Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances · Autre sujet

Problème n° 651

Le problème démocratique me paraît aujourd’hui essentiel. Beaucoup de citoyens ne se reconnaissent plus dans l’offre politique proposée et finissent par voter davantage contre un candidat que pour un projet auquel ils croient réellement.

À cela s’ajoute un sentiment plus profond : celui que, même lorsqu’on vote, les grandes orientations du pays changent peu et qu’une partie des décisions échappe au choix des citoyens.

Pourtant, dans une démocratie, le pouvoir n’appartient pas aux élus : il appartient au peuple. Les responsables politiques ne sont pas nos chefs ; ils sont les représentants auxquels nous confions temporairement le pouvoir d’agir en notre nom.

Lorsque cette distinction s’efface, la confiance disparaît. Le citoyen finit par avoir le sentiment qu’on lui demande son vote sans lui rendre réellement la maîtrise de la direction prise.

La crise démocratique est donc aussi une crise de l’offre politique, de la représentation et de la souveraineté populaire. Le peuple ne devrait pas être un simple spectateur de décisions prises en son nom : il doit rester la source du pouvoir et conserver une capacité réelle à peser sur les choix collectifs.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 4 octobre

10 solutions proposées

Votez pour celle qui vous semble la meilleure : une voix par personne, que vous pouvez déplacer.

Solution n° 652Préférée des inscritsNiveau : État

Il faut redonner au peuple une prise réelle sur les décisions sans supprimer la démocratie représentative. Cela passe d’abord par une offre politique plus ouverte : faciliter l’émergence de nouveaux projets réellement soutenus par les citoyens, revoir les règles de parrainage et introduire une part de proportionnelle. Il faut ensuite créer une véritable initiative citoyenne, avec un seuil sérieux, permettant de provoquer un débat puis, sur les grandes questions, un vote national. Avant tout référendum, les arguments pour et contre devraient être présentés clairement et contradictoirement. Enfin, lorsqu’une décision est prise directement par les citoyens, elle doit être respectée. Les élus exercent un pouvoir confié par le peuple ; ils ne s’y substituent pas.

Depuis Seine-et-Marne (77) · 4 octobre
Solution n° 5992Niveau : État

Proposition :
- Suppression du Sénat (chambre parlementaire haute qui, selon moi, n’a aucune légitimité démocratique, car non élue au suffrage universel direct), au profit d’une assemblée de citoyens issus de la société civile, comme le CESE. Cette assemblée aurait une attribution consultative sur les projets/propositions de loi et pourrait exprimer des recommandations et proposer des orientations. Elle détiendrait également le pouvoir du droit de veto si un projet ou une proposition de loi est majoritairement rejetée.
- Suppression du Conseil constitutionnel sous sa forme actuelle, avec impossibilité de nommer d’anciens politiques partisans. Création d’un Comité national d’experts en droit constitutionnel (juristes), pour une durée déterminée non renouvelable, sous contrôle démocratique du peuple (chaque avis doit être validé ou invalidé par référendum populaire).
- Convocation d’une assemblée citoyenne constituante afin de redéfinir les contours d’une réforme constitutionnelle avec la participation du peuple.
- Introduction du référendum d’initiative citoyenne.
- Introduction du mandat impératif (échelle à définir, quels élus…).
- Introduction de la révocabilité de l’ensemble des élus par leurs mandants en cas de conflit d’intérêts, trahison, forfaiture, non-respect de l’intérêt général.
- Introduction du référendum pour les grandes orientations stratégiques du pays, les questions sociétales, les questions sociales, les libertés individuelles, etc.

Depuis Rhône (69) · 16 octobre
Solution n° 1723Niveau : État

Obligation de proposer clairement, dans les programmes, un nombre à définir de référendums qui seront mis en place dans la première année du mandat (pas juste des sujets, mais les questions précises qui seront posées aux Français).

Depuis Haute-Loire (43) · 6 octobre
Solution n° 2539Niveau : État

Premièrement, l’exclusion des listes en dessous d’un seuil de 5 % est parfaitement arbitraire et surtout contraire à la démocratie et à la pluralité. Toutes les voix doivent avoir la même valeur. Cela est dans la définition même de la démocratie.

Deuxièmement, concernant une éventuelle capacité de chantage des minorités (notamment régionalistes), le danger est bien réel et l’exemple espagnol l’illustre. C’est pourquoi la proposition des écologistes, qui promouvrait le vote en clé régionale et non l’intérêt général, est à écarter. La solution est facile et se déduit de la séparation des pouvoirs : une élection distincte et directe pour choisir l’exécutif (le chef du gouvernement ou un triumvirat), avec un système de préférences successives ou de note moyenne.

Dans ma proposition, la présidence de la République disparaîtrait telle qu’elle existe actuellement. Le président serait un simple arbitre, choisi à vie par au moins 75 % de l’Assemblée nationale (même quorum requis pour le destituer avant sa mort ou sa démission).

Le Sénat disparaîtrait également, tout comme les échelons territoriaux intermédiaires, non ultra-locaux. Et, surtout, on instaurerait la possibilité d’organiser des référendums (dont révocatoires) à l’initiative du peuple, selon le modèle suisse.

Quant au législatif, il y a une option encore meilleure qu’une proportionnelle (évidemment intégrale, nationale et sans seuil) selon le modèle allemand de double vote : l’un pour assigner un nombre de sièges à chaque parti et l’autre pour ordonner les candidats du parti choisi qui vont les occuper. Cette option meilleure s’appelle démocratie directe par procuration, la révolution politique du XXIe siècle : chaque citoyen nommerait un seul représentant, modifiable à tout moment, et les voix des représentants seraient pondérées en fonction du nombre de citoyens les ayant choisis. Cela équivaudrait à une démocratie directe, avec un pouvoir permanent du peuple, sans besoin de voter tout le temps.

Depuis Seine-Saint-Denis (93) · 7 octobre
Solution n° 5640Niveau : État

La réforme que je propose, intitulée le parlement à délégation dynamique et directe, vise à replacer le citoyen au cœur de la fabrique de la loi et des décrets tout en modernisant le rôle des députés et des sénateurs. Aujourd’hui, le fait majoritaire et la discipline de parti éloignent les élus des attentes réelles de leurs électeurs. L’objectif de ce projet est de redonner un pouvoir d’arbitrage direct aux citoyens sur chaque texte de loi et chaque décret d’application, tout en maintenant un mécanisme de représentation pour les personnes qui ne souhaitent pas s’exprimer au cas par cas.

Sur le plan technique et de la sécurité, chaque citoyen dispose d’une clé d’identification unique liée à sa carte d’identité ou à son passeport grâce à une puce sécurisée et à une validation biométrique par empreinte digitale. Les votes s’effectuent de manière sécurisée via une application d’État accessible sur smartphone ou sur internet. Pour éliminer les risques de pressions familiales ou d’achats de votes inhérents au vote à domicile, le système intègre les bonnes pratiques du modèle estonien. Un citoyen peut modifier son vote en ligne autant de fois qu’il le souhaite pendant la période d’ouverture du scrutin, et seul le dernier vote enregistré est pris en compte. De plus, se déplacer pour voter physiquement dans un bureau de vote annule automatiquement tout vote effectué en ligne. Le secret absolu du vote est garanti par l’utilisation de technologies de chiffrement avancées qui permettent de vérifier qu’un citoyen a le droit de voter sans jamais lier son identité à son choix effectif.

La mécanique du vote des lois repose sur une pondération transparente entre l’expression citoyenne directe et la voix du député. Dans une circonscription donnée, pour une loi soumise au vote, un certain nombre de citoyens choisissent de voter directement, tandis que les autres s’abstiennent. Le député exprime son vote, mais sa voix ne compte pas pour une seule unité. Elle pèse sa propre voix augmentée de toutes les voix des citoyens de sa circonscription qui n’ont pas pris part au vote et qui lui font implicitement confiance. Pour éviter qu’un député n’écrase la volonté de ses électeurs actifs en cas de forte abstention, chaque citoyen peut paramétrer son profil pour décider que son abstention ne profite pas automatiquement au député mais qu’elle est traitée comme une neutralité pure. Enfin, pour garantir l’égalité démocratique, le décompte final des voix s’effectue au niveau national pour que chaque citoyen pèse exactement de la même manière.

Pour empêcher le gouvernement de déformer l’esprit d’une loi lors de la rédaction de ses décrets d’application, le projet instaure une procédure participative stricte de soixante jours. Pendant les trente premiers jours, le gouvernement publie le projet de décret accompagné d’un tableau de concordance qui lie chaque article du décret à la loi qu’il applique. Durant cette même période, des amendements peuvent être déposés par les parlementaires sans condition, ou par les citoyens s’ils réunissent cent mille soutiens numériques. Entre le trentième et le quarante-cinquième jour, le Conseil d’État effectue un contrôle de légalité pour écarter les propositions contraires à la Constitution, à la loi ou au droit européen, ou qui créent des charges financières non financées, sans porter de jugement d’opportunité politique. Entre le quarante-cinquième et le soixantième jour, un vote direct oppose le texte du gouvernement aux amendements validés selon la même règle de pondération. Au soixantième jour, le texte majoritaire est promulgué, sachant qu’une disposition d’urgence motivée permet une application immédiate mais révocable si le vote ultérieur l’infirme.

Enfin, la mise en œuvre de cette transformation institutionnelle nécessite une révision de la Constitution française, touchant principalement l’article vingt-sept pour lever l’interdiction du mandat impératif et formaliser le poids variable du vote des parlementaires, ainsi que les articles trois, vingt et un et trente-sept pour encadrer le pouvoir réglementaire du gouvernement et le soumettre au contrôle du vote populaire direct.

Depuis Hauts-de-Seine (92) · 15 octobre
Solution n° 5993Niveau : État

Organiser un processus constituant (référence aux travaux d’Étienne Chouard) à un niveau local (atelier constituant dans chaque commune et/ou communauté de communes) sur l’ensemble du territoire national. Les citoyens doivent véritablement devenir souverains en élaborant eux-mêmes leur Constitution, pour cesser d’être relégués au rang d’enfants politiques. Ce processus est une condition préalable au rétablissement d’une réelle souveraineté populaire. Cette démarche est une étape préliminaire avant la convocation d’une assemblée constituante. Cette assemblée serait considérée comme la chambre d’enregistrement et de promulgation des décisions proposées et votées au sein des ateliers constituants. Voter, c’est décider en souverain. Élire, c’est déléguer sa souveraineté en capitulant.

Depuis Rhône (69) · 16 octobre
Solution n° 6638Niveau : État

Je ne me reconnais pas dans les décisions du Sénat. Il faut réfléchir à une représentativité ou une composition plus proche du peuple

Depuis Charente-Maritime (17) · 18 octobre
Solution n° 7191Niveau : État

On devrait introduire un vote blanc qui aurait des conséquences : au-dessus d’un certain seuil, l’élection serait annulée.
Voter blanc signifie que l’on ne trouve pas l’offre que l’on souhaite.
Un vote blanc majoritaire signifierait : messieurs les candidats, retournez à vos programmes.

Depuis Haute-Garonne (31) · 20 octobre
Solution n° 8184Niveau : État

REDONNER LA PAROLE AU PEUPLE ET AU LOCAL
Reconnaissance : vote blanc + proportionnelle + référendum d’initiative citoyenne (10 % du corps électoral) + modification de la Constitution uniquement par référendum
Abrogation du 49-3.
1 Parlement de 192 parlementaires (2 collèges, à parité, représentatif des citoyens et des territoires) + 32 régions (cohérence culturelle, géographique et historique liée aux anciennes provinces) + 12 000 communes (après fusion).
Mandat présidentiel de 6 ans non reconductible et un gouvernement de 10 ministres au maximum.
Autonomie des régions et des communes.
Élection des membres du Conseil constitutionnel et des procureurs par les citoyens.
Renforcer la laïcité dans la Constitution contre les dérives communautaristes, de séparatisme, l’entrisme et l’intégrisme religieux.

Depuis Côte-d'Or (21) · 26 octobre
Solution n° 9179Niveau : État

- Olivier Lluansi ministre de la Réindustrialisation,
- Jean-Marc Jancovici ministre de l’Énergie,
- Lydia Bourguignon ministre de l’Agriculture,
- Juan Branco ministre de la Justice,
- Philippe Bihouix ministre du Recyclage,
etc. etc.

Des experts aux postes clés, des scientifiques, ingénieurs, des gens qui connaissent les problématiques, les tenants et aboutissants de chaque secteur !

Depuis Rhône (69) · 2 novembre

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