J’entends dire que les études de médecine sont prises en charge par l’État mais c’est faux. Les étudiants en médecine paient leur faculté comme pour toute autre discipline. Ils ont, en plus de leur formation à bac + 10 minimum, une obligation de service en milieu hospitalier pour la plupart. Les internes travaillent en moyenne 59 h/semaine à l’hôpital et 10 % d’entre eux dépassent les 80 h. Sans eux l’hôpital ne fonctionne plus.
Pour cela ils sont payés selon les années et donc les responsabilités qui vont avec entre 1 600 et 2 300 euros bruts/mois hors garde.
Un praticien hospitalier touche au début de carrière 4 600 euros bruts/mois. Donc l’État et l’hôpital économisent en faisant travailler des internes qui eux en bénéficient pour parfaire leur formation.
Avant 1958 les études de médecine étaient moins longues 6 ans et quasi exclusivement facultaires et les étudiants n’étaient donc pas payés.
Donc ce ne sont pas les études qui sont payées mais bien le travail fourni par les internes. Arrêtons d’entrer de fausses idées dans la tête des gens.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 6399
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bonjour
Non les études ne sont pas payantes sinon ce serait des 10 aines de milliers d'euros par an... Oui les internes travaillent ce qui fait partie de leur formation. Ils ont tout de même une petite indemnité. OUI les études sont passées à 10 ans et plus mais comparé à 1958 les techniques et connaissances ont heureusement évoluées.
Ma fille fait des études de sage femme, 6 ans au total! a partir de l
A mon sens les français ne connaissent pas assez le coût des choses, l'état s'est substitué de façon simpliste sans informer sur la réalité. Tout comme pour le système de santé: considéré comme un droit ça n'en reste pas moins un privilège.
Être médecin est l’un des plus beaux métiers qui soient. Mais, même si cette profession repose souvent sur un engagement profond, les étudiants en médecine ne doivent pas devenir la variable d’ajustement du manque de médecins à l’hôpital. Ils sont là pour se former : ils doivent être encadrés et ne devraient pas se retrouver seuls face à des responsabilités qui dépassent leur niveau de formation.
Les internes ne devraient pas travailler jusqu’à 80 heures par semaine. De tels horaires ne sont pas acceptables : ils mettent en danger leur santé et peuvent également compromettre la sécurité des patients. Il faut donc faire respecter des limites horaires claires et garantir que les internes puissent effectivement bénéficier de leurs temps de repos.
Par ailleurs, de nombreux territoires manquent de médecins. On pourrait envisager que l’État prenne en charge tout ou partie des frais d’études des étudiants qui en ont besoin, en contrepartie d’un engagement à exercer pendant une durée définie dans une zone sous-dotée. Cet engagement devrait rester proportionné et être accompagné de conditions de travail et d’un encadrement adaptés. L’engagement pourrait, par exemple, être fixé à une dizaine d’années, avec l’espoir que les médecins choisissent ensuite de s’y installer durablement. Ainsi, l’aide financière permettrait de soutenir les étudiants modestes et de contribuer à une meilleure répartition des médecins, sans confondre la prise en charge des études avec la rémunération du travail effectué par les internes.
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