Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

← Économie

Cahier de doléances · Économie

Problème n° 916

La baisse du pouvoir d'achat des ménages

Depuis Var (83) · 5 octobre

3 solutions proposées

Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.

Solution n° 917Niveau : État

Obliger les enseignes commerciales à proposer un panier alimentaire à prix réduit garanti (prix coûtant), comprenant viandes, poissons, fruits et légumes sains.

Depuis Var (83) · 5 octobre
Solution n° 2566Niveau : État

Redonner du pouvoir d'achat au salarié du privé comme du public par un simple transfert des charges salariales vers les revenus des non-actifs, ou de ceux qui ne créent pas de valeur, sous forme d'une CSG universelle sur les successions (300 milliards de transfert par an pour une fiscalité réelle de 8 %), les revenus de l'immobilier et du capital. Le salaire brut devient le salaire net (soit un gain de près de 20 % sur la fiche de paie).

Aujourd'hui, la presque totalité du système / modèle social français est financée par les salariés. Un rééquilibrage vers les autres sources de revenus permettrait d'inverser la tendance à la paupérisation du travail salarié.

« Pour que le travail paie à nouveau »

Depuis Paris (75) · 7 octobre
Solution n° 8455Niveau : État

Le pouvoir d’achat se joue sur trois fronts à la fois : ce que l’on gagne, ce que coûtent les biens essentiels et ce que l’on doit payer avant même de vivre. Il faut agir sur les trois.

Le salaire d’abord. Le SMIC est porté à 1 600 euros nets et indexé chaque année sur l’inflation et les gains de productivité. Une conférence nationale des salaires réunit chaque année l’État, les syndicats et le patronat. Toute branche dont les minima restent sous le SMIC perd le bénéfice des exonérations de cotisations jusqu’à ce qu’elle les relève. Les cotisations salariales baissent pour augmenter le salaire net. La compensation vient d’une contribution sur les dividendes et les rachats d’actions, jamais de la TVA, faute de quoi le salarié rendrait à la caisse du supermarché ce qu’il aurait gagné sur sa fiche de paie.

L’énergie ensuite, parce qu’elle pèse sur tout le reste. EDF redevient entièrement publique. Le prix de l’électricité est fixé à partir du coût réel de production du parc français, nucléaire et hydraulique, et cesse d’être aligné sur un marché européen indexé sur le gaz. Les Français ont payé ces centrales par leurs impôts et leurs factures : ils doivent en recueillir le bénéfice. Pour les carburants, la fiscalité devient flottante : quand le prix à la pompe dépasse un seuil, la taxe baisse automatiquement pour que l’État ne s’enrichisse pas sur la flambée des cours.

L’alimentation, troisième poste. Un observatoire des marges est doté d’un pouvoir de sanction sur la grande distribution et l’agro-industrie. Des prix planchers garantissent un revenu au producteur, et l’écart entre ce que touche le paysan et ce que paie le consommateur est encadré. On ne protège pas le pouvoir d’achat en écrasant ceux qui nous nourrissent, mais en supprimant la rente des intermédiaires. La TVA est abaissée sur les produits de première nécessité.

Le logement, enfin, premier poste de dépense contrainte. Les loyers sont encadrés dans toutes les zones tendues. La construction de logements sociaux redevient une priorité nationale, financée par l’État. Une taxe dissuasive frappe les logements laissés vacants et les meublés touristiques qui privent les habitants de toit.

Il faut aussi se souvenir que les services publics forment un salaire indirect. Un hôpital accessible, une école réellement gratuite et un transport public fiable sont autant de dépenses que les familles n’ont pas à assumer seules. Chaque fermeture de guichet, de maternité ou de ligne de train est une baisse de pouvoir d’achat qui ne figure sur aucune facture.

Rien de tout cela ne tient sans une base productive. Un pays qui importe ce qu’il consomme subit les prix fixés ailleurs, alors qu’un pays qui produit son énergie, son alimentation et ses biens essentiels peut décider de ce qu’ils coûtent à ses citoyens. La reconquête industrielle est donc la seule politique de pouvoir d’achat durable.

Depuis Doubs (25) · 28 octobre

Proposer une solution à ce problème

Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.

Je propose une solution

Partager cette page

Le lien s’ouvre sans compte et affiche son image sur les réseaux.

Faire un don Je souhaite rejoindre

Rejoindre le mouvement

Je souhaite rejoindre

L’inscription est gratuite, et le don facultatif. Laissez votre adresse : vous recevrez votre invitation par courriel.

Protection de vos données. Les deux champs sont obligatoires. Natacha Polony traite ces informations, ainsi que la source de votre visite, sur la base de votre consentement, uniquement pour vous tenir informé de ses prochaines étapes et mesurer la provenance des participations. Votre inscription est enregistrée dès l’envoi du formulaire. Vous pouvez retirer votre consentement et exercer vos droits à tout moment. En savoir plus sur vos droits et l’utilisation de vos données.

Déjà inscrit ? Connectez-vous.