L’État pour pallier soi-disant au manque de médecins a laissé se développer des plateformes de téléconsultation et des centres de soins non programmés. Ils vous appâtent avec un service disponible 24 h/24 mais il n’y a pas de bon soin avec ces outils. C’est la médecine low cost, tout y fait rapidement et sans aucun suivi. Les médecins qui y participent ne connaissent pas les patients, ne les reverront pas donc ne prennent pas les problèmes dans le bon sens. Un lumbago cache souvent une misère sociale ou familiale et la réponse n’est pas l’anti-inflammatoire. Celui qui consulte son médecin deux ou 3 fois pour le même problème le médecin est alerté et cherche ailleurs, les plateformes non. Et pendant que des médecins travaillent dans ces plateformes ou centres ils ne sont pas médecins traitants devant des patients. Et appauvrissent donc les territoires. De plus la consultation se termine souvent par « je ne peux rien dire il faut vous faire examiner » et le patient doit voir un médecin en physique dans les 24 h. Souvent aux urgences ou en maison de garde.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 6389
1 solution proposée
Il faut interdire les plateformes de téléconsultations. Dans le lot, un certain nombre de médecins s’installera.
Il faut limiter les téléconsultations aux médecins traitants qui acceptent de suivre des patients venant de loin et ce afin de limiter les trajets coûteux et néfastes pour la planète. Et si une téléconsultation doit donner lieu à une consultation physique, le praticien ne peut coter qu’un acte. La téléconsultation lui a fait gagner du temps d’interrogatoire ; il ne la recompte pas ou à tarif fortement dégradé.
Les centres de soins non programmés doivent être limités par territoire et être régulés par le 15 dans leur accès pour éviter nomadisme médical et effet d’aubaine temporaire qui sont au final souvent délétères à la santé du patient.
Ces centres doivent avoir les mêmes contrôles qualité de prescription et d’acte que les médecins libéraux.
Un suivi financier strict doit leur être imposé pour éviter les dérives qui ont pu avoir lieu avec des centres dentaires ou ophtalmo par le passé. Beaucoup de cotations d’actes abusifs ou inutiles voire non effectués.
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