Arrêter de toute urgence la mise en concurrence de la SNCF afin d’avoir des trains en zone rurale.
Cahier de doléances · Transport
Problème n° 749
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La problématique de circulation et de raccordement des territoires ne peut pas se limiter à une équation de rentabilité. Une ligne de TER qui alimente des coins du pays mal desservis ne peut pas être rentable. Il faut donc protéger l’investisseur en infrastructure ferroviaire qui permet cette connexion : en l’occurrence, la SNCF. Il me semble que la mise en concurrence est complètement artificielle. Si la concurrence arrive sur une ligne rentable, elle devrait donc aussi assumer des lignes non rentables — ce qui semble très difficile. Sinon, on va soit couler la SNCF en lui laissant les lignes à perte, soit isoler des territoires mal desservis. En fait, pour l’instant, à ne pas avoir de stratégie, on fait consciencieusement les deux…
Ce n'est pas la concurrence qui est le problème, mais l'absence de subventions ou de financement pour des lignes non rentables en termes d'exploitation, mais essentielles pour la vie des régions.
Dans de plusieurs pays européens, la mise en concurrence de la compagnie nationale a conduit à une dégradation de la sécurité, de la qualité de service, car au final les compagnies privées n’assurent pas le service public qu’elles devraient assurer.
Elles se concentrent sur les lignes les plus rentables, ne s’arrêtent pas aux stations ayant le moins d’usagers.
Au final, la compagnie nationale se voit petit à petit réduite aux lignes les moins rentables, ce qui grève son fonctionnement à terme, car les bénéfices réalisés sur les lignes les plus rentables compensent les pertes sur celles qui le sont moins.
La SNCF a profité allègrement de son monopole national pour faire ce qu’elle voulait, dont fermer les lignes moins rentables et se concentrer sur les grandes lignes.
Ils font aussi exactement ce qu’ils veulent niveau prix. En zone rurale, on fait sauter un train, on le remplace par un car et le prix reste le même. Le temps de trajet n’est pas pris en compte, ils vendent des trajets avec des correspondances de 5 minutes impossibles à tenir, certains voyagent sans billet et on ne leur demande plus rien car les amendes ne sont pas payées. Pour un trajet avec correspondances, ils mélangent TER et Intercités (surcoût obligatoire même si on a une carte de réduction TER) et compliquent donc les remboursements lorsqu’un des trains fait défaut.
Des pistes de réflexion pourraient peut-être être trouvées localement en questionnant le personnel SNCF ainsi que les usagers qui pourraient travailler ensemble. Les décisions nationales ont toujours été en défaveur des petites lignes.
Il y a une ligne de train qui passait tout au bout de mon jardin (j’habite un petit village de la Picardie maritime) et personne ne l’utilisait. Ils ont donc dû la fermer. Les gens veulent aussi des petits commerces, mais ils vont dans les grandes surfaces. Il faut donc être cohérent. Pour moi, le problème numéro 1 de la SNCF, ce sont les retards. Si l’État veut que les Français utilisent le train pour aller travailler, il faut absolument régler ce problème.
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