En finir avec les élus de la nation se prenant pour des monarques. Une fois élus, ils dépensent à tout va sans se poser la question de sa nécessité.
Ah oui, quelquefois un argument : mon programme.
Je vois dans le journal telle ou telle commune avec un projet non crédible à mon sens et on dépense…
Cahier de doléances · Institutions
Problème n° 6064
1 solution proposée
Je pense qu’une bonne première étape serait d’arrêter avec cette idée d’un président directeur de la France : je ne vois même pas pourquoi un président serait élu sur un programme politique : la Constitution est claire, ce n’est pas son mandat. À mon sens, il faudrait repartir du principe simple, que le président est le garant des institutions et du respect des traités. La France a une dette à rembourser ? Des traités dont elle est signataire lui imposent de respecter un certain niveau de déficit ? Soit, dans ce cas c’est son travail de solliciter la Cour des comptes ou autre pour établir clairement que la trajectoire budgétaire va à l’encontre de ça et rappeler en conséquence le gouvernement à l’ordre. La France perd sa crédibilité à l’international ? Oui, il peut le signaler au gouvernement. Enfin, oui, il est légitime à faire remarquer qu’on ne va pas s’en sortir si tous les deux ans on revient sur ce qu’on avait dit qu’on ferait à moyen terme. Mais d’où est-ce que c’est le président qui dit « je veux faire telle réforme » ? C’est censé être l’arbitre de la vie politique française, pas un des joueurs.
Le seul cas dans lequel il devrait être légitime à donner une direction politique à la France, ça devrait être dans le cas d’une absence de consensus à l’Assemblée nationale, parce que nos institutions ont besoin d’une direction politique (ou au moins d’un gouvernement). Et qu’on réforme l’article 49 pour empêcher les députés de renverser un gouvernement sans proposer d’alternative qui disposerait du soutien d’une majorité. Ça les obligerait enfin à être d’accord pour faire quelque chose. En bref, qu’on clarifie que le président ne puisse pas avoir raison contre une majorité de députés, mais qu’il ait raison par défaut si l’Assemblée ne sait pas se mettre d’accord (c’est quand même un comble, pour une assemblée) ou pour imposer un cadre au débat politique (enjeux budgétaires, traités, crédibilité de la France, etc.).
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