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Cahier de doléances · Europe

Problème n° 922

L’UE est devenue pour la France, particulièrement depuis le traité de Maastricht, une machine à défaire la souveraineté française, avec la complicité très proactive de nos dirigeants. Nous avons perdu nombre, voire la quasi-totalité, de nos instruments de souveraineté, à commencer par la monnaie. J’ai lu ici que l’euro avait été une incitation à dépenser toujours plus. Je crois au contraire que cela a été l’instrument ultime pour nous empêcher de dépenser de façon utile, tout en fragilisant mortellement notre tissu industriel, qui n’était pas formaté pour supporter une monnaie forte calquée sur le mark allemand.

Je ne vois pas aujourd’hui comment nous pourrions redresser le pays sans nous affranchir des règles monétaires européennes. Plus généralement, parce que les traités nous assujettissent à une orthodoxie économique toxique pour notre pays et que nous ne pouvons plus protéger nos entreprises, notre agriculture, nos frontières, je pense que toute politique de redressement de la France se verra empêchée par le carcan de la législation de l’UE. Ainsi, si la sortie de l’UE ne peut constituer un objectif en lui-même, parce qu’il ne serait sans doute pas compris aujourd’hui par une majorité de Français, vouloir extraire notre pays de la crise y aboutira certainement. Il paraît nécessaire d’informer les citoyens à ce sujet, en leur montrant comment toute politique qui pourrait améliorer la situation française serait retoquée par la Commission. L’exemple de l’énergie peut être abordé avec clarté : entrave au nucléaire, augmentation artificielle des prix de l’électricité, restriction de la diversité des fournisseurs par un alignement géopolitique rigide sur les positions otaniennes, autant d’éléments qui pèsent sur notre industrie comme sur nos concitoyens.

Voilà pourquoi, à mon sens, l’UE est sans doute le sujet pivot d’une politique de redressement de la France. En faire l’économie serait presque à coup sûr se diriger vers un échec pratique.

Depuis Seine-Maritime (76) · 5 octobre

6 solutions proposées

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Solution n° 2827Préférée des inscritsNiveau : Europe

Partiellement en accord avec l'analyse proposée.

Il me semble que Chevènement a dit qu'il ne voulait pas monter dans le train vers Maastricht, mais qu'il n'était pas assez fou pour en sauter une fois lancé. Si ce n'est pas de lui, mea culpa.

Il est évident que l'Europe, dans son fonctionnement actuel, est une entrave à notre souveraineté et aux multiples chantiers courageux qu'il va falloir entreprendre.

Cependant, une sortie de la monnaie unique nous exposerait aux tempêtes de dévaluation monétaire sur les marchés. Elle ferait probablement exploser les intérêts de notre dette, qui est en passe de devenir l'un des premiers postes de dépense du budget de l'État.

La France reste cependant un contributeur net au budget européen. Nous sommes, malgré l'évolution des 20 dernières années, un des pays fondateurs et l'un des plus peuplés. Nous disposons d'un poids dans les arbitrages européens dont il faut que nous usions à nouveau. C'est à l'échelle de l'Europe que la France doit agir. C'est une sphère d'influence dans laquelle nous pesons encore suffisamment.

Nous devons rompre avec la soumission à la Commission et ne pas craindre des rapports de force avec l'UE afin de faire valoir nos intérêts.

Nul doute que nos amis allemands et hollandais se réjouiront de nous mettre des bâtons dans les roues.

Depuis Pas-de-Calais (62) · 8 octobre
Solution n° 3332Niveau : État

Revenir sur la primauté du droit européen sur les lois françaises.

En ce sens, proposer une réforme du titre XV de la Constitution et la soumettre à référendum.

Depuis Indre-et-Loire (37) · 9 octobre
Solution n° 4150Niveau : État

La solution évidente : quitter l’UE et l’OTAN pour reprendre les commandes.

Depuis Pas-de-Calais (62) · 12 octobre
Solution n° 3009

La problématique de compétitivité entre les nations se réglait autrefois (mal) par des dévaluations monétaires. Un pays mal géré trouvait pratique de dévaluer sa monnaie pour retrouver sa compétitivité. Ensuite, chacun suivait et on finissait par avoir tous dévalué (sauf les quelques très bons). Le pendant de ces dévaluations était l'inflation et donc un coût du capital plus élevé, donc des freins à la croissance. C'est ce qui a (en partie) motivé la monnaie unique (certes, très rapidement expliqué).

Il est faux de dire que l'Allemagne a toujours été supérieure à nous. Elle a eu un gros moment de fragilité qui a amené le chancelier Schröder à réduire très fortement les garanties sociales (suppression du salaire minimum, baisse des avantages sociaux…). Il s'agissait de renforcer la compétitivité de l'Allemagne, qui perdait beaucoup de terrain. Après les dévaluations monétaires, ils ont donc mis en place la dévaluation sociale. Si nous avions fait les mêmes réformes, nous aurions continué de progresser. Mais aucun pays n'a accepté de faire ces sacrifices et l'Allemagne a remporté la mise.

Plus tard, l'Espagne puis le Portugal ont fait de même et nous n'avons toujours rien fait, voire, au contraire, nous avons amélioré les avantages sociaux. Ce qui a encore désavantagé notre industrie.

Ainsi, ce n'est pas l'euro ou l'Europe qui pose problème, mais les logiques de cavalier solitaire de certains membres… et notre incapacité à créer une organisation qui nous permettrait de ne plus être directement impactés par les décisions de nos voisins.

Si certains prônent (trop) facilement le retour des frontières, il s'agit là d'une mauvaise solution puisque l'on a vu qu'avant la CEE, nous avions déjà ces problèmes (que l'on résolvait par des dévaluations monétaires)…

Dans un autre post, je propose une solution qui met en avant le fait que l'on demande à ceux qui veulent profiter de la consommation d'y participer (via le paiement de salaires et d'impôts). Cette organisation permettrait de bénéficier de l'Europe (si, si, y a des plus) tout en préservant notre économie des logiques de concurrence déloyale des pays tiers.

Concernant notre incapacité à défendre nos intérêts, cela n'a rien à voir avec l'Europe. Plein d'autres pays y arrivent très bien. C'est donc que le problème vient de nous !!!

À mon sens, le problème vient du fait de notre incompétence en économie et/ou du laxisme de nos représentants.

L'exemple de l'accord sur la fourniture par EDF d'électricité à prix coûtant illustre parfaitement mes propos.

Depuis Seine-Maritime (76) · 8 octobre
Solution n° 3806Niveau : Europe

Il faut sortir rapidement de l’euro

Depuis Hautes-Alpes (05) · 10 octobre
Solution n° 8233Niveau : Europe

L’Europe ne porte plus de vision collective, n’embarque plus les citoyens et donne l’impression de ne pas les défendre dans un monde mondialisé et dérégulé. Le bon sens serait de redéployer les enjeux de souveraineté sur le continent : production, santé, sécurité et défense. Ou à défaut les États membres doivent pouvoir disposer de marges de manœuvre. L’Europe est une puissance économique mais apparemment beaucoup trop naïve et technocratique : elle en oublie ce qui prévalait à sa création

Depuis Seine-Maritime (76) · 27 octobre

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