Il faut reprendre le contrôle de notre politique alimentaire et mettre fin à la loi du plus fort imposée par la concentration de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution. La rémunération des agriculteurs, la qualité de notre alimentation et notre souveraineté alimentaire doivent devenir des priorités nationales.
– Encadrons les marges et partageons équitablement la valeur. Réguler les marges de l’industrie agroalimentaire et de la grande distribution, lutter contre les positions dominantes et la spéculation alimentaire. Imposer une répartition plus juste des bénéfices afin de garantir aux producteurs une rémunération couvrant leurs coûts de production et leur assurant un revenu digne.
– Bloquons les prix d’un panier de 100 produits essentiels. Instaurer un panier de référence à prix encadrés pour protéger le pouvoir d’achat, sans faire peser cet effort sur les agriculteurs.
– Valorisons les productions françaises. Imposer aux grandes surfaces de regrouper dans des rayons clairement identifiés les produits d’origine française et régionale. Rendre obligatoire l’étiquetage précis du pays d’origine. Intégrer le coût carbone du transport dans les prix des produits importés et instaurer une péréquation des marges en faveur des productions françaises.
– Contrôlons réellement les importations. Renforcer les contrôles sanitaires et vétérinaires, notamment sur les résidus de pesticides et les pratiques interdites en France. Interdire la commercialisation des produits non conformes à nos exigences sanitaires et environnementales. Lutter contre les fraudes au label bio et responsabiliser les distributeurs sur les produits qu’ils mettent en rayon.
– Donnons du pouvoir aux consommateurs. Renforcer les moyens des associations de consommateurs, leur permettre d’effectuer des contrôles indépendants et des inspections inopinées, et sanctionner les pratiques frauduleuses.
– Défendons une agriculture durable et familiale. Harmoniser les normes européennes par le haut, soutenir les agriculteurs engagés dans des productions de qualité, faciliter l’installation des jeunes et préserver l’élevage ainsi que les exploitations familiales face à la concentration des terres et à la spéculation financière.
Il y a urgence à réconcilier pouvoir d’achat, qualité alimentaire et juste rémunération du travail agricole. Nos producteurs ne doivent plus subir une concurrence déloyale pendant que les intermédiaires accumulent les profits. Défendre les paysans, c’est défendre notre santé, notre souveraineté alimentaire et nos paysages. Sécuriser notre agriculture, c’est sécuriser notre avenir.