Natacha Polony — Ensemble, bousculons l’entre-soi politique

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Cahier de doléances · Économie

Problème n° 6256

Bonjour Natacha,
Bien que je sois fan de vous de longue date et très souvent d’accord avec vos analyses, une question me paraît cruciale pour votre crédibilité politique :
Comment, concrètement et précisément, si vous êtes élue, comptez-vous financer le redressement de l’école, de la recherche et de l’hôpital (entre autres sujets majeurs), la hausse du pouvoir d’achat et la préservation des TPE (la hausse des revenus de nombreux Français est nécessaire mais beaucoup de TPE n’en auront pas les moyens dans l’état actuel de leurs charges, taxes, impôts et cotisations), sans augmenter le déficit tout en diminuant l’endettement, sachant que certaines mannes financières sont à l’étranger (flux financiers, fuite fiscale internationale…) ?
Au-delà des déclarations de principe irréalistes et irréalisables…
La politique espagnole actuelle ou certaines propositions des Économistes atterrés sont intéressantes à étudier pour cela. Les taxes Zuckman et Tobin aussi.

Par ailleurs, un candidat à la présidentielle fait toujours plein de promesses de politique intérieure puis, une fois en poste, est tellement accaparé par la politique internationale indispensable qu’il n’a plus suffisamment de temps à consacrer à la politique intérieure. Comment atténuer cet effet ?
Enfin, la diminution des émissions de GES, la préservation de l’eau, la réduction des pollutions, l’autonomie énergétique dont le nucléaire doit faire partie de son mix, l’aide à nos agriculteurs… restent des préalables incontournables à notre avenir collectif.

Depuis Pas-de-Calais (62) · 17 octobre

3 solutions proposées

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Solution n° 6767Niveau : État

1. Augmenter les recettes plutôt que couper dans les dépenses.
Selon le collectif, le déficit français actuel a principalement été creusé par les politiques de baisse d’impôts non compensées (comme la suppression de l’ISF ou les baisses d’impôts sur les sociétés). Pour restaurer les finances publiques, ils préconisent de cibler de nouvelles rentrées fiscales :
• Taxer les plus riches et les superprofits : augmenter la fiscalité sur les hauts revenus, le patrimoine et les grandes entreprises.
• Fiscalité écologique : mettre en place des impôts environnementaux ciblant les comportements polluants des grandes multinationales.
• Conditionner les aides aux entreprises : remettre en cause les subventions et niches fiscales accordées sans contrepartie aux entreprises, notamment celles qui délocalisent ou suppriment des emplois.

2. Stimuler l’activité économique (la « finance fonctionnelle »)
Les Économistes atterrés rappellent qu’une réduction brutale des dépenses publiques étouffe l’activité économique (la consommation et l’investissement), ce qui fait chuter les recettes fiscales et finit, paradoxalement, par alourdir la dette.
• Ils défendent la finance fonctionnelle : la politique budgétaire doit servir des objectifs réels (plein emploi, transition écologique, maintien de l’enseignement et de la santé).
• Les investissements dans les services publics créent de la valeur, soutiennent le carnet de commandes des entreprises et génèrent des emplois, ce qui stimule les rentrées de TVA et de cotisations sociales.

3. Redéfinir le calcul de la dette et du déficit
Le collectif dénonce l’idée reçue selon laquelle un pays doit viser un déficit nul pour voir sa dette reculer.
• Le rôle de la croissance nominale : pour réduire le poids de la dette (exprimé en % du PIB), il suffit que le déficit soit inférieur au produit de la dette et de la croissance nominale (qui intègre l’inflation). L’inflation et le dynamisme économique permettent ainsi de « diluer » naturellement le poids du stock de dette.
• Prendre en compte le patrimoine public : ils rappellent que la France possède des actifs financiers et matériels supérieurs à sa dette brute. La situation nette du patrimoine de l’État reste donc largement positive.

Depuis Pas-de-Calais (62) · 18 octobre
Solution n° 6768Niveau : Europe

S’inspirer du modèle japonais (qui existait en Europe jusqu’en 1973) pour que l’État puisse emprunter à sa banque centrale (à encadrer toutefois pour éviter l’inflation) à des taux inférieurs aux prêteurs privés, et que la BCE puisse racheter une partie de la dette des pays.
Ce modèle renforce la souveraineté du Japon.

Depuis Pas-de-Calais (62) · 18 octobre
Solution n° 7456Niveau : État

J'ai été frappée de voir avec quelle facilité les ultra-riches avaient donné autant d'argent pour Notre-Dame de Paris. J'imagine que leurs motivations étaient le sentiment d'œuvrer pour le bien, le plaisir d'avoir la lumière sur eux, l'attrait d'une opération fiscale avantageuse, ...

Alors ponctuellement, pourquoi ne pas jouer sur les mêmes ressorts pour réduire le déficit de la France ?

Faire un appel aux dons des ultra-riches, le médiatiser et embellir leur image, ... En faire les sauveurs patriotes de la France :)

Depuis Yvelines (78) · 23 octobre

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