Le problème des retraites en France, avec un système par répartition à bout de souffle, ne pourra pas être réglé par une inversion démographique. Il ne peut souffrir non plus que nos députés s'écharpent tous les 5 ans pour reculer péniblement un âge de départ. Il est temps pour la France de changer de modèle.
Cahier de doléances · Retraites
Problème n° 875
18 solutions proposées
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Un système par capitalisation est la meilleure chance pour chaque futur retraité de réellement cotiser pour son avenir, d’enfin avoir des fonds souverains en France permettant d’investir dans l’économie réelle du pays. Plutôt que d’être un poste de dépenses XXL, il pourrait devenir une opportunité d’investissement gigantesque et dégagerait énormément de temps démocratique dans les débats parlementaires, où l’on pourrait enfin avancer et aborder d’autres sujets.
La meilleure solution et la plus juste serait d’élargir le financement des retraites aux autres sources de revenus, car la capitalisation n’est réservée qu’à ceux qui peuvent épargner. Elle a de nombreux effets pervers, comme par exemple l’afflux des placements boursiers…
Le système par répartition a atteint ses limites.
Chaque génération finance la retraite d'une génération plus nombreuse et voit sa propre retraite financée par une génération moins nombreuse.
Il faut instaurer une part de capitalisation pour éviter ce problème.
Ensuite, reculer l'âge moyen de départ sans oublier la pénibilité.
On pourrait partir sur un départ à 60 ans pour les métiers les plus fatigants et pousser jusqu'à 67 pour les moins fatigants.
À négocier filière par filière.
Et enfin, l'éléphant dans la pièce : l'âge de début de carrière.
Commencer à 20, 25 ou 30 ans a forcément un impact sur le financement des retraites.
Il faut que les gens entrent plus tôt sur le marché du travail, et ça passe principalement par l'orientation et la revalorisation des secteurs techniques.
On envoie tous les étudiants sur des parcours longs qui débouchent sur des secteurs complètement bouchés (notamment les services), et on a des filières qui n'arrivent pas à recruter (notamment techniques).
On finit avec trop de bac+5 au chômage, forcément déçus et frustrés.
1/ Il faut clairement taxer les superprofits qui ont explosé ces dernières années au profit d'une minorité.
2/ Il faut aussi taxer l'IA et les bots qui vont remplacer des emplois.
3/ Il faut remettre au travail un maximum d'inactifs.
4/ Il faut une parité sur les salaires homme/femme.
5/ Il faut refaire en urgence une vraie politique sur la natalité.
Pas besoin de tout bouleverser. Un système par capitalisation, OK, mais il se passe quoi en cas de crise financière et de krach boursier ?
Concernant la retraite, selon le principe fondamental « Égalité » de notre République, il faut une égalité de droits associée à une égalité de devoirs.
Donc, « l’âge légal de départ » n’est pas une composante.
Seules la durée de cotisation et le montant des cotisations sont à prendre en compte. Par exemple, la durée de cotisation serait de 42 ans, si l’on considère que la durée de vie moyenne se situe à 84 ans, découpée en 3 parties : 21 ans en études et à charge des parents, 42 ans à travailler et 21 ans en retraite.
Ainsi, ceux qui démarrent tôt (à 18 ans, par exemple) et ont souvent des métiers plus pénibles prennent leur retraite au bout de 42 ans (soit 60 ans), et ceux qui démarrent à 22 ans terminent à 64 ans. Le système peut être assoupli avec des décotes et des surcotes selon qu’on cotise plus ou moins que 42 ans.
Le système peut fonctionner par répartition uniquement ou partiellement avec un système par capitalisation, sous réserve que ce dernier soit géré uniquement par la Caisse des dépôts (et non des groupes privés type fonds de pension). Charge au citoyen de choisir son modèle pour contribuer à la retraite et toucher une retraite en fonction des choix faits en responsabilité. Le système doit bien sûr être le même pour tous (zéro régime particulier, et notamment pour les politiques).
Il faut absolument supprimer cette notion « d’âge légal ».
Il est évident que la solution est de créer un fonds souverain comme vient de le faire l’Allemagne. Comment faire ? Plus d’argent dans les caisses ? L’emprunt auprès des Français : il y a 449 milliards sur les livrets A qui « dorment » avec une rémunération de 1,7 %. Il suffirait de 20 % de ce total en proposant de le rémunérer à 3 %. Sachant que l’État (nous) emprunte à 5 % et demain beaucoup plus, rien que le différentiel permettrait de dégager 2 milliards (minimum) dès la première année. Sans parler de la rentabilité d’un fonds souverain à 100 milliards. M. et Mme les Français préférez-vous payer l’argent à 5 % et plus (car l’État c’est nous) ou utiliser votre livret A pour créer un fonds souverain pour les retraites ?
Il faudrait arrêter de donner un âge de départ, qui est la cause de tous ces mouvements de révolte ! L'âge pourrait être décidé par chacun en fonction de ce qu'il souhaite.
Le montant total serait la somme :
- d'une partie fixe allouée par l'État et basée sur le nombre de trimestres travaillés ;
- d'une partie par capitalisation.
À chacun de décider ce dont il a besoin pour vivre lorsqu'il prend sa retraite.
Le minimum versé par l'État devrait permettre à une personne qui a travaillé X années de se nourrir et d'avoir un toit (pas dans une grande ville, bien entendu).
Cette réflexion est à affiner et des calculs sont à faire, mais je pense qu'il y a là une solution.
Déjà, il faudrait laisser les différentes réformes aller à leur terme pour en mesurer réellement les bénéfices, et revoir après pour adapter si besoin.
Puis, il faut inventer la retraite de demain. Les bébés sont les futurs retraités de demain, et préparer cette étape devrait commencer dès le berceau, avec de la capitalisation.
Transférer la retraite de base sur la TVA, pour remettre un peu de justice pour nos entreprises. Quelques pourcentage de plus en compensation pour les minimums sociaux.
Je partage la solution n°876 mais considère que la capitalisation ne doit pas représenter plus d'un certain pourcentage (ex : 25%) de la retraite totale des retraités de façon à éviter de tomber dans le système US trop dépendant aux aléas boursiers, inégalitaires etc.
Ensuite, il me paraît également important de veiller à ce que les cotisations de retraite par répartition soient versées dans un pot commun qui sera ensuite réparti équitablement.
À la vue du renouvellement des générations, un mix « régime par répartition et capitalisation » devient obligatoire pour équilibrer les comptes.
Par contre les changements de règles du jeu que nous avons connus sur ces trente dernières années sont intolérables. Le contrat de départ entre le salarié et notre État a évolué en défaveur des salariés tout au long de leurs vies actives. Les lois rétroactives ne sont pas acceptables en démocratie.
Par conséquent il faut qu’un salarié qui rentre dans la vie active, puisse connaître la règle qui s’appliquera jusqu’au jour de sa prise de retraite.
Marc Siadous
Je partage la solution n° 876 mais considère que la capitalisation ne doit pas représenter plus d’un certain pourcentage (ex. : 25 %) de la retraite totale des retraités de façon à éviter de tomber dans le système US trop dépendant des aléas boursiers, inégalitaire, etc.
Ensuite, il me paraît également important de veiller à ce que les cotisations de la retraite par capitalisation soient versées dans un pot commun qui sera ensuite réparti équitablement.
Retraites : tenir compte de la pénibilité et des carrières longues :
- Suppression de l’âge de départ
- Calcul du nombre d’annuités basé sur l’espérance de vie par métier.
Financement des retraites :
- On reconnaît avoir eu tort sur le montant des pensions qui auraient dû être plafonnées au SMIC (ou autre montant à définir)
- Plafonnement des retraites au SMIC à partir des cotisations d’aujourd’hui.
- On reprend au moment, de la succession succession, le delta pensions-SMIC
Attention au miroir aux alouettes que constitue la retraite par capitalisation. Que devient-elle en cas de crise financière majeure ?
Rétablir la justice fiscale (cf. propositions d’ATTAC) pour rétablir la justice et la sécurité sociale (retraites incluses), éducative, sanitaire, climatique, environnementale.
Passer à un système à comptes individuels équilibré automatiquement, comme en Suède : les pensions s’ajustent à l’espérance de vie et au nombre d’actifs.
Bonjour.
Je trouve que le système de retraite, tel que nous le connaissons aujourd’hui, contribue largement au maintien des inégalités. Cette retraite, qui est une dépense, assure le maintien d’un train de vie, or, le litre de lait coûte le même prix que l’on touche 800 € ou 4 000 € de pension.
L’équité, pour moi, se fait sur le TEMPS DE VIE. Tout le monde devrait cotiser le même nombre d’années (à déterminer, peut-être fluctuant sur l’espérance de vie)
Ce nombre d’années à cotiser pourrait être pondéré des 2 manières suivantes :
1/ Nombre d’années cotisées réduit suivant la pénibilité reconnue.
2/ Dans des cursus longs d’études, un certain nombre d’années pourrait être inclus dans ce calcul, sous réserve que le métier appris soit exercé en France pendant un certain nombre d’années.
Une fois à la retraite, tout le monde touche strictement la même somme (à définir).
La différence patrimoniale se ferait donc pendant son temps de travail. (Méritocratie ?), tout en assurant à tout le monde un minimum vieillesse.
Cela implique de supprimer ou d’étendre à tous certains avantages corporatistes.
Pour la contribution à ce système :
- Tout le monde cotise la même somme.
- Tout le monde cotise le même pourcentage
- Tout le monde cotise en fonction de sa tranche salariale (solidarité ?)
Là, on parlerait déjà un peu plus d’égalité.
Il me semble qu’il faudrait arrêter le système de Ponzi initial (à l’origine 4 cotisants actifs pour un retraité*), et retrouver une situation où chaque génération cotise pour elle-même, les cotisations étant placées en garantie par la Caisse des dépôts sans spéculation mais avec revalorisation qui suit l’inflation – et ce afin de ne pas dépendre du rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités.
Bien entendu, ce renversement de méthode va nécessiter une dépense qu’il faut assumer pendant un temps potentiellement long pour ne pas avoir à encaisser d’un coup le déficit cumulé engendré par le système actuel.
(*) Certes au début en 1945 il fallait bien amorcer un système compte tenu de la situation du pays, mais en 80 ans il y aurait largement eu le temps de corriger le tir pour arriver à la méthode proposée ici.
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