens de lutter efficacement contre la majorité de ces enjeux. Il manque l’élan politique
Immigration choisie : casier vierge, diplôme et expérience dans les domaines prioritaires à pourvoir. Revoir les conditions d’immigration favorisées des ressortissants algériens.
Intégration : civisme et respect des lois et des valeurs irréprochables. Dégager les OQTF.
Dire qu’un pays a besoin de la main-d’œuvre d’un autre est un parti pris néocolonial et extractif, une absurdité économique. Un pays doit faire avec ses moyens, sans aller chercher (pas créer) des moyens qu’il retirerait à quelqu’un d’autre. Les pays pauvres ont des besoins encore plus urgents que les nôtres.
La réalité est qu’il n’y a pas de métiers en tension par nature, mais des postes mal payés dont le grand capital essaie de contourner la hausse de salaire en organisant un esclavagisme moderne, avec tous les coûts collatéraux que nous sommes en train de constater depuis quelques décennies.
Arrêtons complètement les embauches pour des raisons salariales. La plupart de l’immigration est économique et donc liée plus ou moins directement au travail.
Seulement les personnes qui aiment la France plus que n’importe quel autre pays doivent venir habiter durablement ici.
Contrôler l’immigration fait pleinement partie des prérogatives et compétences de l’État. Il faut donc mettre en place une véritable politique de régulation qui reposerait sur ses deux piliers : 1) la maitrise de nos frontières et du choix des personnes qui sont destinées à rester sur notre territoire et à devenir à terme français ; 2) une politique active d’intégration (j’oserais même dire d’assimilation) avec des droits et des devoirs compte tenu de nos possibilités d’accueil décent. Il y a plusieurs raisons à la venue sur notre territoire : asile politique, étudiants, regroupement familial, travail, et il faut une politique relative à chacune de ces raisons. Je dirai juste un mot sur ce qui paraît une immigration « acceptable » par tous, notamment les partis de gauche, parce que conforme aux besoins nationaux : l’immigration de travail. Je trouve cette position condamnable parce que cela reviendrait à vider les pays en développement de leurs forces de travail et de leurs personnes les plus qualifiées, les deux indispensables pour leur développement (sorte de néocolonialisme). Il faudrait d’abord s’attacher à mettre en emploi les millions de chômeurs actuels d’une part, et d’autre part, revaloriser les salaires et améliorer les conditions de travail des emplois les moins qualifiés et pourtant indispensables à la collectivité (ouvriers du BTP, éboueurs, restauration, aides-soignants, services à la personne…).
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