Une épidémie d’anglo-américanisation galopante envahit la France, depuis plusieurs années, mais aujourd’hui bien plus qu’hier. Les rues de nos villes et notamment de celle où j’habite, Annecy, regorgent d’inscriptions en anglais, sur les vitrines des boutiques, mais aussi sur les panneaux officiels installés par la commune et/ou le département. Je milite dans une association de défense de la langue française et nous intervenons auprès des instances publiques pour qu’elles agissent réellement contre ce phénomène en faisant tout simplement respecter la loi Toubon qui interdit ces pratiques. Nous avons obtenu quelques résultats, en particulier auprès du CD de Haute-Savoie mais nos timides avancées sont régulièrement remises en question. D’autre part au niveau national, le « soft power » américain nous impose la culture d’outre-Atlantique, dans les médias, le sport, la chanson, l’informatique… Les enseignants-chercheurs doivent publier leurs articles en anglais s’ils veulent espérer une audience importante…
Cahier de doléances · Culture
Problème n° 8640
2 solutions proposées
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Je souhaite que la candidate Natacha Polony s’exprime clairement sur ce grave problème. Cela serait la preuve qu’elle compte vraiment agir pour assurer notre indépendance culturelle vis-à-vis des États-Unis. La plupart de ses prises de position me conviennent mais j’aurais moins de détermination à la soutenir si elle ne prenait pas des engagements très nets sur cette menace existentielle qui pèse sur notre langue et sur notre culture.
Je signale en passant que mes propos n’engagent que moi et non mon association.
Bon courage à Natacha Polony et à ses soutiens pour cette campagne.
La politique linguistique, vu ses conséquences sur le statut individuel des citoyens notamment à mesure que l’Europe s’unifie, doit relever du débat démocratique et non du fait accompli.
Sinon la langue française risque de se retrouver dans la même situation qu’actuellement les langues régionales, et la plupart de nos compatriotes, déclassés.
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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