La pédopsychiatrie est en grande souffrance, manque de pédopsychiatres, personnel de moins en moins formé à la psychiatrie, et encore moins avec la pédopsychiatrie. Les nouvelles études pour être infirmier(ère) sont catastrophiques. Le modèle « fac » n’est pas adapté.
L’hôpital doit faire avec ses propres difficultés, et en plus les difficultés du social, du médico-social, de la justice, de l’Éducation nationale. Beaucoup attendent trop de la pédopsychiatrie.
Est-ce normal qu’un service en pédopsychiatrie devienne un lieu d’hébergement, faute de place en famille d’accueil, en foyers, ou d’aides éducatives ? Des parents parfois, souvent, toxiques pour leurs enfants et adolescents.
Il faut prendre le problème dans sa globalité : le soin en pédopsychiatrie, mais forcément il faut pour cela, en même temps, s’occuper du social, du médico-social.
Donnez-nous enfin les moyens pour travailler et retrouver les valeurs qui ont fait que nous avons voulu nous occuper de l’autre, de prendre soin tout simplement.
Cahier de doléances · Santé
Problème n° 5799
1 solution proposée
Le secteur est en souffrance. Je suis assistante sociale à l’Éducation nationale. Il m’arrive parfois de faire un signalement, une information préoccupante mais après ? Les services éducatifs sont au maximum, ils souffrent aussi. Le turn-over des différents personnels est inquiétant, leur santé mentale est fragilisée. Nous ne sommes pas assez nombreux pour couvrir tous les établissements. Notre circulaire de missions, rénovée en mars 2017, nous envoie en cycle 3 dans les écoles du réseau REP+ du collège, sans recruter pour compenser notre abandon obligatoire des lycées généraux. Et que dire de la justice ??? La protection de l’enfance ne protège plus nos enfants !
Il est donc nécessaire de revoir tout cela en profondeur…
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