Alors que les ravages sanitaires et le coût collectif du tabac sont incontestables, comment expliquer que la cigarette bénéficie encore, dans notre imaginaire collectif, d’un statut particulier, celui d’une liberté individuelle, héritée notamment d’une construction marketing historique qui l’a associée à l’émancipation et à l’indépendance ?
Comment engager une politique volontariste de désacralisation et d’éradication de la cigarette, afin de déconstruire ce mythe de liberté (celui de pouvoir s’intoxiquer volontairement), de faire évoluer les normes et les représentations sociales, de réduire progressivement sa place dans notre société et de permettre à chacun de s’en affranchir, pour son propre bien et sa santé ?
Et si la véritable liberté consistait, en réalité, à ne plus être dépendant de la cigarette et à ne plus s’auto-intoxiquer ?