J’entends de manière répétée parler du problème créé par l’existence de différentes strates qui interviennent souvent de manière redondante dans la gestion de notre pays.
Je souhaiterais partager avec vous tous un certain nombre d’exemples sans doute de taille moindre mais qui par leur multiplication encrassent le fonctionnement du pays.
Parmi ces exemples, la gestion de notre statut d’électeur.
En France, cette gestion date d’une autre époque, d’un autre monde.
La base de ce système est construite sur l’existence de listes électorales.
Auparavant dans une France constituée de petits villages, de petits bourgs, chaque collectivité donnait délégation
à un petit comité la gestion des listes électorales, listes alimentées par les Français redevables de la taxe d’habitation.
Auparavant aussi, les Français bougeaient peu et les listes étaient stables.
Aujourd’hui, les Français bougent beaucoup plus, les petits villages ont disparu au profit de structures beaucoup plus grosses où il est illusoire qu’un comité de révision puisse connaître les installations et les départs des électeurs et l’inscription sur une liste et donc l’obtention du statut d’électeur, pourtant la 1re pierre de la construction des différentes strates de notre démocratie.
Le système actuel repose donc sur des mises à jour aléatoires, sur l’existence de litiges, sur la nécessité de services de gestion des réclamations dans chaque préfecture et en final d’un système peu fiable.
Et puis, cerise sur le gâteau, ce système permet à certains de concourir dans le scrutin d’une ville dont ils ne sont pas habitants.
Un exemple qui atteste de la réalité de cet exemple, un homme politique de 1er plan, 1er ministre qui louait une chambre d’étudiant afin de payer quelques euros de taxe d’habitation et de pouvoir prétendre au poste de maire.
Chambre d’étudiant qu’il sous-louait ensuite à un véritable étudiant (mon cousin).
Cahier de doléances · Autre sujet
Problème n° 5685
1 solution proposée
De manière générale, il y a un principe qui a guidé toute ma vie personnelle comme professionnelle : regarder ce qui se fait ailleurs et s’inspirer des solutions qui marchent.
En l’occurrence ce sera l’exemple de la Belgique, pays cher à mon cœur pour m’avoir donné une grand-mère qui a migré avec sa mère vers la France au tout début du 20e siècle.
Dans ce pays, l’installation dans un bourg, une ville doit donner lieu à une déclaration auprès du service adéquat.
Dans un court délai, un membre habilité de la structure, bourg, ville, se rend au domicile pour valider les informations et procéder entre autres à l’inscription sur la liste électorale.
Information qui est ensuite portée sur la carte d’identité.
Les bénéfices à attendre :
Plus de carte d’électeur,
Plus d’envoi de cette carte,
Plus de structure locale pour gérer les listes d’électeurs.
Idem pour la structure départementale.
Plus de litige.
Et cerise sur le gâteau, les élus de la commune, la ville seront par définition des habitants du lieu où ils ont voté.
CQFD
Et les gains de gestion de la structure France passent par de très nombreuses démarches similaires
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Les solutions sont écrites par les inscrits, puis relues avant publication.
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