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Cahier de doléances · Laïcité

Problème n° 810

Pour moi, la laïcité, c'est pouvoir circuler dans les espaces publics sans reconnaître, à chaque coin de rue, un juif, un musulman ou un chrétien. Il est pour moi INADMISSIBLE qu'une religion impose ses vêtements, ses coutumes au sein de notre pays où la Liberté, l'Égalité et la Fraternité sont de règle.

LIBERTÉ : chaque personne est libre d'adopter la religion qu'elle souhaite.
ÉGALITÉ : chaque personne ne doit pas imposer, par un quelconque moyen, sa religion aux autres.
FRATERNITÉ : chaque personne doit se comporter de manière fraternelle avec toute autre personne, quelle que soit sa religion.

CES 3 RÈGLES sont pour moi INDISSOCIABLES.

Si chacun impose quelque chose à l'autre, c'est très rapidement le conflit. La France est un pays d'accueil et, pour qu'il le reste, il faut imposer des règles.

Depuis Haute-Garonne (31) · 5 octobre

9 solutions proposées

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Solution n° 6203Préférée des inscritsNiveau : État

Faire de la rue un espace commun !!
Je souhaite que nous débattions d’une laïcité plus visible dans l’espace public. Dans la rue, nous devrions pouvoir nous rencontrer d’abord comme des êtres humains et des citoyens, sans être immédiatement renvoyés à une appartenance religieuse.
Je propose que les signes religieux visibles soient réservés à la sphère privée et aux lieux de culte, selon la même règle pour toutes les religions.
Si j’étais adepte de l’adamisme, je ne pourrais pas me promener nue dans la rue au nom de ma croyance : je garderais donc cette pratique pour chez moi.
De la même façon, la foi se vit dans l’intimité, dans les lieux qui lui sont consacrés, tandis que la rue reste un espace partagé par tous.
Cette règle commune éviterait aussi les annonces d’une « police du voile » qui, en pratique, ne peut pas être appliquée clairement et équitablement. Plutôt que de viser une religion en particulier, il s’agirait de poser un principe identique pour tous.
Une telle mesure ne ferait pas disparaître à elle seule l’antisémitisme, l’islamophobie ou les autres discriminations. Elle pourrait toutefois éviter que chacun soit d’emblée identifié et jugé à travers un signe religieux, et favoriser des relations fondées sur ce que nous avons en commun.

Depuis Rhône (69) · 17 octobre
Solution n° 1792Niveau : État

Il faut être ferme, verbaliser chaque récalcitrant et se munir de moyens de coercition pour recouvrer les sommes dues.

Depuis Seine-Maritime (76) · 6 octobre
Solution n° 1211Niveau : État

Réaffirmer la loi de 1905, faire des ateliers de lecture, des formations et inviter des personnalités comme Henri Peña-Ruiz et le Concordat en Alsace-Moselle !

Depuis Bas-Rhin (67) · 5 octobre
Solution n° 1861Niveau : État

L'arsenal législatif existe déjà. Il faut juste avoir le courage de l'appliquer…

Depuis Haute-Garonne (31) · 6 octobre
Solution n° 3407Niveau : État

Il faut être strict sur la laicité. Amendes pour toute transgression. La religion c’est comme l’intimité ça doit rester dans le cadre privé.

Depuis Yvelines (78) · 9 octobre
Solution n° 4373Niveau : État

La laïcité n’interdit en rien à chaque citoyen de se vêtir comme il le souhaite. La laïcité bien comprise est un régime juridique de liberté et non de coercition ou de défiance : elle permet aux croyants de toutes convictions de pratiquer paisiblement leur religion, tant que ne sont pas mis en danger l’ordre et la sécurité publics. Ainsi, rien n’interdit des prières de rue ou processions, sauf motif sécuritaire à justifier auprès des juges.

Depuis Haute-Marne (52) · 12 octobre
Solution n° 5678Niveau : État

Chacun est libre de sa religion, il ne peut l’imposer à l’autre. Dans l’espace public et aussi dans l’éducation les signes distinctifs indiquant la religion doivent être interdits pour le bien de tous sauf pour les représentants des religions accrédités. Nous sommes tous égaux et libres dans le choix de notre religion sans entraver l’autre surtout quand cela intervient au niveau de la gouvernance nationale.

Depuis Yonne (89) · 15 octobre
Solution n° 5785Niveau : État

Pour rappel, ni la loi de 1905 ni l’article 1er de la Constitution n’interdisent l’expression d’une religion dans « l’espace public », par exemple dans la rue. Exiger le contraire irait même à l’encontre de l’article 1. C’est ainsi que le pape en voyage apostolique (c’est-à-dire non pas comme chef d’État mais d’Église) a pu circuler dans les rues, non pas « impunément » mais en toute légalité.
C’est donc la loi de 1905 et la Constitution qu’il faudrait changer pour ne plus voir à chaque coin de rue des abbés en soutane, des kippas, des voiles ou autres signes ostentatoires.

Depuis Côte-d'Or (21) · 15 octobre
Solution n° 6763Niveau : État

La France a un passé catholique indéniable. Il faudrait, pour que la laïcité soit comprise, faire en sorte que ce passé devienne un acquis culturel. Par exemple : quelles que soient nos croyances, nous fêtons Noël avec un personnage qui n’a rien de religieux : le père Noël. Nous fêtons le nouvel an, alors que personne (de non religieux) n’est réellement capable de connaître le jour de la naissance du Christ alors qu’on fête aussi sa résurrection. Toutes nos fêtes religieuses sont passées dans le domaine culturel, qu’on le veuille ou non. Il n’est pas question de déposséder les croyants de leurs fêtes religieuses, mais plutôt d’en faire des jours de congés républicains et laïques.
Idem pour les symboles, une statue religieuse présente depuis avant 1905 devrait faire partie du domaine culturel et plus religieux.

Se poser la question : la crèche dans les mairies (et autres cas semblables), religieux ou culturel -> L’État doit le décider. Dans le 1er cas cela devrait être interdit.

Continuer d’interdire les signes religieux dans l’espace républicain/étatique mais les autoriser dans l’espace public.

Arrêter de subventionner les sites religieux. Comme les partis politiques, les églises ont leurs fidèles, qu’ils cotisent pour leurs convictions ; ce n’est pas à un État laïque de payer pour une religion.

Être plus sévère contre le prosélytisme.

Il faut que l’État précise correctement ce qui est du fait religieux de ce qui est du fait culturel (le voile est religieux ou culturel ?) en s’appuyant sur l’histoire.

Depuis Hautes-Pyrénées (65) · 18 octobre

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