Il faut rendre notre agriculture autonome, sans pesticides qui polluent notre eau et avec des engrais naturels. Comment faire pour rendre cela possible et pour que les agriculteurs soient de nouveau les « nourriciers de la France », traités dignement ?
Cahier de doléances · Agriculture
Problème n° 66
27 solutions proposées
Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.
S’inspirer des solutions que proposent le Shift Project / Un commun accord, assemblée citoyenne.
Le sujet est complexe et multiple. Par rapport à votre problématique, il est nécessaire de prendre déjà conscience de la réalité du degré de dépendance des exploitations agricoles à leurs fournisseurs et de la chaîne aval. Dans cette dépendance, il est important également de constater si elle est française, européenne ou mondiale, comme par exemple les engrais qui sont quasiment tous importés. Il est nécessaire de faire un état des lieux, puis fixer le cap et les stratégies à mettre en place : que pouvons-nous produire en France en intrants / Quelles productions favoriser? Priorités aux produits français dans l'alimentation française? Taxes sur les produits importés? Favoriser une meilleure répartition de la valeur, etc. Il n'y a pas qu'une seule solution. Il va falloir définir un projet agricole à moyen terme avec des objectifs, comme ce qui avait été fait suite à la deuxième guerre mondiale. Cela doit être un projet défini conjointement entre la société et le monde agricole et piloté par les élus de la république. Par contre, une chose importante, 1€ versé par l'état doit rapporter au minimum 1€ sur le territoire français et pas partir à l'étranger. Et ce futur projet agricole sociétal imposera à coup sûr un changement de paradigme
- Il faut valoriser le local et les produits agricoles français, notamment en taxant les produits alimentaires importés et la malbouffe (alimentation ultra-transformée), qui a des conséquences sur la santé. Les Suisses, dans ce domaine, sont un exemple de protection de leur agriculture.
- Éduquer : éduquer nos enfants au goût, au bien manger, à savoir cuisiner/composer un repas à partir de produits bruts.
Le problème agricole est avant tout un problème de rémunération. Les agriculteurs veulent vivre de leur travail. Ils sont à plus de 80 % d'accord et volontaires pour adopter une démarche plus écologique, avec moins de pesticides, mais à condition d'être rémunérés dignement.
Il faut donc fixer un prix plancher. Il faut aussi garantir une commande publique auprès de nos agriculteurs français. Toutes nos cantines doivent être françaises et, si possible, BIO.
Il faut également un accompagnement sur plusieurs années pour reconstruire les sols qui s'essoufflent à cause des engrais et des pesticides, pour arriver à une agroécologie complète. Le Shift Project a fait un très bon travail à ce sujet.
Déjà première étape, se réconcilier avec le monde agricole. Les agriculteurs ne sont pas heureux de mettre des pesticides. Nous avons reçus majoritairement une formation sur comment produire et comment soigner, mais pas maintenir les plantes, animaux etc en bonne santé. C'est la même chose pour la santé humaine, nous apprenons à se soigner, mais à se maintenir en bonne santé. Un changement de paradigme est nécessaire mais ne se fera pas en 1 année. Et pour finir l'état des lieux, cette problématique n'est pas binaire et n'est pas si simple que cela.
L'INRAE a fait une étude que je n'ai pas lue sur comment produire sans pesticides. Je pense qu'elle doit être diffusée sur le terrain afin que des agriculteurs qui le souhaitent puissent expérimenter et être suivis par des organismes type chambre d'agriculture ou autres. Pour continuer avec les instituts de recherche, je pense qu'il est nécessaire de comprendre pourquoi un insecte parasite vient sur une plante ; quelles caractéristiques de la plante ou de l'animal font que ce dernier devient malade ; etc. Si la plante ou l'animal est en bonne santé ou en équilibre, il n'y a plus besoin de produits. La partie la plus difficile sera par rapport aux herbicides, mais même chose que précédemment, il est nécessaire de comprendre une plante sauvage germe et pousse dans une parcelle. Je tiens également à signaler qu'en agriculture 1 essai = 1 an. Et que chaque année, tous les paramètres changent : climat, etc. Pour les engrais, il est nécessaire de définir un plan stratégique pour savoir ce qui pourrait être internaliser en France et imaginer de nouveaux sources d'alimentation des végétaux. Voici un début de réponse sans entrer dans les détails
Il faut réduire les cotisations MSA qui pèsent trop lourdement sur les exploitations agricoles et mettre en place des exonérations pour les agriculteurs certifiés AB.
Et arrêter avec le système de subventions de la PAC qui profite trop aux grosses structures industrielles et polluantes.
Et sanctionner pénalement le lobby et toute autre activité pouvant y être assimilée.
Il faut rendre le métier d’agriculteur plus attractif. Pour ce faire, il faut :
1. Réduire les cotisations MSA.
2. Proposer un reclassement des personnes travaillant dans les autres secteurs d’activité et surtout dans l’administration, en proposant une exonération des cotisations MSA sur ces salaires, afin de rendre le travail agricole plus attractif.
3. Sanctionner pénalement le lobbying de la FNSEA et autres entreprises de l’agro-industrie.
4. Exonérer les droits de succession lors de la transmission des entreprises et du foncier agricole au sein d’une même famille.
5. Mettre en place un système de tarification dans le pays qui ne mentionne plus le prix d’un produit au kilo, mais en fonction de ses valeurs nutritives.
6. Travailler sur l’autonomie énergétique des fermes.
7. Mettre en place des centres de compostage dans tous les départements, gérés selon le modèle des coopératives, de façon à limiter l’impact de la hausse des prix sur les engrais.
8. Mettre en place des aides pour aider les agriculteurs à transformer leur production (ex. : le lait, pour éviter d’être victime d’entreprises comme Lactalis ou des prix définis par le marché).
Bonjour à vous, je ne suis pas un expert du système agricole.
En revanche, pendant les journées de la Fête de la science, j'ai pu visiter une ferme de l'INRAE en bio qui était formidable ! Une expérimentation depuis les années 60, avec des essais pour fournir les cantines scolaires proches de la ferme en viande extra-locale. À mon avis, il y a plusieurs choses :
- Comprendre pourquoi et comment les agriculteurs, tous bords confondus, s'endettent, et les accompagner au changement.
- Favoriser le développement de produits bio.
- Éviter les pertes de produits et favoriser la transformation (cidre, fromage, confiture, soupe...).
- Privilégier d'autres types de semences et de plantations pour l'adaptation au climat et favoriser le capital de graines.
- Pour l'eau, il faut régénérer nos zones humides et nos nappes phréatiques, ainsi qu'assurer une bonne gestion des réseaux d'eaux de pluie, comme les aqueducs romains.
- Remettre le goût dans nos assiettes.
Les autres chantiers :
- Accompagner les entreprises de production de pesticides ultra-toxiques à changer de pratiques ou de produits.
- Comment bien rémunérer les agriculteurs ?
- Comment reculer les négociations pour les centrales d'achat ?
Je pense qu'il est nécessaire d'envoyer un message fort aux agriculteurs et aux Français en assumant de privilégier la production nationale par un protectionnisme dans le domaine de l'alimentation. Des taxes sur les produits importés, même venant de l'Union européenne, et des exigences françaises, notamment en termes de pesticides, transposées à tout produit importé.
Cela n'est pas suffisant. Il est nécessaire également de contrer le délitement de notre agriculture en encourageant la polyculture-élevage. Comment ? En remplaçant la prime à l'hectare par des primes au volume de production pour chaque catégorie de produit agricole, cumulables au sein d'une même exploitation.
Enfin, les agriculteurs sont avant tout des entrepreneurs. C'est l'État qui doit penser au bien commun, par un cadre simple. Une seule loi pour remplacer toutes les autres : rendre obligatoires sur le sol français les pratiques de l'agriculture biologique et de conservation des sols d'ici à 10 ans. Ensuite, laissons travailler les agriculteurs comme ils l'entendent. Cette simple loi améliorerait considérablement la santé de nos sols, notre capacité à retenir l'eau, la qualité de notre nourriture et notre santé.
On oppose toujours l agriculture bio à l agriculture conventionnelle alors qu îl y a la place pour les deux , je travaille dans l agroalimentaire pour la restauration local en cantine actuellement vu les conditions climatique actuelles je ne peut pas fournir de légume bio au cantine , la solution n est pas de mettre tous le monde au même mode de culture ce serait une erreur on a besoin de tous les agriculteurs nous n avons plus la souveraineté alimentaire en France .
Une agriculture sans pesticides est un doux rêve sur une planète où la démographie explose. De plus, il ne faut pas systématiquement associer pesticide à irresponsable. Comment voulez-vous que chaque Parisien achète ses légumes et sa viande chez le petit producteur du coin ? Arrêtons ces considérations idéalistes. Un agriculteur n'est pas « content » d'utiliser des pesticides : il peut y avoir un impact pour la santé et l'environnement s'ils sont mal utilisés, et ils coûtent cher ! Si tout le monde fait de la permaculture sur son demi-hectare, il faudra payer très cher la nourriture et on ne pourra pas nourrir toute la population !
Je pense qu'il faut continuer à travailler sur la formation et l'encadrement de l'utilisation de ces produits, comme le font aujourd'hui les chambres d'agriculture, et continuer à tester et développer les alternatives quand elles existent, sans mettre en péril la viabilité des exploitations. Un des problèmes vient de la concurrence : nous avons déjà en France les restrictions et les normes les plus strictes en matière de phytos. Il faut aussi simplifier les réglementations en agriculture. Il y a des quantités de règles absurdes et non fondées qui incitent à la triche, qui font perdre un temps administratif incroyable au détriment du travail de terrain ! Il faut lancer des consultations pour que ces absurdités soient révélées.
Alors que nos agriculteurs sont contraints de toutes parts, il arrive en France des tonnes de marchandises cultivées ou élevées sans ces mêmes contraintes, avec des salariés moins payés ! Il faut réfléchir à un modèle économique qui favorise les produits français quand ils sont disponibles. Les cantines scolaires ou d'organismes publics devraient être fournies en local exclusivement. L'éducation au goût doit être prioritaire dès l'école. La malbouffe et les produits transformés pourraient avoir un taux de TVA supérieur, et les produits frais un taux inférieur. Il faut revaloriser le métier d'agriculteur, le faire connaître par des campagnes de com (pas seulement « L'amour est dans le pré »...), favoriser l'installation avec des exonérations de charges, favoriser la transmission des exploitations, qu'elle soit directe ou indirecte.
Enfin, il faut prendre en compte la pénibilité du travail et chercher des solutions : développer des services de remplacement à la ferme pour pouvoir s'accorder des vacances. Soutenir et développer la robotisation via la recherche et l'innovation. Arrêter de se mettre des freins alors que les autres pays avancent à grands pas sur certains sujets : NBTs (technologies CRISPR, OGM) ; drones...
Enfin, une dernière idée à creuser : des fermes d'État, avec des agriculteurs salariés, produisant à grande échelle avec les dernières technologies, vitrines du savoir-faire français en agriculture et inspirantes ?
Il faudrait que les Français acceptent de payer le juste prix aux agriculteurs et éleveurs de manière à leur permettre de vivre correctement de leur travail : c’est du bon sens… Pour cela il faut renoncer à acheter les produits alimentaires en provenance de l’étranger qu’il est possible de produire en France… La souveraineté alimentaire est à ce prix et elle est prioritaire…
- Fil conducteur : S’inspirer de scénarios déjà existants pour les orientations politiques (Afterres 2050, Shift Project, …) et voir les résultats de la consultation citoyenne d’un commun accord au sujet de l’alimentation.
- Flécher les aides publiques dans le sens de productions plus vertueuses et de la réorganisation des filières.
- Recherche : Favoriser la recherche sur les méthodes alternatives en incluant les aspects socio-économiques et la diffuser largement sur le terrain.
- Enseignement agricole : Imposer l’enseignement des différents modes de production en intégrant de façon équitable les méthodes alternatives et vérifier que ce soit appliqué. Mettre réellement en pratique les bases scientifiques de Soltner concernant le sol. Vulgariser les connaissances scientifiques, par exemple de l’INRAE sur les méthodes alternatives. Faire réaliser par des élèves, en groupe, des scénarios de conversion des systèmes agricoles conventionnels vers des systèmes plus vertueux et économes, voire en bio à partir de cas concrets. C’est-à-dire de fermes réelles. Aller jusqu’aux aspects économiques, les freins à surmonter, étudier les différentes étapes pour y arriver et les perspectives.
- Enseignement général : Intégrer les sciences du vivant dans tout le parcours scolaire par des personnes de terrain de façon à reconnecter les citoyens à leur environnement de façon réaliste. Faire des jumelages avec des classes de l’enseignement agricole. Faire des ateliers avec le monde agricole et rural de façon à motiver du monde pour travailler dans ce domaine. Car si on gagne correctement sa vie en agriculture, que le métier est reconnu socialement, c’est un métier vraiment riche, épanouissant et vraiment d’utilité publique.
Pourquoi ?
La souveraineté alimentaire de 69,1 millions de Français repose sur 1,5 % de la population dont près de 20 % vit sous le seuil de pauvreté tout en travaillant : en France.
Le problème agricole est extrêmement vaste et complexe. Il y a des scénarios existants de Solagro avec Afterres 2050, Shift Project, et des réflexions citoyennes sont en cours avec la consultation citoyenne « d’un commun accord »…
Au niveau technique il peut y avoir des solutions, même si elles sont de plus en plus difficiles avec le changement climatique, mais à condition qu’il y ait plus d’agriculteurs. Donc, on a besoin de nouvelles motivations de personnes non issues du milieu agricole. Bien évidemment, le revenu a un impact majeur sur les orientations que les agriculteurs vont prendre.
Les difficultés les plus difficiles à maîtriser sont au niveau des filières, de la réorganisation des territoires et surtout au niveau psycho-sociologique. D’une part du côté des agriculteurs et d’autre part du côté des consommateurs. N’oublions pas que l’on a une culture de l’alimentation pas chère depuis des décennies et c’est toujours l’argument de vente de la plupart des distributeurs. Pour une partie des agriculteurs, c’est remettre en question tout ce qu’ils ont construit et les incertitudes liées aux changements radicaux de pratiques. N’oublions pas que ce sont des chefs d’entreprise qui ont souvent de gros emprunts, qui travaillent déjà avec l’incertitude du vivant et du changement climatique.
Depuis des années, nos agriculteurs subissent des charges importantes et la concurrence des produits importés. Il faut d’abord privilégier la production française et consommer français, notamment dans la restauration collective. Nos agriculteurs ne veulent pas vivre de subventions : ils veulent pouvoir vivre dignement de leur travail. Garantissons-leur des prix rémunérateurs et imposons aux produits importés les mêmes exigences qu’aux produits français.
1. Il faut réduire les cotisations MSA des agriculteurs.
2. Le problème, ce n’est pas le manque de performance de notre agriculture, mais le manque d’agriculteurs. Pour y remédier, il faut faciliter le reclassement des personnes des autres secteurs d’activité (surtout de la fonction publique) pour faire des économies sur la masse salariale de l’État. Pour ce faire, il faut exonérer de cotisations MSA les salaires de ces personnes reclassées, afin de leur assurer des salaires décents et ainsi rendre le travail agricole plus attractif.
La commande publique est un levier peu efficace pour l'agriculture : l'approvisionnement des cantines centrales représente(rait) une part marginale de la production agricole (voir les travaux de Ronan Le Velly). Côté consommation, un levier est à trouver dans la répartition de la valeur ajoutée entre les intermédiaires : il est notamment nécessaire de soutenir les associations qui œuvrent à l'échelle territoriale pour proposer des solutions de distribution en circuit court pour les légumes/fruits.
Côté production, la France doit basculer plus de financement du pilier 1 de la PAC (aides à l'hectare) vers le pilier 2 (développement rural et aides agri-environnementales). Augmenter notamment, par ce biais, le soutien à l'élevage en zones rurales défavorisées (via l'IHCN).
Il faut également revoir le fonctionnement des SAFER pour limiter l'agrandissement des fermes au profit de l'installation de jeunes agriculteurs.
Plus généralement, les solutions doivent se penser par filière, en reconnaissant la diversité des modèles agricoles : des productions très exportatrices vont difficilement transitionner à court terme vers un modèle moins productiviste. Il vaut mieux se concentrer, pour commencer, sur des filières pour lesquelles la balance commerciale est très négative (typiquement, la filière horticole) et développer, par les solutions évoquées précédemment, une agriculture de qualité dans ces cas-là. Le rapport de force avec la profession sera moins paralysant.
Proposer, à partir du rapport du Shift Project pour une agriculture bas carbone, résiliente et prospère, une transition sur 10 ans qui assure une indépendance complète de la France, une agriculture 100 % bio, des revenus décents pour les agriculteurs et un accompagnement à cette transition. Cette politique doit ne plus dépendre de la PAC et interdire toutes les importations de produits non conformes aux normes françaises, tant sanitaires qu'environnementales et sociales.
1. Calendrier
Un basculement global vers le 100 % bio sans rupture de la souveraineté alimentaire requiert 10 ans (durée nécessaire à la conversion des sols, à la restructuration des filières et au renouvellement des générations).
Années 1 à 3 — Phase d'amorçage et de cadrage
• Législation et restauration : Interdiction des produits issus de molécules interdites en France et fin progressive des aides PAC au profit du budget national. Obligation de 100 % de produits bio/locaux dans la restauration collective d'ici l'année 3.
• Redéploiement des élevages : Début du rééquilibrage du cheptel bovin et porcin, réallocation des surfaces de céréales fourragères vers les légumineuses et la consommation humaine directe.
• Conversion ciblée : Conversion prioritaire des aires d'alimentation de captages d'eau et des grandes cultures en bio.
Années 4 à 7 — Phase de massification
• Reconfiguration des filières : Déploiement des infrastructures régionales de stockage, séchage et transformation (abattoirs de proximité, légumeries).
• Fixation des prix : Généralisation des mécanismes de régulation sur le modèle de la loi EGALIM renforcée (interdiction des ventes sous les coûts de revient réels).
• Atteinte de 60 % des surfaces en bio et réduction de 30 % de la consommation d'engrais de synthèse restants.
Années 8 à 10 — Consolidation et atteinte du 100 % bio
• 100 % des surfaces agricoles utiles (SAU) en bio ou en agroécologie sans intrants de synthèse.
• Autonomie protéique à 100 % grâce au doublement des surfaces de légumineuses (soja, pois, fèves, luzerne).
• Indépendance énergétique des fermes : Fin de la dépendance aux engrais azotés de synthèse (fabriqués à partir de gaz fossile).
2. Piliers d'action stratégiques
Clause de sauvegarde et bouclier aux frontières
• Mesures miroirs strictes : Interdiction totale d'importer tout produit ne respectant pas le cahier des charges bio français, les normes sanitaires, ainsi que les critères sociaux (interdiction du dumping social).
• Contrôles renforcés aux frontières : Création d'une douane sanitaire et environnementale dédiée.
Remplacement de la PAC par une enveloppe nationale souveraine
• Financement direct : Les fonds habituellement versés via la PAC (environ 9 milliards d'euros par an) sont rapatriés et gérés au niveau national.
• Aide au maintien et à l'actif : Fin des aides à l'hectare qui favorisent la concentration des terres. L'enveloppe est redistribuée sous forme de :
1. Salaire/revenu minimum garanti : Plancher à 1,8 SMIC net par actif agricole sur la ferme.
2. Paiements pour services environnementaux (PSE) : Rémunération de la biodiversité, du stockage du carbone dans les sols et les haies.
Accompagnement humain et transmission des exploitations
• Plan d'installation massif : Recrutement et formation de 300 000 nouveaux agriculteurs sur 10 ans pour compenser le départ à la retraite de 50 % de la profession et couvrir les besoins en main-d'œuvre du bio.
• Sécurisation des conversions : Prise en charge à 100 % du risque financier durant les 3 années de conversion en bio (pertes de rendement transitoires).
• Accès à la terre : Renforcement du rôle des SAFER pour bloquer la spéculation foncière et faciliter le bail rural environnemental pour les jeunes installés.
3. Équilibres de la souveraineté alimentaire
Pour maintenir l'indépendance alimentaire sans engrais de synthèse ni pesticides chimiques, le modèle implique une évolution conjointe des modes de production et de consommation.
Cible à 10 ans
~110 g de viande/jour/hab. → ~50 g/jour (réduction de 50 % de l'élevage intensif)
Culture de légumineuses : ~2 % de la SAU → ~10–12 % de la SAU (fixation naturelle de l'azote)
Engrais azotés : ~2,2 Mt/an (importés/fossiles) → 0 t/an (fixation biologique + effluents d'élevage)
Souveraineté protéique : Dépendance au soja importé → 100 % d'autonomie en alimentation animale.
Faire de la recherche pour généraliser des fermes aux cultures diversifiées et biologiques et qui font vivre plus d’agriculteurs que les mégachamps en monoculture.
Il faudrait faire un plan agriculture sur minimum 50 ans. Notre agriculture doit être adaptée aux futures températures de demain. Aussi nous devons regarder notre balance commerciale et cultiver des produits que nous importons, je pense aux fruits à coque.
1. La législation française ne peut être plus volontariste que la législation européenne. À charge de nos politiques de faire du lobbying à Bruxelles pour faire évoluer positivement la PAC, les normes de pesticides, etc. Mais il n’est pas possible que nos agriculteurs soient pénalisés.
2. Interdiction stricte avec contrôles aux frontières pour un respect des normes imposées en Europe aux produits importés. Il n’est pas possible d’interdire des produits phytosanitaires à nos agriculteurs et d’accepter l’inverse de productions non européennes.
3. Une harmonisation européenne réelle des contrôles sanitaires et phytosanitaires aux frontières est nécessaire. Aujourd’hui les services européens n’effectuent pas les mêmes contrôles malgré une législation identique. Des flux imports passent par la Belgique et les Pays-Bas pour éviter des contrôles plus stricts aux ports et aéroports français.
4. Une TVA différenciée en fonction de l’éloignement. Faible sur les produits locaux et régionaux, normale sur les produits nationaux. Plus élevée sur les produits européens. (Des droits de douane s’appliquant aux flux hors-européens). Cela permettrait un vrai support aux productions locales en les rendant plus compétitives et une incitation à la décarbonation.
Développer la souveraineté alimentaire du territoire à l’échelle qui reste à définir (commune, communauté de communes, bassin versant, département) et ce en pratiquant une agriculture respectueuse du vivant sous toutes ses formes.
Pour sortir des pesticides.
Émission vue sur Arte en Allemagne je crois.
Un agriculteur renonce aux pesticides et reverse l’argent ainsi économisé à un organisme qui l’indemnisera en cas d’avaries.
Le plus souvent il ne se passera rien.
L’agriculteur est tranquille et peut expérimenter en toute sécurité.
Un autre angle d’attaque - Pourquoi ne pas modifier les charges salariales de nos exploitants agricoles ?
Ne pourrait-on pas remplacer les charges salariales par un passage de la TVA 5,5 des produits agricoles à une TVA à 10 %. Les montants semblent de même ordre de grandeur.
Si l’on ne change rien aux rémunérations, cela permettrait d’avoir un prix TTC sans grande modification. Avec un coût salarial plus bas, la baisse du coût de revient se répercutera sur le prix HT de manière à compenser la hausse de la TVA.
Amélioration de la concurrence avec les produits étrangers, simplifications, baisse du coût salarial (embauches possibles).
Il est évident qu’une partie des cotisations peut se transformer en hausse de salaire.
Cette hypothèse peut être transposée dans des secteurs à forte main-d’œuvre.
La difficulté est que tout le monde joue le jeu et évite les arguments dogmatiques…
Peut-être faudrait-il :
- revoir les règles de nomination des agriculteurs dans les chambres d’agriculture,
- examiner l’équilibre des relations entre l’État et les différents syndicats d’agriculteurs,
- somme toute faire en sorte que les « influenceurs » de nos politiques publiques en matière d’agriculture soient moins monocolores.
Ce ne serait pas bien difficile, même si ça ne plaira pas à tout le monde.
Je pense que le vœu pieux de toute l’agriculture française en bio est une utopie.
L’utilisation des produits de défense des cultures appelés à tort pesticides sont tout d’abord là pour préserver la qualité de ce que l’on mange les agriculteurs ne les utilisent pas par plaisir mais pour garantir la qualité de l’alimentation. (Ergot de seigle, datura, mycotoxines antibiotiques qui sont là pour soigner).
Pendant les manifestations des agriculteurs tous voulaient de la simplification pour redevenir compétitifs !
Arrêter la surtransposition des règles européennes en bio comme en conventionnel.
Accélérer les démarches administratives et les simplifier
Relancer la recherche (OGM produit phyto génétique etc.)
Rémunérer les agriculteurs pour l’entretien du paysage (haie, montagne etc.)
Adapter la fiscalité aux aléas climatiques
Mieux les former (IA pour l’aide à la décision, robot pour les tâches pénibles)
Les agriculteurs sont d’abord des entrepreneurs donnons-leur de la liberté afin qu’ils s’adaptent à la demande des consommateurs.
Et arrêtons de penser que la nature est bienveillante et souvenons-nous qu’économie est têtue !
Interroger la pratique des agriculteurs qui siègent en même temps : à la chambre d’agriculture (départementale et/ou régionale), à la SAFER, au conseil d’administration du Crédit Agricole local, à l’assurance locale (Groupama par exemple) puis comme maire dans la commune. La question du conflit d’intérêts se pose, je pense.
Interdire les produits toxiques dès qu’une alternative existe, en accompagnant financièrement les agriculteurs.
Proposer une solution à ce problème
Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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